25/07/2016

Tournai : évolution de la ville lors des dernières décennies (3)

Les années septante.

Il y aurait beaucoup à dire à propos de cette décennie et il est donc nécessaire de faire un choix en vous renvoyant aux articles plus détaillés parus dans la série "l'année 1970... sous la loupe" et autres dates que vous pouvez consulter en allant dans la case "Rechercher". 

Les défis politiques.

Deux majorités vont gouverner la ville durant ces dix années, la première PSC-PRL issue des élections de 1970 et la seconde PS-PSC élaborée à la suite du scrutin de 1976. 

La première se penche enfin sur les grands dossiers qui empoisonnent la vie des Tournaisiens depuis la fin de la guerre : l'élargissement de l'Escaut afin de le porter à un gabarit permettant le passage de péniches de 1.350 tonnes, l'avenir de la salle des Concerts, de l'école Marvis et de l'église Sainte-Marguerite. L'ampleur des dégâts engendrés par le premier dossier le renverra à la majorité suivante, on hésite, en effet, entre contournement et élargissement en site propre avec des conséquences incommensurables pour les personnes expropriées et un coût allant de 1 à 3 milliards de francs de l'époque (soit 745.000 euros !). Pour les trois autres dossiers, on décide également de ne pas... décider. Après son élection, en 1976, Raoul Van Spitael n'optera pour aucune des deux solutions mais préconisera l'alternat pour le passage des péniches dans Tournai, une solution sage et économique (plusieurs milliards économisés) qui soulageait les Tournaisiens et surtout les commerçants dont on avait encore le souci à l'époque au moment de prendre d'aussi importantes décisions qui auraient concerné des centaines de personnes et autant d'immeubles pendant de très nombreux mois. 

1973 Avenue de Maire.JPG1973 Boulevard de Nerviens.JPG

 

Les années soixante ont vécu et le rêve d'un avenir sans un seul nuage s'évanouit rapidement . La guerre au Moyen-Orient de 1973 ramène les incertitudes et... les dimanches sans voiture en raison des difficultés d'approvisionnement en pétrole. Si l'arrondissement de Tournai compte encore 3.210 entreprises procurant 36.340 emplois, le chômage revient, peu à peu, occuper le paysage économique. 

Dans les hémicycles communaux on s'interroge à propos du projet du Ministre Michel qui souhaite fusionner les communes. Dans les villages, la colère gronde, les manifestations se multiplient. Un homme initialement fermement opposé au projet deviendra néanmoins le bourgmestre de Tournai et pour longtemps... il a pour nom Raoul Van Spitael, (ancien bourgmestre de Kain).

 

La Maison de la Culture.

 

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Une année à peine sépare ces deux documents photographiques (1970-1971).

Au début de la décennie, un chantier attire l'attention sur la plaine des Manœuvres, celui de la "Maison de la Culture" dont les spectacles ont lieu, jusqu'alors, en la Halle-aux-Draps. Trois hommes vont marquer la naissance de cet outil culturel indispensable pour la cité des cinq clochers : le bourgmestre Hachez, le professeur de l'Athénée Royal Jean Laitat et Norbert Gadenne qui en sera le Président. Deux salles de spectacles, deux halls pour expositions, un foyer pour artistes en résidence, une bibliothèque et les studios de No Télé vont meubler ce bâtiment que Tournai attendait depuis la disparition de son théâtre suite aux bombardements de 1940.

 

La Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien.

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De gauche à droite : (en haut) Max François - Louis Urbain - Marcel Roland - Lucien Jardez - Jean Leclercq - Anselme Dachy - André Dupriez  et Charles Ghio  (en bas) Edmond Roberte - Albert Coens et Ghislain Perron.

Une société philanthropique a le vent en poupe depuis trois décennies, la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien compte de plus en plus de membres-sympathisants qui se retrouvent pour les petits cabarets d'abord organisés au café Central et ensuite en la salle de l'étage de la Halle-aux-Draps ou pour la Fête de la Chanson Wallonne. Quant à "l'Orvue de l'Kermesse", elle est jouée de septembre à la Toussaint et vue par des milliers de spectateurs. Malgré les nombreuses prestations et les répétitions, les chansonniers trouvent quand même le temps de sacrifier aux traditions tournaisiennes tel le jeu de boule carréaulé, prétexte à un souper aux petits légumes de Kain arrosé de bonnes crasses pintes (comme on dit chez nous)

 

Un hiver glacial.

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L'hiver 79-80 restera dans toutes les mémoires. Il débuta le samedi 30 décembre par une chute brutale de la température et d'importantes chutes de neige avec formations de congères. Rapidement, l'Escaut sera envahi par les glaces en raison des températures nocturnes frôlant les -20°. Il faudra attendre la dernière semaine de janvier pour retrouver des conditions météorologiques plus en rapport avec la saison hivernale dans nos régions. Cette fois encore, on avait connu des dimanches sans voitures, à la place des véhicules automoteurs, on voyait circuler des traîneaux et des skieurs !. 

 

Des changements se dessinent !

Si on excepte la reconstruction de la ville qui a duré près de vingt ans, peu de projets d'avenir sont apparus durant les deux dernières décennies (cinquante et soixante). L'Administration communale se caractérise par une sorte d'immobilisme, d'attentisme, elle semble vivre sur ses acquis. L’asphaltage de la Grand-Place peut être considéré comme le point d'orgue des réalisations, c'est bien mais c'est peu. A la veille des années quatre-vingt, des projets sont dans les cartons : l'aménagement du rond-point de l'Europe et l'édification de la fontaine, la construction de la fontaine de la place Crombez, la nouvelle configuration de la rue Royale qui eut autant de partisans que de détracteurs, la création du piétonnier de la Croix du Centre et de sa fontaine au carrefour formé par le croisement des quatre rues qui le composent, la rénovation de la Salle des Concerts et le transfert du Conservatoire, l'apparition d'une Auberge de Jeunesse...

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Pour en terminer avec les années septante voici quelques coins de Tournai tels qu'ils apparaissaient à cette époque : le quai Notre-Dame, la rue Gallait, la rue de la Cordonnerie et la Porte Marvis.1978 Tournai Porte Marvis (2).jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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(sources : documents photographiques tirés de la presse locale "le Courrier de l'Escaut" et le "Nord-Eclair". Remerciement pour sa collaboration à Jean-Paul Foucart).

S.T. Juillet 2016

18/07/2016

Tournai : évolution de la ville lors des dernières décennies (2)

Les années soixante.

1960, quinze années nous séparent de la fin de la guerre et, si on excepte l'ancienne école située à la rue du Becquerelle dont le terrain vague va subsister jusqu'à la construction du commissariat de police en 2003, les années soixante vont voir rapidement disparaître les dernières ruines résultant des bombardements. 

Les Maisons Romanes.

Au n°10 et 12 de la rue Barre Saint-Brice, Tournai peut s'enorgueillir de posséder les plus importantes et les plus complètes maisons de l'époque romane encore visibles dans le Nord de l'Europe. Hélas, au début des années soixante, il ne subsiste qu'un squelette de ces immeubles, témoignage de la splendeur de la cité au XIIe siècle.

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Quelques années plus tard, elles seront restaurées. Elles abritent désormais le temple du culte protestant.

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2006 Tournai St Brice maisons romanes (2).JPG

Les grands chantiers.

Cette décennie voit de grands travaux réalisés en ville et notamment un premier élargissement de l'Escaut qui nécessite de remodeler le visage des quais. Les documents photographiques représentent le quai Vifquin en 1960 et le quai du Luchet d'Antoing en 1964.

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Ces photos préfigurent-elles ce que Tournai va, à nouveau, subir dans le cadre de l'élargissement de l'Escaut ?

Le développement du commerce local

Les premières grandes surfaces font leur apparition. Le magasin "Sarma", déjà établi à la rue Soil de Moriamé avant-guerre, n'est plus seul, il y a aussi "Unic" qui a intégré les anciens magasins "A la Vierge Noire", au carrefour du Dôme, et, dès 1962, dans la rue de la Tête d'Or, on voit s'élever le "Grand Bazar". C'était une époque où les grands magasins attiraient du monde en ville au bénéfice également du petit commerce local.

Un nouvel hôpital.

En 1968 débutent les travaux du nouvel Hôpital Civil au boulevard Lallaing. Ceux-ci nécessitent la destruction d'une partie des bâtiments existants et la disparition de l'imposant escalier emprunté par des générations de visiteurs.

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En 1966, on procède notamment aux réfections de la rue Blandinoise, de la chaussée de Renaix et à la création d'une nouvelle voirie, l'avenue Delmée qui desservira la toute nouvelle clinique Notre-Dame.


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Sur la Grand-Place, entre la droguerie "Au Gros Chien" et l'Hôtel de l'Europe, des panneaux publicitaires masquent le terrain vague du site des Douze Césars.

La salle des Concerts.

Hélas, un bâtiment semble oublié par tous, personne (et surtout pas l'autorité communale) ne se penche sur le sort de la salle des Concerts. A l'extrémité de la place Reine Astrid, celle-ci présente un tel état de délabrement qu'il fait même craindre sa démolition. Un promoteur voudrait même y ériger une tour pour bureaux et appartements. 

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1967-2006 Trente-sept années séparent ces deux photos ! En 2014, de nouveaux travaux de rénovation ont été entrepris et sont toujours en cours.

Le Tour de France.

Pour les sportifs et principalement les amateurs de cyclisme, l'année 1966 sera marquée par la première arrivée du Tour de France dans la cité des cinq clochers. Au terme de la 2ème étape dont le départ a été donné à Charleville, le coureur belge Guido Reybroeck remporte, sur le boulevard Bara, (juste en face de la maison que j'habitais à l'époque) un sprint royal devant Jan Janssen et Ward Sels.

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Le soir, sur la plaine des Manœuvres, des milliers de personnes se rassembleront, au pied du podium d'Europe1 pour assister aux prestations de l'orchestre les Haricots Rouges, de l'imitateur André Aubert et d'Annie Cordy.

 

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Une autre vedette de la radio ne passera pas inaperçu à cette occasion, le Tournaisien Luc Varenne est heureux de retrouver sa ville natale.

 

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Le lendemain, une première demi-étape disputée contre la montre par équipes verra les Hollandais de l'équipe Télévizier, de véritables spécialistes, l'emporter.

