29/07/2015

Tournai : les chantiers, on n'est pas sorti de l'auberge.

Le calme avant la tempête !

Pour l'instant, en raison des congés, tout est calme au cœur de la ville de Tournai. Chaque année, durant la période comprise entre le 21 et le 31 juillet, la cité des cinq clochers semble entrer en léthargie, simplement arpentée par les touristes venus la découvrir. C'est également la période durant laquelle on trouve le plus facilement une possibilité de stationner au centre-ville.

Préparons-nous cependant !

Toutes bonnes choses ont une fin, bientôt, entre le 4 et le 10 août, les ouvriers vont (re)prendre possession de nos rues et, cette fois, cela risque d'être sérieux.

Il y a tout d'abord la reprise des chantiers abandonnés durant quatre semaines.

Le parvis du beffroi.

Où en est la pose des impétrants ? Qu'en est-il de la restauration (chemisage) du système d'égouttage ? Va-t-on encore fouler la cendrée durant plusieurs semaines ? Le revêtement de sol en dalles va-t-il bientôt être reposé ? Les terrasses des cafés et restaurants vont-elles refleurir avant la fin de l'hiver ? Voilà autant de questions que se posent les passants qui empruntent régulièrement la rue des Chapeliers ou le Vieux Marché aux Poteries. 

La rue du Marché au Jambon.

Voilà un des derniers maillons manquants du projet de rénovation du quartier cathédral (il y a longtemps qu'on a perdu l'habitude de dire de "revitalisation" lorsqu'on dénombre les vitrines vides). La pose du revêtement a débuté avant les congés, elle devrait se poursuivre durant le mois d'août.

La place Saint-Pierre.

Le pavage des rues du Chevet Saint-Pierre, Poissonnière et de la ruelle d'Ennetières est terminé. Les travaux concernent désormais la place Saint-Pierre. Actuellement, la rue de la Lanterne dans sa section comprise entre le quai du Marché au Poisson et la place Saint-Pierre est interdite à la circulation, la déviation s'effectue par la rue Poissonnière.

La rue du Général Piron.

Dans sa section comprise entre la chaussée de Willemeau et la rue des Sports, les travaux de rénovation de la voirie vont reprendre. Ceux-ci semblent bien avancés puisqu'il reste à déposer le revêtement définitif en asphalte.

Angle des rues des Sports, Allard l'Olivier et de la Citadelle.

Le chantier a débuté bien avant la période des congés. Il devrait reprendre au mois d'août. Dans la foulée, il restera à rénover la rue des Sports proprement dite, la rue de la Citadelle, dans sa section comprise entre la rue Allard l'Olivier et la rue de Barges et enfin d'entreprendre les travaux dans cette même rue de Barges. Pour rappel, ce vaste chantier d'infrastructure routière a été nécessité par l'ouverture, très probablement dans le courant de l'année 2016, du site "Union" du CHwapi, ceci, afin de sécuriser les différents accès à cet important complexe hospitalier.

Il y a des situations qui s'éternisent !

La place Verte.

La section comprise entre la rue de l'Epinette et la rue du Sondart reste fermée à la circulation et cela depuis plus de deux ans  déjà suite à des dégâts à la voirie (effondrements) provoqués durant l'hiver. Le chantier fait partie d'un vaste projet de rénovation qui semble prévu pour l'année 2016.

Il y a de nouveaux chantiers qui vont débuter !

Le quai des Vicinaux.

Dès le 4 août et jusqu'au 21, des travaux d'aménagement cyclables seront entrepris au quai des Vicinaux (un détour souvent emprunté par les automobilistes se rendant à Kain et voulant éviter le rond-point du Viaduc, principalement aux heures de pointe). Ce chantier nécessitera une interdiction de la circulation automobile entre la rue des Trois Coins et le quai Andréï Sakaharov (Pont des Trous). La circulation des cyclistes sera néanmoins maintenue.

La rampe du pont de Fer.

Les automobilistes venant de la rue du Château et du quai Sakharov qui souhaitent traverser l'Escaut en empruntant le Pont de Fer savent, depuis bien longtemps, combien la rampe de ce pont est en mauvais état. Il faut slalomer entre enfoncements de pavés, bosses et plaques d'égout surélevées pour éviter les nombreuses secousses néfastes à la suspension des véhicules et désagréables pour les occupants de ceux-ci. Pour les usagers des bus, la situation est pire encore, il vaut mieux s'accrocher au siège !

Entre le 10 et le 31 août, le revêtement va être refait, cela nécessitera l'interdiction de circulation sur cette rampe. L'administration communale conseille donc de rejoindre le Pont-à-Pont via les rues du Becquerelle, Royale et des Campeaux.

La fermeture du pont Notre-Dame.

Le pont levant sera fermé à la circulation à partir du 10 août en raison de travaux entrepris par la firme Ores à la rue Royale et au quai Saint-Brice. Ces travaux doivent normalement être terminés pour la rentrée des classes du début du mois de septembre.

Mais voilà le hic, deux des trois ponts situés dans le centre-ville qui permettent de traverser l'Escaut dans le sens rive droite vers la rive gauche seront fermés durant les trois dernières semaines du mois d'août. A lui seul, le Pont-à-Pont va devoir supporter toute la circulation automobile. Cela promet de fameuses files, aux heures de pointe, entre le rond-point de Saint-Brice et le carrefour du beffroi ! Le mot "coordination de chantier" semble avoir perdu son sens au sein des administrations.

La rue des Bastions.

Celle-ci sera fermée entre le 3 août et le 4 septembre dans le cadre du chantier de l'extension du centre commercial des Bastions.

La rue de la Lys.

Perpendiculaire à la rue des Bastions, la rue de la Lys connaîtra elle aussi un chantier de pose de câbles par la firme Ores entre le 10 août et le 15 septembre. La circulation sera maintenue mais se fera alternativement, réglée par des feux.

D'autres chantiers qui restent à réaliser.

La rue du Curé Notre-Dame.

Après la réfection de la rue du Marché au Jambon, la rue du Curé Notre-Dame, comprise entre la rue des Choraux et la place Paul Emile Janson, deviendra le chaînon manquant dans le cadre de la réfection du quartier cathédral. La date de démarrage du chantier n'est pas encore programmée.

L'avenue de Maire.

L'allée latérale donnant accès aux habitations dans sa section comprise entre la chaussée de Roubaix (appellation que les Tournaisiens retiennent mieux) et la rue de Lannoy a été totalement rénovée et est désormais également dévolue aux cyclistes. La section comprise entre  la rue de Lannoy et le rond-point de l'Europe est fortement dégradée. Comme cet endroit est régulièrement inondé lors de fortes pluies, on réalise actuellement, par caméra, un audit de l'égouttage sur l'entièreté de l'avenue. La rénovation du revêtement ne pourra être effectué que suite aux conclusions de cet état des lieux.

L'avenue des Peupliers.

Vu son très mauvais état dans le tronçon compris entre le Vieux Chemin de Willems et l'avenue Vert-Bois, le collège communal a prévu, en mai, un budget pour sa rénovation. Là non plus, on ne connaît pas la date de début des travaux.

Conclusions.

En terminant cette revue de chantiers qui empoisonnent le quotidien des Tournaisiens depuis bien longtemps, il ne reste plus qu'à souhaiter une bonne route aux automobilistes et à leur conseiller vivement d'emprunter les boulevards de ceinture s'ils ne font que traverser la ville. Il ne doivent pas hésiter, non plus, à utiliser le parking de délestage de la plaine des Manœuvres (Esplanade du Conseil de l'Europe) s'ils veulent se rendre dans l'hyper-centre (Grand-Place) situé à moins de cinq minutes à pied, c'est gratuit, illimité dans le temps et cela permet d'entretenir sa forme par un peu de marche à pied ! 

S.T. juillet 2015.

08:43 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, travaux, chantiers, rénovations, rues, circulation |

17/06/2015

Tournai : asphalte ou pavés ?

L'état des rues de la cité des cinq clochers.

