12/08/2013

Tournai : les rencontres inattendues 2013.

Il n'est pas une semaine durant la période des vacances sans que ne soit organisé un festival rassemblant des milliers de spectateurs autour d'un podium sur lequel se succèdent chanteurs et groupes populaires, c'est vrai à Floreffe, Deurne, Bruxelles mais aussi à Obigies ou à Péruwelz. 

A l'ombre des cinq clochers, les lumières se sont éteintes sur "Tournai Enchanté" du 21 juillet qui amena Herbert Léonard ou sur le "Tempo Festival" qui fut l'occasion de voir (ou de revoir) Pascal Obispo, Quentin Mossiman, Roger Hodgson ou Abbey Road. A Ere, aux portes de Tournai, "Les Gens d'Ere" ont remisé, jusqu'à l'année prochaine, leur chapiteau qui a permis de rencontrer la Bande à Basile, le groupe Goldmen et Plastic Bertrand...

A la fin du mois d'août, place cette fois à un festival culturel, c'est, en effet, à un autre type d'événement que les Tournaisiens et leurs visiteurs sont conviés : "Les Rencontres Inattendues" ou l'art d'allier la philosophie et la musique dans un décor somptueux, au coeur d'un patrimoine exceptionnel.

En 2012, lors de la première édition parrainée par le philosophe Michel Serre, les organisateurs partaient dans l'inconnu. Ils ne savaient comment serait appréhendée cette formule inédite et le succès fut inespéré, trois journées rassemblèrent la foule autour de Jordi Savall, Luc Ferry, la comédienne Marie-Chistine Barrault, le pianiste Karol Beffa, Michel Serre... et, apportant une touche marocaine à l'événement, la parade Daqqa de Marrakech.

Forts de ce succès, les organisateurs proposent la seconde édition du festival, les 30, 31 août et 1er septembre prochain. Celle-ci est riche de pas moins de vingt-trois spectacles concerts, débats, lectures où les philosophes, comédiens, musiciens, metteurs en scène se rencontrent dans des lieux patrimoniaux scénographiés.

L'ouverture du festival aura lieu le vendredi 30 août à 19h30 sur la place de l'Evêché. Ensuite, à 21h, la cathédrale Notre-Dame accueillera la création du spectacle "Al Manara", une rencontre entre musique palestinienne et occidentale sous le regard du philosophe Edgar Morin et à 23h, l'Office du Tourisme servira de cadre au ciné-concert "La Divine". Karol Beffa revient à Tournai, le pianiste-philosophe accompagne et commente le film muet chinois de Wu Yonggang réalisé en 1934.

Le samedi 31 août, dès 9h, un café-croissant-philo attendra les festivaliers sur la place de l'Evêché sur le thème "Faut-il enseigner la philo à l'école ?", un carrefour animé par Frank Pierobon, philosophe, homme de théâtre et enseignant. A 10h30, dans la cour de l'Evêché voisine, une rencontre intitulée "Pour une autre voie" rassemblera le public autour d'Egar Morin, philosophe, Ramzi Aburedwam, compositeur et violoniste, le Tournaisien Eloi Baudimont, compositeur et pianiste, Martin Legros, le modérateur.

Dans les jardins de l'Evêché, à 12 h et 15h, "Soyons philosophes" prouvera que philosophes et musiciens ne manquent pas d'humour. L'humoriste local, internationalement connu, Bruno Coppens initiera les spectateurs à la pensée inattendue sur un musique d'Eric Satie. Il sera entouré de Frank Pierobon, philosophe, Aveline Monnoyer, mezzo-soprano, Philippe Gérard et Julie Delbart, pianistes et Patricia Houyoux, récitante. 

Le Festival de Wallonie-Hainaut collabore à ces journées et propose à 14h, dans la cour de l'Evêché, "Schumann, le rêve et la douleur" ou la rencontre d'un écrivain psychanalyste, Michel Schneider, et d'une pianiste de tempérament, Dina Ciorcalie. "Ce que les hommes ne peuvent me donner, la musique me le donne, tous les hauts sentiments que je ne puis traduire, le piano les dit pour moi" déclarait le grand compositeur. 

