03/05/2017

Tournai : le point mensuel sur les chantiers

Que serait Tournai sans ses chantiers ? Avec les rénovations de la Grand-Place, de la place de Lille et de la rue Dorez, de la rue Perdue après création du parking souterrain, des rues du centre historique, de la cathédrale Notre-Dame, du beffroi, de la Halle-aux-Draps, du Conservatoire, avec la construction du nouveau centre hospitalier et l'agrandissement du complexe commercial des Bastions ou l'extension du complexe commercial de Froyennes... cela fait plus de trente ans que la ville des cinq clochers vit au rythme des engins de chantier. Et ce n'est pas fini !

Les chantiers actuels sur la rive droite.

En cette année 2017, les chantiers importants vont se concentrer sur la rive droite de l'Escaut.

La place Verte et le quartier du Château.

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Le chantier de pose des impétrants progresse lentement vers l'Escaut.

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La rue du Rempart qui relie la rue du Château à la place Verte est également impactée par ces travaux.

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Sur la place Verte, le ballodrome disparaît peu à peu sous la verdure justifiant ainsi, un peu plus encore, l'appellation de cette place. Il est loin le temps où, les lundis de kermesse, les plus grandes équipes de la disciplines s'affrontaient lors de joutes mémorables suivies par des centaines de spectateurs. L'espace ainsi libéré est devenu un lieu de (trop) rares rencontres !

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A l'angle de la place Verte et de la rue de l'Epinette, tout comme à celui de la rue Joseph Hoyois à l'autre extrémité, des trous rappellent la pose récente d'impétrants. Après les congés, la voirie sera totalement refaite !

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Au quai Saint-Brice, alors que des plaintes de riverains refusant de voir leur quai réduit à une largeur de 5m85 sont toujours pendantes devant le Conseil d'Etat, le SPW a débuté, à la veille de Pâques, le chantier de modification des impétrants. Égouttage, canalisation de gaz et d'eau, câblage électrique et téléphonique vont être déplacés vers les habitations. Ces travaux terminés, on procédera à la construction du nouveau mur de quai, largement en retrait par rapport à l'actuel. Dans le fond du document, le Pont-à-Pont sera remplacé par un pont d'une plus longue portée, permettant de faire disparaître le pilier gênant l'alignement du fleuve. 

Rive gauche de l'Escaut.

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Voilà la surprise du chef ! Les automobilistes qui empruntent quotidiennement le quai Notre-Dame entre le pont de Fer et le pont levant, ont été surpris, ce mardi 2 mai, de se voir dévier vers la rue de Courtrai. La raison est simple, on recommence le pavage du quai qui a été réalisé, il y a quelques années à peine. Ce chantier pose des questions. Pourquoi le pavage s'effondre-il par endroit ? Est-ce une mauvaise conception ? Est-ce une mauvaise réalisation ? Peut-être est-ce aussi parce que les voiries urbaines ne sont pas conçues pour recevoir un charroi beaucoup trop lourd. Ce phénomène existe partout, même dans le piétonnier de la Croix du Centre. Il y a une différence entre le passage de piétons ou de véhicules légers et celui des camions de livraison et autobus du TEC qui empruntent régulièrement ces lieux réservés à la promenade et au shopping. Tant que nos responsables communaux n'auront pas compris qu'ils doivent faire le choix entre une voirie légère mais qui doit être interdite aux véhicules lourds ou une voirie résistante permettant la traversée de la ville par des véhicules de plus de 3,5 tonnes, on fera et refera régulièrement les rues de Tournai !

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 En attendant, ces chantiers n'ont pas l'air de contrarier ce bel oiseau surpris à chanter sur le garde-fou du quai.

(photos de l'auteur)

S.T. mai 2017.

 

08/02/2016

Tournai : nouveaux liftings urbains en vue !

Les chantiers refleurissent avant même le début du printemps !

L'échevin des Travaux les a présentés, No Télé et la presse locale nous les ont fait découvrir, de nouveaux travaux de voirie débutent en ce mois de février. Les automobilistes tournaisiens vont devoir, à nouveau, composer avec de nombreux aléas de circulation durant les prochains mois et même les prochaines années. Il ne nous reste plus qu'à positiver et à se dire, qu'à force de déviations, visiteurs et habitants de la cité des cinq clochers vont finir par connaître les moindres recoins de la ville.