Bien rares sont les rues de notre cité qui permettent de circuler avec le meilleur confort. Qu'elles soient asphaltées ou pavées, les emprunter fait souvent songer à des parcours sur de la tôle ondulée ! A ce sujet, la rue de la Citadelle, est probablement la meilleure approche pour ceux qui rêvent de disputer un jour un raid comme le Paris-Dakar ! 

Le plus ancien revêtement connu est le pavé, il est utilisé depuis l'époque romaine. Ces blocs cubiques en pierre, appelés grès dans nos régions, possèdent la particularité de laisser percoler les eaux de pluies tout en empêchant les véhicules de s'embourber. L'asphalte (pierrailles de calcaire enrobées de bitume) est surtout apparu après la guerre. Fraîchement posé, il transforme la voirie en un véritable billard mais son imperméabilité envoie les eaux dans les égouts avec risques d'inondations si ceux-ci sont sous-dimensionnés (ce fut le cas au quartier Saint-Jean durant des années) . 

Force est de constater, qu'à l'usage, pavés et asphalte vieillissent très mal. Il suffit de se promener en ville pour constater ce phénomène.

Petit historique.

Jusqu'à l'aube du second conflit mondial, la presque totalité des rues de Tournai était réalisée en grès. A partir des années cinquante, de nombreuses rues pavées ont disparu. L'exemple le plus marquant fut le remplacement des pavés de la Grand-Place, à l'aube des années soixante, par un asphaltage de l'entièreté de la surface du forum tournaisien.

Les défenseurs de ce nouveau revêtement mettaient en évidence ses qualités acoustiques et sa facilité d'entretien. Cédant à la vague de modernisme, l'édilité d'alors fit asphalter un très grand nombre de rues : de l'Athénée, Duquesnoy, Morel, de Monnel, Childéric, Saint-Brice, Galterie Saint-Jean, des Croisiers (entre autres dans le quartier Saint-Brice) Saint-Jacques et son prolongement la rue de la Madeleine, les rues Frinoise, Blandinoise, des Augustins, Piquet (entre autres dans le quartier Saint-Jacques), des Clairisses, Saint-Piat, Albert Asou, de la Justice et les ruelles du quartier Saint-Piat, As-Pois, Roquette et Roc Saint-Nicaise, Jean Noté, des Aveugles, de France, Saint-Georges (entre autres dans le quartier Sainte-Marguerite) etc...( la liste est beaucoup trop longue, fastidieuse à dresser et plus encore à lire). Pour peu, toutes les artères de la ville allaient bénéficier de ce nouveau traitement.Heureusement pour les amoureux de notre patrimoine, un décret est paru, il y a une trentaine d'années environ, stipulant qu'il fallait garder les pavés au centre des cités. Malheureusement pour les entreprises chargées de la rénovation des rues, les bons paveurs avaient, entretemps, disparu.

Il a fallu déchanter, le décret demandant de préserver le caractère ancestral de nos villes a été, bien vite, "détourné", "bafoué" par des architectes étrangers, peu au courant des us et coutumes et des lois de nos régions, imposant, lors des dernières rénovations, des dalles lisses comme on en trouve désormais du Nord au Sud de la France, un matériau d'une grande banalité mais avant tout économiquement intéressant.

Quelle(s) solution(s) retenir ?

Les opposants aux pavés vont nous dire que ce type de revêtement n'est plus adapté à la circulation du XXIe siècle et ils auront probablement raison. Les camions d'important tonnage qui traversent la ville de part en part pour livrer les commerces et les transports en commun dont la longueur des véhicules a été multipliée par deux, sont, en grande partie, responsables de cet état déplorable dans lequel se trouvent les rues Saint-Martin, Royale, des Jésuites, la placette aux Oignons... Il est curieux de constater qu'après avoir été à la base de ces dégradations certaines sociétés de transports refusent désormais d'emprunter ces rues.

Les opposants à l'asphalte rétorqueront que lors de chaque intervention pour des travaux concernant les impétrants (eau, gaz, électricité), les réparations sont exécutées si sommairement que l'endroit se transforme rapidement en un excroissance ou bien, tout simplement, s'affaisse. Pour s'en convaincre, il suffit d'entrer en ville par la rue de la Madeleine, on ne fait pas cinq mètres sans rencontrer un cassis !

De quoi demain sera-t-il fait ?   

Quel sera l'avenir du dallage actuel qui couvre tout le quartier cathédral ? Résistera-t-il au charroi quotidien ? Déjà des semi-remorques, trahis peut-être par leur système de navigation, se retrouvent sur la place Paul Emile Janson ou dans la rue de l'Hôpital Notre-Dame !

Le lobbying de l'asphaltage a encore de beaux jours devant lui. Il suffit de voir la rénovation du parvis de la gare, les pavés disjoints, effondrés, dangereux pour les usagers... ont été enlevés et remplacés par... une surface bitumée.

Bien sûr, comme lors de chaque critique, on nous promet que cela est une solution transitoire et que cela sera revu dans le cadre du projet de rénovation de ce quartier. On veut bien croire nos édiles mais on leur rappellera que lors de la levée de boucliers qui a concerné l'asphaltage de la rue Piquet, une rue typique, à deux pas de la Grand-Place, les responsables d'alors qui, comme tous les édiles ne font que passer à la gestion de la ville, avaient déclaré que cette situation était provisoire... On appelle cela du provisoirement définitif ou une excuse pour calmer les ardeurs des défenseurs du patrimoine de notre cité !

En conclusion, pavés, asphalte ou bien dalles, ce n'est pas le matériau qui fait la solidité de la voirie, c'est l'usage qu'on fait de celle-ci !

(S.T. juin 2015)

10:13 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, pavé, asphalte, rues |

04/03/2015

Tournai : les chantiers se multiplient à nouveau

Les chantiers en cours.

Faisons un rapide tour d'horizon des chantiers qui nous préoccupent depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.

La cathédrale Notre-Dame.

On a l'impression, depuis quelques jours, que les deux fusées ont décollé ? Le Tournaisien commençait à s'habituer à les voir prêtes à prendre leur envol vers les espaces intersidéraux mais le revêtement plastifié blanc épousant la forme de la tour de la Treille et de le tour Marie situées sur la partie Sud du prestigieux édifice a été retiré. Les échafaudages sont en cours de démontage et on commence à deviner le nouvel esthétisme de ces doigts pointés vers le ciel. La tour Brunin et la tour Saint-Jean situées à l'opposé des premières citées ainsi que la tour Lanterne (au centre) seront tout prochainement "emballées" et disparaîtront, à leur tour (!) à la vue des passants pour deux années environ.

On a débuté cette semaine, la rénovation de l'éclairage de la nef romane. A terme, les vieux luminaires seront remplacés par de nouveaux éléments qui mettront en valeur non seulement la nef mais aussi les déambulatoires de l'étage et l'escalier qui y mène.

La rue des Croisiers.

Est-ce la fin du cauchemar pour les habitants et surtout les commerçants de cette rue du quartier Saint-Jean ? Les travaux d'asphaltage ont débuté ce lundi. Dans quelques jours, ce sera la fin d'un chantier, débuté il y a plus d'un an.

La place Paul Emile Janson.

La pose des dalles est terminée et les ouvriers sont occupés à la pose de celles faisant jonction avec la rue du Curé Notre-Dame. Notons qu'à cet endroit, à l'espace "Pic-Puce", on a retiré la grande photo de Gérard Depardieu (taguée irrespectueusement par un de ces "malades de la bombe" qui circulent nuitamment dans la ville). Est-ce enfin le début des travaux d'installation du commerce de vin au nom de l'acteur dont on nous parle depuis 2013 ou tout simplement est-ce afin se donner une autre destination à cet espace commercial vide depuis trop longtemps ?

Terrasse de la Madeleine.

La presse locale a récemment attiré notre attention sur la tranchée ouverte depuis le mois d'octobre à la terrasse de la Madeleine, il s'agit d'un vieux réseau d'égouttage qui, usé par le temps, s'est subitement effondré. Pour les riverains, ce n'est pas tant un problème de circulation, (cette voirie est peu utilisée) qu'un problème d'hygiène publique. Sur plusieurs mètres, l'égout est à ciel ouvert distillant ses effluves peu ragoutantes ! L'actuelle édilité est en train de découvrir que les lacunes dans l'entretien imputables aux dirigeants antérieurs commencent à être à l'origine de nombreux problèmes dont ils se seraient bien passés. Ce problème concerne tout le quartier et devra être traité globalement tout comme pour le parvis du beffroi.

