03/05/2017

Tournai : le point mensuel sur les chantiers

Que serait Tournai sans ses chantiers ? Avec les rénovations de la Grand-Place, de la place de Lille et de la rue Dorez, de la rue Perdue après création du parking souterrain, des rues du centre historique, de la cathédrale Notre-Dame, du beffroi, de la Halle-aux-Draps, du Conservatoire, avec la construction du nouveau centre hospitalier et l'agrandissement du complexe commercial des Bastions ou l'extension du complexe commercial de Froyennes... cela fait plus de trente ans que la ville des cinq clochers vit au rythme des engins de chantier. Et ce n'est pas fini !

Les chantiers actuels sur la rive droite.

En cette année 2017, les chantiers importants vont se concentrer sur la rive droite de l'Escaut.

La place Verte et le quartier du Château.

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Le chantier de pose des impétrants progresse lentement vers l'Escaut.

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La rue du Rempart qui relie la rue du Château à la place Verte est également impactée par ces travaux.

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Sur la place Verte, le ballodrome disparaît peu à peu sous la verdure justifiant ainsi, un peu plus encore, l'appellation de cette place. Il est loin le temps où, les lundis de kermesse, les plus grandes équipes de la disciplines s'affrontaient lors de joutes mémorables suivies par des centaines de spectateurs. L'espace ainsi libéré est devenu un lieu de (trop) rares rencontres !

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A l'angle de la place Verte et de la rue de l'Epinette, tout comme à celui de la rue Joseph Hoyois à l'autre extrémité, des trous rappellent la pose récente d'impétrants. Après les congés, la voirie sera totalement refaite !

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Au quai Saint-Brice, alors que des plaintes de riverains refusant de voir leur quai réduit à une largeur de 5m85 sont toujours pendantes devant le Conseil d'Etat, le SPW a débuté, à la veille de Pâques, le chantier de modification des impétrants. Égouttage, canalisation de gaz et d'eau, câblage électrique et téléphonique vont être déplacés vers les habitations. Ces travaux terminés, on procédera à la construction du nouveau mur de quai, largement en retrait par rapport à l'actuel. Dans le fond du document, le Pont-à-Pont sera remplacé par un pont d'une plus longue portée, permettant de faire disparaître le pilier gênant l'alignement du fleuve. 

Rive gauche de l'Escaut.

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Voilà la surprise du chef ! Les automobilistes qui empruntent quotidiennement le quai Notre-Dame entre le pont de Fer et le pont levant, ont été surpris, ce mardi 2 mai, de se voir dévier vers la rue de Courtrai. La raison est simple, on recommence le pavage du quai qui a été réalisé, il y a quelques années à peine. Ce chantier pose des questions. Pourquoi le pavage s'effondre-il par endroit ? Est-ce une mauvaise conception ? Est-ce une mauvaise réalisation ? Peut-être est-ce aussi parce que les voiries urbaines ne sont pas conçues pour recevoir un charroi beaucoup trop lourd. Ce phénomène existe partout, même dans le piétonnier de la Croix du Centre. Il y a une différence entre le passage de piétons ou de véhicules légers et celui des camions de livraison et autobus du TEC qui empruntent régulièrement ces lieux réservés à la promenade et au shopping. Tant que nos responsables communaux n'auront pas compris qu'ils doivent faire le choix entre une voirie légère mais qui doit être interdite aux véhicules lourds ou une voirie résistante permettant la traversée de la ville par des véhicules de plus de 3,5 tonnes, on fera et refera régulièrement les rues de Tournai !

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 En attendant, ces chantiers n'ont pas l'air de contrarier ce bel oiseau surpris à chanter sur le garde-fou du quai.

(photos de l'auteur)

S.T. mai 2017.

 

03/11/2016

Tournai - des chantiers en pagaille !

L'automobiliste tournaisien va devoir ronger son frein !

Depuis plusieurs années, Tournai vit à l'heure des chantiers routiers. Les Tournaisiens ont tout d'abord vécu ceux qui concernent la pose d'impétrants comme le renouvellement des conduites d'eau pour éliminer le plomb ou celui des anciennes conduites de gaz en acier par des nouvelles beaucoup plus souples, le remplacement de câbles électriques dont certains commencent à poser problème ou la pose du câble optique pour la télédistribution et les liaisons téléphoniques. Il y a eu également les intempestives ruptures de canalisations et les découvertes fortuites d'anciens égouttages surannées (et inconnus) qui provoquèrent des affaissements de chaussée (au boulevard du roi Albert, à la rue de Barges, au parvis du beffroi et maintenant à la rue du Parc). Tout ces chantiers engendrent, inévitablement, des problèmes de circulation, celle-ci se déroule alors, soit sur une voirie rétrécie (rue Saint-Eleuthère), soit réglée par des feux (chaussée de Roubaix) ou est totalement impossible (depuis deux mois déjà dans la rue des Aveugles et, depuis le week-end de Toussaint, le long du Conservatoire).