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A treize heures, les coureurs s'élanceront de la Grand-Place pour rejoindre Dunkerque ou un autre Hollandais, Gerben Karstens s'imposera. 

Quelques jours plus tard, la plaine des Manœuvres aura retrouvé sa quiétude et on pourra, à nouveau, voir le berger Antoine Clam promener son troupeau 

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Les années soixante étaient celles des espoirs les plus fous, c'était l'époque du plein emploi, du développement économique, de la musique yé-yé qu'on écoutait sur les premiers transistors. Elle était celle de "Salut les Copains" et de l'apparition des petits dancings familiaux comme "l'Abbaye" à la chaussée de Lille. Il y avait toujours la salle "Provence" et le "Roi des Radis" à Kain. Les jeunes n'avaient pas besoin d'être sous influence de produits illicites ou d'alcools forts pour apprécier les groupes comme "Rock Crosy", les "Polaris", les "Skeltons", "Gil Sey" ou autres. Les personnes âgées (re)découvraient les opérettes en la Halle-aux-Draps où elle applaudissaient Luis Mariano, Rudy Hirigoyen, Toni Poncet... Les tournées Karsenty amenaient de nombreuses pièces de boulevard fort prisées du public tournaisien, on ne vivait pas encore l'époque de l'actuel snobisme culturel prôné par certains pour qui le rire est trop populaire, voire vulgaire. Les cirques visitaient encore la plaine des Manœuvres que ce soit "Althoff", le "Grand Cirque de France", "Tony Boltini" ou "Bouglione". A Templeuve, au Circuit des Frontières, le public tournaisien se déplaçait en masse pour admirer un jeune coureur cycliste pétri de talent, il avait pour nom "Eddy Merckx". Accueillis dans un petit bureau annexe de la Halle-aux-Draps, encore indigne d'une cité qui voulait développer son tourisme, les premiers visiteurs étrangers arrivaient dans la cité des cinq clochers surtout lors des "Journées des Quatre Cortèges" organisées, en juin, par les Amis de Tournai ou pour la "Grande Procession historique" de septembre. En mai et en septembre, la kermesse se tenait dans ce magnifique écrin qu'est la Grand-Place et attirait, chaque jour, les amateurs de sensations fortes, de croustillons, de gaufres ou de loteries, quelques semaines durant lesquelles les cafetiers réalisaient les meilleur recettes. Le lundi de la kermesse de septembre, la foule répondait présente sur la place Crombez pour l'envol du ballon, tandis que, sur la place Verte, les luttes de balle-pelote étaient suivies par des centaines de fans de la petite balle blanche, les équipes venaient de Chapelle, Wangenies, Gilly et les héros avaient pour noms Casaert, Coart... Un nouveau sport avait vu le jour et ses adeptes se donnaient rendez-vous sur la place de Lille au "Bowling" tenu par Jacques Wuillot. Des plaisirs sains qui, hélas, aujourd'hui ne sont plus de mise. 

(Sources : documents photographiques extraits de la presse locale "Courrier de l'Escaut" et "Nord-Eclair" et collection personnelle de l'auteur. Je remercie Jean-Paul Foucart pour sa collaboration).

S.T. juillet 2016.  

22/01/2015

Tournai : le point sur les chantiers de janvier.

Après avoir longuement feuilleté les pages de l'Histoire de Tournai, il est temps de revenir à l'actualité et celle-ci est toujours marquée par les nombreux chantiers qui fleurissent aux quatre coins de la cité. Ils concernent non seulement les voiries mais aussi la construction de nouveaux immeubles.

LA VOIRIE.

La cathédrale Notre-Dame.

Le vent coquin de ce début d'année l'a en grande partie dévoilée. Les grandes toiles plastifiées, en partie détachées, qui cachaient, à la vue des passants, la rénovation des tours Marie et de la Treille, ont été retirées pour des raisons de sécurité. Il faudra attendre l'enlèvement des "capuches" qui recouvrent le sommet des deux clochers pour juger enfin de la nouvelle vision offerte aux visiteurs.

Le parvis du beffroi.

Il est toujours interdit à la circulation des véhicules, en raison de l'effondrement toujours possible d'un ancien réseau d'égouttage, des grands bacs de fleurs délimitent le périmètre dit de sécurité. Si les commerçant font grise mine car dans notre civilisation vouée à l'automobile plus personne ne parvient encore à faire un petit détour à pied pour les visiter, le (rare) promeneur à cette époque de l'année, lui, y trouve momentanément son compte.

La place Paul-Emile Janson.

On a (enfin) posé son revêtement de pierre sur la plus grande surface. Il reste à daller l'espace réservé aux piétons le long du centre de Tourisme et de la résidence Cathédrale, un immeuble toujours en grande partie inoccupé et dont certains appartements sont désormais à vendre ou à louer.

La rue de Courtrai.

Sa rénovation étant terminée, elle a été, à nouveau, ouverte à la circulation, le 17 décembre. Il y a cependant lieu de tenir compte d'une modification importante : la mise en sens unique du tronçon compris entre les rues du Four Chapitre et des Choraux (interdiction de circuler dans le sens rue du curé Notre-Dame vers les Quatre Coins Saint-Jacques, soit sur une bonne centaine de mètres). Depuis son ouverture, il y a un mois, certains automobilistes ignorent (ou, le plus souvent, feignent ignorer) cette modification ce qui gène les conducteurs qui circulent dans la rue du Four Chapitre et souhaitent virer à gauche. Notons aussi le côté fort abrupt de la bordure située à l'angle des Quatre Coins Saint-Jacques. Elle a probablement été conçue par un architecte adepte des véhicules "tout-terrain".

Le plateau de la gare.

Depuis la mi-janvier, un chantier a débuté face à la gare de Tournai. Dès maintenant, le "vire à gauche" situé sur le boulevard, face à la station a été supprimé et l'accès au plateau de la gare n'est autorisé que pour les bus, les taxis et les usagers du parking de la SNCB. Le chantier est prévu jusqu'en juin 2015.

L'avenue des Peupliers.

La rénovation du dernier tronçon des trottoirs compris entre l'avenue Vert Bois et la rue Saint-Eleuthère est en cours. Dans quelques semaines, non seulement l'ensemble des trottoirs des quartiers Beau-Séjour et Vert-Bois aura été rénové, mais trois plateaux ont été aussi créés afin de ralentir la circulation dans cet endroit résidentiel. Excepté sur l'axe extérieur (Beau-Séjour-Peupliers), la circulation est désormais limitée à 30, voire 20 Km/h sur l'ensemble du quartier. Hélas, ces travaux ont fortement dégradé la voirie, de nombreux et importants nids de poule ont été créés par la circulation des lourds engins de chantier.

Rue de l'Hôpital Notre-Dame.

Situé dans le prolongement de la rue Royale, cet axe de traversée de ville amène les visiteurs en provenance de la gare vers le centre-ville et le centre du Tourisme. Depuis quelques années, il est LE chancre tournaisien par excellence. Sur le terrain vague résultant de la démolition du restaurant italien et de l'ancien cinéma Palace, un projet de création d'un hôtel de 80 chambres avaient été imaginé. Comme ce genre de bâtiment, en centre-ville, ne peut se concevoir sans création de possibilités de stationnement suffisantes, l'idée de garer les véhicules, en sous-sol, sur deux ou trois niveaux était apparue judicieuse. Hélas, la structure du sol, déterminée par la proximité de l'Escaut, ne permet pas la construction de celui-ci sans avoir recours à des techniques spéciales onéreuses. Lors des fouilles réalisées à cet endroit, l'eau remontait régulièrement. Honnêtement, nous pensons que n'est pas demain la veille qu'un nouveau projet permettant de vitaliser cette artère verra enfin le jour, surtout qu'on évoque quotidiennement et avec insistance la crise financière qui réduit les moyens financiers de la commune !

Boulevard Lalaing.

Dans le sens porte Saint-Martin vers l'hôpital, la pose d'impétrants est en cours.

LES PROJETS IMMOBILIERS

Rue Jean Cousin.

La première phase de construction d'une résidence composée de deux immeubles est terminée. La seconde est en cours.

La Corne Saint-Martin.

Situé sur la plaine des Manœuvres, le long de la chaussée de Douai, ce vaste projet prévoit la construction de cinq immeubles autour d'un espace comprenant un étang. Les deux premiers immeubles sont terminés, l'un est déjà occupé. Il semble que le promoteur immobilier attende que le taux d'occupation du second soit suffisant pour lancer la troisième phase.

L'ilot Desclée.

Dans la rue Barthélémy Frison, la réhabilitation des anciens bâtiments de l'imprimerie Desclée en lofts et appartements de standing se poursuit, certaines ailes sont terminées et déjà proposées à la vente ou à la location.

L'église Sainte-Marguerite.

Le projet avance, la nouvelle toiture est posée. Il a été rapporté durant le mois de décembre que la Ville avait abandonné, par manque de moyens financiers, le projet de salle culturelle au rez-de-chaussée. A l'heure actuelle, on ne connaît pas la destination qui sera donnée à ce lieu par le promoteur.

Les anciennes usines Allard.

Il s'agit de bâtiments industriels situés entre le quai des Salines et la rue de l'Ecorcherie. La transformation en appartements se poursuit. Il y a quelques semaines, un incendie à l'origine suspecte a ravagé une aile du bâtiment heureusement non encore aménagée.

Le complexe Ideta.

Le vaste complexe comprenant le siège social de l'intercommunale, de nombreux appartements de haut standing et des crèches est désormais terminé. Crèches et bureaux sont occupés depuis déjà quelques temps. L'entièreté des appartements le sera prochainement. En attendant, l'hôtel de maître, l'ancien siège social situé à la rue Saint-Jacques qui appartenait jadis à la famille Desclée de Maredsous, est mis en vente.

La résidence du Jardin de la Reine.

Situé à l'avenue de Troyes, à l'emplacement de l'ancien Casino, cet immeuble construit pour accueillir une trentaine d'appartements de standing et des bureaux au rez-de-chaussée est pratiquement terminé, il sera occupé prochainement.

Rue Frinoise.

La construction d'appartements sociaux à l'emplacement de l'ancienne brasserie Carbonnelle par le Logis Tournaisien et celle, située juste en face, d'appartements dans un immeuble sans cachet spécifique (projet architectural passe-partout) sur le site de l'ancien cinéma Eden se poursuivent. Ces chantiers sont dans la phase des aménagements intérieurs.