L'ilot Becquerelle, le quai Dumon et le quai Saint-Brice.

Ce vendredi 5 février, des panneaux ont été déposés indiquant qu'il sera interdit de stationner (et même de circuler) à partir de ce lundi 8 sur le quai Saint-Brice, entre le pont Notre-Dame et le quai Dumon. Il s'agit du début de la première phase de revitalisation de l'ilot Becquerelle et du quai Dumon. Le sous-traitant d'Ores va commencer par poser les impétrants. Les promeneurs les plus observateurs auront remarqué que, depuis belle lurette, de longues canalisations en PVC avaient été déposées le long de l'Escaut, à proximité de l'immeuble de l'intercommunale Ideta.

Le chantier consiste en l'aménagement du site du quai Dumon à partir de la rue Joseph Hoyois jusqu'au début du quai Saint-Brice ainsi que celui de la place du Becquerelle et son prolongement jusqu'au carrefour formé avec les rues des Jardins et de l'Epinette.

Le long de l'Escaut, une promenade similaire à celle qui a été créée sur la rive gauche sera aménagée en pierre bleue, les arbres actuels dont certains sont malades disparaîtront au profit d'essences moins hautes, des bancs et un espace vert sépareront le lieu dévolu à la promenade de celui destiné à la circulation automobile.

Avec une portion moins large qu'actuellement, la circulation automobile se fera sur un revêtement composé de pavés placés en queue de paon, un système de pose beaucoup plus résistant que celle de pavés alignés en quinconce. Les espaces de stationnement seront réalisés au moyen des pavés traditionnels actuels réutilisés après leur enlèvement.

L'ilot Becquerelle et son square central seront réaménagés, l'assiette de la voirie sera surélevée, une copie du buste de Le Ray, volé il y a quelques décennies, sera posée sur la colonne de pierre trônant au milieu de cet espace vert et le hêtre, arbre classé, sera conservé. Le revêtement du trottoir le long de l'immeuble Ideta sera réalisé en pierre bleue, un matériau qui compose déjà le sous-bassement du nouveau siège de l'intercommunale.

Toute médaille ayant son revers, c'est à nouveau le stationnement qui va trinquer et dix emplacements seront supprimés. Une politique insidieuse qui invite, une fois encore, les éventuels chalands à se rendre, de préférence, dans les zones commerciales de la périphérie.

Le chantier devrait se terminer, sauf aléas résultants d'une météo défavorable, dans le courant du printemps 2016. Les autorités communales ont bien précisé qu'il ne faisait pas partie des travaux d'élargissement du fleuve. 

Une modification importante dans l'intra-muros.

Entre les mois de septembre et de novembre, une entreprise a réalisé, à chaque entrée de ville, un revêtement muni d'une limitation de vitesse à 30 km/h et des panneaux ont été placés. Cette limite a été décidée en collège et ensuite votée au conseil communal de décembre. Il reste à obtenir l'accord du ministre régional à qui le dossier a été transmis. Celui-ci devrait parvenir prochainement. Dès lors, dès le franchissement de la ceinture des boulevards, la vitesse de 30 km/h sera effective partout en ville. Les automobilistes auront aussi intérêt à ne pas perdre de vue qu'au sein du quartier cathédral rénové, les rues étant des "espaces partagés", la limite est déjà abaissée à 20 km/h. A voir certains conducteurs descendre la rue de l'Hôpital Notre-Dame, on doute que cette obligation soit connue de tous ! 

La rue de Barges.

Le chantier de rénovation des rues entourant le nouveau Centre hospitalier régional se poursuit. Au cours de ceux-ci, un égout non répertorié situé juste sous l'évacuation existante a été découvert. Cela arrive bien souvent lorsqu'on creuse le sous-sol de cités anciennes, toutefois, une surprise désagréable attendait ceux qui l'ont mis à jour, le conduit n'était pas asséché, de l'eau y circulait. D'où vient-elle, où va-t-elle ? Pour trouver une réponse à ces questions, des sondages ont été être entreprises, c'est la raison pour laquelle, la partie centrale du boulevard du roi Albert à sa jonction avec le boulevard Lallaing a été éventrée, une excavation qui réduit le passage des véhicules. Il est trop tôt pour affirmer que cet écoulement d'eau dans le sous-sol soit à l'origine des fissures apparues depuis quelques temps au niveau des immeubles du boulevard du roi Albert, situés à proximité de ce carrefour.