Mieux vaut choisir la marche à pied !

Il y a également les chantiers de rénovation du centre-ville qui, après avoir concerné l'entièreté du quartier cathédral, se sont déplacés vers le quai Dumon et le quartier du Becquerelle. Tout devrait être terminé dans quelques semaines. Hélas, on constate déjà des réouvertures ponctuelles des voiries à peine terminées, c'est actuellement le cas à la rue du Four-Chapitre (au pied d'une cabine électrique) et à la rue de Courtrai (face à un magasin). La question que se posent les Tournaisiens est la suivante : la pose des impétrants a-t-elle été bricolée ou bien est-on systématiquement dans l'impossibilité d'appréhender certains problèmes ?

La fin des gros chantiers actuels ne signifie pourtant pas que tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes comme l'aurait dit d'Aldous Huxley. La presse locale et le site du SPW viennent de dresser un tableau "apocalyptique" de la circulation automobile, dans et aux alentours immédiats de Tournai, lors des deux prochaines années. Qu'on en juge !

Le quai Donat Casterman.

On semble les connaître depuis toujours, ces tours jumelles appartiennent au paysage de ce qu'on appelait, jadis, le quai de déchargement des péniches, à deux pas du pont Delwart. En raison de sa vétusté, une des deux centrales à béton de la firme Thiébaut est en cours de démantèlement, depuis ce mercredi 2 novembre. Il faut dire qu'elle datait de 1963 et sa construction avait été réalisée par des firmes alors bien connues à Tournai, les Ateliers Louis Carton, la Maison Caucheteux et les pompes Déplechin. Pour d'évidentes raisons de sécurité, la circulation sur le quai se déroule alternativement entre la rue des Roctiers et l'ancien entrepôt de la douane, réglée au moyen de feux tricolores. Ce quai est emprunté quotidiennement par les clients se rendant à la zone commerciale de Froyennes et par les automobilistes qui souhaitent éviter le rond-point de l'Europe et les files de l'avenue de Maire aux heures de pointe. Pendant une semaine, voilà donc un itinéraire bis un peu moins efficace, heureusement que nous sommes en période de congés scolaires. 

L'autoroute E42/A8 à "Tournai Froyennes".

Dans quelques jours va débuter la phase 4 de la rénovation en profondeur de l'autoroute E42/A8, commencée voici près de deux ans. Celle-ci sera exécutée dans la section comprise entre l'échangeur de Marquain et l'embranchement de la liaison vers Bruxelles à hauteur de Kain. Ce chantier va engendrer le fermeture des bretelles d'accès et de sorties de Froyennes (vers Pecq et vers Bruxelles). Une déviation sera mise en place et les véhicules concernés devront emprunter les entrées et sorties de "Tournai-Nord" (chaussée de Renaix). Cette situation qui devrait durer quelques mois (fin prévue aux grandes vacances de 2017) augmentera sensiblement la circulation sur l'axe de pénétration qu'est la chaussée de Renaix à Rumillies, une voie déjà presque saturée aux heures de pointe !

Le carrefour de la chaussée de Bruxelles.

Lorsque les travaux d'extension de la zone commerciale des Bastions seront terminés (en 2018), on devra faire face à une augmentation de la circulation puisque le nouveau parc commercial comprendra alors 90 cellules. Un plan de transformation de l'accès à Tournai par la chaussée de Bruxelles va donc entrer en vigueur et nécessite, dès à présent, d'importants aménagements. Un problème va se poser en terme de mobilité, il s'agit du carrefour le plus fréquenté, après le rond-point de l'Europe, avec un flux de 28.600 véhicules/jour, très loin devant la Porte Saint-Martin avec ses 17.800 véhicules/jour.

Le chantier va s'étendre du carrefour de la rue de la Lys (boulevard Walter de Marvis) à la rue d'Amour (boulevard des Combattants). Il concernera la modification du carrefour existant à hauteur de la rue de la Lys, celui-ci sera équipé de feux tricolores pour faciliter l'accès à la nouvelle zone commerciale et la rénovation totale du boulevard Walter de Marvis. Il concernera ensuite le carrefour de la chaussée de Bruxelles et nécessitera, durant plusieurs mois, la fermeture de cet axe  à la Porte de Marvis. Comme à l'avenir, il sera interdit d'entrer en ville par le début de la rue de Marvis, dont le dernier tronçon sera mis en sens unique vers la sortie de ville, les véhicules qui souhaitent y entrer seront obligatoirement déviés vers la droite et un rond-point sera aménagé au carrefour avec la rue de la Lys.

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La dernière rénovation du carrefour Marvis datait de 1978 (photo presse locale), il faut lire Nationale 7 !

