02/01/2017

Tournai : le cœur de la Wallonie picarde (11)

Après s'être arrêté le temps d'une petite respiration, le blog vous emmène à nouveau à la découverte de la Wallonie picarde dont Tournai est la "capitale". Aujourd'hui, nous visiterons les cités de Lessines et de Leuze-en-Hainaut.

Lessines.

Nous voici dans la "cité du Cayoteu", nom donné aux ouvriers tailleurs de pierre. C'est sur la rive droite de la Dendre qu'on trouve des carrières de porphyre, une roche très dure et pratiquement inaltérable. Lessines apparaît déjà dans des écrits du XIème siècle et, au XIXème, elle comptait pas moins de 20 carrières qui donnaient du travail à près de 5.000 ouvriers carriers. L'activité s'est malheureusement fortement réduite durant la seconde moitié du XXème siècle.

Depuis la fusion des communes du 1er janvier 1977 (il y a déjà quarante ans), ont été rattachés à la cité, les villages de Bois-de-Lessines, Deux-Acren, Ghoy, Ogy et Ollignies.

Grâce au peintre René Magritte (1898-1967) dont la maison natale est visible dans une rue portant son nom et au poète Louis Scutenaire né à Ollignies en 1905, la cité est un haut-lieu du surréalisme. Le comédien Jean-Claude Drouot y est né en 1938. Celui qui incarna Thierry la Fronde au début de sa carrière y revient régulièrement. Le chanteur, compositeur et producteur, Lou Deprijck (Lou and the Holywood Bananas) y est né en 1946 et y habite toujours.

Pour les amoureux d'architecture, relevons l'Hôtel de Ville de style néo-Renaissance flamande, érigé sur la Grand-Place, l'ancien chargeur à bateaux des carrières et des écluses et moulins le long de la Dendre, rivière qui traverse la cité. Toutefois, le joyau à découvrir absolument est "l'Hôpital Notre-Dame à la Rose", classé patrimoine exceptionnel de Wallonie, dont les responsables ont conclu un partenariat avec les Hospices de Beaune (F). Il fut fondé en 1242 par Alix de Rosoit, la veuve d'Arnould IV d'Audenaerde, seigneur de Lessines. Ce vaste bâtiment accueillait les malades et indigents. Ce rôle fut assumé jusqu'en 1980. Il s'agit d'un site hospitalier autarcique complet avec son vaste bâtiment de soins, sa ferme, ses jardins aux plantes médicinales, sa glacière et son cimetière. Totalement rénové, il permet la découverte des salles des malades dont la toute grande salle commune comparable à celle qu'on voit à Beaune, de la chapelle baroque, du jardin aux plantes médicinales, des collections pharmaceutiques, médicales, didactiques et scientifiques. Le parcours est également jalonné de nombreuses œuvres d'art (peintures, sculptures et mobiliers d'époque). 

Le folklore est omniprésent dans la cité de porphyre. Le soir du Vendredi Saint, alors que l'obscurité se fait sur la ville, après une veillée dans la collégiale Saint-Pierre, à l'image de ce qui se fait dans les pays méditerranéens (Espagne, Portugal...), une "Procession de Pénitents" va parcourir les rues de la cité plongées dans le noir. Cette marche se fait uniquement aux sons de la crécelle et des tambours. Elle se compose d'hommes portant la robe de bure noire et une cagoule pointue ne laissant apparaître que les yeux et de deuillantes vêtues de noir qui accompagnent la statue de Notre-Dame des Sept Douleurs. Ils vont porter le Christ, gisant sur un brancard, au tombeau. Au sein de ce cortège, la seule lumière est celle vacillante des flambeaux. La mise au tombeau a lieu au retour dans la collégiale et est suivie par une foule compacte. 

A la mi-août, une semaine de festivités est organisée pour "El Cayoteu 1900", une fête qui rappelle le dur labeur de ces tailleurs de pierre. Un cortège composé de différents groupes et de sept géants dont un représente ce tailleur de pierre parcourt les rues de la ville.