Rue Saint-Eleuthère.

Un important projet immobilier est en cours de réalisation. A terme, il sera composé d'un vaste garde-meuble à l'arrière, d'appartements et de commerces. Le gros-œuvre est déjà bien avancé.

Rue Paul Pastur.

Un chantier de construction d'appartements avait été délaissé par un promoteur failli. Il vient de reprendre au mois de janvier.

Notons encore que sous la plume de Pierre Vanden Broecke, amoureux du patrimoine tournaisien, le bulletin de janvier de l'asbl Pasquier Grenier signale de très nombreuses rénovations entreprises par des particuliers, certaines d'entre elles sont de la meilleure veine en ce qui concerne le respect de l'architecture :

- une maison du premier tiers du XVIIIe siècle à la rue Cambron,

- une grande maison à double-corps du XIXe siècle au quai Vifquin,

- une maison composant un hôtel de maître du XVIIIe siècle à la rue Cherequefosse,

- un immeuble en briques et pierre des XVII - XVIIIe siècle à la rue Saint-Piat,

- une maison à la façade d'inspiration néo-classique à la rue des Carliers,

- la façade d'une maison de style Louis XIV à la rue de la Ture,

- la toiture d'une maison située à l'angle de la rue du Ballon et de France,

- les façades de style Louis XIV de trois maisons situées sur la place de Lille. 

Signalons enfin l'excellent rénovation de la façade de l'imposant immeuble situé à l'angle des rues des Jésuites et des Filles-Dieu

D'autres projets verront bientôt le jour.

(S.T. janvier 2015)

13:33 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, chantiers, rénovation, restauration, appartements |

28/12/2014

Tournai : et si un vent d'optimisme soufflait enfin ? (1)

Tournai, cette presque inconnue des médias.  

L'Optimiste apprécie sa ville. Il lit les commentaires que la presse lui consacre, il la parcourt presque tous les jours, il étudie son évolution, il écoute les réflexions de ses habitants, il aime surtout la faire découvrir à ses lecteurs proches ou lointains ou, à de rares occasions, à des groupes de visiteurs qui en font la demande. Depuis plus de sept ans, au travers de près de 1.600 articles, il plonge les habitués du blog dans l'actualité ou l'Histoire, leur présente les portraits de personnages bien de chez nous ou défend modestement son patois picard. Il est de ceux qui proclame : "une ville où il fait bon vivre !". Malgré la sinistrose qui semble parfois émaner de la population, il continue à le dire haut et fort !

Néanmoins, en cette fin d'année 2014, l'Optimiste doit bien avouer qu'il est déçu. Il est démoralisé de constater le manque de considération que de nombreux habitants de la cité des cinq clochers ont pour leur ville natale ou d'adoption. Si d'autres en Wallonie ou ailleurs se déclarent fiers de l'endroit où ils résident et en parlent avec emphase, à Tournai, la moindre occasion est prétexte à la critique, à la démolition avec ce malin plaisir que s'offre le râleur-né. Depuis toujours, on connait le titi Tournaisien frondeur mais, ces derniers temps, il s'agit de l'expression d'un ressentiment bien plus profond. Cela fait longtemps déjà que les médias nationaux que sont la RTBf et surtout RTL-TVI ont tendance à limiter la Wallonie à la région montoise, l'arrondissement de Tournai-Ath-Mouscron étant probablement vu par eux comme un lointain far-west et, seuls, les coups d'éclat d'un "Dodo-la-Saumure" parviennent à attirer leur attention, magnifique exemple de la recherche du sensationnel à tout prix !

Critiquer n'est pas nouveau, est-ce atavique ?  

Il y a cinquante ans déjà, on entendait cette affirmation lancée dans différents milieux tournaisiens : "Tournai ville d'Art, ville en retard". On critiquait alors, sans doute à juste titre, l'immobilisme de l'édilité. Si, dès 1946, la reconstruction de la ville fut un succès, à partir du milieu des années cinquante, il n'y eut plus de grands projets élaborés afin de doter ce lieu hautement touristique d'une mise en valeur nécessaire à le faire connaître. L'administration communale semblait dirigée par des "gérontologues" qui très régulièrement s'invectivaient entre droite et gauche mais été incapables de la moderniser, allant même jusqu'à oublier, parfois, de la gérer en "bon père de famille".  

Avant même la naissance de No Télé, la télévision locale et communautaire, un dialogue sans importance a été, un jour, amplifié par les antennes nationales de la RTB qui avaient trouvé là une rare occasion de parler (en mal) de la cité des cinq clochers. Cela se passait, à la fin des années soixante, dans un café de la rue de l'Yser, à l'enseigne du "Modern". Dans ce café se prélassaient ceux qui représentaient les prémisses de la jeunesse actuelle : quelques désœuvrés, affalés au comptoir, dans des volutes de cigarettes, dépeignant leur ville de façon extrêmement négative : "Il n'y a rien à Tournai, pour s'amuser on doit aller ailleurs, c'est une ville pour les vieux !". Eloi Baudimont de la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien avait réagi à ces allégations, tenues par quelques chevelus ou petites mijaurées, par une chanson aux affirmations bien trouvées. Avec le recul, on ne peut pas donner totalement tort à ces jeunes, Tournai, à l'époque, était une ville morte qui ronronnait sur des acquis hérités des décennies d'avant-guerre. Les seules réalisations visibles entre 1955 et 1970 furent, heureusement, l'érection de la Maison de la Culture, sur la plaine des Manœuvres (à partir de 1968), la restauration de l'église Saint-Quentin (terminée en 1969), la création du café-théâtre de la Mauvaise Herbe et... l'asphaltage de la Grand-Place ! 

L'ère du changement.

Il a fallu attendre la fusion des communes de 1977 et le mayorat de Raoul Van Spitael pour voir enfin se transformer le visage de la ville : la création de fontaines au rond-point de l'Europe et à la place Crombez permirent de rendre accueillantes les entrées de ville, la rénovation de la rue Royale qui fut déjà critiquée et la mise en place de l'alternat sur l'Escaut protégeant la ville d'un chantier titanesque pour son élargissement. La rénovation de l'ilot des Primetiers, la création d'une zone piétonne dénommée alors "la Croix du centre" suivirent... On transforma également le minuscule bureau de tourisme installé dans une petite salle de la Halle-aux-Draps en un accueillant centre situé au pied du beffroi, vitrine beaucoup plus heureuse pour vendre Tournai aux touristes...

Roger Delcroix qui lui succéda avait compris qu'il fallait mettre en évidence le riche patrimoine tournaisien, une ville qui peut s'enorgueillir de posséder deux monuments inscrits à l'Unesco (la cathédrale Notre-Dame et le beffroi). Il joua délibérément la carte du tourisme, il lança la rénovation du beffroi, la modernisation de l'axe reliant la place de Lille aux quais, il permit l'installation d'une auberge de jeunesse, il fit ériger un hôtel au sommet du Mont Saint-Aubert et surtout affirma la présence de Tournai dans les foires et expositions en Belgique et à l'étranger. C'est lui aussi qui eut, le premier, l'idée de créer la "Maison des Sports" sur la plaine des Manœuvres.

Vint alors Christian Massy qui tenta de poursuivre l'œuvre de son prédécesseur. On retiendra de lui le mot "fusion". Il fusionna les quatre hôpitaux tournaisiens en un seul, le Centre Hospitalier de Wallonie Picarde (Le CHwapi) afin de réaliser de nécessaires économies d'échelle, il regroupa les deux clubs de football de la cité des cinq clochers pour former le Football Club de Tournai et pour cela fit construire un stade communal aux embranchements des autoroutes à Kain, à quelques encablures de là où il habitait. Il sollicita, en 1999, l'aide de la Région Wallonne pour débuter la rénovation de la cathédrale Notre-Dame, un édifice religieux qui n'avait pas connu de travaux d'entretien durant le 20e siècle si on excepte ceux réalisés pour effacer les dégâts subis par les bombardements de 1940. On retiendra également la rénovation du Fort Rouge, la création du square Delannay et celle du parking souterrain de la rue Perdue proposant 116 places pour les visiteurs et des emplacements pour les riverains. Pour les jeunes, on vit la création du "Tournai Tempo Festival" sur l'esplanade de l'Europe (hélas disparu en raison de la faillite de son organisateur) et des "Fêtes du 21 juillet" sur la Grand-Place qui amenèrent de nombreuses vedettes à Tournai.

Désormais au niveau culturel, Tournai peut être fière de posséder le "Ramdam Festival", le festival du film qui dérange, le "Next Festival", la vitrine des créations théâtrales, chorégraphiques ou des performances, la "Piste aux Espoirs", le rendez-vous incontournable des amateurs des arts circassiens, "l'Envol des cités", le tremplin pour les jeunes chanteurs et groupes musicaux, "Les rencontres Inattendues", le rendez-vous annuel des philosophes, le "Kid's festival" pour un tout jeune public...

Les distractions familiales ne sont pas oubliées, citons : "La Nuit des Intrigues" et le "Carnaval de Tournai" du Laetare, "Tournai en fête et ses cortèges" du mois de juin, les kermesses aux attractions foraines de mai et de septembre, "Tournai la Plage" et ses animations, sans oublier "La grande Procession Historique", démarche plus spirituelle mais prisée par les amateurs d'art religieux ou encore l'annuel "Concert viennois" et les récents "Rêves d'Hiver" qui ont remplacé un marché de Noël un peu moribond par manque de participation des Tournaisiens...

Plus spécifiquement, les cycles de conférences : "Exploration du Monde", "Université du Temps Disponible", "Connaissance et Vie d'Aujourd'hui" ou les "Conférences-Santé" drainent un public avide de découvertes.

Les salons sont nombreux et se déroulent soit à Tournai-Expo : "Bâtirama", le salon de la construction et de l'aménagement immobilier, "Déco et Jardins", le salon des loisirs extérieurs, le "salon des Antiquaires" ou celui de la "Brocante et objets de collection", le "salon du Cheval, de l'Ane et du Poney", soit à la Halle-aux-Draps : "Tournai, la Page", le salon littéraire, "Tournai Toys" le salon du jouet et des collection de jouets ou encore la "Halle gourmande" le salon de la gastronomie. Les amateurs du genre auront même annuellement des salons de "l'érotisme", de "la voyance", de "la moto" ou bien encore du "mariage", tout un programme !

