25/07/2016

Tournai : évolution de la ville lors des dernières décennies (3)

Les années septante.

Il y aurait beaucoup à dire à propos de cette décennie et il est donc nécessaire de faire un choix en vous renvoyant aux articles plus détaillés parus dans la série "l'année 1970... sous la loupe" et autres dates que vous pouvez consulter en allant dans la case "Rechercher". 

Les défis politiques.

Deux majorités vont gouverner la ville durant ces dix années, la première PSC-PRL issue des élections de 1970 et la seconde PS-PSC élaborée à la suite du scrutin de 1976. 

La première se penche enfin sur les grands dossiers qui empoisonnent la vie des Tournaisiens depuis la fin de la guerre : l'élargissement de l'Escaut afin de le porter à un gabarit permettant le passage de péniches de 1.350 tonnes, l'avenir de la salle des Concerts, de l'école Marvis et de l'église Sainte-Marguerite. L'ampleur des dégâts engendrés par le premier dossier le renverra à la majorité suivante, on hésite, en effet, entre contournement et élargissement en site propre avec des conséquences incommensurables pour les personnes expropriées et un coût allant de 1 à 3 milliards de francs de l'époque (soit 745.000 euros !). Pour les trois autres dossiers, on décide également de ne pas... décider. Après son élection, en 1976, Raoul Van Spitael n'optera pour aucune des deux solutions mais préconisera l'alternat pour le passage des péniches dans Tournai, une solution sage et économique (plusieurs milliards économisés) qui soulageait les Tournaisiens et surtout les commerçants dont on avait encore le souci à l'époque au moment de prendre d'aussi importantes décisions qui auraient concerné des centaines de personnes et autant d'immeubles pendant de très nombreux mois. 

1973 Avenue de Maire.JPG1973 Boulevard de Nerviens.JPG

 

Les années soixante ont vécu et le rêve d'un avenir sans un seul nuage s'évanouit rapidement . La guerre au Moyen-Orient de 1973 ramène les incertitudes et... les dimanches sans voiture en raison des difficultés d'approvisionnement en pétrole. Si l'arrondissement de Tournai compte encore 3.210 entreprises procurant 36.340 emplois, le chômage revient, peu à peu, occuper le paysage économique. 

Dans les hémicycles communaux on s'interroge à propos du projet du Ministre Michel qui souhaite fusionner les communes. Dans les villages, la colère gronde, les manifestations se multiplient. Un homme initialement fermement opposé au projet deviendra néanmoins le bourgmestre de Tournai et pour longtemps... il a pour nom Raoul Van Spitael, (ancien bourgmestre de Kain).

 

La Maison de la Culture.

 

1970 Tournai  fondations Maison de la Culture.jpg

 

1971 Tournai construction Maison Culture.jpg

Une année à peine sépare ces deux documents photographiques (1970-1971).

Au début de la décennie, un chantier attire l'attention sur la plaine des Manœuvres, celui de la "Maison de la Culture" dont les spectacles ont lieu, jusqu'alors, en la Halle-aux-Draps. Trois hommes vont marquer la naissance de cet outil culturel indispensable pour la cité des cinq clochers : le bourgmestre Hachez, le professeur de l'Athénée Royal Jean Laitat et Norbert Gadenne qui en sera le Président. Deux salles de spectacles, deux halls pour expositions, un foyer pour artistes en résidence, une bibliothèque et les studios de No Télé vont meubler ce bâtiment que Tournai attendait depuis la disparition de son théâtre suite aux bombardements de 1940.

 

La Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien.

1975 Cabaret Wallon Tournaisien.jpg

De gauche à droite : (en haut) Max François - Louis Urbain - Marcel Roland - Lucien Jardez - Jean Leclercq - Anselme Dachy - André Dupriez  et Charles Ghio  (en bas) Edmond Roberte - Albert Coens et Ghislain Perron.