Place Verte.

La voirie menant de la rue de l'Epinette vers la rue du Sondart s'est effondrée à la fin de l'hiver 2013, depuis lors, elle est interdite à la circulation (excepté pour les riverains). Aucun date n'est, à ce jour, connue pour sa réfection. Dans le dédale de sens interdit de ce quartier, cette situation oblige les automobilistes à effectuer des détours importants.

Quartier du Vert-Bois et du Beau-Séjour.

Les trottoirs de l'avenue Beau-Séjour, Vert-Bois et des Peupliers ont été (bien) rénovés. On a profité pour limiter la vitesse à 30km/h en installant des plateaux à l'avenue Vert-Bois. On a également limité, comme on le fait en centre-ville, le stationnement, le réduisant à quelques places autorisées. Après une période de rodage, toujours nécessaire quand on bouleverse les habitudes des habitants, cela ne semble plus poser de gros problèmes. Hélas, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs et la voirie de l'avenue des Peupliers a profondément souffert du charroi incessant, pendant plus d'un an, des engins de chantier, d'importants nids de poules se sont formés et obligent ceux qui empruntent la rue à un slalom permanent. De plus, le rond-point situé à l'angle de la rue Saint-Eleuthère qui a servi d'aire de stockage du matériel a été défoncé, couvert de boue et tout est resté en l'état à la fin de chantier.

Place Crombez.

Des travaux de pose d'impétrants sont réalisés sur cette place mais ne gênent en rien la circulation puisqu'ils concernent les trottoirs qui ceinturent le square.

Autoroute Lille-Tournai.

Le chantier de rénovation en profondeur a débuté. Les habitués qui empruntent cette autoroute E42-E429 pour se rendre dans la cité des cinq clochers ou plus loin vers Bruxelles ou Liège devront s'armer de patience durant une bonne année et ronger leur frein (!). Chaque matin, le radio-guidage nous signale la formation de files débutant parfois à Templeuve sur l'autoroute A17 reliant Bruges àTournai. On parle d'une augmentation du temps de parcours entre la métropole du Nord et la cité de cinq clochers de 15 à 20 minutes. Cette voirie était à ce point dégradée qu'il était absolument nécessaire de la refaire totalement et ne plus se contenter de mettre des emplâtres sur des jambes de bois.  

  Les nouveaux chantiers.

Rue de l'Escalette.

Depuis ce lundi, on procède aux travaux préparatoires à l'asphaltage de la rue de l'Escalette. Les travaux de rabotage sont en cours. Il faut dire que le tronçon reliant la rue de Lannoy à la rue du Casino était truffé de nids de poules et même parfois de nids d'autruches !

Le plateau de la gare.

Interdit à la circulation automobile depuis quelques semaines, cet endroit attend avec impatience l'arrivée des engins de chantier. Cela devrait être le cas en avril. Le chantier sera-t-il terminé pour juin comme annoncé? On peut en douter quand on voit la lenteur à laquelle sont généralement effectués les chantiers dans notre pays.

La place Saint-Pierre et les rues avoisinantes.

Jusqu'à présent, il n'y avait que les pavés qui bougeaient au passage des véhicules sur cette place et dans la rue Poissonnière. Désormais, cela bouge aussi au niveau communal puisque des réunions sont organisées afin de communiquer le "timing" des travaux aux riverains. Ce chantier devrait être réalisé en quatre phases successives entre la fin mars et la fin novembre. Il concernera la réfection des joints des pavés dans la ruelle d'Ennetières et la rue du Chevet Saint-Pierre, la réparation de la rue Poissonnière, la création d'un plateau face à l'Hôtel Cathédrale et enfin le parking de la place Saint-Pierre.

Les alentours du CHwapi

Le chantier progresse, dans moins de trois ans, le nouvel hôpital sera totalement opérationnel. La revue "Tournai-Info" signale qu'à partir du 16 mars vont débuter les travaux d'amélioration des voiries qui avoisinent ce nouveau centre hospitalier. Ce sera tout d'abord la rue des Sports qui sera rénovée, une rue bien connue des supporters du défunt club de football de l'Union de Tournai, la durée du chantier est estimée à 115 jours ouvrables ce qui nous amènerait à la fin du mois de septembre, compte-tenu de la période de vacances estivales. Ce sera ensuite le tour de la rue de la Citadelle (175 jours ouvrables), de la rue de Barges (185 jours), ce qui nous paraît beaucoup par rapport à la rue de la Citadelle et enfin de la rue Général Piron (65 jours).

Le quartier cathédral.

La fin de cet important chantier se profile également à l'horizon. Il reste à rénover le Marché au Jambon, la rue du Curé Notre-Dame et la rue de l'Arbalète. Ces chantiers devraient débuter en mai et se terminaient en automne.

Il restera alors à résoudre le problème du "fil d'or" qui n'a pas répondu aux espérances de l'architecte qui a voulu l'intégrer à son projet, à placer le mobilier urbain et l'éclairage public pour la mise en valeur de ces réalisation.  

S.T. mars 2015   

04/09/2013

Tournai : quand sautent les bouchons !

Lundi 2 septembre 2013, avec la rentrée dans l'enseignement maternel et primaire, voici que se pose, à nouveau, le problème des inévitables bouchons aux heures de pointe. Comme les autres villes du Royaume, Tournai n'échappe pas à la règle.

Et ce n'est pourtant qu'une répétition générale car dans les prochains jours, on assistera également à la reprise dans l'enseignement secondaire général ou technique ou dans les hautes écoles. Combien seront-ils ceux qui vont louer un "kot" ou une chambre au sein de la cité des cinq clochers ? Parmi eux, une très large majorité de jeunes Français venant à Tournai le plus souvent en voiture, véhicule ventouse garé pendant une semaine, souvent au grand dam des employés de City-Parking chargés de relever les stationnements non réglementaires.

Comme nous avons tous, depuis longtemps, pris l'habitude de nous rendre sur notre lieu de travail ou conduire les enfants à l'école en voiture, ce sont des files impressionnantes qui se forment dès 7h15 sur les différents axes donnant accès au centre-ville (chaussées de Bruxelles, de Renaix, d'Audenarde, de Courtrai, de Lille, de Douai ou de Valenciennes) et, bien entendu, dans l'autre sens à partir de 15h30.

Ce n'est donc pas une sinécure d'entrer en ville en temps normal, ce l'est encore moins depuis que les rues sont en travaux et que les chantiers se multiplient. On plaint sérieusement le commissaire de police chargé de régler la circulation et de trouver des déviations, ses nuits doivent souvent être peuplées de cauchemars.

Commençons cependant par une excellent nouvelle qui va réjouir les usagers qui empruntent, chaque jour, la rue de la Madeleine : 

Le chantier de construction des quais d'embarquement pour les bus du T.E.C et de rénovation de voirie à l'avenue de Troyes sont terminés depuis le vendredi 29 août. Enfin peut-on s'exclamer ! Prévu pour une durée de trois à quatre mois et débuté le 8 octobre 2012, il a finalement pris fin après onze mois d'attente. Ce fut un véritable laboratoire qui démontra, s'il le fallait encore, le manque de coordination flagrant qui règne au niveau des divers intervenants et surtout le manque d'autorité de la part des maîtres d'ouvrage. Mis devant le fait accompli, les responsables ont sans cesse repoussé les délais d'exécution !

Désormais, avec le nouveau paysage urbain qu'on nous propose, circuler en ville sera plus difficile, surtout si les automobilistes font preuve d'égoïsme et ne respectent pas toujours les indications routières.