Nous verrons que malgré tout cela, le Tournaisien n'a pas beaucoup évolué par rapport aux propos un jour tenus par des jeunes en mal de distractions et nous en analyserons les raisons objectives et aussi... subjectives de ces critiques.

(à suivre)

S.T. décembre 2014.

 

10:20 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, festivals, conférences, distractions, rénovation |

22/05/2014

Tournai : le point sur les chantiers.

Il y a quelques semaines déjà que nous avons fait le point sur les différents chantiers qui parsèment la cité des cinq clochers. L'hiver particulièrement doux et les excellentes conditions atmosphériques qui prévalent depuis le début du printemps ont permis à ceux-ci de bien progresser. On verra qu'il y a cependant quelques ombres à ce tableau idyllique.

Les chantiers publics.

Quartier cathédral.

La phase des travaux de rénovation de la cathédrale Notre-Dame se poursuit, ce sont les cinq clochers qui sont actuellement concernés. Il n'est cependant pas possible à un promeneur de se rendre compte de l'état d'avancement du chantier car, emballées par un échafaudage sur lequel on a placé des bâches plastifiées, les deux tours, situées au sud, sont pudiquement cachées pour cet important lifting qui doit leur donner une nouvelle jeunesse.

Au pied du prestigieux édifice, la pose du revêtement de sol sur la place Paul Emile Janson est à l'arrêt depuis quelques semaines, conséquence de la rupture d'une canalisation d'eau qui a inondé les caves et quelque peu ébranlé les fondations de la résidence Cathédrale. On assiste à une bataille d'experts devant déterminer à qui incombe la responsabilité de cette catastrophe (responsable qui devra assumer les lourdes conséquences financières), un fait divers qui a obligé les habitants à quitter leur appartement et à se réfugier dans la famille, chez des amis ou même à l'hôtel ! Ce genre de situation dure souvent bien longtemps au grand dam des commerçants riverains qui voient leur chiffre d'affaire fortement affecté, la place n'étant actuellement accessible qu'aux piétons.

Un peu plus loin, la pose des dalles est en cours dans la rue de Courtrai entre la rue du Four Chapitre et celle des Choraux, sur une section d'une bonne centaine de mètres, une moitié de voirie a déjà été réalisée.

Rue Royale.

Depuis le début du mois d'avril, des ouvriers sont occupés à ouvrir de profondes tranchées sur les trottoirs de cet important axe afin de poser de nouvelles canalisations. Ces travaux réalisés en différentes phases vont durer jusqu'à la fin de l'année. La section entre la place Crombez et la rue Beyaert est terminée, celle entre la rue Beyaert et de Monnel est en cours. Afin d'assurer la sécurité des intervenants, la circulation est interdite en journée et une déviation est mise en place par la rue Childéric ou vers la place Verte.

Quartier Saint-Jean.

Voici un important chantier que redoutaient, à juste titre, les riverains de la place Gabrielle Petit, des rues Saint-Jean, des Croisiers et de la Galterie Saint-Jean. Ce quartier ayant connu une importante urbanisation lors des dernières décennies, l'égouttage ne permettait plus d'absorber la totalité des eaux de ruissellement principalement lors de fortes pluies. Ce chantier a déjà était la cause indirecte de deux inondations dans le quartier au début du mois de mai et c'est avec appréhension que les habitants guettent l'éventuel passage d'un orage.

Quartier Saint-Brice.

Des travaux de pose d'impétrants sont en cours à la rue de l'Athénée.

Quartier du Vert-Bocage.

La pose de canalisations se poursuit à la rue Bonnemaison tandis que la chantier vient de se terminer à l'avenue des Erables, les trottoirs ont été refaits et un nouveau revêtement a remplacé le béton d'origine fortement dégradé.

Quartier Beau-Séjour et Vert-Bois.

Le chantier de rénovation des trottoirs, commencé en septembre 2013, se poursuit, après la pose, durant l'hiver, d'une nouvelle canalisation de gaz et d'un câble téléphonique, le 22 mars dernier, des ouvriers ont entrepris de faire disparaître les trottoirs existants en dalles de ciment pour poser des pavés autobloquants et aussi créer des plateaux casse-vitesse alors qu'en quarante années d'existence de ce quartier aucun accident ou accrochage n'ont jamais été enregistrés. Comme nous l'a déclaré un de ses habitants : "A l'I.B.S.R et à la Région wallonne, on nous prend peut-être pour une tribu de sauvages". Avouons qu'il n'a pas tout à fait tort, cet argent aurait pu être mieux investi sur des lieux où les accidents sont fréquents et où des vies doivent être épargnées.

Les chantiers immobiliers.

Depuis quatre ou cinq ans, le secteur de la construction connait une période faste dans la cité de Clovis.

Chaussée de Douai.

Sur la plaine des Manœuvres, la construction de l'important complexe résidentiel, "la Corne Saint-Martin" se poursuit, la première phase est terminée, près de 70 % des appartements ont trouvé acquéreurs et certains logements sont déjà occupés. La seconde phase se termine, on réalise les aménagements intérieurs, les techniques spéciales et les finitions, suivant les renseignements fournis par le promoteur près d'un quart des appartements à basse consommation d'énergie ont déjà trouvé preneur. Le projet définitif comporte cinq bâtiments entourant un jardin et un plan d'eau.  

Rue Jean Cousin.

Cette petite rue tranquille relie la chaussée de Douai à celle de Willemeau, elle est située à moins d'un kilomètre des boulevards périphériques. Le chantier de la résidence se termine, 75 % des trente appartements actuellement disponibles sont déjà vendus.

Rue de la Citadelle.

La rénovation de l'ancien hôpital militaire se termine également. 2.600 m2 de bâtiments ont été dévolus au Centre Public d'Aide Sociale et à une garderie d'enfants, la crèche "les Chatons", le bâtiment principal, à front de rue, est occupé par des entreprises qui y ont établi leurs bureaux, quatre-vingt appartements de moyen standing ont été construits. Un privé va prochainement débuter la rénovation et l'aménagement de la chapelle située au centre de l'ancien domaine militaire en un logement privé.

Place de Lille.

Le chantier de transformation de l'église Sainte-Marguerite se poursuit. La dalle de sol et les structures portantes en béton ont été réalisées, les murs de brique montent lentement. A la fin des travaux (probablement lors du dernier trimestre de 2015), on trouvera une salle culturelle  d'environ 900m2 au rez-de-chaussée (le gros-œuvre est pratiquement terminé) et des appartements de très haut standing à l'étage. Le duplex situé au dernier étage offrant même une vue panoramique sur la ville aura une superficie de 450m2.

Avenue de Troyes.

Sur le site de l'ancien Casino (voir l'article que nous lui avons consacré), dans un écrin de verdure, le gros œuvre de la résidence actuellement en construction est achevé, les aménagements intérieurs ont débuté. A la fin du chantier (dans quelques mois), un rez-de-chaussée de 1.000 m2 sera dévolu au commercial et 30 appartements occuperont les étages.

Rue Saint-Eleuthère.

Depuis ce lundi 19 mai, les bâtiments et garages des Voyages Roland ont été livrés aux engins de démolition. Après l'évacuation prochaine des tas de gravats, le terrain permettra la construction d'un immeuble à appartements avec, là aussi, un rez-de-chaussée commercial.

Quai des Poissonsceaux.

A l'angle de la rue Madame, les bâtiments existants viennent d'être rasés. La démolition concerne également des immeubles vétustes imbriqués dans ce qu'on appelle à Tournai, l'ilot Cherquefosse. Ideta a décidé d'y installer une micro zone économique appelé projet "Technicité", comprenant des bâtiments relais, un espace "coworking", des plateaux de bureaux mais aussi 70 appartements sociaux et moyens, une maison médicale, des lieux de rencontre, des espaces de détente.

Rue Frinoise.

Dans le cadre de la rénovation du quartier de la Madeleine et de l'ancienne brasserie Saint-Yves, le Logis Tournaisien procède actuellement à la construction de 20 logements sociaux et de 17 parkings souterrains dans la rue Frinoise. Les fondations sont terminées, la structure portante est en cours de réalisation. Face à ce chantier important, un autre est en cours à l'emplacement de l'ancien cinéma Eden. Là aussi des appartements seront créés. On réalise actuelle la structure portante.

Avenue du Saule (quartier du Vert Bocage).

Parmi les cinq hectares de jardins et de vergers de l'école d'Horticulture (IPES), à l'avenue du Saule, le nouveau bâtiment destiné aux élèves du secondaire de l'Académie des Beaux-Arts se termine. Il devrait être opérationnel pour la rentrée de septembre. Parallélépipède surmonté d'un toit recouvert de zinc, cet immeuble sur trois étages offre 530 m2 de plateaux modulables en fonction des besoins. Il bénéficie d'une isolation performante grâce à sa structure portante en blocs de béton recouverte d'un bardage de lattes de bois. Ce transfert va permettre de désengorger les bâtiments séculaires de la rue de l'Hôpital Notre-Dame.

Place Reine Astrid.

Les travaux de rénovation du Conservatoire de Musique ont débuté en avril. La première phase concerne l'extérieur du bâtiment (façades, toiture, corniches) et fermeture par des baies vitrée du péristyle. Après les congés, les travaux vont alors concerner l'intérieur (rénovation du hall d'entrée, des classes, des bureaux, des ascenseurs)... Sans aléas, ce chantier devrait se terminer au moment de la rentrée 2015-2016.

Rue de Maire (Froyennes).

Depuis le 29 avril, les pelleteuses ont entrepris de démolir les bâtiments de la concession Renault Tournai. Pour le prochain salon de l'auto de janvier 2015, un bâtiment flambant neuf sur deux étages comprenant un showroom pour les véhicules neufs et un pour les véhicules d'occasion, un atelier de réparation et d'entretien, un atelier de peinture va être prochainement construit.

Rue de la Paix (Warchin).

On procède actuellement à la démolition des deux halls de l'entreprise Meura situés à l'arrière de la rue Paul Pastur.

Des projets en attente de permis d'urbanisme.

Quartier Saint-Pierre

On va procéder bientôt à la rénovation du revêtement de sol de la place Saint-Pierre et de la rue Poissonnière. Ces voiries ont été réalisées, il y a une quinzaine d'année au moyen de pavés sciés. Si ceux-ci représentent une excellente et économique solution pour le passage des piétons, de par leur manque de profondeur, ils ont tendance à se déchausser lors du passage répété de véhicules.