Une société philanthropique a le vent en poupe depuis trois décennies, la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien compte de plus en plus de membres-sympathisants qui se retrouvent pour les petits cabarets d'abord organisés au café Central et ensuite en la salle de l'étage de la Halle-aux-Draps ou pour la Fête de la Chanson Wallonne. Quant à "l'Orvue de l'Kermesse", elle est jouée de septembre à la Toussaint et vue par des milliers de spectateurs. Malgré les nombreuses prestations et les répétitions, les chansonniers trouvent quand même le temps de sacrifier aux traditions tournaisiennes tel le jeu de boule carréaulé, prétexte à un souper aux petits légumes de Kain arrosé de bonnes crasses pintes (comme on dit chez nous)

 

Un hiver glacial.

1979 Tournai hiver glacial (1).jpg

L'hiver 79-80 restera dans toutes les mémoires. Il débuta le samedi 30 décembre par une chute brutale de la température et d'importantes chutes de neige avec formations de congères. Rapidement, l'Escaut sera envahi par les glaces en raison des températures nocturnes frôlant les -20°. Il faudra attendre la dernière semaine de janvier pour retrouver des conditions météorologiques plus en rapport avec la saison hivernale dans nos régions. Cette fois encore, on avait connu des dimanches sans voitures, à la place des véhicules automoteurs, on voyait circuler des traîneaux et des skieurs !. 

 

Des changements se dessinent !

Si on excepte la reconstruction de la ville qui a duré près de vingt ans, peu de projets d'avenir sont apparus durant les deux dernières décennies (cinquante et soixante). L'Administration communale se caractérise par une sorte d'immobilisme, d'attentisme, elle semble vivre sur ses acquis. L’asphaltage de la Grand-Place peut être considéré comme le point d'orgue des réalisations, c'est bien mais c'est peu. A la veille des années quatre-vingt, des projets sont dans les cartons : l'aménagement du rond-point de l'Europe et l'édification de la fontaine, la construction de la fontaine de la place Crombez, la nouvelle configuration de la rue Royale qui eut autant de partisans que de détracteurs, la création du piétonnier de la Croix du Centre et de sa fontaine au carrefour formé par le croisement des quatre rues qui le composent, la rénovation de la Salle des Concerts et le transfert du Conservatoire, l'apparition d'une Auberge de Jeunesse...

1979 Tournai le quai Notre-Dame.jpg

 

 

 

 

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1969 Tournai rue de la Cordonnerie.jpg

Pour en terminer avec les années septante voici quelques coins de Tournai tels qu'ils apparaissaient à cette époque : le quai Notre-Dame, la rue Gallait, la rue de la Cordonnerie et la Porte Marvis.1978 Tournai Porte Marvis (2).jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1975 Tournai vue aérienne.jpg

 

(sources : documents photographiques tirés de la presse locale "le Courrier de l'Escaut" et le "Nord-Eclair". Remerciement pour sa collaboration à Jean-Paul Foucart).

S.T. Juillet 2016

08/03/2016

Tournai : la commémoration du premier conflit mondial.

La ville de Tournai poursuit la commémoration du centenaire de la guerre 1914-1918. Le 24 août 2014, c'est le sacrifice des soldats Vendéens venus défendre la cité des cinq clochers qui fut rappelé au cours d'émouvantes cérémonies qui se déroulèrent au tertre du souvenir. A cette occasion, les Ecrivains Publics de Wallonie Picarde firent également paraître l'ouvrage : "Au nom de tous les miens 14-18", un recueil de témoignages de descendants de soldats qui participèrent à la "Grande Guerre".

L'année de Gabrielle Petit et de la résistance à l'ennemi.

Tournai Gabrielle Petit (1).JPGLe thème qui nous accompagnera tout au long de l'année 2016 sera : "la résistance". Il s'articule autour de l'héroïne tournaisienne Gabrielle Petit, arrêtée pour espionnage et fusillée par les Allemands, le 1er avril 1916. (voir l'article que nous lui avons consacré en tapant son nom dans le cadre "recherches" de la colonne de droite).

Une première exposition.

Le 23 mars, à 18h00, il sera procédé au musée de Folklore au vernissage de l'exposition intitulée : "Les Lettres manuscrites de Gabrielle Petit". 

Lucien Jardez, ancien conservateur du musée, aujourd'hui disparu, avait rassemblé quelques objets lui ayant appartenu et des lettres écrites de sa main lors du conflit. Dans un décor reconstitué par Mme Nicole Demaret et son équipe, ces éléments seront visibles tout comme le sera une reconstitution de la cellule où elle fut emprisonnée avant d'être fusillée ou encore la plaque commémorative apposée sur sa maison natale au Luchet d'Antoing. La salle située dans l'ancienne école Saint-Grégoire prendra, désormais, le nom de "salle Lucien Jardez", en souvenir de celui qui se dévoua pour maintenir vivace le folklore de la cité des cinq clochers.