Ce chantier sera réalisé en une phase continue. Il débutera au printemps de l'année 2017 et durera environ six mois (sans aléas !) mais... comme "chat échaudé craint l'eau", ce délai paraît un peu court pour réaliser ce chantier qui s'étend sur plus d'un kilomètre. Pour cela, il faudra une bonne coordination de toutes les entreprises chargées de poser les impétrants, une disponibilité de nombreux ouvriers présents quotidiennement sur la chantier et aucune interruption dans le déroulement des travaux. Des exemples récents (notamment celui de l'autoroute E42) ont démontré que pour des raisons diverses, les ouvriers étaient parfois absents pendant de nombreux jours. Comme la période des congés d'été se situera également dans le calendrier, l'Optimiste redoute (et il n'est pas le seul) que ce chantier dure un peu (beaucoup) plus longtemps. Les automobilistes qui empruntent ordinairement cet axe pour conduire les enfants à l'école ou pour se rendre au travail seront invités à utiliser des axes parallèles (mais ceux-ci ne sont pas déserts d'ordinaire !).

A la fin des travaux de la zone commerciale, il y aura aussi lieu de réinstaurer la liaison entre le parking et la rue de la Lys, interrompue depuis le début du chantier. 

Gérer le flux de circulation sera un véritable casse-tête pour l'échevin de la Mobilité et pour les responsables de la police chargés de la circulation. Le diriger vers la chaussée de Renaix et la chaussée d'Antoing ne fera qu'amplifier les embouteillages aux Porte de Morelle ou de Valenciennes. Quant à une déviation vers l'avenue de Maire par l'autoroute, elle ne sera possible que si les travaux sont terminés sur cet axe qui contourne la ville. 

La place Verte.

Dans le courant de l'année 2017, d'importants travaux seront également entrepris à la place Verte. Depuis trois ans, régulièrement, l'Optimiste vous informe que la voirie entre la rue de l'Epinette et du Sondart a été extraite à la circulation en raison des dangers d'effondrement d'un égout principal. Le chantier concernera la réparation de cet égout, la pose d'impétrants et la réhabilitation de la chaussée. L'Administration communale a rappelé que la circulation et le stationnement y sont interdits mais de nombreux automobilistes semblent ignorer le danger. Il est pourtant courant sur les sites internet de voir, un peu partout, des véhicules "avalés" par une route dont le sous-sol a été fragilisé ! Un risque que certains n'hésitent pas à prendre afin de bénéficier d'une facilité (!) et d'une gratuité de parking.

La rénovation du plateau de la gare et de la rue Royale.

L’administration communale détient depuis longtemps un projet de réhabilitation du plateau de la gare et de la rue Royale. C'est un pieux souhait de rendre plus convivial et plus attractif cet axe emprunté par les visiteurs venus dans la cité des cinq clochers par le train. Des rumeurs insistantes fixent le début du chantier juste après la fin de celui du Becquerelle dont il formerait une continuité. Celui-ci devrait impacter également une section de la ceinture des boulevards et cette dernière est située à un peu plus d'un kilomètre du carrefour de la chaussée de Bruxelles.

L'élargissement de l'Escaut.

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Le projet suit son cours, on discute et on pinaille encore sur l'aspect à donner au futur Pont des Trous. Comme toujours dans ce genre de débat, on fluctue entre le choix rétrograde pur et dur et le snobisme futuriste. Un juste milieu semblait pourtant avoir été trouvé lors de réunions citoyennes mais ne satisfait pas entièrement les uns et les autres. Il est toujours impossible de récolter une unanimité. Cela ne devrait pourtant pas retarder le début du chantier d'élargissement dont les prévisions, déjà maintes fois modifiées, le fixent dans le courant de l'année 2017.

 

Il faudra également construire un nouveau Pont-à-Pont et cela nécessitera, là aussi, de dévier la circulation. Il ne restera plus que deux ponts disponibles dans le centre-ville : le pont Notre-Dame et le pont de Fer. Ces deux points de passage devront canaliser toute le circulation passant d'une rive à l'autre du fleuve ! Des déviations, il en sera encore question durant les travaux d'élargissement du fleuve dans la section entre le Luchet d'Antoing et le quai Saint-Brice. 

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Déjà en 1963 la presse locale évoquait une possible démolition du Pont-à-Pont avant que n'intervienne, en 1977, la solution de l'alternat préconisée par Raoul Van Spitael. 

 

Utiliser les moyens modernes de transport !

Face à cette situation délirante, l'Optimiste songe sérieusement à acheter un "segway" ou une trottinette électrique et, pour se former à la conduite, il ira demander conseil à un échevin tournaisien, spécialiste de ce genre d'engin.

(sources : "Le Courrier de l'Escaut", édition du 2 novembre - recherches personnelles, photos de la presse locale Courrier et Nord-Eclair, document du Pont des Trous : collection personnelle).

S.T. Novembre 2016. 

 

05/02/2015

Tournai : d'autres chantiers proches ou dans un futur lointain

Continuons à examiner la série de chantiers qui s'ouvrent un peu partout, que ce soit intra-muros ou dans les villages, dans un article suivant, nous évoquerons ceux qui vont nous préoccuper dans un avenir plus ou moins éloigné.

Willemeau.