Fiers de leur riche passé, les Lessinois organisent le premier week-end de septembre, les "Festitivés du Festin". Celles-ci évoquent le souvenir de la résistance de la ville à des hordes de Hollandais et d'Anglais venues pour la mettre à sac, les 25 et 26 août 1583. Le héros de celle-ci fut le jeune capitaine des milices bourgeoises Sébastien de Tramasure qui dédia sa victoire à Notre-Dame de la porte d'Ogy. Pendant tout un week-end, Lessines vit au XVIème siècle avec spectacles de rue (cracheurs de feu, jongleurs, conteurs...), fêtes nocturnes, banquet costumé de la Renaissance et une grande procession historique mêlant le profane et le religieux. 

Les festivités s'étendent également aux villages. 

A Deux-Acren, chaque 3ème week-end de septembre, se déroule la "Fête des Culants" en hommage à une famille portant ce patronyme qui au XVIIème siècle rendit de nombreux services à la population. Immanquablement, les géants sont de sortie. Deux-Acren qui se situe à quelques kilomètres de Grammont et de son célèbre Mur est le village où est né et a toujours vécu Claude Criquielion, le coureur cycliste belge bien connu des amateurs de la petite reine.

A Bois-de-Lessines, on découvre l'église Saint-Gervais et Saint-Protais, datant de 1790, située sur le point culminant du village et le château de Lestrivière, érigé en 1630, toujours occupé de nos jours.

Le village de Papignies est situé entre Lessines et Ath. On l'appelle le "village des Avocats". Jadis, ses habitants avaient la réputation d'être des "mêle-tout", des beaux parleurs, sachant toujours tout mieux que les autres. Aujourd'hui, on s'amuse de cette réputation. Le premier dimanche de juillet y est organisée la ducasse avec son cortège emmené par le géant... un avocat ! 

 Leuze-en-Hainaut.

Située à moins de vingt kilomètres de Tournai sur la Nationale 7 reliant la cité des cinq clochers à Bruxelles, l'entité de Leuze-en-Hainaut résulte de la fusion, le 1er janvier 1977, des communes de Blicquy, Chapelle-à-Oie, Chapelle-à -Wattines, Gallaix, Grandmetz, Leuze, Pipaix, Thieulain, Tourpes et Willaupuis.

D'abord gallo-romaine, appelée alors Lutosa ("villa boueuse" parce que située sur des marécages), la ville a pris naissance autour du monastère dédié aux saints Pierre et Paul dans le courant du VIIème siècle. Au XIXème siècle, la cité est connue pour ses bonneteries, filatures, teintureries et ateliers de confection qui occupent, au total, plus de 800 ouvriers. Ce nombre passera à plus de 2.000 après le premier conflit mondial grâce aux 69 bonneteries réparties sur son territoire. Le déclin du secteur textile allait s'amorcer dès la fin des années soixante et, aujourd'hui, il ne reste plus aucune bonneterie à Leuze. La cité est dominée par la vaste collégiale Saint-Pierre érigée en 1745. 

Si la Wallonie picarde est une terre de brasseries, la ville de Leuze-en-Hainaut en compte pas moins de quatre : la brasserie Dubuisson à Pipaix, célèbre pour sa Bush, une des plus fortes bières belges avec son taux d'alcool titrant 12°, la brasserie Dupont à Tourpes connue pour sa Moinette, la brasserie à Vapeur à Pipaix et ses bières Saison et la micro-brasserie de Gallaix, créatrice de la Rosam. 

Le "Musée Mahymobiles" a ouvert ses portes en 1997 après l'aménagement de l'ancienne bonneterie Ernalsteen. La collection retrace l'histoire de l'automobile de 1865 à nos jours et permet de découvrir également une collection de bicyclettes anciennes et de motos. Près de 1.000 véhicules sont présentés au public sur une surface de 6.000 m2 divisés en six salles. La visite dure environ 2h30.

Dans le quartier de Vieux-Leuze existe un autre musée, beaucoup plus intimiste, le "Vieux-Leuze Fire Collection" a été créé par un passionné qui a souhaité rendre hommage aux hommes du feu, ce musée n'est ouvert que le week-end et sur rendez-vous. 