L'avenue des Peupliers.

Cette avenue relie le vieux Chemin de Willems à la rue Saint-Eleuthère. Le Chemin des Peupliers, aménagé en avenue asphaltée, il y a près de cinquante ans, n'a pas supporté l'augmentation de la circulation apparue au cours de ces deux dernières décennies. de plus, les arbres qui la bordaient ont disparu et leurs racines ont miné le sous-sol. De nombreux nids de poule se sont formés, et ont, régulièrement, été rebouchés au moyen d'asphalte à froid, ce qui ne peut-être qu'une solution provisoire. On nous annonce qu'à partir du mois de mars, la couche supérieure sera rabotée sur cinq centimètres et qu'un nouveau revêtement hydrocarboné sera posé.

L'écluse de Kain.

Haut lieu de promenades durant la belle saison, les berges situées à proximité de l'écluse de Kain, sur la rive gauche de l'Escaut, présentent désormais un visage totalement modifié. L'année dernière, on a procédé à l'abattage des grands arbres qui depuis des lustres se miraient dans l'Escaut, rendant l'endroit bucolique, et on a démoli la petite maison de l'éclusier. Les portes de l'écluse ont été changées et, désormais, on réalise, derrière le zoning commercial de Froyennes, un barrage d'une plus grande largeur (12 mètres au lieu de 8). A la fin des travaux, la nouvelle chute d'eau, destinée à mieux réguler le débit du fleuve, sera munie de deux turbines qui fourniront le courant électrique nécessaire à alimenter les installations éclusières et dont le surplus pourra même être réinjecté sur le réseau avec un équivalent estimé à la consommation de 150 ménages. Le paysage a perdu tout son charme, l'argument économique a malheureusement, une fois encore, "vandalisé" un de ces lieux poétiques appréciés par les amoureux de la nature. Preuve encore que la poésie n'a jamais nourri son homme, encore moins le portefeuille des patrons et administrateurs de sociétés à qui nos dirigeants font toujours la part belle !

La chaussée de Lannoy.

Depuis plus de deux mois, un chantier de pose d'impétrants (câbles électriques) est en cours entre la fin de la rue Saint-Eleuthère et Froyennes. Depuis la mi-décembre, on a creusé d'imposants trous à la jonction de l'avenue des Peupliers et de la rue Saint-Eleuthère. On ne peut pas encore annoncé la fin de se chantier qui nécessite la plus grande prudence dans la traversée de Froyennes !

La halte nautique du quai Taille-Pierre.

Des travaux devraient débuter avant la fin de cette année, ils seront les prémices du grand chantier de mise à gabarit de l'Escaut qui se poursuivront par le remplacement du Pont-à-Pont, l'élargissement du fleuve au niveau du quai Saint-Brice dans sa section entre le Pont-à-Pont et le pont Notre-Dame et enfin par la transformation du Pont des Trous, un projet auquel les Tournaisiens seront attentifs s'opposant à du grand n'importe quoi.  

Les constructions immobilières.

Celle-ci se multiplient et à terme plusieurs centaines de logements seront disponibles dans le centre de Tournai ou les proches faubourg.

Rive droite, quartier du Château.

La résidence "Saint-Nicolas" située à l'angle de la rue du Château et de la rue Robert Campin est terminée, dans un immeuble ancien, totalement rénové, huit appartements sont mis en location.

Entre le Pont des Trous et la clinique Notre-Dame, un projet titanesque de complexe immobilier devrait voir le jour dans les mois à venir. La demande de permis de bâtir a été récemment introduite. En lieu et place de l'ancien Comptoir Charbonnier sur le quai Sakharov et d'une série de garages dans la rue des Magasins, un promoteur proposera une résidence de standing avec rez-de-chaussée commercial sur le quai prolongée par une résidence pour étudiants de 127 kots, le tout avec garages. La structure de ce grand ensemble est inspirée de l'immeuble abritant le siège social d'Ideta avec un dernier étage en retrait.