Un particulier a introduit une demande de permis de bâtir pour des immeubles situés sur le quai du Marché au Poisson, la rue de la Lanterne et du Pot d'Etain. La rénovation de ces bâtiments vétustes et abandonnés en appartements avec garages devrait revitaliser cet endroit transformé, de par les fermetures des commerces qui s'y trouvaient, en un unique lieu de cafés de nuit sujets aux fréquents débordements de quelques personnes enivrées. Surtout qu'un autre particulier a l'intention de transformer le bâtiment des anciens établissement Lanssens, à l'angle du même quai et de la rue Poissonnière en un rez-de-chaussée commercial et en appartements.

Des appartements devraient aussi voir le jour, dans les prochains mois, aux anciens établissements Delune, sur la place Reine Astrid. Un organisme bancaire devrait prochainement s'installer dans l'ancien showroom de ce garage à la rue Saint-Martin.

Le Logis Tournaisien souhaite trouver un partenariat avec le privé afin de reprendre le chantier abandonné en raison d'une faillite à la rue Paul Pastur, là aussi une trentaine d'appartements devraient être érigés.

On n'a par contre plus de nouvelles du projet de rénovation des anciens établissements Goossens à la rue Marvis et à l'avenue Bozière. Celui-ci est-il en sommeil ou abandonné par son promoteur ?

Si tous ces projets sont menés à bonne fin et viennent s'ajouter à ceux en cours, ce sont quelques centaines de logements nouveaux qui seront ainsi disponibles à Tournai dans les cinq prochaines années.

(S.T. mai 2014)

 

19:33 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : tournai, rénovation, construction, chantiers, travaux |

05/03/2014

Tournai : des chantiers évoluent, d'autres débutent !

Le visage d'une cité n'est jamais figé, il évolue avec le temps. De liftings en liftings, les chantiers, plus ou moins importants, perturbent les habitudes des habitants. Depuis le début du XXIe siècle, le Tournaisien est confronté avec des travaux qui bouleversent le paysage urbain. "Il faut souffrir pour être beau", une phrase maintes fois entendue mais qui ne fait jamais le bonheur des victimes ! 

Voici donc maintenant près de quatorze ans, que Tournai vit à l'heure de chantiers imposants !

A tout seigneur, tout honneur, commençons par évoquer un de ses phares qui l'a fait connaître dans le monde entier : la cathédrale Notre-Dame et ses cinq clochers. Le chantier, ayant débuté au tout début des années 2000, est entré, depuis le mois de septembre, dans une nouvelle phase, celle-ci est chronologiquement la troisième après la stabilisation de la tour Brunin et la rénovation de la nef romane. Cette fois, l'entreprise s'attaque à un plat de résistance, les cinq clochers. Des semaines ont été nécessaires pour les ceindre d'échafaudages montant jusqu'au sommet des croix les couronnant, pour confectionner un vaste plancher au-dessus de la tour lanterne qui servira de base pour les ouvriers qui travailleront à une altitude dépassant les quatre-vingts mètres, afin d'installer des voiles qui dissimuleront pudiquement au regard des passants la prochaine mise à nu de ses murs où les pierres les plus malades seront remplacées et l'ensemble rejointoyé. La vieille dame veut se faire belle pour ses admirateurs mais ne souhaite pas offrir aux passants la souffrance qui sera sienne durant cette délicate intervention chirurgicale. Dans trois ou quatre années, si la météo le permet, les clochers devraient réapparaître dans toute leur splendeur d'origine recouverts comme la nef de tables de plomb. Le joyau d'architecture romano-gothique rivalisera alors avec son voisin, le beffroi, son cadet de quelques années, restauré voici deux décennies.

Autour du prestigieux édifice, les travaux de rénovation du quartier cathédral se poursuivent. La pose des dalles dans la rue des Chapeliers est terminée, celle de la place Paul Emile Janson est en cours. La presse nous a annoncé que tout prochainement, le chantier allait se déplacer dans la rue de Courtrai. Dans un premier temps, c'est la partie comprise entre la rue du Four Chapitre et la rue des Choraux qui sera concernée, ensuite celle entre la rue des Choraux et les Quatre coins Saint-Jacques. Période délicate entre toutes car ce lieu est la véritable épine dorsale de la traversée de la ville d'Ouest en Est. L'adage "savoir souffrir pour être beau" ne sera probablement pas du goût des commerçants de cette rue qui risquent de voir, comme ce fut le cas ailleurs, diminuer leur chiffre d'affaires en raison de l'inaccessibilité pour les voitures. On sait combien l'automobile est devenue incontournable pour effectuer les commissions et combien la marche à pied est désormais honnie par nos contemporains.

Profitant du congé de carnaval (voilà une attitude extrêmement positive qui mérite d'être signalée), de nombreuses entreprises vont procéder cette semaine à l'ouverture de voiries pour la pose d'impétrants. C'est le cas à la rue de l'Athénée pour la traversée d'un câble électrique, c'est le cas également sur le quai Saint-Brice pour la pose d'un câble haute-tension.

D'importants travaux concernant la pose de nouvelles conduites d'eau par la SWDE et de câbles par Ores vont concerner la rue Royale dès la mi-mars. La première phase concernera la section comprise entre la place Crombez et la rue Beyaert, elle sera terminée pour le marché aux fleurs du Vendredi Saint. La seconde phase débutera après Pâques, elle concernera alors la section comprise entre la rue Beyaert et le pont Notre-Dame.

D'autres chantiers débutent, ils provoqueront plus d'embarras de circulation. Ainsi le renouvellement de l'égouttage sera réalisé dans le quartier Saint-Jean, entre la place Gabrielle Petit et la rue Galterie Saint-Jean. Ces travaux sont attendus par les riverains, victimes d'inondations à répétition lors d'averses importantes, ils dureront jusqu'au 14 juillet.

Des travaux d'égouttage sont également nécessaires au boulevard Lalaing face à l'Hôpital Civil. La circulation en provenance de la porte Saint-Martin sera basculée, pendant la durée du chantier, sur la voie opposée mise à double sens.

Des travaux de pose d'impétrants sont en cours dans la rue Bonne Maison et à la rue du Vert Bocage, il s'agit de la pose de câbles.

Les arbres bordant l'avenue des Peupliers ont été abattus par les services techniques de la Ville, ceci dans le cadre de la prochaine ouverture des trottoirs pour la pose d'impétrants. Les trottoirs de l'avenue Beau Séjour et ceux de l'avenue Vert-Bois vont être prochainement refaits par le remplacement des dalles par des pavés autobloquants.

L'avenue des Erables est toujours en chantier, on a fait sauter les dalles de béton qui dataient des années cinquante lors de la construction de ce nouveau quartier et qui étaient fissurées.

Un autre chantier important a débuté ce lundi 3 mars, il va durer deux ans. Les ouvriers ont placé le matériel qui servira à la restauration du conservatoire de Tournai, un bâtiment que les habitants de la ville nomment la "salle des Concerts" et les plus anciens, le "tambour à pattes". Une partie des emplacements de stationnement a été sacrifiée pour assurer la sécurité des passants.

Les travaux de la place de Willemeau sont toujours en cours. Un coup d'accélérateur devrait être donné dans les prochaines semaines !

L'impressionnant chantier de construction du complexe qui abritera bientôt le siège d'Ideta, des crèches et des appartements de standing sur la place du Becquerelle avance rapidement. En ce début du mois de mars, la grue et les échafaudages ont été démontés, le gros œuvre est pratiquement terminé, l'agencement intérieur a débuté.

Sur la place de Lille, le chantier de transformation de l'église Sainte-Marguerite en appartements de haut standing et une salle culturelle se poursuit. La dalle de béton coulée, on consolide les ouvertures faites dans les murs.

A l'avenue de Troyes, les travaux de gros œuvre se poursuivent pour la résidence à vocation commerciale au rez-de-chaussée et à appartements de standing à l'étage.

La rue Frinoise est momentanément mise en sens unique (on peut circuler dans le sens boulevard Léopold vers le Floc à Brebis) en raison de la construction de deux immeubles qui se font face à hauteur de l'ancien cinéma Eden.

Les travaux de pose d'impétrants se terminent dans la rue des Augustins, seule la partie comprise entre la rue Blandinoise et le boulevard Léopold est encore concerné par le chantier.

En ce qui concerne le parking souterrain de la rue Perdue, son ouverture pour Pâques semblait compromise, les travaux de finitions et de sécurisation se poursuivant, ce sont les différents accès au parking pour les piétons qui font l'objet de travaux cette semaine. L'inauguration aura néanmoins lieu le 25 mars et dès le lendemain le parking sera accessible !   

(S.T. mars 2014) 

13/11/2013

Tournai : chantiers et queues de chantiers.

Une situation démoralisante pour les Tournaisiens !

On appelle "queue de chantier" la touche finale qui n'est pas été réalisée, qui a été reportée à une date ultérieure ou qui a tout simplement été oubliée (à Tournai, on dirait "passée au bleu").

En faisant le point sur les chantiers actuels, nous allons également relever ceux qui semblent terminés mais dont des éléments sont restés en suspens.

Commençons par le rond-point de l'Europe, une partie des éléments en béton situés autour de la fontaine a été enlevée pour faciliter le passage des coureurs du Tour de France. Au lendemain de cet évènement, des éléments en plastic ont été déposés pour les remplacer provisoirement. Encore faudrait-il connaître le sens accordé au mot provisoirement par le SPw (routes), responsable de cette voirie, puisque l'arrivée du Tour de France dans le cité des cinq clochers date déjà du... 2 juillet 2012 et ceux-ci sont toujours en place, parfois heurtés ou malencontreusement déplacés par des automobilistes distraits.

La seconde queue de chantier est située à proximité, dans l'avenue de Troyes et représente un réel danger pour les piétons. Entre le jardin de la Reine et le bas du boulevard Léopold, il existait, avant les travaux de réfection de la voirie, un passage protégé qui a disparu suite au remplacement des pavés par du tarmac dans le cadre de l'aménagement des quais d'embarquement pour les bus du TEC. Constatons qu'à hauteur de cet ancien passage protégé, les bordures ont été abaissées pour faciliter le passage des personnes à mobilité réduite et que des dalles en relief ont été placées pour aider les personnes malvoyantes, les guidant ainsi vers un passage qui, en réalité, n'existe plus ! Plus interpellant encore, le marquage au sol vient d'être réalisé à cet endroit mais le passage n'a pas été (re)peint. Les ouvriers chargés de cette mission se contentant de repasser sur les lignes existantes largement effacées !