Relevons  trois activités qui animent les rues de la cité bonnetière : le 6 janvier, jour de l'Epiphanie, se déroule la "Fête des Rois Brouzés". Tous les enfants de la ville sont invités à se costumer, à se noircir le visage et à se présenter dans les maisons où ils reçoivent une pièce de monnaie après avoir chanté un air traditionnel. Cette coutume tire son origine d'un chiffonnier nommé Patrie qui, autrefois, à fête des Rois, se noircissait le visage, s'affublait d'un drap de lit et d'un képi et allait chanter de porte en porte. 

Le 1er mai, la Grand-Place et la place du Jeu de Balle sont envahies par les fleuristes, pépiniéristes et horticulteurs qui transforment ces lieux en tapis de fleurs multicolore dans le cadre des "Floralies leuzoises".

A cheval entre août et septembre se déroule la "Ducasse du quartier Bon-Air" avec ses nombreuses animations et son cortège de géants locaux. 

Dans le village de Pipaix se trouve le "Musée des 18 Jours" commémorant la campagne militaire de mai 1940. Les amateurs y découvrent des milliers d'objets et de documents d'époque ainsi que soixante mannequins portant les costumes des différentes armées combattantes et 150 coiffures. La visite de ce musée dure environ 1h15.

Le dernier week-end, le village de Tourpes accueille de nombreux visiteurs accueillis par les artisans et commerçants locaux dans le cadre de "Tourpes en activité".

Avec Tourpes et Thieulain et jadis Chapelle-à-Wattines, on se trouve au cœur d'une région passionnée par la balle pelote, un sport régional aussi suivi que le pelote en pays basque.

Voici encore deux entités à visiter et de nombreuses festivités à marquer à l'agenda.

(sources : sites des villes concernées et visites personnelles).

S.T. janvier 2017.

16/07/2012

Tournai : "capitale" de la Wallonie picarde (3)

Seconde balade en Wallonie picarde, le Pays des Collines.

Cette fois, au départ de Tournai, c'est vers le Nord de la région que nous nous dirigeons, notre itinéraire nous fait emprunter la route provinciale qui relie Tournai à Renaix.

Après une petite quinzaine de kilomètres, dès que nous avons dépassé le Mont Saint-Aubert et le village de Celles, nous apercevons au loin le Mont de l'Enclus (ou Kluisberg), une élévation que les géographes nomment une "butte témoin". S'étendant du Mont de l'Enclus à l'Ouest au Mont de Mainvault (Ath) à l'Est, une élévation sépare deux régions, elle est appelée Pays des Collines.

L'Histoire du Mont de l'Enclus appelé aussi "Enclus du Haut" débute par une légende qui remonte au VIIe siècle. A cette époque, le prince Salvaert de Dijon traverse la forêt qui recouvre le mont. La petite troupe est attaquée par les hommes du comte Phinaert. Seule, l'épouse du prince, Ermengarde de Roussillon échappe, dans un premier temps, au massacre. Enceinte, elle accouche et cache l'enfant dans un buisson, elle est ensuite capturée par les hommes de Phinaert. L'enfant est découvert par un ermite qui va l'élever et lui donner le nom de Liedericq. Celui-ci, une fois adulte, le quittera pour aller fonder la ville de Lille. 

La commune de Mont de l'Enclus, avant tout touristique, regroupe également les villages d'Orroir, Anseroeul et Amougies. Elle s'étend sur une superficie de 27 km2 et compte un peu plus de 3.400 habitants. L'Enclus du Haut, culminant à 141 mètres d'altitude, est composé de 600 hectares de forêts parsemés de sentiers asphaltés ou de terre pour les promenades à pied, à vélo ou à cheval. Havre de verdure, cet endroit est propice aux randonnées sportives en raison de ses forts dénivelés. Sa côte est escaladée par les coureurs du Tour des Flandres au printemps. C'est également un lieu de détente fréquenté par des personnes venant de Flandre, de Wallonie ou du Nord de la France.

Au pied du mont, le village d'Amougies a connu ses heures de gloire, du 24 au 28 octobre 1969, lorsqu'y fut organisé le Festival pop. On était en pleine période hippie et trois grands festivals avaient déjà attiré la toute grande foule (Monterey, Woodstock et l'île de Wight). Durant quatre jours, ce petit village qui n'était pas encore fusionné avec le Mont de l'Enclus et qui comptait à peine un bon millier d'habitants allait voir défiler plus de 80.000 visiteurs venus écouter les Pink Floyd, Ten Years After, The Nice, Yes, Frank Zappa, Colosseum, Alexis Korner, les Pretty Things, East of Eden et des dizaines d'autres groupes...