Prenons l'exemple de la rue de l'Hôpital Notre-Dame ouverte à la circulation, il y a quelques semaines, en sens unique. On voit, régulièrement, des véhicules emprunter le sens interdit pour se rendre dans un hôtel et d'autres stationner le long des façades. Ou bien le stationnement est possible sur ce tronçon et on se demande alors pourquoi le marquage au sol l'autorisant n'a pas été réalisé ou bien il est totalement interdit et alors, il faut, dès le début, faire la remarque à ceux et celles qui laissent leur véhicule à cet endroit durant de nombreuses heures. Selon les informations données par la "gazette de chantier" éditée par l'administration communale, cette rue, comme beaucoup d'autres, à l'avenir, dans le quartier cathédral, est un endroit "partagé" dans lequel l'automobiliste doit respecter les promeneurs et rouler à une vitesse maximum de 20 à l'heure, le panneau réglementaire pour ce genre de zone est placé en haut de la rue. Il faut voir certains conducteurs (et particulièrement les livreurs de colis express) descendre vers l'Escaut à une vitesse exagérée au risque de démolir leur suspension en arrivant au bout de la rue où la jonction avec les quais se fait par une bordure relativement élevée. Comme on le voit, il va falloir changer ses habitudes car ce n'est plus une rue de passage mais de promenade et il faudra absolument l'éviter si on est pressé !

La pose des dalles se poursuit à un bon rythme à la rue Dame Odile. Comme les travaux sont en cours à la rue des Chapeliers (fermée pour quelques mois à toute circulation), l'axe gare-beffroi se résume à deux itinéraires, par le quartier Saint-Brice, le plus direct ou par le quartier Saint-Jacques beaucoup plus long car il faut repasser par la rue Perdue et la Grand-Place. 

Dès la fin du mois de septembre, la pose d'impétrants va nécessiter la fermeture tout d'abord en journée et ensuite totale de la rue de l'Yser. Il n'y aura donc plus que trois solutions pour quitter le forum tournaisien : par le beffroi, la rue des Orfèvres ou l'étroit réduit des Dominicains. Aux heures de pointe, on pourrait assister à la traditionnelle histoire du serpent qui se mord la queue, l'importante fréquentation de l'école des Frères, transformant la rue des Choraux et celle du Four Chapitre, en deux lieux d'attente "squattés" par des parents soucieux de récupérer leurs enfants au plus proche de la sortie des classes.

Sur l'axe "Gare-Grand-Place" via Saint-Jacques, la circulation est rendue difficile, provisoirement, par la pose d'impétrants à la place du Becquerelle, le long du chantier Idéta. Il en est de même à la place Gabrielle Petit, à Saint-Jean, pour les mêmes raisons. La place Verte est toujours, en partie, interdite à la circulation, les dégâts provoqués lors des fortes gelées de hiver doivent encore faire l'objet de réparations (l'herbe pousse au pied des barrières interdisant l'accès à cette rue), tout comme en haut de la rue des Jésuites où ils seront réparés après la pose d'impétrants. Pour ces deux lieux, rien ne bouge.

Probablement pour des raisons d'économies, les marquages au sol n'ont pas été réalisés cette année et l'interdiction de doubler (ou obligation de se rabattre sur la bande de droite) est presque effacée sur la chaussée de Courtrai, juste avant d'aborder le carrefour situé près de la caserne des pompiers. Il n'est pas rare de voir des conducteurs foncer depuis le rond-point, sans se rabattre, au risque d'heurter un véhicule en attente de virer vers la rue de Lannoy. De même les plots enlevés pour l'arrivée du Tour de France, le 2 juillet 2012, n'ont toujours pas été remis et restent remplacés par des éléments en plastique régulièrement envolés par les chauffeurs distraits. S.P.W Routes quelle mauvaise image de marque tu donnes de toi aux contribuables qui t'abreuvent !

On pourrait encore parler d'un chantier qui, comme l'Arlésienne, est souvent évoqué mais jamais vu, celui de la réfection des trottoirs des avenues Beau-Séjour et Vert-Bois. De temps à autres, quelques ouvriers arrivent avec une camionnette, creusent un trou, l'entourent de protection et disparaissent comme ils sont venus. 

Terminons par un petit mot d'humour afin de conserver le moral :

les automobilistes qui empruntent la rue de la Madeleine, le quai Dumon ou la rue Saint-Martin, entre autres, ont compris depuis longtemps qu'il n'y avait pas que les tôles qui étaient ondulées et ceux qui n'ont pas eu les moyens financiers d'y participer un jour, ont une notion de ce qu'était le rallye Paris-Dakar. Doit-on redouter que ces "non-travaux" soient sponsorisés par... les fabricants d'amortisseurs ! 

 (S.T. septembre 2013)

17:47 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, travaux, chantier, rues |

17/06/2013

Tournai : les chantiers en cours !

Le Tournaisien s'est habitué à promener parmi les engins de chantier et à appréhender la poussière soulevée par le vent aux mois d'été ou la boue fréquente durant l'hiver. C'est heureux car les chantiers ne sont pas là d'être terminés. Il faudra encore faire preuve de patience et continuer à slalomer lors de la traversée de la ville. 

Commençons notre balade à la découverte des travaux par la place de Lille.

L'important chantier de transformation de l'église Sainte-Marguerite en une salle multi-fonctions au rez-de-chaussée et en appartements de standing dans les étages a débuté. Un mur d'enceinte a été abattu dans la rue As-Pois ce qui permet de constater que deux grandes ouvertures sont actuellement pratiquées dans les murs de la nef, là où se trouvaient les vitraux. Derrière l'édifice religieux, sur un terrain reliant la rue As-Pois à la place de Lille, le gros oeuvre d'un parking sur deux étages est terminé. Sur la place de Lille, un échafaudage masque la rénovation de l'ancien hôtel à l'enseigne des "Armes de Tournay". 

Par la rue Dorez, nous aboutissons à la rue Perdue.

No Télé nous a annoncé qu'un accord était, enfin, intervenu entre le futur gestionnaire du parking souterrain et l'Administration Communale en ce qui concerne les travaux d'aménagements du parking : éclairage, signalisation, sécurisation... On peut espérer que celui-ci, dont le gros oeuvre a été terminé en janvier, sera opérationnel pour le début de l'année 2014, car il commence à manquer de places de parking dans la cité des cinq clochers et nous verrons ce que cela engendre.

Notre promenade se poursuit par la rue des Maux. Au passage, nous constatons qu'on procède à la rénovation de la façade du porche de l'ancienne abbaye Saint-Médard (aussi appelée Saint-Mard) à la place Rogier de le Pasture. C'est le seul élément qui subsiste de cet important édifice religieux. 

Sur la Grand-Place, on a rénové les jets d'eau et on a placé de nouvelles vasques fleuries pour empêcher un parking sauvage de plus en plus envahissant qui donnait une impression de désordre sur le forum tournaisien. 

Les travaux de pose d'un nouveau revêtement en pierre du la rue des Orfèvres sont terminés. Depuis quelques jours, la rue est à nouveau accessible à la circulation, il s'agit d'un espace partagé, la vitesse y est donc limitée, une simple élévation d'un côté de la rue symbolise le trottoir. Plus bas dans la rue du Four Chapitre, les automobilistes ont déjà repris leurs (mauvaises) habitudes, notamment celle de stationner n'importe où, du moment qu'un peu de place se présente à eux. Le stationnement est délimité par un marquage au sol, uniquement, sur la partie droite de cette rue en sens unique. Régulièrement la partie de gauche est "squattée" par des conducteurs peu scrupuleux. Vendredi soir, il était à peine possible de passer entre les deux rangées de voitures. Les usagers doivent également être attentifs au fait que la jonction entre cette rue terminée et la rue du Curé Notre-Dame qui fera l'objet de travaux un peu plus tard est marquée par une bordure qu'il vaut mieux aborder à très faible allure. 

La rue Dame Odile avait été rénovée sur la moitié de sa longueur entre la rue de l'Arbalète et le quai Notre-Dame. On vient de débuter le chantier de rénovation de la partie située entre la rue de l'Arbalète et la rue du Curé Notre-Dame, située presqu'en face de la rue du Four Chapitre. 

Les travaux de rénovation de la rue de l'Hôpital-Notre-Dame, parallèle à la rue Dame Odile, sont en cours, après l'intervention des divers impétrants, on a commencé la pose des dalles. 

