05/09/2016

Tournai : une sensible amélioration du cadre de vie !

Il n'y a pas que du mauvais... à Tournai !

Voilà une étude qui rejoint un article qu'un lecteur a fait parvenir au quotidien "le Courrier de l'Escaut" et qui est paru ce jour, sous le titre : "Il y a du bon à Tournai".

Sa lecture m'a fait replonger cinq années en arrière, à une époque où le "Nord-Eclair", autre quotidien régional, avait publié, en septembre 2011, les résultats d'un sondage sur "les dix points principaux qui énervaient les Tournaisiens".

Reprenant ceux-ci, j'ai essayé de voir ce qui était encore d'actualité en 2016. Ces points sont repris dans l'ordre d'importance attribué par les lecteurs d'alors et, en gras, on retrouvera ce qui ne s'est pas amélioré depuis lors ou qui s'est même parfois dégradé. 

Point 1 : Les pavés qui secouent

Si depuis la parution de ce sondage, des rues ont été rénovées dans le centre-ville, principalement dans le quartier cathédral, d'autres ont continué à se dégrader et à faire pester ceux et celles qui les empruntent quotidiennement. On peut placer sur une même ligne les rues Royale, Saint-Martin, de la Citadelle, la placette aux Oignons (qu'on aurait pu refaire en même temps que la rue Perdue dont elle est le prolongement) et des Jésuites

Entre-temps, le catalogue des voiries en mauvais état s'est enrichi de la place Verte, de la Grand-Place dont les pavés descellés cliquettent au passage de chaque véhicule et de la rue de la Madeleine qui ressemble à une véritable tôle ondulée en raison des nombreuses tranchées mal rebouchées par les divers intervenants et qui forment des "casse-vitesse" involontaires ou de légers effondrements de chaussée. 

Point 2 : La saleté dans les rues.

C'est un problème endémique à la Wallonie, au point où on est en droit de se poser la question de savoir si les habitants du Sud du pays sont devenus, peu à peu, de véritables cochons. Sacs d'immondices abandonnés sur les trottoirs ou déposés plus de 24 h avant la collecte, canettes jetées après usage, mégots de cigarettes (surtout aux portes des établissements de l'Horéca), papiers s'envolant des tables des terrasses situées sur la Grand-Place, herbes folles poussant le long des bâtiments communaux ou de particuliers, trottoirs pas ou mal entretenus par les habitants, filets d'eau encombrés de détritus, objets divers laissés sur la voie publique... Arrêtons là la description, le tableau est déjà assez réaliste.

Depuis la décision prise par la Région Wallonne d'interdire les désherbants (dans un but louable de protéger les nappes phréatiques et la santé des habitants) aucune solution valable de remplacement n'a été trouvée. Comme toujours dans notre pays et pour paraphraser l'ancien ministre Achille Van Acker : "J'agis et puis je réfléchis"! 

Point 3 : les cafés et boites de nuit qu'on ferme trop tôt pour les noctambules.

Une fermeture du secteur Horéca à 1h du matin en semaine et à 3h lors des week-ends et jours fériés est une solution plus que raisonnable. On sait que plus la nuit avance plus le risque de tapage nocturne, de bagarres, de dégradations et d'accidents de la circulation (avec souvent de lourds bilans) augmente en raison de la fatigue et de l'imprégnation alcoolique des noctambules. Hélas, le nombre de "oisifs" étant de plus en plus important, beaucoup, aujourd'hui, dorment durant la journée et vivent la nuit, au grand dam de ceux qui travaillent !

Point 4 : la longueur des feux de circulation au carrefour des Quatre Coins Saint-Jacques. 

Le problème est résolu, suite aux travaux réalisés pour la rénovation de la rue de Courtrai, ces feux ont disparu et la priorité de droite est désormais en vigueur.

Point 5 : Les mendiants et les marginaux.

La situation fluctue. il y a toujours des mendiants aux portes des banques que ce soit sur la Grand-Place ou dans la rue Royale. Il y en a même plus qu'il y a cinq ans. Contrairement à ce que certaines "bonnes âmes" pensent, il ne s'agit pas de "pauvres" au sens réel du terme mais de personnes qui ont fait le choix d'une vie aux crochets de la société. Certaines demandent de la nourriture qu'elles jettent ensuite aux pigeons à l’affût sur les toits. Ces volatiles sauvages sont des vecteurs de maladie, on semble l'ignorer, comme on semble aussi méconnaître le fait que plus un animal trouve de la nourriture en abondance, plus il se reproduit !

En cinq ans, les marginaux sont devenus plus nombreux. Jusqu'il y a peu, on trouvait des "bandes" d'individus dans la rue Royale ou sur le quai Saint-Brice buvant, braillant, se disputant et agressant les passants. A cause d'eux, le sentiment d'insécurité parmi la population a nettement augmenté depuis le sondage de 2011. 

La police fait son possible pour empêcher ces rassemblements mais ces gens-là ne font plus preuve d'aucune retenue et provoquent même parfois les forces de l'ordre. 

Point 6 : L'absence ou le manque de pistes cyclables. 

Tournai est devenue une ville cyclable. En cinq ans, par la création de pistes ou de couloirs destinés aux cyclistes ou par l'organisation de brevets en faveur des jeunes des écoles qui souhaitent utiliser le vélo pour se promener ou se rendre aux cours, la ville a résolu ce point de la meilleure des façons. 

Point 7 : le stationnement délicat et le peu de zone bleue.

Le stationnement est toujours aussi délicat, comme il l'est ailleurs, car, depuis ce sondage le stationnement payant dans le centre a été étendu à de nouvelles rues et la zone bleue concerne désormais tout l'intra-muros. Par contre, de nombreuses places ont été perdues dans les rues rénovées du quartier cathédral (rue de Courtrai, du Curé Notre-Dame, place de l'Evêché ou rue de l'Hôpital Notre-Dame pour ne citer que celles-là). Il y a plus de mécontents que de personnes satisfaites puisqu'aucune solution de remplacement (création de nouveaux parkings de délestage) n'a été réalisée. Il s'agit d'une demande de la Région Wallonne qui accorde des subsides à condition de chasser les voitures du centre des villes, hélas, sans penser aux personnes âgées ou à celles qui se déplacent difficilement. "J'agis et après je réfléchis !". 

Point 8 : L'insécurité sur les quais

Il n'y a plus d'insécurité à Tournai ! Tout au moins si on en croit la presse locale qui ne répercute plus aucun fait divers ou très peu. La police intervient à de nombreuses reprises au long d'une journée et plus encore durant la nuit, ceux qui se promènent en ville en sont témoins, mais cela se fait maintenant en toute... discrétion. Museler la presse pour donner une belle image de marque de sa ville est une idée wallonne qui a été prise à Tournai comme à Charleroi, à Mons ou ailleurs.... On appelle cela la politique de l'autruche ou la méthode Coué. "Dormez tranquille, braves citoyens, ce qui ne se sait pas, ne nuit pas".

Point 9 : Les travaux de la rue des Puits l'Eau et du piétonnier.

Ce problème spécifique n'est plus d'actualité, les travaux du quartier cathédral sont terminés. Toutefois, il s'est reporté sur une voie de grande circulation à hauteur du quai Dumon et de la rue Becquerelle en travaux depuis trois mois et bientôt, il concernera les quais depuis le Luchet d'Antoing jusqu'au pont Notre-Dame en raison du chantier de l'élargissement de l'Escaut.