Cette rencontre sera suivie à 16h, à la salle des Choraux, toujours avec en collaboration avec le Festival de Wallonie-Bruxelles, d'un voyage musical au pays des contes à déguster en famille "Petit Poucet, la Belle, la Bête et Cie : Il était une fois..." avec Marie-Laure Gérard-Tiberghien, narratrice, Marie Hallynck, violoncelliste, Muhiddin Dürrüoglu, pianiste et arrangeur musical, Cédric Tiberghien, pianiste, Sybille Wilson pour la mise en scène et Floriane Devigne, réalisatrice du film. 

A la même heure, dans la cour de l'Evêché, un grand débat réunira les philosophes Jacques Taminiaux, Guy Haarscher et Martine Leibovici autour du thème " D'où vient le mal ? L'Hypothèse Hanna Arendt".. A noter que pour prolonger celui-ci, le film "Hanna Harendt" de Margarethe Von Trotta sera projeté du mercredi 28 août au mardi 3 septembre, chaque soir à 20h, au cinéma Imagix dans le cadre des séances d'Art&Essai.

A 18h, en la Halle-aux-Draps, également avec la collaboration du Festival Wallonie-Bruxelles, on pourra assister à la création de "L'Art, l'Amour, la Mort" de Michel Serre qui sera entouré de Béatrice Uria Monzon, mezzo-soprano et de Jean Marc Bouget, pianiste.

A 20h, en la cathédrale Notre-Dame, création de "L'âme du temps" ou quand la musique sacrée rencontre l'esprit du jazz, un spectacle qui réunira le philosophe Bernard Stiegler, le saxophoniste et clarinettiste, Raphaël Imbert, le pianiste Karol Beffa, l'organiste André Rossi, le violoniste alto Arnaud Thorette, le contrebassiste Pierre Fenichel, la chanteuse Marion Rampal, aux claviers, Johan Farjot et au logiciel Omax, Benjamin Levy.

La journée bien remplie du samedi se terminera à 23h, sur la place de l'Evêché, une philosophe se dédoublera en chanteuse pop dans "La pop music est-elle un sujet philosophique ?" avec Agnès Gayraud, philosophe, chanteuse et guitariste électrique, Xavier Thiry aux synthés et Sébastien Dousson à la basse.

La dernière journée du festival, le dimanche 1er septembre, débutera à 9h, en la Halle-aux-Draps, par un café-croissant-philo intitulé "Petite Poucette", un nouveau monde en train d'apparaître avec Michel Serre, un débat avec le public sur le thème de la jeune génération et les nouvelles technologies.

A 10h30, dans la cour de l'Evêché, "la vie est une géniale improvisation" une lecture musicale interprétée par Bruno Abraham-Kremer, comédien,  Karol Beffa, pianiste, d'après une correspondance de Vladimir Jankélévitch.

A 12h, présentation et expérimentation, au Conservatoire de Musique, du logiciel OMax avec Benjamin Levy (chercheur à l'IRCAM), pilote OMax qui récupèrera et rejouera les propositions musicales faites par Karol Beffa, pianiste et Raphaël Imbert, saxophoniste.

A 12h30, dans les jardins de l'Evêché, un "grand pique-nique philo-musical" en présence de Bruno Coppens et des philosophes et musiciens participants aux Rencontres Inattendues.

A 14h et 17h, en la salle des Choraux, présentation d'un spectacle familial, dès 4 ans, intitulé "Comment moi je ?", pied de nez philosophique, avec la Cie Tourneboulé, à ceux qui pensent encore que les enfants ne savent pas réfléchir.