Reprenant la route provinciale que nous avons abandonnée le temps d'une escalade, nous continuons notre balade à la découverte du pays des Collines. Après avoir passé l'enclave de Renaix, située en région flamande, nous apercevons, le Moulin du Cat Sauvage qui se dresse fièrement tout en haut de sa colline et nous indique que nous entrons à Ellezelles, un village entièrement consacré au folklore, coeur de ce Pays des Collines. 

Ellezelles qui regroupe les villages de La Hamaide et Wodecq s'étend sur une superficie de près de 45 hectares peuplés par environ 5.900 habitants. En le parcourant, vous irez de surprise en surprise, le point de départ de votre promenade se situe au pied de l'église Saint-Pierre-aux-Liens, sur la place, à la Maison des Collines qui vous donnera un avant-goût de ce que vous réserve les "étranges" petits sentiers de l'entité cher au chantre local Watkyne (Jacques Vandewattyne). 

Avant de partir, vous ferez peut-être connaissance avec les célébrités du village. Tout d'abord, le comte d'Egmont qui y est né en 1522. Célèbre opposant au roi Philippe II d'Espagne, il sera décapité en compagnie du comte de Hornes. 

On vous parlera des sorcières ("les chorchilles") dont l'histoire remonte au XVIIe siècle. On y brûla en effet cinq femmes convaincues de sorcellerie : Agnesse de la Plache (80 ans), Martine de la Vigne (50 ans), Catherine de la Voye (60 ans), Magdeleine Lestarquie (65 ans) et Quintine de la Glisserie (38 ans). Cette dernière est restée dans la mémoire collective, peut-être à cause de son plus jeune âge. Chaque dernier samedi de juin, à la tombée de la nuit, les habitants d'Ellezelles et les visiteurs venus de Belgique et de France rejoignent le "marais à chorchilles" pour le grand sabbat. 

Le troisième personnage qui fait honneur au village est légendaire, il s'agit du détective belge issu de l'imagination d'Agatha Christie, Hercule Poirot. Cette dernière n'a jamais situé son lieu de naissance et comme des recherches entreprises par des passionnés locaux ont permis de découvrir que le 1er avril 1850 est né à Ellezelles, un petit Hercule, fils d'une femme originaire de Flandre et portant le nom de Van Prei (du Poireau en traduction littérale), il n'a pas fallu bien longtemps aux facétieux habitants du coin pour s'arroger le lieu de naissance de ce policier bedonnant, à la moustache gomminée, imbu de lui-même, sorte de Sherlock Holmes à la sauce belge.

Quintine et Hercule ont donné leurs prénoms à deux bières artisanales renommées brassées par la Brasserie ellezelloise.

Vous ne manquerez pas le lundi de Pentecôte d'aller voir le cortège "Jean Jean doû ballon", une fête et un grand cortège qui rappelle l'atterrissage d'une montgolfière au hameau de Guynomont. Ellezelles, c'est aussi un grand nombre d'endroits aux noms aussi étranges que l'Histoire du village fait de sorcières, de fantastique et de merveilleux : Crimont, Grand-Monchaut, Fourquepire, Miclette, Paradis, Quatre-Vents, Rigauderie, Blanc Scourchet, Trieu à Staques ou encore Vieux Marais ou Vieux Moulin et bien d'autres.

A La Hamaide, vous ne manquerez pas d'assister à la "Moisson à l'ancienne" organisée le premier dimanche du mois d'août et de visiter l'Ecomusée du Pays des Collines, créé en 1975, où vous découvrirez tous les aspects de la vie d'antan au village, la reconstitution fidèle d'un estaminet, d'une forge, d'une saboterie et de multiples outils. 

Par Wodecq, village qui fut le triste décor d'un fait tragique, en avril 1944, lorsque 26 ellezellois furent arrêtés et fusillés par la Gestapo et par un passage à la ferme bio du Dorloû, vous gagnerez Flobecq.