Point 10 : Les embouteillages aux heures de pointe sur les boulevards et l'avenue de Maire

Les files aux heures de pointe se forment dans toutes les villes du royaume. Tant que chaque automobiliste se rendra individuellement à son travail ou conduira ses enfants à l'école en voiture, les files s'allongeront. La décision du S.P.W de réduire à une bande la circulation, dans chaque sens, la chaussée de Bruxelles a encore terni un peu plus le tableau mais comme vous le savez désormais : "J'agis et après je réfléchis". 

Quatre points sur dix ont été améliorés, c'est bien, mais nos édiles peuvent mieux faire. Refait à notre époque, ce sondage donnerait probablement d'autres résultats et il ne faut pas être devin pour se dire que "insécurité", "saleté" et "état des voiries" seraient les maîtres mots des lecteurs, les médailles d'or, d'argent et de bronze remportées par nos édiles. 

Je ne me lancerai pas dans un sondage mais...vos commentaires sont les bienvenus tout en restant dans la limite de la correction !

S.T. septembre 2016.

31/05/2016

Tournai : travaux en cours et programmés

Depuis la dernière rubrique consacrée à ce sujet et parue le 11 mars, des chantiers ont été clôturés, d'autres sont en cours et certains pointent déjà à l'horizon.

Chemin et avenue des Peupliers.

La section comprise entre la chaussée de Lille et l'avenue des Peupliers, appelée également chemin Vert, a fait l'objet d'un aménagement pour faciliter la circulation des promeneurs et des cyclistes. Deux bandes perpendiculaires de béton ont été coulées, elles seront séparées par un espace herbeux. Le chantier est toujours inaccessible pour permettre le séchage du revêtement.

La pose du revêtement hydrocarboné de l'avenue des Peupliers a nécessité une interdiction de circuler d'environ quatre semaines. Il a fallu raboter la couche supérieure profondément dégradée, poser une couche de fond et ensuite procéder à la réalisation du revêtement définitif. Depuis le 13 mai, la voirie a été rendue à la circulation. Comme toute amélioration du confort des usagers porte souvent en elle des conséquences parfois néfastes, certains automobilistes n'ont plus le pied aussi léger qu'auparavant sur cette longue ligne droite et oublient qu'ils traversent une zone résidentielle urbaine où la vitesse est limitée à 50km/h.

La rue de Barges.

Dernière voirie nécessitant une rénovation totale dans le cadre de l'installation du CHWapi, la rue de Barges vient de recevoir la pose du revêtement hydrocarboné définitif. Après séchage, dans quelques jours, elle sera ouverte à la circulation. La nouvelle installation résultant du regroupement des services se trouvant à la clinique la Dorcas (définitivement fermée) et en provenance de la clinique Notre-Dame a provoqué un afflux (attendu?) de véhicules dans ce quartier d'ordinaire si tranquille. Les riverains ont l'impression de revivre une situation comparable à celle connue lors des matches de gala disputés au stade Horlait, excepté qu'à l'époque, cela se passait quelques dimanches par an, seulement.

Pour résoudre le problème d'engorgement et de stationnement, des mesures ont été et seront encore prises prochainement. Un parking de 120 places à l'intention du personnel est désormais opérationnel au bas de la rue Général Piron. Un parking souterrain d'une centaine de places à usage des visiteurs devrait être normalement accessible sous l'établissement par la rue des Sports (il y a quelques jours, en raison de travaux de finitions, il était encore interdit d'accès). Un parking de quelques dizaines de places réservé aux médecins devrait être réalisé à la rue Cottrel à l'emplacement des anciens locaux de l'ITMA mais ce projet n'est encore qu'au stade de la gestation !

Le stationnement, actuellement un peu "anarchique" aux abords de l'hôpital, devrait être, en partie, résolu par la mise en zone bleue des rues suivantes : chaussée de Willemeau (de l'avenue Montgomery à la rue Général Piron), les rues Cottrel, André Hennebicq, des Sports, Allard Olivier, Jean de Mesgrigny, de la Citadelle (entre la rue des Sports et la rue Vauban), la rue Vauban (entre le boulevard du Roi Albert et la rue de la Citadelle), l'avenue Montgomery (côté opposé à la plaine des Manœuvres), la totalité du boulevard Lalaing ainsi que les rues situées à l'intérieur du site de Bongnie. Voilà de quoi donner du travail à un agent supplémentaire par la firme chargée de contrôler le stationnement et de dresser le constat pour les réfractaires.

La place de Lille.

Depuis le 10 mai, des paveurs s'activent à rénover, une fois encore, le revêtement pavé de la seule section normalement accessible aux automobilistes, celle comprise entre la boulangerie Devos et la rue des Carmes. La plupart des obstacles (boules, barres alu, potelets) placés à l'origine afin d'interdire l'accès à l'esplanade créée autour de la Colonne française ayant, peu à peu, disparu, il n'est pas rare de voir des automobilistes faire un tout droit entre la rue des Carmes et le carrefour de la Porte de Lille, descendant la bordure pour s'intégrer dans la circulation. D'autres conducteurs feignent ne pas remarquer la signalisation placée en haut de la rue des Carmes les invitant à virer vers la rue Blandinoise et rejoignent directement la rue Dorée dans le sens interdit à la circulation. Faut-il laisser ces contraintes, si on accepte que certaines personnes ne les respectent pas en toute impunité ?

Les quais Notre-Dame, le quai Dumon et la rue du Becquerelle.

L'important chantier de rénovation de ce quartier a débuté voici déjà plusieurs semaines. La phase de pavage de la nouvelle configuration du quai Notre-Dame est en cours. Le quai Dumon était jusqu'à ce jour réduit à un étroit passage en double sens permettant de venir de la place du Becquerelle ou de l'emprunter. Dans les prochains jours, le quai sera mis en impasse, les automobilistes devront désormais emprunter la rue Joseph Hoyois et la rue de l'Epinette, mise en double sens pendant la durée des travaux, pour rejoindre la rue des Jardins et la rue Royale. La pose des impétrants a été réalisée dans la rue du Becquerelle, elle aussi inaccessible et la pose de son revêtement débute. Interdictions de circuler et déviations sont programmées jusqu'à la fin de l'année.

L'avenue de Maire.

Depuis des mois, les automobilistes qui empruntaient quotidiennement l'avenue de Maire pestaient contre les importants nids de poule qui parsemaient cette voie de pénétration urbaine. Depuis ce lundi 30 mai, des travaux de rénovation ont été entamés. On procède actuellement au rabotage des bandes de circulation. La circulation est réduite à une seule bande dans les deux sens. Aux heures de pointe, de longues files se forment depuis le rond-point de l'Europe vers Froyennes et depuis le zoning commercial de Froyennes jusqu'au même rond-point. La vitesse est limitée à 30km/h sur toute l'avenue. Ce chantier est prévu jusqu'à la fin du mois de juin en raison du délai de séchage du nouveau revêtement hydrocarboné.

La rue Roc Saint-Nicaise.

Du 13 au 17 juin, un chantier sera réalisé dans la rue Roc Saint-Nicaise et nécessitera sa fermeture à la circulation.

Boulevard du roi Albert.

En raison d'un ancien effondrement de voirie sur la partie centrale (ancienne voie cyclable) des travaux ont été entrepris afin d'en rechercher l'origine (souterrain ? Egout non répertorié ? effondrement karstique ?). Ce chantier réduit la circulation à une seule bande dans les deux sens et la vitesse est limitée à 30km/h.