On annonce également un autre projet de résidence en lieu et place de l'ancien garage Lintermans également sur le quai Sakharov entre la rue de l'Arsenal et la rue du Château.

Rive gauche, quartier de la Madeleine.

Les travaux se poursuivent en ce qui concerne le complexe immobilier qui s'élève à l'emplacement des anciennes usines Allard entre le quai des Salines et la rue de l'Ecorcherie.

Rive gauche place de Lille.

On procède à la démolition de deux immeubles situés juste au pied de l'église Sainte-Marguerite. Aux n° 21 et 23 se trouvaient jusqu'il y a peu une librairie désormais transférée dans l'immeuble voisin et un restaurant maghrébin qui rouvrira ses portes à la fin des travaux. Assister à la démolition de ces immeubles, sans grand cachet architectural, il faut bien l'avouer, engendre cependant une certaine nostalgie. Ces deux immeubles étaient des rescapés des bombardements de mai 1940 et août 1944. A ce titre, ils font partie de la sauvegarde et de la mise en valeur des ensembles immobiliers tournaisiens ayant échappé aux destructions de mai 1940. Tout comme pour le "Relais de Poste" de la rue de la Madeleine, tout comme pour "l'Hôtel du Singe d'Or" à la rue de la Tête d'Or ou "l'Hôtel de Corde" à la place Paul Emile Janson, on assiste, non pas à une rénovation mais à une destruction afin de reconstruire des bâtiments neufs et sans âme. Le m2 d'habitation est tellement rentable à notre époque. 

Rive gauche, faubourg Saint-Martin.

La résidence "Jean Cousin" propose deux immeubles totalement terminés. La première phase est occupée à 100%, la seconde est en cours d'occupation, il reste 50 % des logements à vendre.

La résidence "Les Jardins d'Ere" située à l'angle de la chaussée de Willemeau et de la rue Jean Cousin est pratiquement terminée. Elle comprend onze appartements.

Sur la plaine des Manœuvres, la résidence "La Corne Saint-Martin" prévoit cinq phases de travaux, deux sont terminées l'une est occupée à 90 %, l'autre à 70 %;

(sources : No Télé, "Le Courrier de l'Escaut", "bulletin n°120 de l'asbl Pasquier Grenier" et recherches personnelles).

S.T. février 2016.

26/01/2012

Tournai : Saint-Georges terrassé !

L'énorme mâchoire d'acier se refermant dans un bruit assourdissant, l'imposante grue des établissement Dufour, juchée sur un mont de gravats, s'avançait lentement. A l'image d'un dragon satisfait, elle venait de terminer sa besogne, elle avait terrassé Saint-Georges. L'information, si elle s'avère exacte, doit poser bien des interrogations dans les chaumières montoises, là où une foule immense se rassemble, chaque dimanche de la Trinité, pour voir "l'biête" traditionnellement vaincue par le Saint protecteur. 

Quittons là cette évocation ressemblant à un conte à dormir debout pour revenir à la réalité. Depuis la semaine dernière, à l'ombre des cinq clochers, il ne reste plus rien de l'imposante clinique Saint-Georges située sur le quai Saint-Brice et la place du Becquerelle, elle a été rasée, anéantie tout comme la maison de l'ophtalmologue située à l'angle des deux rues. Un siècle d'existence vient d'être effacé, en quelques jours, de la mémoire des Tournaisiens ! Combien de générations ont été soignées en ces murs, combien de visiteurs ont franchi la porte de cet établissement, partie intégrante de la vie des Tournaisiens ?