Entre la chaussée de Douai et la chaussée de Valenciennes s'étendent les villages de Willemeau et d'Ere ainsi que le hameau Barges. Tout comme celle de Warchin et de Rumillies, cette zone est sujette à de fréquentes inondations. Les recherches effectuées dans la presse locale, depuis le début des années 1850, démontrent que, lors de longues périodes pluvieuses ou de rapides fontes de neige en hiver ou lors de violents orages en été, ces deux villages et ce hameau traversés par le "rieu (ruisseau) de Barges" ont toujours connu des épisodes de crues plus ou moins violents. Le rieu de Barges qui, depuis la frontière française, s'écoule paisiblement pour rejoindre l'Escaut devient parfois tumultueux. Gonflé par les eaux, il se laisse aller à des épanchements qui dérangent profondément les riverains et, après quelques heures de liberté, regagne son lit et reprend cet aspect serein qui fait tout son charme. 

Si, historiquement, on relève de nombreux débordements, il semble que ces derniers soient un peu plus importants ces dernières années et les habitants ont souvent eu les pieds dans l'eau. Ils se disent qu'on ne peut plus comparer la situation prévalant au XIXe siècle à celle des années 2000 et ils n'ont pas tort !

Cependant, on peut y voir des causes multiples :

- l'abondance des précipitations subies depuis quelques années que certains attribuent au réchauffement climatique, sans avoir analysé le problème en profondeur et obtenu des preuves irréfutables,

- la position géographique de ces trois entités, situées au creux d'un vallon dont les pentes, de part et d'autre, ramènent les eaux vers le point le plus bas, c'est-à-dire vers le rieu,

- la création dans les années nonante de la ligne TGV Bruxelles-Lille-Paris ou Londres ayant séparé le bassin hydrographique en deux,

- les nouvelles méthodes agricoles qui voient les fermiers labourer dans le sens de la pente de façon à empêcher les eaux de stagner sur leur terrain et à les envoyer vers le rieu,

- l'incivisme de certains qui rejettent des déchets dans le rieu (branches, pots de peinture, planches...) avec la conséquence inéluctable de créer des barrages lorsqu'ils arrivent à des rétrécissements comme le sont les ponts donnant accès aux habitations ou aux champs et prairies.

Suite aux dernières importantes inondations qui interdirent, à chaque fois, d'emprunter la route entre Ere et Willemeau, des travaux ont été entrepris :

les berges ont été stabilisées par des gabions et des filets, une détection automatique (le projet Saphir signalant aux riverains lorsque la cote d'alerte est atteinte) a été posée, le rieu a été curé et des tonnes de déchets retirés entre Willemeau et Tournai.

L'enquête diligentée par les différents services concernés par le problème a aussi permis de révéler que le pertuis situé sous la place de Willemeau n'était pas (ou plus) dimensionné pour absorber ce trop plein d'eau. L'administration communale de Tournai a profité de rénover totalement la place du village en même temps qu'on entreprenait la réfection de l'égouttage.  

Il faudra encore prendre son mal en patience pour découvrir, dans quelques mois, la nouvelle traversée de Willemeau.

La rénovation du Conservatoire de Tournai.

Ce bâtiment remarquable aussi appelé "le tambour à pattes" par certains vieux tournaisiens date de 1829 et est l'œuvre de l'architecte Bruno Renard. Il comporte des classes dévolues au solfège, au chant, à la musique et à l'art dramatique ainsi qu'une salle des concerts. Mille sept cents élèves environ y suivent des cours. Menacé de ruine, sa démolition avait été sérieusement envisagée au début des années 1970 (un promoteur avait fait le projet d'ériger, à sa place, une tour qui, elle aussi, aurait fait de l'ombre au beffroi et à la cathédrale). Il a été, par la suite... très mal rénové.

Les éléments de stuc placés au-dessus des colonnes du péristyle, autour des fenêtres et afin de décorer les corniches étaient tout simplement constitués de matériaux intérieurs (avec même des morceaux de frigolite), les changements de température et les pluies s'infiltrant, ils se sont vite désagrégés. Il y a dix ans, le bâtiment étant dans un tel état de délabrement, il a fallu placer des filets anti-pigeons (ceux qui avaient pris l'habitude de s'y rassembler achevant de détruire les éléments de façade) et ensuite poser des barrières "Héras" pour protéger les passants des chutes intempestives de briques ou de plâtre.

Sa rénovation devenait urgente mais elle fut longtemps marquée par une valse "hésitation" de la part des édiles de l'époque.

Finalement, le chantier a débuté dans le courant de l'année 2014 et le toit et les façades sont pratiquement terminés. Dans quelques mois, ce sera l'intérieur qui verra débarquer les firmes de travaux afin de réaliser des transformations destinées à apporter un peu plus de confort aux usagers.

Tout comme la place de Willemeau, il faut également prendre son mal en patience. Dans deux ans, l'enseignement de la musique à Tournai retrouvera son joyau ! 

L'aménagement de la Place Verte à Tournai.