Rue Hautem.

Des travaux de voirie et de confection de nouveaux trottoirs y seront prochainement réalisés et dureront jusqu'aux congés dans le secteur de la construction (15 juillet).

Rue Saint-Eleuthère et chaussée de Roubaix.

Le chantier de pose d'impétrants (électricité) entamé à la fin de l'année 2015 et se prolongeant jusqu'à l'entrée de Blandain n'est toujours pas terminé.

Chantiers à prévoir.

Ceux qui, comme moi, empruntent quotidiennement les axes de circulation permettant un accès aux boulevards périphériques de Tournai auront remarqué la très sensible augmentation du trafic des camions de + de 3,5 tonnes, notamment sur la chaussée de Lille. Malgré l'interdiction placée à hauteur du zoning d'Orcq, de nombreux chauffeurs tant étrangers que belges empruntent ces itinéraires très probablement afin d'éviter l'autoroute et sa taxation au kilomètre. Ces voiries qui ont été récemment rénovées vont bientôt, à nouveau, se dégrader et c'est, une nouvelle fois, dans la poche du contribuable qu'on viendra chercher l'argent nécessaire aux réparations.  

S.T mai 2016.

04/03/2016

Tournai : la mobilité en question !

A notre époque, se déplacer en ville autrement qu'à pied relève parfois du parcours du combattant. On circule mal et aux heures de pointe, on ne circule pas du tout, on rencontre des problèmes pour stationner, on doit faire face à de nombreux chantiers, bref, on a envie de fuir la ville et... ses commerces.

Tournai n'échappe pas à la règle, la ville est envahie par les automobiles, les camions, les transports en commun et y trouver une place pour stationner relève d'un coup de chance comparable aux possibilités de faire un six au Lotto.

Depuis des années, des spécialistes de la mobilité ont cru trouver des systèmes pour assurer la fluidité du trafic et le stationnement des véhicules. Hélas, on semble n'avoir trouvé que des solutions bancales portant en elles de futurs problèmes.

Quelle est la situation aujourd'hui dans la cité des cinq clochers ?

Le code de la route stipule que la vitesse des véhicules est limitée à 50km/h à partir du panneau reprenant le mot "Tournai" sur fond blanc jusqu'au moment où on rencontre un même panneau barré de rouge. La vitesse est donc limitée sur toutes les voies d'accès à la ville (chaussée de Lille depuis la sortie d'Orcq, chaussée de Douai dès la sortie d'Ere, chaussée de Lannoy dans la suite de la traversée de Froyennes, chaussée de Renaix depuis la Verte-Feuille, chaussée de Saint-Amand à partir de la clinique IMC ou chaussée d'Audenarde dès la traversée du village de Kain jouxtant la ville ...). Une voie d'accès fait exception à la règle, l'avenue de Maire (chaussée de Courtrai) où des panneaux autorisent d'y rouler à un vitesse limitée à 70km/h jusqu'au rond-point de l'Europe. Combien de conducteurs respectent cette injonction ? Il n'est pas rare de voir des automobilistes jouer à "saute-mouton" en slalomant entre les véhicules pour gagner une ou deux places. Conduite arrogante de gens immatures, diront certains, attitude déplorable de gens pressés partant trop tard pour un rendez-vous, répliqueront d'autres !

Tous les boulevards formant la ceinture de Tournai sont limités à 50km/h, une large frange de conducteurs connaissant pourtant bien la ville feint ignorer cette obligation, tandis que les conducteurs étrangers considèrent qu'ils peuvent y rouler comme on le ferait sur un périphérique.

Dans peu de temps, une limitation généralisée à 30km/h va concerner l'entièreté des rues de la ville, le panneau ad-hoc et le marquage au sol qui ont été placés à chaque entrée de ville n'attendent plus que l'avis de la Région Wallonne confirmant cette décision prise en conseil communal, à la fin de l'année 2015. La presse nous annonce l'entrée en vigueur de cette mesure vers la mi-mars.

Attention, cette limitation ne sera pas d'application dans certaines rues du quartier cathédral qui sont déjà et resteront limitées à 20km/h. Il s'agit là d'un espace partagé avec les modes de déplacement doux (piétons, vélos...). On pense notamment à la rue de l'Hôpital Notre-Dame. Elle n'annulera donc pas ce qui existe !

La voirie intra-muros.

Ceux qui empruntent quotidiennement les rues de la cité des cinq clochers l'ont constaté, le revêtement pavé, parfois en mauvais état, truffé d'affaissements ou de nids de poule, n'incite guère à la vitesse, principalement ceux qui sont soucieux d'éviter des dégâts à leur véhicule. On pense notamment à la rue Saint-Martin, à la Grand-Place, au quai Sakharov, à la placette aux Oignons, à la rue Royale, à la rue de la Madeleine ou encore des Jésuites. Cela n'empêche pas certains automobilistes d'essayer de "voler" par-dessus les pavés et, en raison de leur vitesse, refuser la priorité aux piétons engagés dans un passage protégé.  

Depuis la prise de pouvoir de l'automobile, on a perdu de vue qu'une ville est avant tout un lieu de rencontres, de promenades, de flânerie, un lieu où on peut faire du shopping ou du tourisme à l'aise. Pour l'attractivité du centre-ville, il est grand temps que le piéton en reprenne possession tout en se sentant en sécurité.

Il est temps que les véhicules de transit cèdent la place aux personnes qui souhaitent véritablement se rendre au centre-ville

Les rues suivantes ont été mises en mode piétonnier : le parvis du beffroi, la rue des Chapeliers, la rue de Paris, la rue Soil de Moriamé, l'esplanade de la place Paul-Emile Janson, une partie de la place Saint-Pierre, la ruelle d'Ennetières ont rejoint le piétonnier appelé jadis de la "Croix du Centre", c'est-à-dire la rue Gallait, la rue de la Cordonnerie et la rue des Puits Wagnon. C'est donc le véritable cœur commercial et touristique de Tournai qui est ainsi offert aux promeneurs.

Ces rues sont accessibles entre 5 et 10h, le matin, pour l'approvisionnement des magasins et les emplacements de parking y ont été effacés. Il n'est cependant pas rare de tomber nez-à-nez avec des véhicules qui y circulent ou de voir d'autres stationner, sans vergogne, en dehors des zones prévues à cet effet. Les automobilistes profitent de la non-remontée de l'un ou l'autre potelet destiné à fermer la rue (parfois même détruits par ceux qui veulent forcer le passage) pour se faufiler et jouer les innocents lorsqu'ils sont pris en flagrant délit.

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Hélas, les commerçants tournaisiens n'ont pas compris qu'ils avaient été à l'origine de leur malheur actuel, le jour où ils ont sollicité l'échevin d'alors afin de trouver une solution à la problématique des nombreuses "voitures-ventouses" qui stationnaient durant toute la journée face à leur magasin. La solution fut rapidement trouvée, pour une meilleure rotation des véhicules, on instaura le stationnement payant limité dans le temps. Comme partout ailleurs, on vit alors fleurir les horodateurs. L'engrenage fatal était enclenché ! Le stationnement payant a repoussé les véhicules-ventouses vers les autres rues de la ville au grand dam des riverains qui ne trouvaient plus de place pour stationner leur véhicule à proximité de leur habitation. On a donc créé la "zone bleue" tentaculaire qui s'est étendue progressivement jusqu'à la ceinture des boulevards.

