25/01/2017

Tournai : balades en ville - Autour de l'Hôtel de Ville !

J'entame aujourd'hui une visite virtuelle de Tournai uniquement par l'image. Voici donc quelques documents photographiques extraits de ma collection, des photos qui datent des années 2003 à 2006, prises au cours de diverses balades dans les rues de la cité des cinq clochers. Il est à noter que si ces clichés ont été réalisés, il y a environ 14 ans, ils représentent des endroits de la ville qui ont été épargnés par les nombreux chantiers. Le visiteur pourra donc les retrouver aisément dans les quartiers proches de l'hôtel de ville.

2003 Tournai cloître de l'Hôtel de Ville.JPG

1. Le cloître de l'Hôtel de Ville vu du parc communal.

2006 Tournai fontaine du parc communal.JPG

2. Fontaine dans le parc communal

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3. La statue du peintre tournaisien Louis Gallait (au fond, à droite la cour d'honneur de l'Hôtel de Ville). Déplorons que ce superbe lieu soit en permanence pollué par un des symboles du progrès : la voiture !

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4. Le kiosque du parc communal où se produisit, a cappella, le baryton Jean Noté et où étaient donnés jusqu'il y a peu les concerts d'ouverture de la Kermesse de septembre par l'Harmonie des Volontaires Pompiers. 

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5. La place Reine Astrid vue du parc communal, havre de paix au cœur de la cité (à noter que la façade de l'immeuble a été rénovée récemment).

2003 Tournai Tour de la Loucherie.JPG

6. La tour de la Loucherie dans la rue Garnier

2006 Tournai Tour de la Loucherie (1).JPG

7. Tour de la Loucherie (vue sous un autre angle).

2005 Tournai rue Saint-Martin (2).JPG

8. La rue Saint-Martin et la cathédrale Notre-Dame pas encore corsetée d'échafaudages métalliques. 

2006 Tournai ferme rue de France (2).JPG

9. Ancienne ferme Casterman située à la rue de France

2006 Tournai ferme rue de France (3).JPG

10. La même ferme vue sous un autre angle.

(documents photographiques : 1-3-4-5-6-8 Serge Tranchant - 2-7-9-10 Francis Bauduin).

S.T. janvier 2017

26/03/2008

Tournai : histoire locale, les années 50 (9)

Autant l'actualité de la précédente avait été riche dans les différents domaines, autant celle de l'année 1952 fut très calme. Tout au plus, on dénota une légère agitation à l'approche du dernier trimestre, les élections communales du 12 octobre n'y étant pas étrangères. Nous survolerons donc cette année en nous attachant à quelques faits qui parsèment ces douze mois.

La reconstruction se poursuit. Le 22 février, on enlève les palissades qui entouraient l'église saint Brice depuis près de 12 ans. En grande partie détruite lors des bombardements du 16 mai 1940, l'église est reconstruite et sera probablement accessible au culte pour les fêtes de Pâques. Au sommet du clocher on n'a pas reconstruit le bulbe qui le surmontait jadis. C'est donc une tour carrée qui prendra place dans le paysage de la rive droite de l'Escaut. Les travaux de reconstruction de la caserne Saint Jean vont bon train alors que ceux de la gare vont à un train de sénateur. Le gros oeuvre a été terminé à la date prévue du 30 juin mais à partir de ce moment, les tournaisiens ne constatent plus aucune avancée dans les travaux dits "de finitions" et ils s'en émeuvent dans les colonnes des quotidiens. Le 9 juillet, la première pierre de la reconstruction du palais épiscopal est posée par Mgr Himmer.

La reconstruction de l'ensemble des immeubles de la place Reine Astrid a fait l'objet de débats au sein du conseil communal. Les constructeurs auront de nombreuses contraintes à respecter. Face à l'Hôtel de Ville, on souhaite une rangée d'immeubles au style unique, les garages en façade sont exclus, de même que les larges baies, les balcons et logias. On oblige la construction d'un attique de deux mètres surmonté d'un toit élevé et on exclut les mansardes, la teinte des façades sera uniforme. Il est remarquable de constater qu'à cette époque le conseil communal parvient encore à imposer ses vues aux constructeurs afin d'obtenir cette cohérence dans la reconstruction chère à l'architecte Paul Bonduelle et à sa commission d'urbanisme. Trop souvent dans les décennies suivantes, ce sont les promoteurs qui placeront les autorités communales devant le fait accompli sans obligation de détruire les "anomalies" constatées. Deux bâtiments tournaisiens font l'objet de longs et passionnés débat au sein du conseil en ce qui concerne leur avenir. La Salle des Concerts tient la vedette de la séance du vendredi 21 novembre 1952. Celle-ci est de plus en plus délabrée et la tempête qui a sévi durant la nuit du 6 au 7 novembre a aggravé la situation. Des propositions fusent de toute part, un conseiller réclame qu'on vende d'urgence cette ruine avec obligation pour l'acheteur de reconstruire dans des délais assez courts, "il y va de la sécurité des passants !" Un autre souhaite y installer le commissariat de police mais cette solution est rejetée faute de subsides, un autre encore veut faire raser l'édifice afin de construire à la place le bureau de L'Assistance Publique quitte a emprunter quelques mètres sur la place Reine Astrid. Finalement la sagesse prévaudra, on optera pour des travaux provisoires de sécurisation en attendant des jours financièrement meilleurs ! la Tour de la Loucherie menace elle aussi de s'effondrer, responsables communaux et habitants de la ville s'interrogent sur l'avenir de ce vestige du passé. Comme on projette d'ouvrir une rue qui irait de la place à la rue de la Tête d'Or, on reporte le problème, la tour ne s'effondrera pas et sera même sauvée.... Les travaux du Pont de Fer ont enfin débuté mais dès le début du chantier les riverains sont inquiets, il faut, en effet, détruire les blocs de béton de l'ancienne structure, une seule solution, le dynamitage, une charge mal calibrée et c'est tous le quartier qui reçoit un jour des pierres qui brisent certaines vitres mais ne font pas de victimes... Dans le prochain article, nous verrons les autres (petits) faits témoins d'une époque qui rythmèrent la vie quotidienne de la cité des cinq clochers...