Surprise : quelques heures après la parution de cet article, des ouvriers débutaient le traçage du passage incriminé, une extraordinaire coïncidence !

Peut-on parler de queues de chantiers en ce qui concerne les rues rénovées, ouvertes à la circulation, parfois depuis de nombreux mois, dans le quartier cathédral ? Le mobilier urbain doit encore être placé, l'éclairage n'est pas refait, çà et là de nombreux blocs de béton bordent les rues pour empêcher le stationnement sur les trottoirs comme à la rue des Puits l'Eau ! Les rues de l'Hôpital Notre-Dame et, dans une moindre mesure, du Four Chapitre se terminent par une importante bordure que les automobilistes ont intérêt à aborder avec la prudence du sioux surtout si leur véhicule est assez bas ! Dans le carrefour formé par la place Paul Emile Janson et la rue de l'Hôpital Notre-Dame, un dénivelé oblige les conducteurs à slalomer pour emprunter la rue menant à l'Escaut, celui-ci vient néanmoins d'être adouci mais représente toujours un fameux dos d'âne!

Le problème qui a surgi dans la rue des Chapeliers a déjà été évoqué au sein du blog, les travaux qui progressaient à un bon rythme depuis l'été sont à l'arrêt depuis cinq ou six semaines dans l'attente d'une correction des plans demandée à l'auteur de projet par les autorités communales. Il s'agit d'une importante modification concernant la stabilité du chœur de la cathédrale Notre-Dame et l'évacuation des eaux en cas de fortes pluies. Espérons que ce bureau ne prenne pas son temps par une expression de frustration ou de vexation ! On sait que beaucoup d'architectes sont très susceptibles quant à la contestation de leurs idées souvent novatrices !

Un peu partout en ville, on procède au remplacement de canalisations de gaz, de conduites d'eau ou de câbles téléphoniques. C'est le cas dans le quartier Saint-Jean, au quai Dumon, sur les boulevards du Roi Albert et Lalaing, dans les quartiers Vert Bois et Beau Séjour... Depuis quelques jours, à certains endroits, les chantiers ne semblent plus progresser et les fortes pluies que nous connaissons n'arrangent pas la situation des riverains dont certains ont eu les caves inondées.

Une partie de la place Verte reste interdite à la circulation suite à des mouvements de terrain apparus à la fin de l'hiver 2012-2013, des barrières "Héras" interdisent l'accès. On ne peut pas dire, comme on le faisait, il y a une quarantaine d'années, "sous les pavés, la plage" mais on peut voir "entre les pavés, la verdure". Comme un projet de rénovation du lieu est prévu en 2015, il risque de ne pas avoir de réfection avant un an ou deux !

On a déjà évoqué un accord intervenu entre le Ville et la firme ayant réalisé le pavement de la place Saint-Pierre et de la rue Poissonnière afin de remédier au descellement de très nombreux pavés. Là aussi, il semble qu'il faille prendre son mal en patience et, si on est piéton éviter de se tordre les chevilles, si on est automobiliste accepter d'entendre les pneus jouer les castagnettes (je sais c'est une réflexion un peu "olé, olé").

Vous savez depuis bien longtemps que je suis "Optimiste" et je considère que la situation n'est pas grave et encore moins désespérée, il faut se dire que l'hiver arrive et que, bientôt, la neige recouvrira de son blanc manteau ces tristes constatations, cachant d'un voile pudique les queues de chantier jusqu'au retour de la belle saison et... des touristes ! 

(S.T. novembre 2013)

09:21 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tournai, travaux, chanteirs, rénovation, queues de chantier |

17/06/2013

Tournai : les chantiers en cours !

Le Tournaisien s'est habitué à promener parmi les engins de chantier et à appréhender la poussière soulevée par le vent aux mois d'été ou la boue fréquente durant l'hiver. C'est heureux car les chantiers ne sont pas là d'être terminés. Il faudra encore faire preuve de patience et continuer à slalomer lors de la traversée de la ville. 

Commençons notre balade à la découverte des travaux par la place de Lille.

L'important chantier de transformation de l'église Sainte-Marguerite en une salle multi-fonctions au rez-de-chaussée et en appartements de standing dans les étages a débuté. Un mur d'enceinte a été abattu dans la rue As-Pois ce qui permet de constater que deux grandes ouvertures sont actuellement pratiquées dans les murs de la nef, là où se trouvaient les vitraux. Derrière l'édifice religieux, sur un terrain reliant la rue As-Pois à la place de Lille, le gros oeuvre d'un parking sur deux étages est terminé. Sur la place de Lille, un échafaudage masque la rénovation de l'ancien hôtel à l'enseigne des "Armes de Tournay". 

Par la rue Dorez, nous aboutissons à la rue Perdue.

No Télé nous a annoncé qu'un accord était, enfin, intervenu entre le futur gestionnaire du parking souterrain et l'Administration Communale en ce qui concerne les travaux d'aménagements du parking : éclairage, signalisation, sécurisation... On peut espérer que celui-ci, dont le gros oeuvre a été terminé en janvier, sera opérationnel pour le début de l'année 2014, car il commence à manquer de places de parking dans la cité des cinq clochers et nous verrons ce que cela engendre.

Notre promenade se poursuit par la rue des Maux. Au passage, nous constatons qu'on procède à la rénovation de la façade du porche de l'ancienne abbaye Saint-Médard (aussi appelée Saint-Mard) à la place Rogier de le Pasture. C'est le seul élément qui subsiste de cet important édifice religieux. 

Sur la Grand-Place, on a rénové les jets d'eau et on a placé de nouvelles vasques fleuries pour empêcher un parking sauvage de plus en plus envahissant qui donnait une impression de désordre sur le forum tournaisien. 

Les travaux de pose d'un nouveau revêtement en pierre du la rue des Orfèvres sont terminés. Depuis quelques jours, la rue est à nouveau accessible à la circulation, il s'agit d'un espace partagé, la vitesse y est donc limitée, une simple élévation d'un côté de la rue symbolise le trottoir. Plus bas dans la rue du Four Chapitre, les automobilistes ont déjà repris leurs (mauvaises) habitudes, notamment celle de stationner n'importe où, du moment qu'un peu de place se présente à eux. Le stationnement est délimité par un marquage au sol, uniquement, sur la partie droite de cette rue en sens unique. Régulièrement la partie de gauche est "squattée" par des conducteurs peu scrupuleux. Vendredi soir, il était à peine possible de passer entre les deux rangées de voitures. Les usagers doivent également être attentifs au fait que la jonction entre cette rue terminée et la rue du Curé Notre-Dame qui fera l'objet de travaux un peu plus tard est marquée par une bordure qu'il vaut mieux aborder à très faible allure. 

La rue Dame Odile avait été rénovée sur la moitié de sa longueur entre la rue de l'Arbalète et le quai Notre-Dame. On vient de débuter le chantier de rénovation de la partie située entre la rue de l'Arbalète et la rue du Curé Notre-Dame, située presqu'en face de la rue du Four Chapitre. 

Les travaux de rénovation de la rue de l'Hôpital-Notre-Dame, parallèle à la rue Dame Odile, sont en cours, après l'intervention des divers impétrants, on a commencé la pose des dalles. 

Un peu plus loin, à l'entrée du piétonnier de la Croix du Centre, des ouvriers ont marqué récemment, sur le sol, la "dépose-minute" pour les cars de touristes. Il reste à réaliser l'importante marquise qui sera ancrée dans le bâtiment que les Tournaisiens les plus âgés ont connu sous le nom de "Vierge Noire" ou de magasin "Unic".

Rénovée également, la rue des Puits l'Eau basse est ouverte, depuis quelques semaines, à la circulation dans le sens du quai du Marché aux Poissons vers le carrefour du Dôme. Elle débouche à angle droit, au bas de la rampe du Pont-à-Pont. Ce dernier vendredi, mauvaise surprise pour un automobiliste probablement distrait, qui avait garé son véhicule à la sortie de celle-ci, bloquant toute circulation et nécessitant la venue d'un service de police pour le faire évacuer. Le long de la rampe du quai, des automobilistes continuent à stationner au-delà des places marquées au sol et se retrouvent ainsi dans une voie de circulation obligeant les autres usagers à se déporter. Cela dure depuis des semaines et ne semble pas engendrer de réactions. Est-il normal de délimiter des parkings dans le but de régler la fluidité de la circulation si on ne fait pas respecter ce qui a été décidé ? N'est-ce point faire preuve d'un certain laxisme ! 

La fin de chantier à l'avenue de Troyes, important axe de pénétration en ville pour les usagers venant de Courtrai ou de Roubaix, n'est pas encore en vue même si les travaux progressent. De part et d'autre, on a réalisé des quais d'embarquement et de débarquement pour les autobus du TEC, entre ceux-ci la voirie sera refaite. On circule sur le moment sur le fond de route.

Lors de l'arrivée du Tour de France, le 2 juillet 2012, pour éviter des chutes, on avait enlevé une partie des éléments en béton, appelé populairement "chocotofs", autour du rond-point de l'Europe. La remise en ordre n'a jamais été effectuée et les éléments provisoires plastifiés sont toujours en place, parfois un peu bousculés par des conducteurs distraits.

Les trottoirs du boulevard Léopold ont été longtemps ouverts durant l'hiver. Au début de l'année ils ont été refaits, depuis une semaine, on y pratique à nouveau des tranchées pour la pose d'autres impétrants ou pour des raccordements. Comme on dit : "faire et défaire, c'est de l'ouvrage" et on sait que dans notre pays, une coordination de chantier sera toujours totalement impossible lorsqu'elles concernera des travaux touchant l'électricité, l'eau, le gaz ou le téléphone. Pourquoi n'a-t-on jamais songé à créer un centre de coordination pour régler ces problèmes qui empoisonnent la vie des riverains ?

Cette semaine, la circulation est perturbée au quai Dumon et dans la rue du Becquerelle, des travaux de pose d'impétrants y sont réalisés et nécessitent des déviations locales. De plus, on procède au démontage d'une des grues du chantier de l'immeuble en construction d'Ideta sur le site de l'ancien hôpital Saint-Georges.