Comme on a donné aux riverains la possibilité d'acheter une carte afin de pouvoir stationner, en toute impunité, durant toute l'année près de chez eux (à condition qu'ils y trouvent une place de libre), comme on a étendu cette possibilité aux personnes travaillant en ville, comme on a multiplié les emplacements réservés aux personnes à mobilité réduite (et ce n'est qu'une juste décision), on s'est vite retrouvé devant le problème initial ! A la seule différence que des agents d'une firme privée parcourent désormais les rues de la cité, du matin au soir, afin de placer délicatement une "taxe" de 15 euros par demi-journée aux distraits qui ont "oublié" d'approvisionner le bandit-manchot ou de placer leur disque derrière le pare-brise.

tournai, circulation, stationnement, horodateurs, Pendant ce temps, aux confins de la ville, à l'Ouest comme à l'Est, on a vu se développer des zones commerciales périphériques qui sont entrées en concurrence directe avec le petit commerce du centre-ville. La clientèle y trouve de vastes parkings gratuits à deux pas du lieu de ses achats. Faut-il encore aller tourner dans la ville afin de trouver une place pour garer son véhicule ? Faut-il encore stresser en regardant sa montre pour ne pas dépasser le temps autorisé de stationnement ? Faut-il augmenter le budget consacré aux commissions de quelques euros qui vont enrichir une caisse communale qui nous taxe déjà au maximum de ce qui est permis. Dans une période crise, chacun regarde au petit bénéfice et délaisse le commerce du centre-ville qui périclite.

Conclusion.

La mobilité est un problème. Tant que l'homme n'aura pas compris qu'on lui a donné deux jambes pour marcher, tant qu'on n'aura pas construit des parkings de dissuasion gratuits aux abords de la ville, tant que de lourds véhicules continueront à traverser la ville au lieu de la contourner, tant que les TEC poursuivront leur politique de faire passer des bus articulés dans des rues qui ne sont pas prévues pour un tel charroi, tant que nos gestionnaires communaux ne se rendront pas réellement compte du problème dans son ensemble, tout ce qui est relevé dans cet article restera, hélas, d'actualité.

S.T. mars 2016.

16:19 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, circulation, stationnement, horodateurs |

24/03/2015

Tournai : du changement dans les prochaines semaines.

Une ville qui vit ou... qui veut encore vivre !

Sans que cela fasse l'objet de reportages réguliers sur les chaînes des télévisions belges (la RTBf et surtout RTL-TVI) - bien plus enclines pour leurs sujets d'actualité à se déplacer à Liège  Namur, Charleroi ou Mons - depuis plus d'une décennie, la ville de Tournai se transforme et s'embellit. Lors de leurs promenades, les Tournaisiens risquent de rencontrer plus souvent les caméras de TF1 et de France 3 dans les rues de la ville pour la réalisation de reportages touristiques que les voitures aux couleurs de la télévision commerciale belge qui se déplace uniquement pour des sujets graves comme... les frasques de"Dodo la Saumure"!

Des commerçants inquiets pour leur avenir.

Soucieux de vérité, précisons de suite, que la très longue phase de rénovation urbaine est mal ressentie par une large partie des habitants et par presque tous les commerçants situés dans l'intra-muros. Seul, le secteur "Horéca" tire encore momentanément son épingle du jeu, les autres propriétaires de boutiques se morfondant en attendant un hypothétique retour de la clientèle.

Des actions ont été annoncées, récemment, par l'échevine du commerce pour redynamiser celui du centre-ville, c'est absolument nécessaire à l'heure où le regard des commerçants tournaisiens se tourne, avec un certaine inquiétude, vers l'extension du centre commercial des "Bastions" dont les travaux ont débuté ce lundi 23 mars.

Un géant qui fait peur !

Dans le faubourg Est de Tournai, à l'horizon 2018, les 18.500 m2 actuels de surfaces commerciales passeront à 43.000 m2 et le centre regroupera une centaine d'enseignes en lieu et place de la quarantaine actuelle. L'implantation d'immenses zones commerciales dans la périphérie des villes n'est pas un phénomène récent et n'est certainement pas l'apanage de la seule ville de Tournai. On pourrait même dire que ce qui ne serait pas construit à Tournai, le serait immanquablement ailleurs. Ce chantier, par son importance et sa durée (trois ans), va générer de nombreux emplois directs et indirects et, une fois terminé, il offrira également environ 150 emplois permanents supplémentaires. Un effort non négligeable à l'heure où le chômage, des jeunes notamment, n'a jamais été aussi important dans notre région.

Pour accueillir le chaland, plus de 2.000 emplacements de parking seront disponibles (1.091 en souterrain et 904 en surface). C'est un peu plus de 25% de l'offre en centre-ville (qui se réduit peu à peu) et c'est surtout un stationnement gratuit et d'une durée non limitée dans le temps.

En ce moment, deux camps se dessinent : celui des "optimistes" parmi lesquels on retrouve nos décideurs politiques qui voient là une occasion d'amener la clientèle à Tournai grâce aux grandes enseignes qui, de toutes façons, ne se seraient pas installées, par manque de place, au centre-ville et celle des "pessimistes" qui regroupent les tenanciers de petits commerces qui voient un détournement de clientèle de la ville vers la périphérie. Si les acheteurs trouvent tout ce dont ils ont envie à l'extérieur, à part visiter la ville, quelle sera leur motivation pour faire du lèche-vitrine ! Les commerces du centre ne se résumeront-ils pas, à l'avenir, à des cafés, des restaurants, salons de thé ou snacks, à des magasins spécifiques de souvenirs ou d'artisans présentant des spécialités locales (boulangers, bouchers, traiteurs ou chocolateries) ! 

Comment revitaliser le centre-ville ?

Le but est d'amener au centre-ville, ces milliers de personnes qui se presseront dans la zone commerciale, comme le déclarait le bourgmestre sur l'antenne de No Télé, pour cela ne faudra-t-il pas prévoir une navette régulière (et gratuite) les incitant à venir visiter le riche patrimoine tournaisien.

Le nouveau plan qui entrera en vigueur le 1er avril prévoit de réglementer le stationnement dans toutes les rues situées à l'intérieur des boulevards périphériques, de ramener, partout, le temps autorisé avec disque à deux heures et de maintenir le stationnement payant dans l'hyper-centre. De même, le papillon qui sera déposé sur le pare-brise d'un automobiliste ayant négligé de retirer son ticket à l'horodateur ou de mettre son disque passera à 15 euros la demi-journée, coût d'une journée précédemment. En contrepartie, des cartes pour riverains, pour travailleurs et même pour certains étudiants, de plus de dix-huit ans, seront accessibles moyennant le paiement d'une redevance, des personnes qui pourront ainsi rester stationner au même endroit durant une longue durée, à condition de trouver une place libre près de chez eux ou près de leur lieu de travail !

Beaucoup sont d'avis (et l'Optimiste le partage) que cela ne va rien changer par rapport à la situation qui prévaut actuellement. Le plan de stationnement a été mis en œuvre, il y a quelques années, par l'échevin de l'époque, Michel Leclercq, dans le but avoué de forcer une rotation des véhicules permettant ainsi de toujours trouver des emplacements disponibles pour les clients des commerces. Cela s'est avéré totalement erroné dans la pratique, les voitures ventouses sont toujours omniprésentes et les chasser relève de l'exploit. La bonne idée de départ s'est tout simplement transformée en un "petit cochon-tirelire" pour la commune de plus en plus désargentée. Une bonne nouvelle est néanmoins apportée : la gratuité du samedi après-midi comme cela se faisait dans d'autres villes depuis toujours (Lille notamment) ! 