Cette place de la rive droite n'a jamais si bien porté son nom. Les habitants du quartier en ont fait un lieu de rencontres "écologiques" : bourses d'échange de plantes, barbecue entre voisins, rencontres de pétanque durant les soirées d'été ou tout simplement causette sur les bancs... Cette réappropriation de l'espace public, comme cela se passait encore il y a quelques décennies, a attiré l'attention des autorités communales qui ont décidé, avec l'expertise d'un partenaire hollandais de "Lively City", d'y créer une aire de jeux pour les plus jeunes composée d'un toboggan, de barres d'équilibre, paniers de basket, jeu de marelle... Ces travaux d'aménagement ont débuté récemment.  

La poursuite de la rénovation de façades.

Après la rénovation des façades de la place Saint-Pierre et du piétonnier de la Croix du Centre, trente façades supplémentaires seront rénovées dans le cadre de la programmation européenne pour dynamiser le cœur des villes. Cette fois, c'est dans la rue des Chapeliers et la partie basse de la rue des Puits l'Eau que se concentreront les chantiers. Il est à noter que, seulement, 10 % des frais de rénovation sont à charge des propriétaires des maisons concernées.  

(S.T. janvier 2015)

 

04/12/2013

Tournai : l'année 1851 sous la loupe.

Après avoir passé en revue les évènements des années 1849 et 1850, nous abordons l'année 1851. Nous la survolerons rapidement car la lecture du journal nous apporte des informations qui, au niveau local, ne diffèrent pas beaucoup de celles des années précédentes. Une monotonie risque donc de s'installer et de lasser le lecteur.

Sur le plan international, l'information principale nous vient de France, où un véritable coup d' état est réalisé, le 2 décembre, par le Président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte. A quelques mois de la fin de son mandat et de l'interdiction qui lui était faite par la Constitution de se représenter, l'homme qui avait probablement pris goût au pouvoir, édicte des décrets amenant la dissolution de l'Assemblée Nationale, instaurant le rétablissement du suffrage universel (pour les hommes seulement, les femmes n'ayant pas le droit de vote à cette époque) et préparant une nouvelle constitution qui remplacerait celle de la seconde république. Un an plus tard, il deviendra, Napoléon III, empereur des Français. Opposant déclaré à ce Prince -Président, l'écrivain Victor Hugo arrive à Bruxelles, le 12 décembre, sous une fausse identité.  

L'année 1851 verra la disparition de la romancière anglaise Mary Shelley, le 1er février, à l'âge de 54 ans, connue pour son roman : "Frankenstein ou le Prométhée moderne" et du Français Louis Daguerre, le 10 juillet, à l'âge de 64 ans, peintre mais aussi un des inventeurs de la photographie.

Sur le plan national, l'année sera marquée par les remous politiques suscités par le projet de loi du ministre libéral Frère-Orban concernant les droits de succession. Afin de venir en aide aux classes les plus déshéritées, celui-ci souhaite imposer un léger sacrifice aux classes supérieures par l'instauration d'un impôt de 1% sur les successions en ligne directe. Seulement voilà, à cette époque, le droit de vote dit "censitaire" était accordé aux plus fortunés. Le gouvernement chutera en juin sur ce sujet et les "Catholiques", farouches opposants à ce projet, verront leur représentation renforcée. Néanmoins, après les élections, le roi Léopold Ier demande à Frère-Orban de poursuivre son projet tout en l'amendant (pour ménager la chèvre et le chou !). Le nouveau projet, pourtant fort édulcoré, sera une nouvelle fois rejeté. Outré, le Roi propose de le soumettre au vote des électeurs. Après ce scrutin, il sera finalement adopté, le 22 novembre, mais ressemblera à une coquille vide. Il aura coûté une vingtaine de sièges aux "Libéraux" et renforcé des "Catholiques", peu enclins à prendre aux plus riches pour donner aux plus pauvres. Comprenne qui pourra !

Sur le plan local, voici une sélection d'informations traduisant au mieux la vie quotidienne, pour rappel, un titre a été apporté, les articles n'en possédant pas à l'époque, étant tous repris sous celui de "Chronique locale".

Drame de la jalousie.

Voilà, hélas, un sujet aussi vieux que le monde.

"Une jeune fille, étrangère paraît-il à la province, a reçu au village de Templeuve (fusionné avec Tournai en 1977), dans la matinée du dimanche 5 janvier, un coup de pistolet à bout portant, en pleine poitrine. Mr. Le Procureur du Roi et Mr. Belin, 2e juge d'instruction, se sont rendus sur les lieux. Le prévenu a été arrêté. La victime a été traversée d'outre en outre par la balle. En grand danger de mort, elle a reçu les secours de la religion et, calme et résignée, elle a, hier (le mardi 7 janvier), fait ses déclarations aux magistrats qui l'ont entendue avec tous les ménagements que réclame son état. Le prévenu est l'amant de la victime qui l'avait, paraît-il, délaissé".

Exécution capitale.