Pas bien loin, une partie de la place Verte est toujours interdite à la circulation, les dégâts provoqués par le gel durant l'hiver demandent une rénovation de la voirie. Il en est de même à la rue des Jésuites mais comme la pose d'impétrants doit y être réalisée, il a été considéré comme  inutile de commencer à repaver le site effondré !

Des travaux de rénovation de trottoirs sont en cours à Warchin, à la résidence Paul Carette, et à l'avenue du Beau Séjour à Tournai. 

Cette semaine, on a présenté les projets de rénovation de la rive droite de l'Escaut, sont concernés, la place du Becquerelle et le quai Dumon. Ceux-ci devraient débuter en 2014. Nous aurons bientôt l'occasion de présenter l'avant-projet paru dans la presse locale.

Juste avant la période des congés de la construction, nous ferons le point sur l'état d'avancement des divers chantiers immobiliers et des travaux de rénovation de la cathédrale Notre-Dame.

A l'horizon 2015-2016, près d'un millier de nouveaux logements seront realisés à Tournai, une ville où il fait encore bon vivre !

(S.T. juin 2013)

11:03 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, chantiers, travaux, rénovation, rues |

06/05/2013

Tournai : entre tranchées et rues barrées.

Traverser la ville devient aussi compliqué que d'y trouver une place pour stationner, on rencontre, en effet, des chantiers un peu partout dans l'intra-muros. 

La place de Lille.

L'ancien hôtel "Aux Armes de Tournai" disparaît derrière une échafaudage et des toiles plastifiées, ironie, une découpe a été effectuée dans le bas de celles-ci pour que les automobilistes puissent toujours avoir accès à l'horodateur ! A terme, on trouvera trois appartements et deux commerces. 

A l'arrière de l'église Sainte-Marguerite, la construction d'un complexe de garages sur deux étages se poursuit, ce chantier rejoint la rue As-Pois.

Les travaux de réhabilitation de l'église Sainte-Marguerite vont bientôt débuter, probablement après les congés de la construction. Celle-ci est entourée d'un panel de spécialistes composé des responsables tournaisiens de l'Urbanisme, de ceux des Monuments et des Sites, de la Région Wallonne et du Patrimoine. Dans le projet, on ne modifiera pas le porche, ni le clocher, parties classées de l'ancien édifice religieux, mais on rénovera totalement la nef et le choeur, en conservant les volumes, afin de réaliser des lieux de vie dont un important duplex de 600m2 avec vue imprenable sur la cité des cinq clochers. Le rez-de-chaussée devrait accueillir une salle culturelle modulable en fonction des évènements qui y seront présentés.

La rue Perdue.

le parking souterrain sur deux niveaux attend toujours son aménagement !

Le quartier cathédral.

Après le rue des Choraux et la rue du Four Chapitre, les travaux concernent actuellement la rue des Orfèvres où la pose des dalles de revêtement a débuté. Cette rue est totalement interdite à la circulation.

Des tranchées ont été creusées dans la rue du Curé Notre-Dame pour la pose d'impétrants, on ne peut actuellement stationner dans la section comprise entre la rue du Four Chapitre et la place Paul Emile Janson.

La rénovation de la rue de l'Hôpital Notre-Dame a débuté, la voirie est éventrée, on procède à la pose des collecteurs d'égouts, cette rue située sur l'axe important de la traversée Nord-Sud de ville restera fermée à la circulation durant quatre à cinq mois encore.  

L'Office du Tourisme a quitté les bâtiments qu'il occupait au pied du beffroi pour rejoindre, en ce mois d'avril, l'immeuble situé au n°1 de la place Paul Emile Janson, on vient de terminer la rénovation de l'ancien "Grand Hôtel de la Cathédrale" (voir article que nous lui avons consacré), que certains, peu au courant de l'histoire locale ou ayant peut-être des intérêts dans l'organisme financier, s'évertuent à désigner par le nom d'immeuble Dexia, le dernier occupant des lieux ayant succédé au siège de la Banque de Paris et des Pays-Bas (quand on sait ce que nous a coûté le sauvetage de cette banque, on ferait bien de ne pas remémorer constamment de mauvais souvenirs au travers de cette appellation) !

Un vaste hall baigné de lumière apportée par une immense verrière, un miroir géant dans lequel se reflètent les cinq clochers, une présentation de produits tournaisiens sont les premiers éléments visibles dès l'entrée. Un auditorium de 84 places invite le public à remonter 2000 ans d'histoire de la cité scaldéenne par la projection du film "Le Couloir du Temps" ou à assister à celle intitulée "de la pierre au ciel". Les caves voûtées du XIIe siècle permettront l'organisation d'expositions temporaires. A l'étage, les services de l'Eurométropole et ceux des musées tournaisiens ont pris place. 

Quelques détails à régler ne permettent pas encore la réouverture à la circulation de la rue des Puits l'Eau, bien qu'un marquage au sol soit désormais réalisé dès la descente du Pont-à-Pont, certains automobilistes continuent à parquer leur véhicule sur ce qui est devenu une bande de circulation. Les (mauvaises) habitudes ont souvent la dent dure. 

On a évoqué, durant le mois de mars, la prochaine restauration de la place Saint-Pierre et de la rue Poissonnière dont les pavés sciés placés il y a quelques années n'ont pas résisté à la circulation des voitures et camions et font entendre le son mélodieux d'un concert de castagnettes lors du passage d'un véhicule, de plus, ils représentent un danger pour les piétons (principalement les personens âgées) qui risquent de s'y tordre les pieds. On a plus de nouvelles de ce chantier programmé

La cathédrale Notre-Dame. 

L'échafaudage devant ceinturer les cinq clochers est en cours de réalisation. Autre élément visible du début de ce chantier, le monument en bronze, oeuvre de Guillaume Charlier, dit "le groupe des Aveugles" a été retiré de son socle de la place Paul Emile Janson, il devrait trouver rapidement une nouvelle implantation. A son emplacement va bientôt s'élever une grue de 90 mètres de haut possédant un bras de 60 mètres chargée d'amener les tables de plomb et le matériel nécessaire à la rénovation des cinq flèches qui se dressent à 83 mètres dans le ciel tournaisien.

De nouvelles palissades ceinturant le périmètre du prestigieux édifice seront prochainement posées, elles succèderont aux panneaux didactiques de couleur rose fuchsia installés depuis le début des travaux, elles déclineront l'histoire de chef d'oeuvre âgé de l'art romano-gothique vieux de plus de 800 ans.

La Grand'Place.

L'hiver a eu définitivement raison des fondations de l'égout qui reçoit l'eau s'écoulant des jets installés sur le forum tournaisien, le béton qui soutient les caillebotis doit être remplacé, les travaux viennent de débuter, pendant le temps de cette réparation qui devrait prendre trois à quatre semaines, les habitués des terrasses des cafés, tea-rooms et restaurants semblent avoir été mis en cage. Cette situation complique sérieusement les "affaires" de l'ami Joseph qui ne peut plus suivre (si ce n'est pousuivre) à la trace les passants pour leur réclamer l'habituelle petite pièce nécessaire pour lui aller jouer au billard électrique.  

Le quartier du jardin de la Reine.

La réfection de l'avenue de Troyes se poursuit, les pavés ont été retirés, les quais d'embarquement des autobus sont désormais dessinés, les bordures sont posées, il reste à placer le revêtement de la voirie. 

Sur le terrain où s'élevait jadis le Casino et les bâtiments de la Société de distribution d'eau, on creuse les fondations de l'immeuble qui accueillera commerces et appartements de standing.

Le quai Dumon.

Après la rue des Orfèvres, la rue de l'Hôpital Notre-Dame, voici que le quai Dumon sera lui aussi interdit à la circulation dans le sens Becquerelle vers le quai durant la période allant du 6 au 31 mai, la pose d'impétrants et la nécessaire ouverture de voirie obligent les responsables à dévier les véhicules venant de la gare par la rue de l'Epinette et la rue Joseph Hoyois. Quand on sait que ce tracé est déjà la déviation naturelle qui s'est imposée en raison de la fermeture de la rue de l'Hôpital Notre-Dame, on conçoit aisément la difficulté rencontrée par les automobilistes qui doivent se rendre de la gare à la Grand'Place. 

La place Verte et la rue des Jésuites.

Les conditions hivernales ayant fortement dégradé la voirie en pavés, un côté de la place Verte, celui menant de la rue de l'Epinette vers la rue du Sondart est toujours interdit à la circulation, le centre du carrefour formé par la place et la dite rue s'est également effondré. Pour les mêmes raisons, on a réduit la largeur de la voirie à la rue des Jésuites, à proximité du parc communal.

Les abords de la piscine de l'Orient.

Durant ce mois de mai, la pose de coussins berlinois et la création d'un rétrécissement de voirie, éléments censés ralentir la circulation dans la longue ligne droite allant de la Bonne Rencontre à Vaulx jusqu'au rond-point situé à proximité de la piscine de l'Orient et du camp de camping imposeront la fermeture de cet axe, en journée, entre 7 et 17h.

Les abords du Pont des Trous

Il est désormais interdit de stationner le long de l'Escaut entre le Pont des Trous et le pont Delwart. Depuis toujours, principalement les étudiants fréquentant l'école Jeanne d'Arc, certains y avaient pris l'habitude de garer leur voiture parfois durant toute la semaine. Cet alignement de véhicules gâchait la perspective sur la vieille porte d'eau photographiée par de nombreux touristes à partir du pont Delwart et représentait également un danger pour les conducteurs qui stationnaient à un endroit non protégé des chutes dans le fleuve. 

La rue Saint-Brice.

Les travaux de rénovation d'un immeuble incendié se poursuivent, la moitié de la voirie est occupée par le chantier, la circulation doit donc se faire alternativement, ce qui crée quelques embarras de circulation aux heures de pointe.

Rue du Désert et rue de la Planche.

Là aussi, la circulation est rendue difficile en raison de l'ouverture de tranchées en voirie pour la pose d'impétrants. 

Espérons que pour les vacances, certains chantiers seront enfin terminés.

(sources : recherches personnelles, presse locale et les "gazettes de chantier" éditées dans le cadre de la rénovation du quartier cathédral). 

 S.T. mai 2013.

22/04/2013

Tournai : le point sur la rénovation de la cathédrale.

2000-2013, le chantier du siècle que constitue la rénovation de la cathédrale Notre-Dame de Tournai progresse, parfois interrompu par l'attente d'attribution d'un budget ou par les intempéries hivernales. 