Une journée du souvenir.

C'est tout naturellement le vendredi 1er avril, date à laquelle l'espionne tournaisienne est tombée sous les balles allemandes en 1916 qu'aura lieu la cérémonie commémorative.

Elle débutera par un office religieux, à 9h15, en l'église Saint-Brice.

A dix heures, sur la place Clovis, face au monument, en présence des autorités communales, des représentants des sociétés patriotiques et de la population tournaisienne conviée à se souvenir de ces moments sombres de notre Histoire, débutera la cérémonie civile : lecture de la lettre de Gabrielle Petit par Yola Her du Conservatoire de Tournai, chant à Gabrielle Petit interprété par E. Wallon, professeur de chant au Conservatoire, pose de coquelicots dans la vasque située au pied de son effigie, discours de Mme Desclée, responsable de l'asbl "Femmes en Milieu rural", de Mme Mireille Winberg, Présidente du Comité National Gabrielle Petit et de Mr. Rudy Demotte, bourgmestre de Tournai. La cérémonie se poursuivra par le dépôt de gerbes, l'exécution par l'Harmonie des Volontaires Pompiers du "Last Post" et de "la Brabançonne" et la présentation du totem explicatif pour les visiteurs.

A onze heures, à la place Paul-Emile Janson, au Centre de Tourisme : mot d'accueil et lecture de la dernière lettre de Gabrielle Petit par Mme Nicole Demaret, Conservatrice du musée de Folklore, spectacle musical "Récits de vies 1914-1918" par les élèves du Conservatoire sous la direction de Mme Yola Her suivi du verre de l'amitié.

La contribution des élèves de l'Athénée Jules Bara.

Le 14 avril, à 18h30, en la chapelle de l'Athénée, rue Duquesnoy, sous la direction de Mme Sabrina de Cuyper, les élèves présenteront le spectacle : "Jeunes en guerre 14-18". Une histoire racontée par des jeunes de notre époque qui se penchent sur le premier conflit mondial. L'histoire d'Oscar Godart servira de fil rouge à un récit qui évoquera la vie, durant la guerre, de Jean Agache, abbé brancardier, de William Mitschké et abordera également le personnage de Gabrielle Petit. En quatre parties, il nous transportera dans un parcours de l'avant-guerre à l'après-guerre en passant par la mobilisation et le conflit proprement dit.

Devoir de mémoire oblige, ce spectacle sera présenté en interne aux élèves de cinquième et de sixième ainsi qu'aux élèves des écoles primaires invités à venir le découvrir le 13 avril.

L'exposition des Femmes Prévoyantes Socialistes.

Elle se tiendra du vendredi 29 avril au samedi 7 mai, à l'Hôtel de Ville de Tournai, dans le hall face au Salon de la Reine. Elle sera accessible du lundi au samedi. Elle aura pour thème : "Femmes dans la Grande Guerre". 

Les organisatrices ont voulu montrer le rôle que tinrent les femmes durant le premier conflit mondial. Qui étaient-elles ? Où étaient-elles ? Que faisaient-elles ? Elles ont pour nom : Marie-Marthe Spruyt, Jeanne Delaunoy, Marie van den Steen de Jehay, Louise Thuliez, Emilienne Moreau, Yvonne Vieslet, Hélène dutrieux mais aussi Elisabeth de Belgique, Edith Cavel, Marie Curie, Gabrielle Petit, Louise de Bettignies, Eugénie Buffet, Mistinguett... et bien d'autres. L'exposition permettra aussi de revoir une partie de celle qui fut proposée par les écrivains Publics de Wallonie Picarde au Centre de Tourisme en août et septembre 2014.

Tournai Gabrielle Petit (2).JPGDeux journées seront consacrées à une visite des lieux de mémoire de Tournai (monument Gabrielle Petit, tertre des Vendéens...) en petit train touristique.

Le spectacle du Conservatoire de Tournai.