A 15h, Halle-aux-Draps, "Rire fait penser", un spectacle auquel participera l'humoriste Philippe Gelück, le philospohe-journaliste Frédéric Pagès, Karol Beffa et Raphaël Imbert.

A 16h, en la cathédrale Notre-Dame, en partenariat avec MusiCa, "Orchestre et orgue en dialogue" par l'Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, Etienne Walhain, organiste de la cathédale et Jean Pierre Mondet, philosophe dans des œuvres de Bach, Haendel et Mozart.

A 18h, dans la cour de l'Evêché, "Sacré Sacre" ou une visite du Sacre du Printemps d'Igor Stravinsky avec Alexander Gurning et Eugène Galand au piano, Pierre Quiriny et Gabriel Laufer aux percussions et les philosophes Pascal Chabot et Frank Pierobon.

Le deuxième festival " Les Rencontres Inattendues" se clôturera, à 20h, là où il a débuté, sur la place de l'Evêché avec Xavier Sourdeau, le magicien de l'improbable.  

Un détail d'importance la billetterie en ligne se fait auprès de :

http://billetterie.maisonculturetournai.com. ou au 32 (0) 69 25 30 80.

Il existe une formule d'abonnement à partir de cinq spectacles.

(S.T. août 2013) 

 



20/08/2012

Tournai : "les Inattendues"

Les "Inattendues", sous ce titre inattendu se cachent des rencontres entre la Musique et la Philosophie qui se dérouleront du vendredi 31 août au dimanche 2 septembre dans la cité des cinq clochers, des spectacles totalement inédits, créés pour cette occasion particulière, proposés dans sept lieux riches en histoire, sept témoins du patrimoine de la ville de Tournai.

La musique sous toute ses formes aura un rendez-vous inattendu avec la philosophie dans un esprit de tolérance et de convivialité. Un large public est invité à ce tête à tête considéré comme improbable.

L'ouverture de ce troisième évènement du mois d'août avec les "Rencontre internationales d'orgue" et une oeuvre décentralisée du Festival Wallonie Bruxelles aura lieu le vendredi 31 août en la Halle-aux-Draps, le public sera ensuite emmené par huit musiciens marocains, la "Parade Daqqa de Marakkech" vers la cathédrale Notre-Dame pour le concert d'ouverture, "Les pélerinages de l'âme", interprété par l'ensemble Hespérion XXI dirigé par Jordi Savall, chants de pélerinage du IXe au XIVe siècle joué par des instruments anciens au cours d'un dialogue avec le philosophe Luc Ferry.


Le samedi 1er septembre, à 9h, en la Halle-aux-Draps, le philosophe Pascal Chabot tentera de répondre à cette vaste question : "A quoi sert la philosophie ?". 

A 10h30, dans la cour de l'Evêché, une rencontre intitulée "La révolution de l'amour", un entretien avec Luc Ferry, des illustrations musicales par le pianiste Dmytro Sukhovienko (extraits d'oeuvre de Rameau et 6e prélude de Chopin), animé par Martin Legros

A 13h00, le journal télévisé de No télé sera retransmis depuis le même lieu et ouvrira une large page à l'évènement.

A 15h00, cour de l'Evêché, "Il était une fois Pythagore", concert philosophique avec Heinz Wismann, philosophe et comédien et le pianiste Karol Beffa.

A 18h00, cour de l'Evêché, "La petite musique des écrivains", concert littéraire avec Pascal Chabot et Frank Pierobon, philosophes, Marie-Christine Barrault, lectrice, Martine Reyners, soprano et Dmytro Sukhovienko, pianiste. De Verlaine à Sartre ou Marguerite Duras, des textes ou correspondances d'écrivains sur la musique classique ou moderne. 