Un peu plus loin, à l'entrée du piétonnier de la Croix du Centre, des ouvriers ont marqué récemment, sur le sol, la "dépose-minute" pour les cars de touristes. Il reste à réaliser l'importante marquise qui sera ancrée dans le bâtiment que les Tournaisiens les plus âgés ont connu sous le nom de "Vierge Noire" ou de magasin "Unic".

Rénovée également, la rue des Puits l'Eau basse est ouverte, depuis quelques semaines, à la circulation dans le sens du quai du Marché aux Poissons vers le carrefour du Dôme. Elle débouche à angle droit, au bas de la rampe du Pont-à-Pont. Ce dernier vendredi, mauvaise surprise pour un automobiliste probablement distrait, qui avait garé son véhicule à la sortie de celle-ci, bloquant toute circulation et nécessitant la venue d'un service de police pour le faire évacuer. Le long de la rampe du quai, des automobilistes continuent à stationner au-delà des places marquées au sol et se retrouvent ainsi dans une voie de circulation obligeant les autres usagers à se déporter. Cela dure depuis des semaines et ne semble pas engendrer de réactions. Est-il normal de délimiter des parkings dans le but de régler la fluidité de la circulation si on ne fait pas respecter ce qui a été décidé ? N'est-ce point faire preuve d'un certain laxisme ! 

La fin de chantier à l'avenue de Troyes, important axe de pénétration en ville pour les usagers venant de Courtrai ou de Roubaix, n'est pas encore en vue même si les travaux progressent. De part et d'autre, on a réalisé des quais d'embarquement et de débarquement pour les autobus du TEC, entre ceux-ci la voirie sera refaite. On circule sur le moment sur le fond de route.

Lors de l'arrivée du Tour de France, le 2 juillet 2012, pour éviter des chutes, on avait enlevé une partie des éléments en béton, appelé populairement "chocotofs", autour du rond-point de l'Europe. La remise en ordre n'a jamais été effectuée et les éléments provisoires plastifiés sont toujours en place, parfois un peu bousculés par des conducteurs distraits.

Les trottoirs du boulevard Léopold ont été longtemps ouverts durant l'hiver. Au début de l'année ils ont été refaits, depuis une semaine, on y pratique à nouveau des tranchées pour la pose d'autres impétrants ou pour des raccordements. Comme on dit : "faire et défaire, c'est de l'ouvrage" et on sait que dans notre pays, une coordination de chantier sera toujours totalement impossible lorsqu'elles concernera des travaux touchant l'électricité, l'eau, le gaz ou le téléphone. Pourquoi n'a-t-on jamais songé à créer un centre de coordination pour régler ces problèmes qui empoisonnent la vie des riverains ?

Cette semaine, la circulation est perturbée au quai Dumon et dans la rue du Becquerelle, des travaux de pose d'impétrants y sont réalisés et nécessitent des déviations locales. De plus, on procède au démontage d'une des grues du chantier de l'immeuble en construction d'Ideta sur le site de l'ancien hôpital Saint-Georges.

Pas bien loin, une partie de la place Verte est toujours interdite à la circulation, les dégâts provoqués par le gel durant l'hiver demandent une rénovation de la voirie. Il en est de même à la rue des Jésuites mais comme la pose d'impétrants doit y être réalisée, il a été considéré comme  inutile de commencer à repaver le site effondré !

Des travaux de rénovation de trottoirs sont en cours à Warchin, à la résidence Paul Carette, et à l'avenue du Beau Séjour à Tournai. 

Cette semaine, on a présenté les projets de rénovation de la rive droite de l'Escaut, sont concernés, la place du Becquerelle et le quai Dumon. Ceux-ci devraient débuter en 2014. Nous aurons bientôt l'occasion de présenter l'avant-projet paru dans la presse locale.

Juste avant la période des congés de la construction, nous ferons le point sur l'état d'avancement des divers chantiers immobiliers et des travaux de rénovation de la cathédrale Notre-Dame.

A l'horizon 2015-2016, près d'un millier de nouveaux logements seront realisés à Tournai, une ville où il fait encore bon vivre !

(S.T. juin 2013)

11:03 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, chantiers, travaux, rénovation, rues |

22/05/2012

Tournai : origine du nom des rues des faubourgs

Après avoir parlé des rues de la ville, après avoir évoqué certains changements de noms intervenus suite à la fusion des communes, nous allons entamer une balade dans les rues des faubourgs de Tournai. 

Pour cette première visite nous débutons au Sud de la ville, principalement dans le faubourg Saint-Martin, derrière la plaine des Manoeuvres. Nous nous bornerons à évoquer les rues dont il n'a pas encore été fait mention au sein de ce blog.

La rue de la Culture a pris ce nom par décision du conseil communal de décembre 1907. Elle est formée de l'ancien sentier n°81 et d'une partie du sentier n°43, elle relie la chaussée de Douai à celle de Lille. Dans sa partie basse, jusqu'au rond'point érigé à l'intersection des rues Aimable Dutrieux et Barthélémy Frison, elle est constituée d'une longue rangée de maisons de même volume, à un seul étage, tandis que dans sa partie haute, on trouve quelques maisons de "type villa" et surtout les anciennes usines Philippart, une filature en activité de 1932 à 1979 dont les bâtiments ont été repris par l'institut Don Bosco. L'origine de son nom provient probablement des nombreux champs qu'on y trouvait à la fin du XIXe siècle

La rue de la Prévoyance est le nom donné à l'ancien sentier n°43 qui reliait la chaussée de Douai à celle de Lille, on l'appelait également "chemin ou carrière du moulin de Lille". Actuellement, elle relie la chaussée de Douai à la rue Charles Mauroy. Elle composée de deux rangées de maisons à un étage et de quelques petites villas. A l'angle qu'elle forme avec la rue Charles Mauroy, on trouve l'entrée arrière de l'Itma (l'Institut technique des Métiers de l'Alimentation). Nous n'avons pu déterminer l'origine du nom. 

Le sentier n° 116 ou sentier de la Plaine relie la rue de la Prévoyance à la plaine des Manoeuvres, lieu bucolique, il serpente entre des jardins avant de déboucher à proximité du terrain synthétique de hockey. Plusieurs personnes nous ont parlé de la présence, jusqu'il y a quelques années, de deux bornes en pierre, située au milieu d'un potager. La destination exacte de ces bornes n'a jamais pu être expliquée. 

Au bout de la rue Aimable Dutrieux, le chemin n°32 bis a pris le nom de ruelle Desprets. Ce sentier existait déjà sur des cartes du XVIIIe siècle. Il amène à la chaussée de Douai. Avant d'arriver a celle-ci, on peut découvrir les bâtiments de l'ancienne ferme du Canon, surnom de son propriétaire, François Duwelz-Fleury. Le nom de la ruelle provient très probablement d'un habitant de celle-ci. Il est à noter que dans la rue Aimable Dutrieux, en face du terrain des sports dit "terrain Philippart", bien connu des joueurs de football corporatif, le sentier n°32, parallèle à la ruelle Desprets, relie lui aussi la rue à la chaussée de Douai. 

Entre Ere et la rue Sainte-Eleuthère existe probablement un des plus long sentier de Tournai, le sentier n°13. Il portait jadis le nom de chemin Vert, puisqu'il était tracé entre champs, prairies et bosquets, et s'appelle désormais chaussée Romaine entre Ere et la chaussée de Lille pour prendre ensuite le nom de chemin (et ensuite) d'avenue des Peupliers

Pour être complet signalons l'existence entre la rue du Tir à la Cible et la limite des communes d'Esplechin et de Lamain du vieux chemin de Bouvines, commune du Nord de la France où se déroula la bataille de 1214 remportée par le roi de France, Philippe Auguste sur l'empereur germanique et ses alliés Jean sans Terre et le comte de Flandre. Dans sa section entre Orcq et le lieu dit "la Pannerie" à Froidmont, il prend d'ailleurs le nom de chemin de la Bataille de Bouvines. Changeant de nom par la suite, il se dirige vers la commune française de Camphin-en -Pévèle comme nous le fait remarquer une fidèle lectrice de ce blog. 