Autre aspect de la gestion communale qui amène de nombreuses réflexions (souvent négatives), le plan de mobilité communal. Résumons ce que nous avons entendu à ce sujet:  

"le futur plan de mobilité dont un des buts est d'empêcher la circulation de transit et de détourner ces automobilistes par les boulevards de ceinture va nuire au commerce local. De nombreux visiteurs qui sont également de nombreux acheteurs potentiels qui auraient pu découvrir la ville et avoir envie d'y revenir plus longuement seront ainsi détournés et iront voir ailleurs, là où ils se sentiront mieux accueillis ou moins rejetés !".

Je partage, en partie, cette remarque, elle concerne surtout les personnes étrangères qui voudraient traverser la ville afin de découvrir un lieu qu'elles ne connaissent pas ou peu. Par contre, les automobilistes locaux qui viennent, par exemple, de la chaussée de Lille pour se rendre directement à la chaussée de Bruxelles, de Renaix ou d'Audenarde réduiraient sérieusement les bouchons en empruntant les boulevards. Hélas, comment faire le tri entre ces différents types de "transit" !

Gérer un problème (stationnement et mobilité en sont indéniablement deux présents à Tournai), c'est se poser tout d'abord les bonnes questions, c'est émettre des solutions et étudier toutes les implications de celles-ci, malheureusement, c'est souvent là que le bât blesse chez les sociétés chargées des études : on répond à une demande sans se tracasser du reste !

L'avenir ?

Une étape importante dans l'amélioration des conditions de survie de nos commerçants sera la fin de ces longs travaux mais, ce n'est pas pour demain la veille, car il reste à :

- rénover la rue du Curé Notre-Dame et le Marché au Jambon (en mai paraît-il),

- à placer le mobilier urbain et l'éclairage public, à revoir le problème posé par le "fil d'or", à tracer certaines zones de stationnement (quand ?),

- à reconstruire des immeubles à l'emplacement des chancres que sont devenus le cinéma Palace et l'ancien immeuble du Courrier de l'Escaut (un promoteur est intéressé, un autre est depuis longtemps désigné !),

- à rénover la ruelle d'Ennetières, le Chevet Saint-Pierre, la rue Poissonnière, à construire un plateau face à l'ancien hôtel des pompiers et à refaire la place Saint-Pierre (les travaux ont débuté et vont durer jusqu'en automne),

- à rénover des façades d'immeubles typiques du Bas-quartier (les containers de chantier viennent d'être placés à la rue des Puits l'Eau)

- à terminer le chantier du conservatoire (le chantier en cours devrait se terminer à la fin de l'année),

- à réaliser le nouveau plateau de la gare (les travaux devraient débuter en avril),

- à rénover la place Verte dont une partie est interdite à la circulation depuis plus de deux ans,

- à terminer l'immense chantier de la cathédrale Notre-Dame (débuté en 2002 par la stabilisation de la tour Brunain et dont on n'a pas d'échéance pour l'achèvement).

La plupart de ces travaux achevés, on évoquera alors le remplacement du Pont à Ponts,  l'élargissement de l'Escaut, la transformation du Pont des Trous, la rénovation du Becquerelle et du quai Dumon (tout cela débuterai en 2016)...

Il faudra vivre vieux pour voir la fin des chantiers à Tournai et enfin pouvoir contempler le visage qu'on veut donner à la cité !

S.T. mars 2015.

10:54 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, commerce, bastions, stationnement, mobilité |

17/03/2015

Tournai : une petite ville qui a tout d'une grande !

Plan communal de mobilité, plan de stationnement, horodateurs, zones bleues, parking souterrain, embouteillages aux heures de pointe, insécurité, incivilités... tout cela n'est pas ou n'est plus l'apanage des grandes cités, il est, en effet, terminé le temps des petites villes de province bien tranquilles où il ne se passait pratiquement rien et où les habitants goûtaient la joie de vivre dans la plus grande des quiétudes !

La mobilité.

Il suffit de se déplacer aux heures de pointe pour constater que les routes menant aux entrées de la ville se caractérisent, matin et soir, par de longues files de véhicules qui amènent ou reconduisent ceux qui ont encore la chance d'y avoir un emploi et surtout les très nombreux écoliers et étudiants fréquentant les différentes formes d'enseignement (ils sont plus de 7.000). Parmi ceux-ci, les Français représentent un contingent non négligeable, preuve de la qualité de l'enseignement tournaisien d'une part et de la difficulté de trouver des possibilités dans l'Hexagone d'autre part.

Entre sept et neuf heures et quinze et dix-huit heures, sur la Nationale 7 (Bruxelles-Ath-Tournai), c'est une longue procession de véhicules qui commence au rond-point Lemay (à la sortie de l'autoroute E42) pour atteindre la Porte de Marvis. Les problèmes sont similaires sur toutes les autres axes permettant l'entrée dans la cité des cinq clochers (carrefour des Résistants, porte Saint-Martin, Porte de Lille, rond-point de l'Europe ou du Viaduc). Le problème semble insoluble car trop de véhicules arrivent ou partent en même temps. Si on y regarde de plus près, on verra qu'une majorité de ceux-ci est occupée par le seul conducteur et que les transports en commun sont bondés, parfois même à la limité de la capacité des véhicules. Une réduction drastique de la circulation passe donc par la solution du covoiturage qui permettrait d'aérer les rues, au propre comme au figuré !

Le stationnement.

Voilà, le casse-tête permanent de l'échevin de la mobilité : où stationner tous ces véhicules qui entrent en ville ? On estime à environ huit mille places de stationnement disponibles à l'intérieur de la ceinture des boulevards. Avant même l'arrivée des itinérants journaliers, il faut déjà compter les véhicules appartenant aux habitants permanents de la cité qui ne possèdent pas tous un garage. Il faut tenir compte des étudiants étrangers possédant un kot à Tournai et qui mobilisent une place "à la semaine". On a donc déjà réduit d'une bonne moitié, le nombre de places disponibles. Celles qui restent vont être âprement disputées ! Il faut alors intégrer la demande des commerçants de l'intra-muros qui souhaitent une rotation des véhicules pour faciliter l'accès à leur commerce par la clientèle, il faut intégrer les places destinées aux personnes à mobilité réduite, il faut aussi assurer aux riverains la possibilité de stationner à proximité de leur habitation. On découvre ainsi les éléments de la quadrature du cercle qui empoisonnent ceux qui souhaitent trouver des solutions au problème !

Le nouveau plan communal qui entrera en vigueur le 1er avril prochain tente de répondre à ces diverses demandes contradictoires. Le stationnement sera réglementé sur l'entièreté du territoire compris entre les boulevards de ceinture : dans l'hyper-centre, il sera payant comme auparavant. Ces dernières semaines, on a remplacé les vieux horodateurs par de nouveaux modèles intégrant pièces de monnaie et carte de banque. On a introduit la notion de "premier quart d'heure gratuit" permettant d'effectuer une visite rapide dans un commerce (achat d'un journal, de pain...), un disque est d'ailleurs prévu à cet effet. Le reste des rues sera en "zone bleue" limitée à deux heures (les zones "quatre heures" plus excentrées du centre ont été supprimées).