A 20h00, en la cathédrale Notre-Dame, concert de l'eurométropole Tournai, Lille, Kortrijk "L'homme armé" avec l'ensemble vocal Odace, l'ensemble vocal et choeur parlé du Conservatoire de Tournai, Altra Voce, le violoncelliste Jean Paul Dessy, Daniel Buron et Christian Chuffart à la trompette, Louis Descamps à la contrebasse, le Quatuor à cordes Tana, Simon Drachman et Stéphane Letot aux percussions, Etienne Walhain à l'orgue, Charles Michiels à la direction musicale, dans une scénographie du Tournaisien Mr Zo. Une messe pour la Paix adaptée d'une mélodie française profane populaire à la Renaissance, un spectacle musical et parlé spécialement créé pour le festival.

A 22h30, en la Halle-aux-Draps, "La musique de l'amour et l'amour de la musique" sur le concept d'un café-philo, Frank Pierobon fait interagir musiciens et participants sur un thème choisi... un verre à la main.

A 23h00, au Fours à chaux Saint-André, "Daqqa de Marrakech", huit musiciens vêtus de djellabas chantent aux rythme des percussions jusqu'à entrer en transe.  


Le dimanche 2 septembre, à 9h00, en la Halle-aux-Draps, André Azoulay, Président de la Fondation des trois cultures et des trois religion à Séville, évoquera, au cours d'une petit déjeuner à la marocaine, en compagnie d'un des sages de la culture arabo-andalouse, "Maroc, terre de cohabitation des religions". 

A 10h30, dans la cour de l'Evêché, la nouvelle société basée sur les technologies sera le sujet du philosophe Michel Serres dans "Petite Poucette, une génération mutante", l'illustration musicale sera apportée par le pianiste Karol Beffa et ses improvisations sur le thème abordé.

A 12h00, en la Halle-aux-Draps, "Raoul Vaneigem et Franz Schubert, la rencontre de deux indignés", une rencontre entre un penseur révolutionnaire, deux musiciens et une comédienne qui exprime l'essence émotionnelle de chaque lied de Schubert. Le penseur Raoul Vaneigem sera accompagné par le baryton tournaisien, Michel Jakobiec, la pianiste Julie Delbart et la lectrice, Marie-Christine Barrault

A 13h00, toujours dans le cadre prestigieux de la Halle-aux-Draps, en hommage à Platon, les philosophes Pascal Chabot, Martin Legros, Frank Pierobon et la comédienne Marie-Christine Barrault présenteront "Ivresses" avec une tentative de réponse à la question suivante : "Les ivresses sont-elles enthousiasmes des sens ou décadence dionysiaque ?"

A 15h00, au centre de la Marionnette, rue Saint-Martin, représentation du spectacle "Ali au pays des Merveilles", un conte féérique tout en musique, dans la médina de Marrakech, l'amour impossible d'une princesse avec le soleil. 

A 15h00 également, dans la cour de l'Evêché, cinq religieux et penseurs échangeront leurs convictions et leurs visions concernant les grandes interrogations et affrontements de notre époque au cours de "Guerre et Paix des religions et des cultures". Avez André Azoulay, modérateur, Guy Harpigny, Evêque du diocède de Tournai, Haïm Korsia, Grand rabbin, Fatima Elassooudi, Présidente de l'association soufie "Les Amis de l'Islam", Hassan Houdan, Président de l'association islamique et culturelle du Tournaisis, Luc Ferry, philosophe. L'illustration musicale permettre d'entendre Françoise Atlan, chant arabo-andalou, accompagnée de musiciens et chanteurs.

A 17h30, en la cathédrale Notre-Dame, concert d'orgues, "Orphéus" par Etienne Walhain, avec des oeuvres de Jean Sébastien Bach, Franz Liszt, César Frank.

A 19h00, sur la Grand'Place" "Âada Gnawa Parade", quatre danseurs, un maâlem marocain et dix musiiens présente une parade gwana, un rituel entre réel et surréel. 

A 20h00, en la Halle-aux-Draps, la clôture des "Inattendues" aura lieu au cours d'un concert de musique et sagesse arabo-andalouses et berbères, "L'esprit de Cordoue" avec Françoise Atlan et Khalid Izri au chant, Fouad Didi au violon, Bijane Chemirami aux percussions, la parade Gwana, la Daqqa de Marrakech et André Azoulay en maître de cérémonie. 