Au départ de la chaussée de Douai, le chemin n°77, connu jadis sous l'appellation de chemin du moulin Dorchy, en raison de la présence de ce moulin sur une butte, porte actuellement le nom de sentier du moulin Tillieu. Il aboutissait jadis à la chaussée de Willemeau. 

Sur la chaussée de Douai, dans le prolongement de la rue de la Culture, la rue Jean Cousin est l'appelation donnée par le conseil communal en février 1929, au sentier n°42 bis, connu alors sous le nom de carrière Casterman ou carrière Dubois, du nom des exploitants de la ferme qui s'y trouvait. Jean Cousin, né durant la seconde moitié du XVie siècle et décédé en 1636, était chanoine à la cathédrale. On lui doit une histoire de Tournai, publiée vers 1620. 

Parallèle à la rue Jean Cousin, la rue Crespel relie la chaussée de Douai à la chaussée de Willemeau. Son nom lui a été donné par décision du collège communal de mars 1897 pour commémorer la mémoire du colonel Louis Crespel, né à Tournai en 1838 et mort à Zanzibar en 1878, chef de la première expédition de l'Association Internationale Africaine fondée par le roi Léopold II. Ancienne portion du chemin n°12 qui portait le nom de chemin des Morts, une voirie empruntée au XIXe siècle pour se rendre au cimetière du Sud, elle longeait alors le domaine militaire.

La chaussée de Willemeau qui mène à ce village en passant par celui d'Ere porte ce nom depuis la décision du collège en octobre 1870. Jusqu'à ce changement de dénomination, il s'agissait d'un chemin bordé par quelques fermes et habitations modestes portant le nom de chemin d'Urmieau, nom du village de Willemeau à cette époque. Celui-ci devint alors une importante voie de liaison suite à l'implantation du cimetière du Sud, dit "Mulette" (1784) et la construction de l'église Notre-Dame Auxiliatrice (1890) qui furent à l'origine de la création du faubourg Saint-Martin.  

Reliant le bas de la chaussée de Willemeau au boulevard Lalaing, la rue Cottrel porte ce nom depuis la décision du collège d'octobre 1870. Elle fut tracée lors de la démolition des fortifications de la ville. Pierre Cottrel né en 1461 et décédé en 1545, chanoine de la cathédrale et vicaire général, fit partie des délégations tournaisiennes qui négocièrent les capitulations de la ville lors des sièges de 1513 et 1521. Il légua des bourses d'études en faveurs de jeunes Tournaisiens. Dans cette rue, jusque dans la seconde moitié du XXe siècle, se trouvait la clinique Cottrel dont les bâtiments ont abrité, par la suite, l'internat de l'Itma.  

(sources : étude de Ghislain Perron, membre de la société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai et de la royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien - "biographies tournaisiennes des XIXe et XXe siècle de Gaston Lefebvre) 



10:39 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, rues, jean cousin, cottel |

17/04/2012

Tournai : origine du nom des (nouvelles) rues (4)

Poursuivons la découverte de ces nouvelles voiries apparues le 1er janvier 2006 dans le but d'éviter la même appellation dans l'entité tournaisienne, source éventuelle de confusion pour la distribution du courrier. Cette fois, il n'y a pas de thèmes bien précis. 

Dans le village de Béclers, la rue de la Barre était auparavant scindée en quatre tronçons, si l'un de ceux-ci a conservé son nom d'origine, les trois autres ont été renommés en hameau de Békelet, ancien nom du village en 1107, en rue Grand'Mazures et en rue Haut Trieu, prolongements de voiries portant déjà ce nom.

A Ramegnies-Chin, la rue du Bas Chemin étant dans son prolongement a pris le nom de la rue Gilles de Chin, tandis qu'à Orcq, elle est devenue la rue Gaston Horlait du nom de ce patron de brasserie, président de nombreuses associations, mécène de l'Union Sportive Tournaisienne, donateur de deux maisons pour la création du musée de folklore de la ville. 

Le Tournaisis se caractérise par sa campagne faite de prairies, de champs, de bosquets et de bois. Pas moins de six villages formant l'entité nouvelle de Tournai possédaient leur rue du Bois, si le village de Barry a conservé la sienne par contre celle de Vezon a pris le nom de rue du Bois Notre-Dame sous lequel est il connu, celle d'Havinnes est devenue rue du Bois de l'Allemont, ce qui est aussi son nom complet, A Mourcourt, elle a été transformée en rue des Futaies, bois existant avant la construction de l'autoroute, au Mont Saint-Aubert, elle a été appelée, rue du Bois du Mont et à Vaulx, son nom peut sembler bien moins poétique, la rue du Noir sac tient son nom d'un estaminet très ancien datant de l'exploitation artisanale en ce lieu. 

Le chemin n°39 reliait la ville au village de Warchin. Sa partie tournaisienne a pris le nom d'avenue Hélène Dutrieu du nom de cette première aviatrice belge, née à Tournai en 1877 et décédée à Paris en 1961. L'Optimiste a publié sa biographie. Sur Warchin, on trouve désormais la place Jean Baptiste Glorieux du nom d'un aéronaute né en 1834, à l'origine de l'ascension du ballon de la kermesse sur la place Crombez, décédé en 1905 et la place René Desclée (1868-1953) du nom du photographe tournaisien qui utilisa notamment le cerf-volant pour effectuer des vues aériennes de la ville au début du XXe siècle. 

La ville de Tournai et les villages de Marquain et de Templeuve possédaient une rue de l'Epinette. Celle de Marquain a pris le nom de rue des Couvreurs, pour rappeler cette profession exercée jadis par de nombreux habitants du village et celle de Templeuve se nomme désormais, la rue du Géant Atlas, de son vrai nom Fernand Bachelard (1922-1976) qui est né dans ce village avant de parcourir l'Europe du haut de ces 2,32 mètres (voir aussi sa biographie sur le présent blog). 

La région est baignée par l'Escaut, il n'était donc pas étonnant de trouver un Chemin du Halage (cette action de tirer jadis les barges dépourvues de moteurs). A Allain, celui-ci a pris le nom de rue de la Barque, du nom d'un estaminet qui se trouvait à proximité, à Tournai, il a été scindé en Rivage du Bruille, partie marécageuse qui existait à cet endroit du quartier du Château au XVIIe siècle et en Rivage de Maire du nom d'une petite rivière qui se jette dans l'Escaut en aval de la cité. A hauteur du faubourg de Valenciennes, au pied de la clinique la Dorcas, il a été nommé Rivage du Pontonnier en souvenir du Pont Carton.

De la place du village de Froidmont jusqu'au hameau de Maraîche à Esplechin, on suivait, jadis, la rue Longue, interrompue durant quelques centaines de mètres par la rue Trenchon. Il existait également une rue Longue à Marquain. Si Esplechin a gardé sa rue, A Froidmont, la rue Longue a pris le nom de rue des Tanneurs en raison de la présence d'une ancienne tannerie à cet endroit. A Marquain, la voirie s'appelle désormais Quennelet, du nom du hameau auquel elle conduit. 

A Ere, on trouvait le chemin de Maire qui se transformait en rue de Maire dans la traversée du village, l'ensemble s'appelle désormais "chaussée romaine", pour rappeler une chaussée qui existait à cette époque reculée de l'Histoire et dont des traces ont probablement été retrouvées lors de fouilles sur la plaine des Manoeuvres en 2011. A noter que le Chemin Vert à Tournai qui les prolonge a également pris ce nom.

Penchons nous sur les rue de l'Yser, commémorant ce fleuve sur lequel se replièrent les troupes lors du premier conflit mondial. A Froidmont, son nom a été changé en Petit-Hollande, un lieu dit, à Kain, elle est devenue la rue Raoul Van Spitael (1914-1992), du nom du premier bourgmestre de la ville de Tournai après la fusion des communes qui fut également le dernier bourgmestre du village avant celle-ci. A Vezon, la rue de l'Yser a pris le nom d'impasse de la Muche qui était également un lieu-dit. 