Le samedi 28 mai à 20 heures et le dimanche 29 à 18h, en la salle Jean Noté de la Maison de la Culture, le Conservatoire de Tournai présente "ziste !", spectacle musical sur un scénario des Ecrivains Publics de Wallonie Picarde évoquant les résistances de la vie, d'avant la naissance à la mort ! Orchestre, chœurs d'enfants et comédiens formés au Conservatoire nous emmèneront dans un balade sur le thème des résistances. Il s'agit du dernier spectacle qui sera présenté à la maison de la Culture, celle-ci fermant ensuite ses portes pour les travaux de rénovation. 

L'exposition du Cercle d'Histoire de Tournai.

Celle-ci se tiendra en octobre et novembre, dans un lieu à déterminer, nous aurons l'occasion de la présenter ultérieurement.

La mémoire.

Il est à noter également que des Tournaisiens ont accepté de jouer le rôle de "passeur de mémoire". A ce titre, ils visiteront les écoles afin d'évoquer des figures locales qui jouèrent un rôle important au cours de la première guerre mondiale. Décrire la guerre que nos aïeux ont vécue, c'est permettre d'apprécier plus encore la paix dans laquelle nous vivons, même si tout n'est pas toujours parfait !

Ceux qui découvrent le blog et que cela intéresse, peuvent relire les articles consacrés au Major Médecin Léon Debongnie et au général de Villaret. il suffit de taper ces deux noms dans le cadre "rechercher".

(photos : Mélanie Devaddere).

S.T. mars 2016.

02/11/2015

Tournai : une tradition bien établie, le Grand Cabaret !

"Tournai in Fiête" ou l'raminvrance (souvenir) d'un bon vieux temps.

"Chaque année, l'automne nous ramène...", j'ai presque l'impression, en débutant cet article, d'entamer la chanson "Orfroidiss'mint" (refroidissement) d'Edmond Roberte. En effet, chaque année, la morte saison nous ramène, en la Maison de la Culture, le grand Cabaret de la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien. "Cette fois, Tournai in Fiête" en était le titre.

Ce samedi 31 octobre, les joyeux défenseurs du patois tournaisien, avaient convié leurs amis à la 1057e séance organisée depuis la création, en 1907, de cette troupe de chansonniers.

Cette édition 2015 a été marquée par le plus pur respect de la tradition car les spectateurs ont eu droit à une séance de Cabaret en première partie et à une revue-souvenir après l'entracte.

Afin de laisser, comme elle le fut pour nous, la surprise aux prochains participants, je m'en voudrais de dévoiler, en détail, le programme des chansons et monologues interprétés par les 13 membres présents dont l'accompagnateur virtuose Philippe De Smet (voir l'article que nous lui avons consacré récemment). Dans un programme extrêmement bien équilibré entre rires, sourires et émotions, j'ai tenté de reconstituer l'intervention de chacun. Je ne veux cependant pas faire une confiance exagérée à une mémoire qui me joue parfois de mauvais tours (privilège de l'âge dit-on) et à un programme qui lui m'a joué un "très" vilain tour !

Le cabaret traditionnel.

C'est au dernier entré au sein de la compagnie, Georges Vico, qu'échoit la difficile mission d'ouvrir le ban et de chauffer la salle. Prestation totalement réussie puisque sa chanson décrivait, au mieux, ce travail de créateur de chansons écrites bien souvent sur les "airs populaires".

Comme à son habitude, Claude Delonville, par petites touches successives, le plus souvent empruntes d'une poésie sous-jacente, nous conte la mésaventure qui serait survenue à un des membres de la compagnie tout surpris d'apprendre, au fil du monologue, autant de détails sur sa vie. De qui évoque-t-il ce moment pénible ? Qui était la victime de cette mise en boite ? Vous le saurez en allant voir les représentations qui se dérouleront les samedi 7 et dimanche 8 à 16h. 

Luc Feron a une voix qui porte et un dynamisme à tout épreuve. Ses textes qu'il fait vivre par le geste et les mimiques, sont très travaillés, celui qu'il nous présenta hier surfa entre rire, sourire mais aussi émotion. Les applaudissements qui clôturèrent sa prestation en disent long sur l'adhésion du public à ses propos qui sonnent justes. Le fils de Lucien Feron marche sur les traces de son regretté père et a trouvé ses marques au sein du Cabaret.