La peine de mort était encore régulièrement prononcée et exécutée. 

"Pour la deuxième fois, la place Verte vient encore d'avoir sa tragédie sanglante. Alexandre D. de Froidmont (notons que l'identité complète du coupable était alors rapportée, la Loi dite "Franchimont" du nom de cet avocat qui en a eu le projet, votée il y a quelques années, ne permet plus de donner les identités des victimes et des auteurs, tout au plus une initiale ou un nom d'emprunt. Si elle protège les malheureuses victimes, elle passe également sous silence les identités des pires criminels) condamné à la peine capitale par la cour d'Assises du Hainaut, a subi sa peine, ce matin (15 janvier) à 9h. Une foule immense assistait à cette lugubre cérémonie (!). Voici quelques détails sur les derniers moments de ce malheureux. Alexandre D., élevé bien chrétiennement dès sa tendre enfance, a senti le sentiment religieux renaître en son cœur et le dominer déjà à la prison de Mons. Profitant de la grâce des jubilés, accordée aux personnes, il s'y est approché des Sacrements. A la prison de Tournai (le jour de son exécution), il servit lui-même la messe durant laquelle il devait communier, il avait longtemps été enfant de chœur. Au moment d'être livré à l'exécuteur des hautes œuvres, il déclara d'une voix forte : Mes amis, profitez de mon triste exemple, je demande pardon à Dieu et aux hommes, je donne mon âme au Ciel et mon corps à la terre. Une minute plus tard, la justice humaine était satisfaite !"  

C'était beau, c'était grand, c'était triste, c'était digne des "Misérables" de Victor Hugo ou autres romans mélo-dramatiques écrits à l'époque.

Catastrophe ferroviaire. 

L'année sera marquée par deux déraillements de train à hauteur du village d'Havinnes. Ils seront spectaculaires, feront d'importants dégâts mais heureusement pas de victime. Voici la relation du premier.

"Un terrible accident est arrivé dimanche (le 6 avril), vers 8h1/2 du soir, au convoi de Tournai à Jurbise. Pour une cause que nous ignorons encore, le convoi a déraillé au-dessus d'Havinnes, mais avec une telle violence que la locomotive fut renversée, sens dessus-dessous et le machiniste lancé à plusieurs mètres de là. Plusieurs voitures ont été brisées, mais sans occasionner de malheur. La nouvelle de cette catastrophe est arrivée vers neuf heures à la station de Tournai où l'on s'empressa d'envoyer des voitures pour recueillir les voyageurs. Quant au machiniste, ce n'est que deux heures après l'accident qu'il fut retrouvé, il était blessé à la jambe".

Marché aux Fleurs.

Celui-ci avait lieu le vendredi 18 avril.

"Ainsi que nous l'avions prévu, rien de réel, de varié comme les nombreuses collections de fleurs exposées sur le quai du Château qui est transformé en un véritable jardin d'été où se presse une foule brillante, l'élite de notre population et des villes voisines. Dès six du matin, le marché est envahi par les acheteurs, ainsi les transactions ont-elles été nombreuses. Ajoutons que le soleil n'a pas peu contribué à faire de ce marché l'un des plus importants du pays".

Inondations.  

Lu dans le journal du vendredi 2 mai.

"La situation des eaux de l'Escaut présente quelque chose d'effrayant pour toute la magnifique vallée de ce fleuve depuis Tournai jusqu'à Gand, c'est-à-dire sur un parcours de vingt-cinq lieues. Les eaux, loin de diminuer, augmentent encore chaque jour et maintenant l'escalier du radier du Pont Notre-Dame en cette ville marque dix-huit pieds d'eaux de hauteur (mesure de longueur qui valait 0,3248 m soit ici 5,85 m environ). Dans les villages, en aval de Tournai, les terres basses sont inondées comme lors de la grande inondation d'avril 1850. Cette inondation s'étend souvent à plus d'un quart de lieue de largeur (une lieue valant 4,445 km, cela donnerait ici un ordre de grandeur de plus d'un kilomètre de part et d'autre du fleuve !)".

L'ivresse peut être dangereuse.

Si l'ivresse au volant est souvent responsable d'accidents graves de la circulation à notre époque, le fait que nous rapporte le journal du 12 juin montre qu'elle pouvait parfois avoir des conséquences tragiques même pour une personne assoupie.

"Hier, un individu pris de boisson, s'était endormi près du jeu de fer d'un cabaret de la rue Clercamps. Il dormait depuis quelques temps déjà mais d'un sommeil agité, quant tout à coup, il tomba par terre, face en avant. Par malheur, dans sa chute, il rencontra l'extrémité du jeu qui l'atteignit à la tempe et le tua sur le coup. Le malheureux laisse une veuve et six enfants".

Les élections.

Les élections qui se déroulèrent à la fin septembre ont donné les résultats suivants à Tournai :

Parti Ministériel : 570 voix, parti Conservateur (Mr. Dumon) 1.070 voix.

Dans le pays, le parti Ministériel remporte 21.744 voix et le parti Conservateur 28.823 voix.