La rue Verte Vallée à Gaurain s'appelle désormais la rue Jean Baptiste Wattiaux, du nom d'un ancien ouvrier carrier, un des fondateurs de la clinique Cottrel, aujourd'hui disparue. On a fusionné les rues Verte Vallée de Quartes et de Melles pour baptiser la nouvelle voirie en continu ainsi créée de rue des Collines, bien présentes dans le paysage du lieu.

Pour ne plus être en concurrence avec celle existant à Tournai, la rue des Saules à Vaulx a pris le nom de rue des Salinques, ce qui est tout simplement la traduction en patois du nom de cet arbre.

la rue d'Antoing à Vaulx est désormais appelée rue du Canon du nom d'un estaminet qui s'y trouve. 

A Kain, la rue du Vert Marais prêtait à confusion avec la résidence du Vert Marais, son nom est donc devenu, Val du Vert Marais.  

A Mourcourt, le chemin des Mottes s'appelle désormais le chemin des Montants du nom du moulin des Montants. 

A Tournai, le Vieux chemin de Mons a pris le nom de rue Jean-Baptiste Moens, le nom d'un commerçant, "inventeur" de la philatélie.

Autre appellation plus poétique, le Chemin de Taintignies à Froidmont est repris désormais sous le nom de chemin des Gringottes, un mot qui, en patois, signifie jonquilles.

La rue de Barges qui traversait les villages d'Ere et de Saint-Maur est devenue une voirie en continu appelée rue du Hameau de Barges

Voici les principales modifications intervenues dans les noms des voiries, beaucoup d'habitants de Tournai n'ont pas encore apprivoisé ces nouveaux noms et désignent encore ces rues de leur ancienne dénomination. Les personnes étrangères à la ville, en survolant cet article, y auront peut-être découvert un peu d'histoire, de folklore, de poésie.

(sources : site de l'Administration Communale de Tournai www.tournai.be, cet article a été réalisé grâce à la documentation reçue de Mme Nicole Demaret, conservatrice du Musée de Folklore de Tournai, membre du comité de réflexion sur les nouveaux noms de rues). 

11:28 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, rues, noms |

16/04/2012

Tournai : origine du nom des (nouvelles) rues (3)

Nous poursuivons la longue série des rues de nos villages dont la dénomination a été modifiée à partir du 1er janvier 2006 afin d'éviter deux adresses semblables dans la même entité. Les guerres ont amené leur lot de rues la rappelant : rue des Combattants, des Déportés, des Réfractaires ou encore de la Résistance. 

En ce qui concerne les rues dédiées au souvenir des Combattants, les responsables des choix ont sagement ajouté le nom du village et ainsi pour Barry, Froidmont, Froyennes, Havinnes, Kain, Ramegnies-Chin, Templeuve ou Vezon, les rues sont devenues rue des Combattants de Barry, rue des Combattants de Froidmont  etc...

La même solution a été adoptée pour les rues des Déportés qu'on trouvait à Barry, Blandain, Froidmont, Froyennes, Havinnes, Kain, Ramegnies-Chin et Vezon. Elles sont devenues : rue des Déportés de Barry, rue des Déportés de Froyennes etc...

Il n'y avait que deux rues de la Résistance de répertorié, celle de Blandain a pris le nom de rue Colette dont elle était située dans le prolongement et la rue de la Résistance à Tournai (faubourg de Morel) a pris le nom de rue Germaine Devalet, du nom d'une tournaisienne, née en 1868 et morte en 1945 dans un camp de concentration. 

La rue des Réfractaires était située à Froyennes. Au n°12 de celle-ci, des habitants, réfractaires, ont accueilli et caché dans leur propriété des membres de l'Armée Secrète durant la seconde guerre mondiale. Afin de perpétuer leur souvenir, elle est simplement devenue la rue des Réfractaires de Froyennes

Quatre villages de l'entité possédaient une rue faisant référence au troisième roi des Belges, une rue Albert 1er. A Froidmont, celle-ci a pris le nom de rue de la Source, il existait, en effet, une source sous la chapelle érigée dans cette rue. A Havinnes, on lui a attribué une autre appellation désignant ce roi qui défendit l'intégrité de la Belgique à la tête de ses troupes lors du premier conflit mondial. Elle a donc pris le nom de rue du Roi Chevalier. A Rumillies, on lui a donné le nom de rue Jean Baptiste Carnoy. Celui-ci, chanoine honoraire de la cathédrale de Tournai, fut à la base de la première chaire de biologie à l'université catholique de Louvain. Il a été inhumé dans le cimetière du village (voir à ce sujet la biographie qui lui est consacrée sur le présent blog). A Warchin, elle s'appelle désormais la rue Jean Winance, du nom de ce professeur de l'Académie des Beaux-Arts. 

Notons encore que la rue de la Liberté à Froyennes a pris le nom d'allée de la Liberté

Certaines voiries faisaient référence à des personnes ou à des lieux dits ainsi la rue du Curé au Mont Saint-Aubert a pris le nom de rue Géo Libbrecht (1891-1976), poète tournaisien qui fut à la base de la création du Jardin des Poètes. La rue Jeanne d'Arc à Kain est devenue la rue Edmond Defroyennes (1896-1977) surnommé le peintre des fleurs. La rue Morel à Froidmont a vu son appellation complété en rue Morel de Tangry. Edmond, Alphonse Morel de Tangry était né à Tournai en 1827, cet économiste fut bourgmestre et propriétaire du château de Froidmont, il publia des traités d'économie politique et est l'auteur de "Paix au monde", un ouvrage paru en 1878 aux éditions Didier et Cie de Paris. C'est le 29 juillet 1895, qu'il reçut le droit, par un jugement du Tribunal de première instance de Tournai, d'adjoindre à son patronyme, "de Tangry", le nom d'une ancienne maison noble de l'Artois dont il était issu. Il est mort en 1898. La rue du Crampon débute à Tournai mais section située sur le territoire de Kain la reliait à la rue Guillaume Charlier, cette dernière a pris le nom de rue des Thermes en souvenir des sources d'eaux thermales qui jaillissaient dans la propriété du Saulchoir (voir l'article que nous avons consacré à ce sujet). La rue du Grand Rejet à Havinnes s'appelle désormais rue Marie-Augustine Leclercq (1743-1844) habitante du village. Etre centenaire à cette époque était très rare ! Dans le quartier du 24 août à Tournai, les rues ont pris des noms rappelant la faune locale, il y a les rues des Hirondelles, des Colibris, des Alouettes, des Grillons. seule la rue des Mésanges a été modifiée en rue des Mazinques qui signifie tout simplement  "mésanges" en patois. (à suivre)

09:20 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, rues, noms |

12/04/2012

Tournai : origine du nom des (nouvelles) rues (2)

Après avoir résolu le problème posé par les nombreux noms de rues évoquant le cimetière, l'école, l'église, la gare ou les places, le groupe de Tournaisiens a porté son attention sur celles concernant les chapelles, les châteaux, les fontaines, les moulins, les près ou les champs.

Ainsi, il a fallu changer l'appellation de la rue de la Chapelle à Templeuve, on lui donna le nom de rue Justin Bruyenne, pour rappeler celui qui fut l'architecte de l'ancienne église et qui vécut de 1811 à 1896. Le chemin de la chapelle à Tournai est devenu le chemin Joseph Lacasse (1894-1975), le peintre tournaisien dont il a été fait référence dans ce blog. Plus surprenant est le nom qu'a pris la rue de la Chapelle à Vaulx, elle a été transformée en rue de l'Echo des Carrières, du nom du fanfare locale. 

On n'a pas modifié le nom de la rue du Château à Tournai, elle rappelle la présence de celui qui avait été érigé par Henri VIII durant l'occupation anglaise et dont il reste une tour comme vestige. La rue du Château à Maulde est devenue la rue des Carondelets qui était le nom des seigneurs du dit château. La rue du Château à Mourcourt a pris le nom de rue du Château de Baudignies, tandis que celle de Ramegnies-Chin est devenue la rue Norbert Bouzin (1792-1873), pomologue (arboriculteur spécialisé dans les fruits à pépins), créateur de six variétés de poires dont le "Gris" et la "Colmar de Chin", "Beurré" et "Doyenné" de Ramegnies. 