Et les chansonniers se succédent.

Dany Batteauw nous remémore les kermesses d'antan qui se déroulaient sur la Grand-Place, la place de Lille et le place Reine Astrid, dans une chanson où se mêlent images d'un temps aujourd'hui révolu et nostalgie de ces bons moments rangés, depuis plus d'une décennie, dans le tiroir des souvenirs. La kermesse sur la plaine n'a jamais eu vraiment la cote, personne ne le contestera ! Les commentaires dans la salle allaient d'ailleurs en ce sens !

Fin observateur, Bernard Clément a probablement puisé son inspiration en "lusotant" (flânant) par les rues de notre cité et en examinant soigneusement ses petits pavés contre lesquels pestent de très nombreux automobilistes surtout quand ce revêtement routier a malheureusement tendance à jouer les filles de l'air ou à s'effondrer sous le passage répété des véhicules.  

Michel Derache remet au goût du jour, une chanson de Charles Maillet sur un sujet qui agitait déjà la population, il y a plus de 65 ans. Le dernier refrain repris en chœur par la troupe n'a subi aucune modification prouvant ainsi qu'à Tournai, les "cosses passent et rapassent" (les choses passent et repassent) mais aussi  que l'histoire nous ressert bien souvent les mêmes plats. 

Dans sa lettre à un cousin établi dans le Midi de la France, Pascal Winberg détaille l'actualité tournaisienne, c'est à la fois comique, caustique, ironique, tragique mais avant tout véridique. Le public a partagé pleinement son analyse et l'a rappelé au micro.

Pierre Vanden Broecke rencontre un "leuger" (léger) litige avec sa diététicienne, il nous justifie les raisons pour lesquelles son régime est si difficile à respecter et, à la fin de la chanson, on a presqu'envie de lui donner raison tant il nous a mis... l'eau à la bouche. De plus, il a oublié de nous rappeler qu'il "rasine" (racle le plat jusqu'au dernier morceau).

Gery Derasse nage en plein dans l'actualité puisqu'il nous conte les toutes dernières péripéties du Pont des Trous.

En parlant de trou, ma mémoire en possède deux sérieux, je suis dans l'impossibilité de me rappeler les chansons interprétées par Christian Bridoux, le Président de la Royale Compagnie et par Jean-Marc Foucart (voir les articles qui leur ont été consacré). Pour la première fois, le programme ne vient pas à mon aide puisque les titres des œuvres interprétées en cette première partie n'y sont pas détaillés. Les chansonniers ont probablement voulu coller le plus possible à l'actualité. Si vous voulez satisfaire votre légitime curiosité, rendez-vous au prochain spectacle.

Dernier a passer, Vincent Brackelaere introduit la seconde partie consacrée à "l'raminvrance" (au souvenir) des meilleurs moments des revues écrites par Albert Coens et Eloi Baudimont. Il interprète, de façon magistrale," Eine partie d'fier". Comme lui, on avait envie de dire : "Patronne, mettez deux verres" mais çà, c'est une autre histoire que d'approcher du comptoir du bar de la Maison de la Culture.

L'Orvue (la revue).

La seconde partie débute après un entracte d'une bonne demi-heure, le temps nécessaire et juste suffisant pour désaltérer des gosiers qui allaient être mis à contribution lors de cette seconde partie. Les gens prennent place en dernière minute et justifient ainsi la constatation faite depuis bien longtemps déjà : "ce sont toujours les personnes assises au centre des rangées qui arrivent les dernières et font mettre les autres au garde-à-vous pour rejoindre leur fauteuil".

Les sketches ont simplement été remis au goût du jour, sans qu'ils soient pour cela dénaturés.

Deux "séniors "sur un banc (Michel Derache et Jean-Michel Carpentier) se souviennent des années déjà lointaines et des revues écrites avec la verve sans pareille d'Albert et Eloi. Ils nous proposent quelques morceaux d'anthologie : "Nordisses et Sudisses", "Lette au Minisse" (Ministre), "Au relais d'la Puce", "Dehors tra la la", la grande évasion à la mode tournaisienne, "A l'maternité", "l'année d'la femme" et "Ah ! ces feimmes".