Il va sans dire qu'à ce festival "les Inattendues", un large public est espéré et attendu, un "pass" permet l'accession à pratiquement tous les spectacles !

(S.T. août 2012)

21/02/2011

Tournai : Christian Chuffart, trompettiste de talent, defenseur de l'Art musical.

C'est au sein du quartier Sainte-Marguerite que Christian Chuffart voit le jour le 1er mars 1948. Il est le premier enfant de Léonard Chuffart (1917-1974) et de Madeleine (1922-2007). Le couple aura trois garçons. Le père est membre de la police communale, il décèdera malheureusement victime d'un accident de la circulation, durant son service.

Le jeune Christian va féquenter l'école communale de la Porte de Lille. A cette époque, il était habituel qu'un garçon plus âgé prennent en charge des plus jeunes pour les guider sur le chemin de l'école, c'est ainsi que l'Optimiste put compter sur lui chaque matin et chaque soir. Avec le recul, on peut dire qu'il dirigeait déjà un petit groupe !

Très jeune, Christian Chuffart fut attiré par la musique et c'est tout naturellement au Conservatorie de Tournai, alors situé à deux pas de chez lui, à la rue Saint-Martin, qu'il débuta sa formation musicale et instrumentale. En 1966, à l'âge de 18 ans, il est lauréat du concours national "Pro Civitate" organisé par le Crédit Communal de Belgique. Deux ans plus tard, il termine ses études au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles. Il va désormais enseigner la trompette au conservatoire de sa ville natale et à l'Académie de Musique de Mouscron.

Trois ans passent, en 1971, il réussit le sélectif concours d'entrée dans l'un des ensembles musicaux les plus prestigieux du royaume, le "Grand Orchestre d'Harmonie de la Musique Royale des Guides" qui est à la Belgique ce que l'ensemble de la Garde Républicaine est à la France. Au sein de cet orchestre, il est nommé en 1976, première trompette-solo.  

Membre incontesté, il va enregistrer plus de 40 disques "long playing" et CD et les tournées l'emmèneront en Allemagne, en Angleterre, au Canada, en Espagne, en France,en Hongrie, au Luxembourg, en Thaïlande,enTurquie, au Zaïre....

Parallèlement, il enseigne également la trompette aux stages musicaux de Roisin, dans la botte du Hainaut et à Saint-Cast en France.

Christian Chuffart a été membre de l'ensemble "Polyphonies" dirigé par le claveciniste Charles Koenig et du "Quintette de Saxhorns et de Cuivres Clairs de Belgique" avec lequel il collabora durant seize années.

En 1979, le Foyer Culturel de Kain, où il réside, souhaite créer un ensemble musical et lui en confie la direction. "L'Ensemble Musical Kainois" sera reconnu pour sa qualité d'interprétation et, à ce titre, régulièrement invité pour des prestations en France, en Hollande, en Allemagne et en Angleterre. En 1996, l'ensemble fusionne avec un orchestre-école pour donner naissance à la "Musikaine" sous la baguette de Christian Chuffart durant douze années. Lors du concert de Sainte-Cécile de novembre 2008, il passe le relais à Raphaël Lahaise mais reste à la sous-direction musicale. 

Le 12 février 2011, les Tournaisiens ont pu encore se rendre compte de son talent dans "Music for fun" dont il fut le soliste de l'ensemble orchestral de Hem dirigé par Patrick Salmon.  

Désormais premier soliste honoraire du Grand Orchestre d'Harmonie de la Musique Royale des Guides, professeur honoraire du Conservatoire de Tournai où il enseigna la trompette et du Conservatoire Royal de musique de Mons où il fut titulaire du cours de Lecture musicale et de transposition, il est administrateur dans plusieurs institutions culturelle reconnues où il défend la pratique de l'Art musical amateur, une passion qui ne l'a jamais quitté et qu'il a transmise à son fils Josquin, professeur de trombonne et membre du quatuor de trombonnes "Anémos".