Cela va-t-il résoudre tous les problèmes et mettre les automobilistes sur le même pied d'égalité ? Peut-être, si ...les automobilistes étrangers qui stationnent sans vergogne se moquant de la réglementation sont également poursuivis et payent la même redevance de 15 euros par demi-journée pour non-respect des règles de stationnement. On chassera ainsi les voitures ventouses qui squattent les places pour une longue durée.

Le parking souterrain de la rue de Perdue.

Celui-ci, réclamé à cors et à cris par les commerçants pour qui il constituait une possibilité supplémentaire de stationnement à proximité des commerces du centre, est loin de faire recette. Plus d'un an après son ouverture, il est sous-utilisé, ses gestionnaires évoquent un taux d'occupation d'à peine 50%. Il est pourtant plus avantageux que le parking en surface.

Il est donc à la limite inconcevable de constater qu'alors que ce parking affiche toujours la mention : "libre", des conducteurs, le plus souvent étrangers à la ville, stationnent leur véhicule en dépit du bon sens et surtout dans le non-respect du code de la route. On les retrouve sur les passages pour piétons ou sur les trottoirs (rue Perdue), devant des panneaux interdisant le stationnement, ou en dehors de la zone prévue pour celui-ci (rue des Maux, Grand-Place, rue du Four-Chapitre ou rue de Courtrai) ou encore, là où il est totalement interdit de circuler (plateau de la gare)... Ils profitent probablement d'un sous-effectif de notre police communale qui a malheureusement bien d'autres chats à fouetter lors des week-ends ou d'une certaine mansuétude de leur part. Si tout un chacun remarque et peste parfois contre ces faits, les patrouilles régulières qui parcourent les rues de la ville ne sont pas sans l'observer.

L'insécurité.

Soyons très prudents lorsqu'on aborde la problématique de l'insécurité, ce mot devient, peu à peu, le symbole d'une époque où la violence est plus marquée. Le sentiment d'insécurité est-il objectif ou subjectif ? N'est-il pas parfois amplifié par certains pour justifier leur vision ultra-sécuritaire ? Quel jeu joue la presse "à sensation" dans cette problématique ?

L'Optimiste a consulté les chiffres de la criminalité en région wallonne publié par la police fédérale. Ils peuvent paraître révélateurs mais il ne faut pas tomber dans le piège de la  comparaison car, chacun sait que "comparaison n'est pas raison".

En Wallonie, chaque région possède ses particularités. Plus la cité est étendue et peuplée, plus les chiffres seront élevés, seul le ratio entre les faits et l'importance de la population peut apporter une certaine indication. Tournai n'est pas Liège ou Charleroi.

Certaines régions sont marquées par le chômage engendré par la crise économique et financière qui marque ce début de siècle, on sait que l'oisiveté est mère de tous les vices mais, là aussi, il ne faut pas en faire une généralité. D'autres lieux sont situés en zone frontalière et on constate que la criminalité s'exporte plus facilement.

Nous avons comparé trois villes de Wallonie picarde : Ath, Mouscron, Tournai. La ville d'Ath ne peut être assimilée à la zone frontalière, comme ses consœurs d'Enghien et de Lessines, elle s'apparente plus à une ville-dortoir pour les personnes travaillant à Bruxelles ou à Mons.  

En 2014, on a enregistré, en région wallonne, 15.566 cambriolages dans les habitations (Ath : 121, Mouscron : 277 et Tournai : 313), 339 arrachages de sac (Ath : 1, Mouscron 3, Tournai : 27), 2.946 vols avec violence mais sans possession d'arme pour les perpétrer ( Ath : 13, Mouscron : 39, Tournai : 84), 8.380 faits de dégradation de véhicules : (Ath : 81, Mouscron : 169, Tournai : 209), 12.530 vols dans un véhicule (Ath : 81, Mouscron : 295, Tournai : 321),  2.649 vols de véhicules  (Ath : 11, Mouscron : 96, Tournai : 58),  1.246 vols de bicyclettes (Ath : 36, Mouscron : 96, Tournai : 58), 2.943 vols à la tire (Ath : 10, Mouscron : 23, Tournai : 70), 3.049 vols à l'étalage (Ath : 18, Mouscron : 49, Tournai : 123) enfin 929 vols à main armée ont été recensés (Ath : 3, Mouscron : 26, Tournai : 25).

La violence à Tournai (vols à l'étalage, vols de GSM, agressions de personnes) est avant tout le fait d'une bande d'individus, bien connus des services de police, souvent multirécidivistes ou de bandes urbaines du Nord de la France, ayant, un jour, pris le quai du Marché aux Poissons et les environs de la place Saint-Pierre pour donner libre cours à leur violence.

Notons que le récent carnaval s'est déroulé dans une atmosphère bon-enfant, il y a bien eu quelques individus, imbibés d'alcool et cherchant la bagarre qui ont subi une arrestation administrative mais cela ne se distingue pas par rapport à la normalité. Il y a et il y aura toujours des poivrots enclins à chercher noise aux autres, il y a et il y aura toujours l'un ou l'autre qui roulera dans le caniveau, il y a et il y aura toujours des "camés" à la recherche d'argent facile pour acheter leur dose, cela a toujours existé mais n'obtenait pas l'écho qu'une certaine presse, avide de sensations, met en exergue quotidiennement !

L'installation souvent annoncée de caméras et le renfort des effectifs de police devraient être deux excellentes mesures pour rassurer la population et l'inviter, comme avant, à se promener tranquillement à Tournai, le soir. Pourvu que la volonté politique soit présente ! "Sécurité et Civisme" étaient les maîtres-mots du discours de Pol-Olivier Delannoy en janvier 2015.

Les incivilités.

Fléau de notre époque, le manque de civisme flagrant est également à la base d'un sentiment d'insécurité. Paquets de frites, cannettes, papiers jetés sur la voie publique, tags sur les bâtiments du centre-ville, déjections canines, poubelles traînant sur les trottoirs quelques jours avant la collecte bihebdomadaire ou hebdomadaire... les "petits hommes verts" ont bien du souci à se faire. Pour avoir pris la défense de l'honnête citoyen, l'échevin délégué à la fonction mayorale a, de suite, été qualifié de "sheriff" par ceux et celles qui sont peut-être à la base de ces incivilités. On vit une époque où la moindre remarque choque profondément celui qui se sent concerné, la liberté dont nous jouissons ne nous donne pas le droit de tout faire comme on a envie.

Un peu plus de civisme de la part des habitants et des visiteurs rendrait à la ville cette notion de cité où il fait bon vivre qui fut la sienne jusqu'il y a une ou deux décennies ! 

(sources : statistiques de la police fédérale, presse locale).

S.T. Mars 2015.

08/01/2015

Tournai : le plan communal de mobilité !

Les Tournaisiens ont reçu, voici quelques jours, dans leur boîte aux lettres, l'actualisation du plan de mobilité de la cité des cinq clochers. Ils peuvent consulter le rapport de synthèse sur www.tournai.be et transmettre leurs remarques et suggestions sur mobilité@tournai.be

Le but du plan.

Ce plan a pour but d'organiser la mobilité de tous les usagers afin d'améliorer le quotidien des habitants dans tous leurs déplacements. Il est précisé qu'il est adaptable et évolutif en fonction du développement de la Ville.