Drame de la folie ordinaire.

"Ce matin (mardi 14 octobre), un ouvrier de la rue Marvis, en proie à un accès de fièvre, a voulu se suicider en se jetant dans un lieu d'aisance. Mais il a été empêché dans son funeste dessein par les domestiques de Mr. Rucq qui parvinrent à le retirer avant que l'asphyxie fut complète".

Avec ce nouveau fait divers se termine cette revue des évènements qui marquèrent l'actualité tournaisienne au cours de cette année 1851, une année sans grand relief !

(sources : Le Courrier de l'Escaut, éditions de l'année 1851 et "Chronique de la Belgique", édition de 1987). 

S.T. décembre 2013

 

06/05/2013

Tournai : entre tranchées et rues barrées.

Traverser la ville devient aussi compliqué que d'y trouver une place pour stationner, on rencontre, en effet, des chantiers un peu partout dans l'intra-muros. 

La place de Lille.

L'ancien hôtel "Aux Armes de Tournai" disparaît derrière une échafaudage et des toiles plastifiées, ironie, une découpe a été effectuée dans le bas de celles-ci pour que les automobilistes puissent toujours avoir accès à l'horodateur ! A terme, on trouvera trois appartements et deux commerces. 

A l'arrière de l'église Sainte-Marguerite, la construction d'un complexe de garages sur deux étages se poursuit, ce chantier rejoint la rue As-Pois.

Les travaux de réhabilitation de l'église Sainte-Marguerite vont bientôt débuter, probablement après les congés de la construction. Celle-ci est entourée d'un panel de spécialistes composé des responsables tournaisiens de l'Urbanisme, de ceux des Monuments et des Sites, de la Région Wallonne et du Patrimoine. Dans le projet, on ne modifiera pas le porche, ni le clocher, parties classées de l'ancien édifice religieux, mais on rénovera totalement la nef et le choeur, en conservant les volumes, afin de réaliser des lieux de vie dont un important duplex de 600m2 avec vue imprenable sur la cité des cinq clochers. Le rez-de-chaussée devrait accueillir une salle culturelle modulable en fonction des évènements qui y seront présentés.

La rue Perdue.

le parking souterrain sur deux niveaux attend toujours son aménagement !

Le quartier cathédral.

Après le rue des Choraux et la rue du Four Chapitre, les travaux concernent actuellement la rue des Orfèvres où la pose des dalles de revêtement a débuté. Cette rue est totalement interdite à la circulation.

Des tranchées ont été creusées dans la rue du Curé Notre-Dame pour la pose d'impétrants, on ne peut actuellement stationner dans la section comprise entre la rue du Four Chapitre et la place Paul Emile Janson.

La rénovation de la rue de l'Hôpital Notre-Dame a débuté, la voirie est éventrée, on procède à la pose des collecteurs d'égouts, cette rue située sur l'axe important de la traversée Nord-Sud de ville restera fermée à la circulation durant quatre à cinq mois encore.  

L'Office du Tourisme a quitté les bâtiments qu'il occupait au pied du beffroi pour rejoindre, en ce mois d'avril, l'immeuble situé au n°1 de la place Paul Emile Janson, on vient de terminer la rénovation de l'ancien "Grand Hôtel de la Cathédrale" (voir article que nous lui avons consacré), que certains, peu au courant de l'histoire locale ou ayant peut-être des intérêts dans l'organisme financier, s'évertuent à désigner par le nom d'immeuble Dexia, le dernier occupant des lieux ayant succédé au siège de la Banque de Paris et des Pays-Bas (quand on sait ce que nous a coûté le sauvetage de cette banque, on ferait bien de ne pas remémorer constamment de mauvais souvenirs au travers de cette appellation) !

Un vaste hall baigné de lumière apportée par une immense verrière, un miroir géant dans lequel se reflètent les cinq clochers, une présentation de produits tournaisiens sont les premiers éléments visibles dès l'entrée. Un auditorium de 84 places invite le public à remonter 2000 ans d'histoire de la cité scaldéenne par la projection du film "Le Couloir du Temps" ou à assister à celle intitulée "de la pierre au ciel". Les caves voûtées du XIIe siècle permettront l'organisation d'expositions temporaires. A l'étage, les services de l'Eurométropole et ceux des musées tournaisiens ont pris place. 

Quelques détails à régler ne permettent pas encore la réouverture à la circulation de la rue des Puits l'Eau, bien qu'un marquage au sol soit désormais réalisé dès la descente du Pont-à-Pont, certains automobilistes continuent à parquer leur véhicule sur ce qui est devenu une bande de circulation. Les (mauvaises) habitudes ont souvent la dent dure. 

On a évoqué, durant le mois de mars, la prochaine restauration de la place Saint-Pierre et de la rue Poissonnière dont les pavés sciés placés il y a quelques années n'ont pas résisté à la circulation des voitures et camions et font entendre le son mélodieux d'un concert de castagnettes lors du passage d'un véhicule, de plus, ils représentent un danger pour les piétons (principalement les personens âgées) qui risquent de s'y tordre les pieds. On a plus de nouvelles de ce chantier programmé

La cathédrale Notre-Dame. 