13/02/2011

Tournai : les Amis de Tournai fêtent leur 75e anniversaire !

Le Royal Syndicat d'Initiative "Les Amis de Tournai" fête son 75e anniversaire. Nous aurons l'occasion prochainement de retracer son histoire depuis sa création le 27 novembre 1936.

Pour magnifier cet évènement, le Président Georges Toubeau et les bénévoles qui l'entourent ont mis sur un pied un programme de festivités liées aux grands évènements annuels organisés par ce dynamqie ensemble au service de la cité des cinq clochers.

Ce samedi 12 février, le coup d'envoi était donné dans le cadre du premier salon de l'année, "GénéaTournai" consacré à la généalogie qui se tient ce week-end dans le cadre prestigieux de la Halle-aux-Draps. Le soir, le rendez-vous était donné aux mélomanes pour un concert international d'ouverture de l'année du 75e anniversaire. Cette soirée, à laquelle l'Optimiste a eu le plaisir d'assister, restera, à plus d'un titre, gravée dans les mémoires des Tournaisiens. La recette semblait simple, mais son organisation ne fut probablement pas aisée afin de réunir un tel plateau.

Les ingrédients choisis pour nous offrir cette entrée en matière étaient de qualité : 

-Prenez le directeur du Conservatoire de Tournai, le baryton Michel Jakobiec,

-ajoutez un chef d'orchestre connu pour son charisme et son dynamisme Benoit Chantry à la tête de l'Orchestre à Vent tournaisien,

-invitez le plus tournaisien des Français du Nord, le sympathique Patrick Salmon à la tête de l'ensemble orchestral de Hem (petite ville du Nord de la France située à une vingtaine de kilomètres à peine de la cité des cinq clochers),

-apportez au programme un trompettiste de talent en la personne de Christian Chuffart que l'Optimiste vous présentera prochainement,

-présentez un premier prix de hautbois et de musique de chambre au concours international de l'Ufam (union des Artistes Musicaux) à Paris, Christophe Warembourg, issu de l'Ecole Nationale de Musique d'Arras,

-découvrez, modestement intégré parmi les saxophonistes, Simon Diricq qui vient de remporter brillamment le concours Adolphe Sax à Namur, entourez-les de jeunes et de moins jeunes musiciens passionnés et vous aurez la recette pour passer une soirée musicale extraordinaire.

Que du talent sur la scène, que du bonheur dans la salle !

Les oeuvres choisies et interprétées abordèrent les différentes facettes de la musique de variétés ou classique signées d'Ennio Morricone, Philippe Sparke, John Miles, Mike Post, Jean Pierre Haeck, Darrol Berry, Maurice Ravel mais aussi par le compositeur tournaisien le plus demandé par les orchestres du monde entier, André Waignien.

Il n'y avait pratiquement plus un fauteuil à trouver dans la salle Jean Noté de la Maison de la Culture et que dire alors de la scène au moment de l'interprétation des deux morceaux qui clôturent la soirée, il y avait près de 150 musiciens qui terminèrent le concert parle toujours apprécié "Tournai Signatures" d'André Waignien et "Mon coeur est rouge et blanc", d'Eloi Baudimont.

Un bonheur ne vient jamais seul ! A la fin du concert, Michel Jakobiec annonça avec enthousiasme la sélection du groupe "Witloof Bay" pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson qui aura lieu en mai prochain. Dans ce groupe, la chanteuse Mathilde Sévrin, professeur de chant au Conservatoire de Tournai, une soprano mouscronnoise qui aborde tant le chant classique que la chanson populaire, apportera une petite note tournaisienne aux téléspectateurs européens. Un tonnerre d'applaudissements vint saluer cette nouvelle !