Faire cohabiter différents moyens de locomotion est progressivement un casse-tête pour tous les gestionnaires communaux. Chaque jour, au cours des bulletins de radioguidage émis aux heures de pointe, un seul mot revient : "files". Si Tournai n'est pas une très grande ville à l'instar de Bruxelles, Anvers ou Liège, la partie intra-muros est confrontée chaque matin (7h30-9h00) et chaque soir (15h30-18h) à des embouteillages à l'origine de pertes de temps, d'énervements et de pollution.

Les embouteillages quotidiens.

Les points noirs sont principalement : la chaussée de Lille, le carrefour des Résistants, la chaussée de Bruxelles, la chaussée de Renaix, l'avenue de Maire pour les entrées en ville tandis que le soir, l'axe beffroi-porte Morelle est totalement saturé tout comme les boulevards de ceinture (principalement Bara et Léopold), incapables d'absorber le flot de véhicules.

Solutions envisagées.    

La solution est de réduire le nombre de voitures circulant dans l'intra-muros et pour cela, il y a lieu de dissuader les automobilistes qui se contentent uniquement de traverser la ville et les inviter à emprunter les boulevards périphériques. Il y a également lieu d'inviter les personnes qui viennent passer la journée au centre-ville à utiliser les parkings situés sur la plaine des Manœuvres (où de nombreuses places supplémentaires pourraient être créées à l'emplacement du chapiteau installé pratiquement en permanence) ou celui de la gare. Pour cela, il est cependant nécessaire de sécuriser la traversée des boulevards où beaucoup d'automobilistes  (surtout étrangers à la ville) feignent ignorer la limitation de vitesse à 50km/h et à 30km/h là où il y a des établissements scolaires.

Le stationnement, autre problème.  

Le stationnement au centre-ville reste un problème majeur. Il faut savoir que plusieurs milliers d'étudiants fréquentent les établissement scolaires, le plus souvent situés intra-muros. Cette situation engendre des difficultés de circulation et de stationnement. Pour s'en convaincre, il suffit de constater la plus grande facilité pour circuler durant les périodes de congés. Le nombre de conducteurs qui stationnent, sans vergogne, sur les trottoirs, en double file ou dans des virages à proximité des établissements scolaires à l'heure de la sortie est en constante augmentation. Réclamé durant des années, le parking de la rue Perdue reste étrangement vide, est-il victime d'un sentiment d'insécurité ?  

L'analyse du plan.

Il a le mérite d'aborder les différents modes de locomotion mais il comporte des incohérences :

il est ainsi préconisé de mettre à sens unique la rue Saint-Martin dans le sens de la descente vers le beffroi afin de désengorger le carrefour Saint-Martin, que fait-on des voitures venant de la rue de la Tête d'Or, une des deux seules possibilités pour traverser Tournai du Nord au Sud, devront-elles emprunter la Grand-Place pour sortir de la ville à la porte de Lille. Peut-être mais on prévoit, par ailleurs, de réserver uniquement le forum tournaisien aux piétons durant les beaux jours, les véhicules venant de la rue de la Wallonie n'auront plus qu'une solution, celle de virer vers la place Reine-Astrid. Toutefois, on souhaite diriger les véhicules vers cette même place par le boulevard du Roi Albert pour soulager la rue Saint-Martin. Avec les autos venant du beffroi ou de la rue d'Espinoy, la place Reine-Astrid et son vaste parking risque de devenir un enfer à certains moments de la journée surtout aux entrées et sorties du Conservatoire ! 

La rue des Chapeliers devient totalement piétonne et prolonge ainsi le piétonnier de la Croix du Centre. La place Paul-Emile Janson, là où se trouve le Centre de Tourisme devient-elle un cul de sac ?  

Il est préconisé d'inverser le sens de circulation à la rue Duquesnoy afin de faciliter la pénétration en ville par la porte Morelle. Ainsi le soir, le long serpent qui démarre à la rue de la Wallonie devra passer par la rue de l'Athénée en coupant la route aux usagers venant de la rue Duquesnoy. Si un "cédez le passage" est placé à cet endroit, les gens venant de la rue Morel et Duquesnoy attendront bien longtemps pour s'intégrer, par contre s'il y a une priorité de droite, le long serpent risque de bloquer un peu plus encore.

Les bandes de circulation de la Grand-Place sont en très mauvais état, lorsque celle-ci sera mise en zone piétonne, on autorisera néanmoins les véhicules les plus lourds (c'est-à-dire les autobus du Tec) à y passer! Ne peuvent-ils pas trouver un autre itinéraire et déposer les usagers aux abords de la Grand-Place ou comme à Mons utiliser des véhicules plus légers. Il semble que les TEC ne voient que leur avantage au détriment du reste !

Voici quelques réflexions, elles n'engagent que leur auteur, elles seront transmises au service mobilité.

(S.T. janvier 2014). 

14:21 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, plan de mobilité, circulation, stationnement, parking |

17/10/2012

Tournai : le stationnement, éternel débat.

La voiture, cette indispensable "compagne" de l'Homme.

"L'Homme est un animal bipède doué de raison", voici une affirmation qui perd peu à peu de sa valeur et pourrait tout aussi bien être remplacée par "l'Homme est un animal doué de jambes dont il a oublié l'usage au profit de celui, inconsidéré, de la voiture". Le piéton a bien failli être une espèce en voie de disparition, il a fallu la montée vertigineuse du prix des carburants pour redorer un tantinet son blason. Dire qu'il y a des personnes qui prennent leur voiture pour faire un peu plus de cent mètres et aller acheter un paquet de cigarettes, signe extérieur de richesse ou... manque de sagesse! 

La voiture est entrée dans notre vie, il y a une centaine d'années mais c'est surtout après la seconde guerre mondiale qu'elle a commencé à devenir un symbole, celui de l'aisanse financière, de la liberté de déplacement, de la réussite sociale. Elle a envahi notre vie quotidienne et s'est même multipliée au sein des couples. Dans quelques années, nos routes seront totalement saturées au point que la Déesse automobile risque de faire de nous des " voyageurs immobiles" !

La voiture, cette plaie du portefeuille.

La voiture est aussi devenue la vache à lait de l'Etat. TVA à l'achat du véhicule, taxe de mise en circulation, taxe de roulage, taxe sur l'assurance, taxe sur le carburant, TVA sur les entretiens et réparations, procès verbaux pour non respect du code de la route, taxe sur l'auto-radio, péages sur certaines autoroutes... Il fallait, à nos dirigeants, faire preuve de beaucoup d'imagination pour encore trouver une nouvelle solution. Il était inimaginable qu'on recule, il fallait à nouveau frapper d'une taxe, les propriétaires de véhicules. 

Nécessité fait loi, il ne fut donc pas difficile pour eux de se dire que, puisqu'on ne pouvait plus taxer le véhicule qui roule, il fallait obliger les automobilistes à payer lorsqu'ils veulent s'arrêter ailleurs que dans leur garage privé.

La voiture, un engin qu'il faut garer.

A Tournai, comme dans toutes les autres cités de Belgique, le stationnement est devenu problématique.

L'enseignement supérieur non universitaire attire de nombreux étudiants étrangers, on constate même parfois qu'ils sont majoritaires dans certaines spécialités. Ils arrivent le lundi au début de la matinée en provenance d'autres provinces ou de départements français, parfois lointains, et "abandonnent" leurs véhicules le long d'un trottoir ou sur un parking pour toute la durée de la semaine.