Flobecq (Vloesberg) est une commune qui s'étend sur 23 km2 et compte environ 3.500 âmes. Vous y découvrirez la Houppe (Potelberg) qui culmine à 157 mètres d'altitude. Situé en plein milieu des bois, c'est un paradis pour cyclo-touristes et pour promeneurs. La commune fut un haut lieu de la culture des plantes médicinales, jadis presque toutes les familles en cultivaient, cette pratique a cependant disparu au début du XXe siècle mais on peut toujours y visiter le "Musée de la Plante médicinale". Le quatrième dimanche de juillet s'y déroule la procession de Saint-Christophe, un saint représenté par un homme sur échasses portant une longue robe rouge et tenant sur ses épaules l'Enfant Jésus pour l'aider à traverser un gué. Le folklore est également présent lors des "Antoniades" qui ont lieu, au coeur de l'hiver, lors de la dernière semaine de janvier (marché artisanal, cortège, reconstitutions, feu d'artifice, buffets campagnards...).

Vous ne devez plus parcourir qu'une une dizaine de kilomètres pour arriver à Lessines (Lessen),  "la cité du porphyre", appelée ainsi, car, lors de la révolution industrielle du 19e siècle, s'y développa l'activité des carrières de porphyres, une vingtaine de sites d'extraction qui procuraient de l'emploi à près de 5.000 ouvriers carriers. 

Depuis la fusion des communes intervenue en 1976, la commune de Lessines regroupe désormais les villages de Bois de Lessines, Deux-Acren, Ghoy, Ogy, Ollignies, Papignies et Wannebecq. S'étendant sur une superficie légèrement supérieure à 72 km2, elle compte près de 18.500 habitants.

Au centre de la cité, une visite est incontournable, celle de "l'Hôpital Notre-Dame à la Rose", patrimoine exceptionnel de Wallonie, centre hospitalier fondé en 1242 par Alix de Rosoit, Veuve d'Arnoud IV d'Audenaerde, seigneur du lieu, afin de soigner les indigents et les malades. le bâtiment a tenu ce rôle jusqu'en 1980. Depuis lors, il a fait l'objet d'une remarquable rénovation qui se termine et qui permet de le visiter dans son entièreté. 

Parmi les personnalités nées à Lessines relevons :

René Magritte, le peintre surréaliste, décédé en 1969,

Jean Claude Drouot qui y a vu le jour en 1938. Connnu à ses débuts pour son interprétation du rôle de "Thierry La Fronde" dans un feuilleton télévisé diffusé entre 1963 et 1966, il sera acteur de nombreux films, directeur du Centre dramatique de Reims, du Théâtre National de Belgique et Membre de la Comédie Française de 1999 à 2001. Il est également le directeur artistique de la Compagnie qui porte son nom,

Claude Criquielion, coureur cycliste professionnel, né à Deux Acren en 1957, champion du monde sur route en 1984, champion de Belgique en 1990, vainqueur du Tour des Flandres 1987, de la Flèche Wallonne 1985 et 1989, du Midi-libre 1986 et 1988, du Tour de Romandie 1986, de la Semaine catalane 1979... Il occupera également de nombreuses places dans le top 10 du Tour de France (5e en 1986), du Giro ou de la Vuelta.

Lou Deprijck, interprète, compositeur et producteur, le créateur de "Ca plane pour moi", succès interplanétaire et chanteur des groupes "Lou and the Hollywood Bananas" (Kingston, Les petites rues de Singapour...) et de "Two Man Sound". 

Ville de folklore et de tradition, Lessines attire de nombreux visiteurs de Belgique et du Nord de la France à l'occasion de "La procession des pénitents et la mise au tombeau du Christ" du Vendredi Saint, du "Cayoteu 1900", festivités et cortèges de géants de la mi-août au quartier Saint-Roch, quartier des anciens tailleurs de pierre, ou lors des "Fêtes historiques du Festin" (fin août-début septembre) qui commémorent la victoire de la milice bourgeoise de Lessines sous les ordres du capitaine Sébastien de Tramasure. 

Voici un second itinéraire de découvertes à réaliser au départ de Tournai pour visiter la Wallonie picarde. 

(S.T. juillet 2012)