De nombreux villages du grand Tournai possèdent une fontaine, une source jaillissante à laquelle on donne parfois des vertus miraculeuses. La rue de la Fontaine à Maulde a été transformée en rue du Val de Maulde et à celle d'Orcq, on a jouté une précision en l'appelant rue de la Fontaine d'Arnouville, le nom de cette ancienne fontaine proviendrait de celui de Saint-Arnold. 

Tournai possède la rue des Moulins, elle la conserve mais elle avait aussi une rue du Moulin à Eau, fallait-il obligatoirement changer la dénomination de celle-ci, cela viendrait à faire croire que durant des décennies, il y a eu de nombreuses erreurs dans la distribution du courrier entre les habitants de ces deux rues de la ville. En tout cas, la rue du Moulin à Eau est devenue la rue Tour Canteraine en raison de la présence jadis d'une tour fortifiée et à la présence de nombreuses grenouilles Raine, un peu de poésie dans une adresse, voilà une excellente trouvaille. La rue du Moulin à Eau à Ramegnies-Chin est devenue la rue du Mouquet, mot qui désigne un épervier en patois local (ce mot est à rapprocher du français "émouchet", peu utilisé de nos jours, qui signifie "petit rapace.En ce qui concerne la rue du Moulin à Gaurain-Ramecroix, comme elle est située dans son prolongement on lui a donné, tout simplement, le nom de la rue de Landrecies et celle de Melles est devenue, autre nom poétique, la rue de la Fleur de Bouquette. Ce nom désigne une farine d'excellente qualité. 

Certains villages de l'entité possédaient  des rues des Près, des Prairies ou des Champs. A Froyennes, la rue des Près a été changée en rue de la Borgnette qui était déjà le nom de la voirie située en face de celle-ci, Tournai a conservé sa ruelle Desprets, mais il faut faire attention à l'orthographe et Lamain a conservé également sa rue des Près. La rue des Prairies à Vezon est devenue la rue du Rosoir, du nom du ruisseau qui y coule à proximité. La rue des Champs à Kain a pris pour nom rue Joseph Poutrain, écrivain, auteur d'une histoire de Tournai en 1674, né à Templeuve mais qui avait passé une partie de sa vie dans le village de Kain.

Notons enfin que le rue de la Bruyère à Tournai (à proximité de la prison) a été modifiée en Piésinte du Bomart (sentier du Bomart), nom d'un habitué du cachot en raison de son état d'ébriété permanent au XVIIIe siècle, nous avons consacré un article sous le titre "Quand on allait au Bomart" que je vous invite à découvrir. (à suivre)

(sources : Administration Communale de Tournai. www.tournai.be)

11/04/2012

Tournai : origine du nom des (nouvelles) rues.

Au 1er janvier 1977, la Ville de Tournai a englobé 30 villages pour devenir ce qu'on a appelé alors le Grand Tournai. 

L'Administration des Postes a constaté que, suite à ce regoupement, une appellation de rue pouvait se retrouver à différents endroits de la nouvelle entité et pouvait prêter à confusion. 

Ce n'est pourtant que le 1er janvier 2006 (!), soit vingt-neuf ans plus tard, que cette anomalie a été corrigée après la recherche de propositions par un groupe d'experts, une réunion publique organisée le 18 octobre 2005 et une séance du Conseil Communal, le 24 octobre, pour entériner les choix.

Nous allons constater que ce travail ne fut pas une mince affaire et qu'il demanda de l'imagination, des recherches historiques ou la connaissance des us.

Un peu partout, dans chaque village, on trouve une rue du cimetière, une rue de l'église, une rue de la gare, une place ou une rue des écoles. 

Ainsi à Blandain, la rue du Cimetière est devenue la rue de la Souvenance, celle de Marquain s'appelle désormais la rue des Pensées, quant à celle de Vaulx, on lui a donné le nom du lieu-dit  et est devenue la rue de la Trondeloire. Ce choix a été déterminé avec une certaine poésie !

Les rues de l'Eglise ont subi une très légère modification puisqu'on y a, le plus souvent, ajouté le nom du saint auquel elles sont dédicacées. On trouve donc à Barry, une rue de l'Eglise Saint-Albin, à Blandain une rue de l'Eglise Saint-Eleuthère, à Ere, rue de l'Eglise Saint-Amand, à Kain, rue de l'Eglise Notre-Dame de la Tombe, à Maulde, rue de l'Eglise Saint-Thomas, à Orcq, rue de l'Eglise Sainte-Agathe, à Quartes, rue de l'Eglise Saint-Etienne, à Templeuve, le Contour de l'Eglise est devenu la rue de l'Eglise Saint-Pierre. Deux villages n'ont pas été concerné par cet ajout : à Chercq, la rue de l'Eglise s'appelle désormais, rue Louis Chevalier, du nom du premier bourgmestre de ce village, élu au suffrage universel en 1921 tandis qu'à Warchin, elle a pris le nom de rue Docteur Emmanuel Lecocq, médecin actif pour la population lors de la seconde guerre mondiale (vous pouvez trouver sa biographie dans l'article consacré au village de Warchin sur ce blog en 2007). A Rumillies, la rue de la Place est devenue, rue Monseigneur Dechamps, archevêque de Belgique inhumé à dans le village avant la translation de son corps à Louvain. Sa tombe existe toujours dans le cimetière. A Willemeau, la rue de la Place s'appelle désormais rue de la Motte Baraffe du nom de la ferme qui y existait. 

Dans de nombreux villages, les gares ont été supprimées, il n'est donc pas étonnant que le remplacement ne fasse plus rappel à l'existence de celle-ci. A Blandain, la rue menant à la gare est devenue la rue Alexandre Joveneau, du nom de ce fabricant de chocolat, natif du village en 1811, à Chercq, on l'appelle désormais, rue Henry Lacoste du nom de cet architecte ayant notamment participé à la rénovation de son église. A Froyennes, où la gare se résume à deux quais empruntés journellement par les étudiants de Saint-Luc, la rue qui y mène a pris le nom de rue Paul Clerbaux du nom de cet architecte (né en 1879 et décédé en 1960) ayant dessiné les plans du pensionnat de Passy-Froyennes (devenu école Saint-Luc), à Hertain, elle est devenue la rue Monty, il s'agit du diminutif du nom du maréchal Montgomery rappelant que les troupes alliées y sont entrées sur notre territoire en septembre 1944, enfin à Vaulx, la rue Alexandre Dapsens commémore le nom de cet industriel qui y fut bourgmestre. Pour rappeler l'existence d'une station à Béclers, la voirie appelée jadis le chemin de Fer a vu son appellation transformée en chemin du Rail.

Pour les anciennes places, on a simplement ajouté le nom du village. C'est ainsi que les adresses sont devenues place de Béclers, place d'Esplechin, place de Thimougies, place de Froidmont, place de Willemeau, place de Mont Saint-Aubert... deux exceptions cependant : une fois encore le village de Chercq dont la place a pris le nom de Torieu, nom utilisé habituellement par les habitants pour la désigner et le Chemin de la Place de Maulde s'appelle désormais la rue des Couroubles (autre lieu-dit). Notons encore qu'à Esplechin, la rue de la Place a pris le nom de rue Curé Rosier, auteur d'une histoire de Tournai en 1612 et qu'à Hertain, le passage situé derrière l'église et qu'on désignait, familièrement, par la désignation "cul de sac derrière l'église", a pris le nom de rue du Chevet (partie postérieure externe du choeur de l'édifice religieux). 

Si au début du XXe siècle, presque chaque village avait son école maternelle ou primaire, ce n'est plus le cas partout à notre époque. A Béclers, la rue des Ecoles a pris le nom de rue de la Buissaie, endroit planté de buis, mot qui serait à l'origine du nom du village. A Lamain, on lui a donné le nom de rue de l'Abbé Masurelle, curé du village de 1938 à 1969, grand résistant, portant le titre de "Juste parmi les nations", enfin à Marquain, voici un nom très poétique, la rue de l'Alène d'Or, il s'agissait de l'enseigne d'un ancien savetier établi dans cette rue. (à suivre)

(sources : Administration Communale de Tournai, site www.tournai.be)


11:25 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, rues, places, noms de rues |