Tout a débuté au début du XXe siècle. Entre 1902 et 1905, Emile Combes, né en 1835 à Roquecombe, violemment anti-clérical, Président du Conseil de la République française s'attaque aux congrégations religieuses et propose une loi qui aboutira à la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Chassées de l'Hexagone, de nombreux religieux et religieuses viennent s'installer en Belgique. La plupart des congrégations s'impliqueront dans l'enseignement. Celle des Filles de Jésus s'étaient installées dans l'hôtel particulier de la place du Becquerelle où vécut le comte Georges, Alexandre, François de Nédonchel, décédé le 8 décembre 1901 (voir à son sujet l'article consacré dans la série : "le nom des rues, témoins de l'Histoire"). Le don de cet immeuble avait été fait par sa fille, Caroline de Nédonchelle, alors prieure du Carmel. Vouées à soulager la souffrance de leur prochain, les religieuses ouvrent tout d'abord un dispensaire et plus tard une clinique qui prendra le nom de Saint-Georges en souvenir de celui dont elles avaient hérité leur lieu d'asile. 

Après la seconde guerre mondiale, la clinique s'agrandit et se modernise, l'aile qui se dressait, il y a encore quelques semaines à peine, le long de l'Escaut a été érigée en 1948, tandis que celle qui dominait la place du Becquerelle le fut en 1951. Le bâtiment était l'oeuvre de l'architecte tournaisien Brébart. Intégré à la façade de la chapelle, entouré de petits vitraux, un immense Christ en croix d'une hauteur de 3m90 et d'une largeur de 3m, pesant 4,8 tonnes, était une oeuvre réalisée par l'artiste tournaisienne Stella Laurent, décédée en 2004 à qui on doit également les bas-reliefs apposés sur les murs sur le quai et, par la suite, au début des années quatre-vingt, la sculpture des têtes de nos géants de quartiers. Imbriquée dans l'immense bâtiment, sur le coin, se dressait la maison de l'occuliste Leman qui avait succédé à Mr. Coppée. 

En 1980, la clinique Saint-Georges avait fusionné avec la maternité Notre-Dame, construite à l'avenue Delmée dans les années soixante. Après l'achèvement du complexe hospitalier annexé à la maternité, les services de Saint-Georges seront progressivement transférés dans les nouveaux locaux. En 1991, la clinique cessera ses activités le long de l'Escaut et le bâtiment, cédé à l'ASBL Saint-Georges, accueillera désormais une maison de repos et de soins. Toutefois, soucieuse de regrouper toute ses activités dans des locaux modernes et fonctionnels, mieux accessibles aux personnes âgées ou à mobilité réduite, le nouveau gestionnaire débute la construction d'un nouveau lieu d'accueil, à la chaussée de Renaix, au lieu-dit la "Verte-Feuille". Au fur et à mesure de l'avancée du chantier, les résidents déménageront vers ce nouveau lieu de vie et le 16 mai 2001, les derniers auront quitté le centre-ville. Le bâtiment est voué à l'abandon, à l'oeuvre destructrice des vandales qui brisent des fenêtres ou transforment les espaces verts en dépotoirs, un automobiliste, perdant le contrôle de son véhicule, défonce même une des portes du bâtiment du Becquerelle.

L'Intercommunale de Developpement Economique de Tournai-Ath, IDETA, à l'étroit dans ses locaux de Saint-Jacques est à la recherche d'une solution pour regrouper ses services disséminés entre Tournai et Orcq. Les responsables saisissent l'opportunité (ils quitteront Saint-Jacques pour Saint-Georges !) et décident d'y installer non seulement leur siège social mais aussi d'y faire construire une trentaine d'appartements de standing et trois crèches. Après les formalités administratives d'usage (permis de bâtir,...), le chantier, confié à la fime Dherte, a débuté en novembre 2011. Il est prévu pour durer une trentaine de mois et être terminé au mois de juin 2014. Détail intéressant, l'énorme tas de gravats résultant de la démolition ne sera pas emmené par une noria de camions comme c'est souvent le cas, concassées sur place, les briques serviront pour les travaux de terrassement alors que des pieux implantés à 14 mètres de profondeur assureront la stabilité des nouveaux bâtiments situé aux abords immédiats de l'Escaut. 

Dans l'attente de la construction qui bouleversera inévitablement le paysage urbain, de différents endroits du quartier, les Tournaisiens bénéficient provisoirement de vues inédites sur la cité et une de celles-ci est particulièrement remarquable à partir du Pont de Fer. C'est probablement l'endroit le plus photographié de la ville à l'heure actuelle !

(sources : le Courrier de l'Escaut, éditions des 12 et 14 janvier 2011)