Retour aux sources.

La vieille dame qui domine la cité de Clovis a été construite dès le début du XIIe siècle et terminée en 1171, elle a subi de nombreuses transformations au cours de son existence, chaque époque y apportant son empreinte architecturale. 

Le vingtième siècle a été fatal au point de vue de sa santé, elle a survécu à deux guerres, ses pierres de Tournai ont été rongées par la pollution automobile et industrielle et une tornade l'a affaiblie, la conjonction de ces divers éléments l'a fait vieillir plus rapidement.

Les évènements les plus marquants furent l'incendie de mai 1940 consécutif aux bombardements allemands et la tornade du 14 août 1999.

Paradoxalement, cet évènement en soi dramatique pour la population allait la sauver car l'audit qui fut réalisé pour relever les dégâts qui lui avait été causés, révéla également quantité de désordres apparus au fil du temps. Classée patrimoine mondiale à l'Unesco, les différents milieux responsables de sa conservation et de son entretien durent se résoudre à entreprendre une importante et onéreuse restauration. Le déchaînement météorologique a vraisemblablement accéleré un processus qui aurait pu s'avérer trop lent, il a donné un salutaire coup de pouce aux amoureux du patrimoine qui priaient secrètement pour qu'on ne la laisse pas mourir.  

Ainsi la tornade qui, en ce début de soirée d'août, avait pris naissance au sud de la ville, l'avait balayée, avait été responsable de la démolition de dizaines d'habitations, avait abattu les arbres remarquables et parfois centenaires du square de la place Crombez ou jeté bas les monuments du cimetière du Nord, ainsi cette furie qui dura à peine un quart d'heure sans faire de victime allait au moins avoir une conséquence bénéfique, la prise de conscience de l'état de délabrement, souvent peu visible depuis le sol, du prestigieux édifice. 

Les premiers travaux

L'attention se porta en premier lieu sur la tour Brunin, une des deux tours qui se dressent du côté de la place Paul Emile Janson. Comme éprise de liberté, celle-ci semblait se désolidariser des quatre autres, elle s'écartait de l'ensemble et entre la base et le sommet, le déport était de près de 80 centimètres.

Pour d'évidentes raisons de sécurité, il a fallu se résoudre de fermer la cathédrale aux offices et aux visiteurs. Pour la première fois depuis la présence des Révolutionnaires français à la fin du XVIIIe siècle, elle allait connaître des destructions, à la différence que celles qui avaient été décidées devaient déterminer le traitement qu'on allait devoir lui imposer.

En ouvrant ses entrailles, les origines de son manque de stabilité furent vite découvertes, les excavations réalisées laissaient voir de nombreuses fissures dans les murs de fondation. On découvrit qu'une partie de l'édifice était érigée sur des terres de remblais alors que son centre reposait sur un éperon rocheux. Près de trois ans furent nécessaires pour stabiliser la tour par la technique du jet grountig qui permet d'injecter un béton à très haute pression et relier ainsi cette partie du bâtiment au socle calcaire.

Cette opération fut riche en enseignement sur son histoire.

Dans le sous-sol du déambulatoire nord, à des profondeurs différentes, on a retrouvé des éléments datant de l'époque gallo-romaine, un dallage monumental en pierre et des hypocaustes attestant de l'existence d'un édifice à cette époque. On a mis à jour un baptistère de l'époque carolingienne et dans la partie centrale de la nef romane, on a découvert, en novembre 2006, une petite crypte funéraire où étaient inhumés les corps d'évêques du XIIe siècle dont celui de Bauduin 1er, évêque de Noyon Tournai, mort probablement en 1068, dont on pensait qu'il avait été enterré à Paris.

Dès le 7 septembre 2003, jour de l'ordination du 100e évêque de Tournai, Mgr Guy Harpigny, la cathédrale fut à nouveau ouverte au culte et aux visiteurs. La nef romane, le transept et le trésor furent à nouveau accessibles tandis que le choeur gothique, bardé d'échafaudages métalliques pour empêcher l'écartement des colonnes resta interdit d'accès. 

Accueillis par des personnes chargées de diriger le public, appelées "anges gardiens", les touristes revinrent nombreux afin de visiter le célèbre édifice romano-gothique.

La première phase du chantier de rénovation.

Bénéficiant des conseils de spécialistes et dirigée par l'architecte français Vincent Brunelle qui a relevé le défi de rendre à l'édifice religieux son lustre d'antan, la première phase des travaux débuta en 2008. Elle concernait la restauration de la nef romane.

On assembla un immense échafaudage qui ceintura la nef et on recouvrit celui-ci d'un dôme plastifié apportant ainsi sécurité et confort de travail aux ouvriers qui allaient se succéder sur le chantier. On enleva les ardoises, on réalisa un nouveau voligeage de bois et dessus on plaça des tables de plomb, un élément qui recouvrait Notre-Dame jusqu'au XVIe siècle. Le plomb qui a été coulé sur sable a été acheminé au sommet de la nef, des table de plomb non soudées entre elles mais séparées par une bande de cuivre étamée pour garantir un maximum de jeu tout en étant fixées sur les lattes de bois du voligeage. En un peu plus d'un an, les couvreurs ont posé 140 tonnes de plomb sur une surface de 1.500 m2 selon des techniques séculaires. Cette nouvelle couverture est prévue pour résister 250 ans. Les décors en plomb qui dissimulent les boîtes à eau ont été décorés de motifs dorés et les tourelles ont aussi fait l'objet de travaux de dorure. Dans la partie supérieur, une couche d'émail satiné de couleur ocre a été appliquée pour recevoir une feuille d'or de 24 carats. Les menuiseries extérieures des lucarnes ont été refaites et peintes en couleur rouge. 

S'il était invisible pour les passants, le chantier a pu être suivi par de nombreux passionnés emmenés tout là-haut par les Guides de Tournai qui leur expliquaient chaque détail de la rénovation tout en résumant l'histoire du bâtiment.

La toiture terminée, on s'attaqua alors aux façades. Avec les conseils avisés de Laurent Déléhouzée, diplômé de l'UCL en archéologie du bâti patrimonial, qui a pratiquement examiné chaque pierre. Celles qui étaient fendues, cassées, effritées ou présentaient une érosion furent retaillées au pied même de l'édifice par des tailleurs de pierre travaillant sur place comme leurs ancêtres du moyen-âge. Les autres pierres qui ne nécessitaient pas un remplacement furent nettoyées pour leur donner l'aspect initial qu'elles avaient perdu à cause de la pollution atmosphérique et de la circulation urbaine. 

Pendant ce temps, le vitraux ont été retirés, transportés dans un atelier, nettoyés et certaines parties fêlées ou cassées ont été remplacées. Ils ont été aussi renforcés par un nouveau cerclage de plomb.

Progressant, les travaux se sont étendus à la chapelle Saint-Louis édifiée au XIIIe siècle, annexée à la nef romane et située sur le Vieux marché au Poteries. Celle-ci a retrouvée sa toiture comme elle existait à l'origine c'est-à-dire en tuiles vernissées et colorées formant des dessins en losange, elles sont de trois couleurs (rouge, jaune et vert) déclinées en cinq nuances.

Le grand escalier menant à la porte Mantille a été reconstruit. 

Dans le courant de l'année 2012, parapluie et échafaudages ont été démontés permettant aux passants de découvrir une nef romane rajeunie, dont les éléments en dorure brillent de mille feux au soleil.

La seconde phase débute.

En ce mois de mars 2013, de nouveaux ouvriers ont pris d'assaut les cinq clochers de la cathédrale. Leur mission consiste à encercler les tours d'un échafaudage aérien plus gigantesque encore que le précédent, une structure métallique de 17.000 m2. 

En ce mois d'avril, l'assemblage déjà réalisé concerne les tours situées au sud (côté beffroi) et s'élève déjà à une quarantaine de mètres, soit presque la moitié de la hauteur des cinq flèches. A cette altitude sera réalisé, ce qu'on appellerait en alpinisme, un camp de base pour les ouvriers avec commodités, abri pour les réunions... Vers le début de l'automne, on ne devrait plus apercevoir ces cinq clochers, symbole de notre cité scaldéenne, ils disparaîtront à la vue du promeneur pour cinq ans environ. 

Là aussi les ardoises des clochers seront enlevées et remplacées par des tables de plomb, le zinc des corniches sera remplacé, les pierres seront nettoyées, les parties malades des façades seront remplacées, les vitraux démontés, nettoyés, renforcés avant que le tout ne soit à nouveau posé. 

Sur la place Paul Emile Janson, une fois encore le "groupe des aveugles", monument réalisé par le sculpteur tournaisien Guillaume Charlier en 1908, restauré voici quelques années, a quitté son emplacement. Tout comme les toiles de Rubens retirées il y a un an et déjà mises à l'abri pour éviter les poussières, l'oeuvre sera entreposée et à sa place on réalise le coffrage qui soutiendra l'immense grue qui sera bientôt montée. Elle servira à acheminer le matériel et les tables de plomb nécessaires à la couverture des clochers, à plus de 83 mètres de haut. Uniques en Europe, les charpentes romanes nécessiteront une approche méticuleuse pour leur rénovation. 

Transférés au niveau du transept pendant la durée des travaux de la nef romane, les offices ont repris place dans celle-ci et cette dernière a été séparée du transept et du choeur, il y a quelques semaines, au moyen d'une haute cloison. Désormais, la pièce remarquable qu'est le jubé de Corneille Devriendt ne sera plus accessible, lui aussi sera caché aux regards des visiteurs pendant toute la durée du chantier concernant les clochers et le transept. Beaucoup d'amoureux de cet incomparable bâtiment espèrent, sans trop y croire vu l'importance de la rénovation, que le transept sera déjà accessible en 2017, l'année du douzième centenaire de la création du chapitre cathédral.

Dans les mois à venir, on réalisera également des tests sur les portails romans en vue de fixer le choix des meilleures techniques de restauration. 

Comme on peut le constater, la vieille dame qu'est Notre-Dame de Tournai subit un très long lifting, des outrages du temps, elle sera finalement libérée et pourra regarder à nouveau l'avenir avec la confiance de celle qui a retrouvé une seconde jeunesse.

( sources : presse locale - gazettes de chantier n°1 à 8 de la revitalisation du coeur de Tournai et de la restaurationdela cathédrale Notre-Dame). 

S.T. avril 2013.