L'échafaudage devant ceinturer les cinq clochers est en cours de réalisation. Autre élément visible du début de ce chantier, le monument en bronze, oeuvre de Guillaume Charlier, dit "le groupe des Aveugles" a été retiré de son socle de la place Paul Emile Janson, il devrait trouver rapidement une nouvelle implantation. A son emplacement va bientôt s'élever une grue de 90 mètres de haut possédant un bras de 60 mètres chargée d'amener les tables de plomb et le matériel nécessaire à la rénovation des cinq flèches qui se dressent à 83 mètres dans le ciel tournaisien.

De nouvelles palissades ceinturant le périmètre du prestigieux édifice seront prochainement posées, elles succèderont aux panneaux didactiques de couleur rose fuchsia installés depuis le début des travaux, elles déclineront l'histoire de chef d'oeuvre âgé de l'art romano-gothique vieux de plus de 800 ans.

La Grand'Place.

L'hiver a eu définitivement raison des fondations de l'égout qui reçoit l'eau s'écoulant des jets installés sur le forum tournaisien, le béton qui soutient les caillebotis doit être remplacé, les travaux viennent de débuter, pendant le temps de cette réparation qui devrait prendre trois à quatre semaines, les habitués des terrasses des cafés, tea-rooms et restaurants semblent avoir été mis en cage. Cette situation complique sérieusement les "affaires" de l'ami Joseph qui ne peut plus suivre (si ce n'est pousuivre) à la trace les passants pour leur réclamer l'habituelle petite pièce nécessaire pour lui aller jouer au billard électrique.  

Le quartier du jardin de la Reine.

La réfection de l'avenue de Troyes se poursuit, les pavés ont été retirés, les quais d'embarquement des autobus sont désormais dessinés, les bordures sont posées, il reste à placer le revêtement de la voirie. 

Sur le terrain où s'élevait jadis le Casino et les bâtiments de la Société de distribution d'eau, on creuse les fondations de l'immeuble qui accueillera commerces et appartements de standing.

Le quai Dumon.

Après la rue des Orfèvres, la rue de l'Hôpital Notre-Dame, voici que le quai Dumon sera lui aussi interdit à la circulation dans le sens Becquerelle vers le quai durant la période allant du 6 au 31 mai, la pose d'impétrants et la nécessaire ouverture de voirie obligent les responsables à dévier les véhicules venant de la gare par la rue de l'Epinette et la rue Joseph Hoyois. Quand on sait que ce tracé est déjà la déviation naturelle qui s'est imposée en raison de la fermeture de la rue de l'Hôpital Notre-Dame, on conçoit aisément la difficulté rencontrée par les automobilistes qui doivent se rendre de la gare à la Grand'Place. 

La place Verte et la rue des Jésuites.

Les conditions hivernales ayant fortement dégradé la voirie en pavés, un côté de la place Verte, celui menant de la rue de l'Epinette vers la rue du Sondart est toujours interdit à la circulation, le centre du carrefour formé par la place et la dite rue s'est également effondré. Pour les mêmes raisons, on a réduit la largeur de la voirie à la rue des Jésuites, à proximité du parc communal.

Les abords de la piscine de l'Orient.

Durant ce mois de mai, la pose de coussins berlinois et la création d'un rétrécissement de voirie, éléments censés ralentir la circulation dans la longue ligne droite allant de la Bonne Rencontre à Vaulx jusqu'au rond-point situé à proximité de la piscine de l'Orient et du camp de camping imposeront la fermeture de cet axe, en journée, entre 7 et 17h.

Les abords du Pont des Trous

Il est désormais interdit de stationner le long de l'Escaut entre le Pont des Trous et le pont Delwart. Depuis toujours, principalement les étudiants fréquentant l'école Jeanne d'Arc, certains y avaient pris l'habitude de garer leur voiture parfois durant toute la semaine. Cet alignement de véhicules gâchait la perspective sur la vieille porte d'eau photographiée par de nombreux touristes à partir du pont Delwart et représentait également un danger pour les conducteurs qui stationnaient à un endroit non protégé des chutes dans le fleuve. 

La rue Saint-Brice.

Les travaux de rénovation d'un immeuble incendié se poursuivent, la moitié de la voirie est occupée par le chantier, la circulation doit donc se faire alternativement, ce qui crée quelques embarras de circulation aux heures de pointe.

Rue du Désert et rue de la Planche.

Là aussi, la circulation est rendue difficile en raison de l'ouverture de tranchées en voirie pour la pose d'impétrants. 

Espérons que pour les vacances, certains chantiers seront enfin terminés.

(sources : recherches personnelles, presse locale et les "gazettes de chantier" éditées dans le cadre de la rénovation du quartier cathédral). 

 S.T. mai 2013.