De nombreux Tournaisiens, qu'ils soient citadins ou ruraux, sont aussi des navetteurs et utilisent le train pour se rendre quotidiennement à Bruxelles, Mons ou Namur parquant leur véhicule aux abords de la gare, depuis tôt le matin jusqu'à tard le soir, voitures ventouses dans le quartier, privant les riverains d'un endroit pour stationner.  

Si les bus et les trains déversent chaque jour leurs lots d'élèves fréquentant les nombreuses écoles primaires ou secondaires de la cité des cinq clochers, ouvriers et employés se rendent à leur lieu de travail en voiture, un véhicule qui trouvera place dans une rue proche jusqu'à la fin de la journée. 

Venir en ville pour y faire du lèche-vitrine ou pour des achats s'apparente avant tout à un parcours du combattant afin de trouver une place disponible. 

Dès les années septante, les responsables de grandes surfaces établies au pied des cinq clochers (Sarma, GB, Unic...) ont compris le problème car même leurs parkings en surface ou souterrains étaient déjà envahis par des véhicules ventouses. Ils ont donc décidé de s'installer à la périphérie créant les zones commerciales de Froyennes ou des Bastions. Ce transfert des activités au-delà des boulevards de ceinture a provoqué, à l'époque, une levée de boucliers de la part des petits commerçants du centre-ville qui craignaient voir la clientèle déserter celui-ci. Trente ans plus tard, si des cellules commerciales ferment en ville, c'est plus à cause de la crise et aux travaux qui s'éternisent qu'à la présence des méga-centres commerciaux aux portes de la cité.

La voiture, sources d'impositions nouvelles

En perpétuelle recherche d'entrées nouvelles pour les finances communales, les édiles ont donc pris exemple sur des villes voisines et réglementé le stationnement au moyen d'horodateurs, voraces machines dévorant notre monnaie. En alimentant cet ogre de malheur, vous aviez le droit de laisser votre véhicule à la même place pour une heure. Si l'horaire était dépassé et si un agent de la police communale le constatait, vous étiez verbalisé. Avouons que c'était quand même rare.

Le Président de l'Association des Commerçants de l'époque se déclara fermement opposé à ce système, trouvant anormal qu'une personne qui quittait son véhicule pour se rendre dans un commerce de proximité doive payer une somme qui s'ajoutait au ticket de caisse. C'était, selon lui, une décision négative pour le commerce tournaisien et son maintien en ville, c'était aussi pousser les acheteurs à se rendre à l'extérieur où les vastes parkings sont gratuits.

Quelques années plus tard, touché par le virus de la politique, il se présenta aux élections pour défendre ses convictions. Elu échevin, il s'empressa d'élaborer et mettre en oeuvre un nouveau règlement de stationnement, tel Clovis, brûlant ce qu'il avait adoré, adorant ce qu'il avait brûlé ! On dota alors l'hyper-centre de places payantes contrôlées par un service privé. Relevons que si à Lille, le parking est gratuit les samedis et dimanches, ce n'est pas le cas à Tournai, les agents constateurs se promenant par les rues de la cité, six jours sur sept, entre neuf et dix-sept heures.

Le stationnement payant possède en lui, un effet pervers, il repousse les véhicules à la frontière avec celui qui est gratuit. Que cela ne tienne, on décida de transformer ces rues en zones bleues où le stationnement gratuit est autorisé pour une durée maximale de deux heures et on élargit, bien évidemment, la promenade des agents verbalisateurs.

Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Entre la zone bleue de deux heures et la ceinture des boulevards, il restait des emplacements qui furent rapidement encombrés par les voitures ventouses, on eut vite fait de les transformer en zone bleue d'une durée de quatre heures et désormais nos verbalisateurs se promènent des tours Marvis au jardin de la Reine, de la gare à la plaine. 

On rejeta ainsi le stationnement totalement gratuit et illimité au-delà des boulevards sur des parkings pris d'assaut le lundi matin par les étudiants et inaccessibles pour le quidam qui souhaite faire un tour en ville. 

Compte-tenu que les récents accords entre le France et la Belgique en ce qui concerne les délits de roulage commis par des sujets en dehors de leurs frontières se limitent aux excès de vitesse et au non respect des feux rouges, il n'est pas rare de voir des véhicules immatriculés à l'étranger afficher autant de papillons que de jours durant lesquels le véhicule est resté stationné au même endroit. Le Tournaisien doit payer, l'étranger passe à travers des mailles du filet, il y a là une discrimination qui pourrait être portée en justice. La loi européenne condamne tout discrimination entre les habitants de la Communauté !

Ce système, avouons-le, basé sur des rentrées d'argent n'a pas résolu tous les problèmes. On voit de nombreux véhicules stationner sur les trottoirs, aux coins de rues, sur les passages pour piétons, dans le sens contraire de la marche (ce qui est interdit par le code de la route), le plus souvent en toute impunité car les employés de la firme chargée de la gestion du parking n'ont pas autorité pour sanctionner ces délits qui relèvent de la police ou parce que cela se passe principalement le dimanche, jour où les effectifs policiers réduits à leur plus simple expression ne permettent pas de s'attaquer à pareils comportements.

Qu'on le veuille ou non, on va vers une légère réduction du nombre de places de stationnement au centre-ville, l'aménagement du quartier cathédral amène progressivement une diminution des emplacements disponibles, il suffit de comparer la situation des quais avant et après leur aménagement. Désormais, les étudiants fréquentant l'école Jeanne d'Arc sont obligés de stationner, en masse, à hauteur du jardin de la Reine, de part et d'autre de la route, parfois jusqu'au quai Donat Casterman, ce qui n'était pas le cas avant le début des travaux de rénovation, désormais également, le nombre de places disponibles a diminué d'une ou deux unités dans la rue des Choraux, dans la rue Dame Odile ou sur le quai du Marché aux Poissons. Qu'en sera-t-il de la place de l'Evêché ? Après sa transformation va-t-on à nouveau la destiner à un stationnement massif de véhicules ventouses comme cela était le cas auparavant ? Qu'en sera-t-il de la rue des Puits l'Eau où on a planté des arbres ? Qu'en sera-t-il également de la place Paul Emile Janson appelée à devenir un lieu de promenade ? Va-t-on la défigurer en y laissant subsister un stationnement sauvage comme c'est le cas actuellement ? Permettra-t-on encore le stationnement des deux côtés d'une rue de Courtrai qui sera, elle aussi, partagée entre automobilistes et piétons ? Transformer de magnifiques voiries en lieux de parking n'est-ce point en contradiction avec la notion d'esthétisme qu'on veut redonner à une ville pour attirer le tourisme ?

Nous sommes à la croisée des chemins, allons-nous faire de la cité des cinq clochers, une ville accueillante où il fait bon promener, découvrir les vitrines des magasins, admirer les beautés architecturales, les monuments et les parcs ou allons-nous, une fois encore, sacrifier notre environnement rénové pour satisfaire ceux et celles pour qui faire un seul mètre à pied est une action digne d'un autre âge, eux qui souhaiteraient déposer leurs enfants à la porte de la classe, entrer dans un restaurant, acheter leurs commissions, ou regarder les étalages sans pratiquement quitter leur voiture. 

Personnellement, j'ai trouvé une solution, je flâne à pied par rues et ruelles, c'est bon pour la santé, cela empêche mes jambes de s'atrophier, mon corps de s'empâter et me fait faire de sérieuses économies au moment le carburant est hors de prix.

(S.T. octobre 2012)