Voilà un anniversaire qui débute en musique (je me suis refusé d'utiliser l'expression "en fanfare" qui pouvait avoir une connotation péjorative dans le cas présent) et qui se poursuivra le 23 mars par le Festival des Gosses mis sur pied par les "Amis de Tournai" dans le cadre d'un programme que nous aurons l'occasion de vous présenter tout au long de cette année 2011.

27/01/2011

Tournai : à l'attention des mélomanes !

Dans l'article précédent, nous avons cité les portraits de talents tournaisiens accrochés à l'écran de notre galerie virtuelle. Aujourd'hui, nous vous informons d'un concert qui aura lieu ce prochain dimanche, 30 janvier à 11h, en la salle du Conservatoire de Musique, place reine Astrid.

Le "Quatuor à clavier" composé de Marie Chantal Caufriez (piano), Catherine Philippart (violon), Marie France Gillet (alto) et Christiane Diricq (cello) interprétera :

"le quatuor à clavier n°1" de Gabriel Fauré et "le rondo à la zingarese du quatuor à clavier n°1" de Johannes Brahms.

Les mélomanes sont attendus nombreux, l'entrée est libre.

Voilà une prestation qui, sans nulle doute, réchauffera les coeurs en ce dimanche de janvier qu'on nous annonce plus que frisquet

09:30 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, musique, conservatorie, quatuor à clavier, fauré, brahms |

15/11/2010

Tournai : Simon Diricq, saxophoniste tournaisien.

Voici une famille tournaisienne passionnée par le chant et la musique. Jean Diricq (1922-2001), à la magnifique voix de basse, a fait partie de chorales et de groupes vocaux de la cité des cinq clochers, sa fille, Christiane, professeur et violoncelliste de talent dirige "l'orchestre à cordes des jeunes" du conservatoire de la cité de Clovis. Voici que vient de se révéler définitivement à un public de mélomanes, un troisième membre de cette famille, Simon.

 Simon Diricq est né à Tournai, le 14 novembre 1984. Il est diplômé du conservatoire royal de Mons et du conservatoire de Versailles (F). Il a poursuivi son perfectionnement au conservatoire national de musique et de danse de Paris, dans la classe de Claude Delangle et a bénéficié d'un Erasmus à la Hochschule für musik de Cologne. 

 Simon Diricq a participé et s'est également distingué au concours de l'Ufam à Paris, au concours international Pacem on terris de Bayreuth (All.), au concours international de saxophone de Bénidorm (Esp.) où il remporta le premier prix et à l'édition 2006 du concours international Adolphe Sax à Dinant, ville natale de l'inventeur de cet instrument où il atteint le niveau des demi-finales. Il est également membre d'un quatuor de saxophones avec lequel il donne des concerts en France et en Belgique.

 Cette année pour sa deuxième participation dinantaise, il a brillament remporté, ce samedi 13 novembre 2010, le concours auquel étaient inscrits, après une sévère sélection, cent cinquante et un saxophonistes issus de trente et un pays représentant les cinq continents, en interprétant notamment l'oeuvre "Rhapsody" du compositeur et ancien directeur du conservatoire de Tournai, André Waignien. Depuis la création du concours en 1994, il est le second belge à atteindre la finale. Les autres finalistes avaient pour nom : Evgeny Novikov et Nikita Zimin (Russie), Joonatan Raudiola (Finlande), Miha Rogina (Slovenie) et Alexandre Souillart (France).

 Agé de 26 ans, habitant désormais Leuze-en-Hainaut, Simon Diricq, professeur au conservatoire de Tournai, est une valeur sûre et un digne successeur des André Dumortier, Marie Hallinck, David Cohen, Jean Noté, André Waignien... qui écrivirent les plus belles pages du chant et de la musique au départ de la cité des cinq clochers.

 (sources : 'L'avenir-Le Courrier de l'Escaut")

18:50 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, musique, simon diricq, conservatoire, saxophone, adolphe sax |