Disons le tout net, non seulement les sketches n'ont pas pris une seule ride mais l'interprétation de chacun fut tout simplement remarquable. Les rires incessants qui fusèrent en furent le meilleur témoignage.

Dans "L'Relais d'la Puce", Christian Bridoux a des accents d'Edmond Roberte et Jean-Marc Foucart nous remémore la voix gouailleuse d'Albert Coens. Pierre Vanden Broecke succède avec brio à Robert Léonard "A la maternité" tandis que Vincent Brackelaere, une fois encore, recompose, au plus juste, le rôle tenu par Albert Coens dans la version originale. Est-ce parce qu'il est originaire de Maubray que Georges Vico reprend à la perfection le rôle créé par Edmond Roberte ? Luc Feron a, lui, endossé, avec beaucoup d'à propos, le rôle de Léonard Rivière dans "Sudisses et Nordisses" tandis que dans une brève apparition, Jean-Marc Foucart démontre, une fois encore, qu'il a une carrure et une sensibilité toute particulière pour interpréter les rôles... d'ecclésiastiques. L'illustration de la chanson "Dehors tra la la" (précisons que celle-ci n'était pas un sketch de la Revue) permit au spectateur d'encore mieux imaginer la scène rocambolesque qui se déroula à la prison de Tournai. Quant à Jean-Marc Foucart, Christian Bridoux, Bernard Clément, Vincent Brackelaere... déguisés en femmes, c'est un tableau final à ne pas manquer.

Le terme "figurants" n'est pas approprié pour ce genre de spectacle : Marie-Christine Degraeve, Nancy Deleuze, Christine Dubois, Céline Dufrasne, Monique Liard, Christelle Bridoux, Jade Braeckelaere et Jean-Michel Van de Cauter ... participent pleinement à la pièce et leurs répliques et jeux de scène y apportent du piment. Pour arriver à un tel résultat, on sent les conseils d'un pro de la mise en scène, Xavier Sourdeau (alias la clown Cassonate) a imprimé sa marque à cette troupe d'amateurs dans le sens le plus noble du terme.

La tradition est respectée et le cabaret se termine toujours avec ces chansons écrites à la gloire de la cité des cinq clochers, ces hymnes locaux qui mettent l'cœur in fiête : "Mon Cœur est Rouge et Blanc" et les "Tournaisiens sont là". Minuit est sonné depuis bien longtemps lorsqu'on quitte enfin le théâtre, la tête remplie de ces répliques devenues cultes et le cœur joyeux d'avoir assisté à un de ces trop rares spectacles où la bonne humeur est omniprésente. Il faut dire que les auteurs de théâtre sont tellement sinistres et les directeurs de théâtre tellement tristes à notre époque qu'Eloi Baudimont et Albert Coens doivent se "délaminter" (lamenter) là-haut.  

(S.T. septembre 2015)

31/10/2013

Tournai : l'année 2009 sous la loupe (4)

Le quatrième trimestre de l'année 2009 sera relativement calme, toutefois, au cours de celui-ci, de nombreuses célébrités vont nous quitter parmi lesquelles, le 12 octobre, le coureur cycliste Frank Vandenbroucke (34 ans), garçon jovial, doué, qui possédait toutes les qualités pour devenir un très grand champion mais qui, malheureusement, a brûlé la chandelle par les deux bouts et a rencontré de très mauvais conseillers. Le 3.11, on annonce le décès du comédien belge Christian Barbier (85 ans), acteur dans de nombreux films, il restera pour beaucoup "l'homme du Picardie", la série sur la batellerie diffusée par la télévision française, il y a une quarantaine d'années déjà. Le 21.11, le prince Alexandre de Belgique (67 ans), demi-frère des rois Baudouin 1er et d'Albert II et le 26 décembre, Yves Rocher (79 ans), l'industriel français, PDG de l'entreprise de produits cosmétiques qui porte son nom, décèdent également.

Le 22.10 paraît le dernier album des aventures d'Astérix dessinées par Albert Uderzo, " Le livre d'or d'Astérix".

A Tournai, l'actualité est surtout culturelle comme nous allons le voir.

Octobre.

Le dimanche 4, la traditionnelle arrivée de la dernière étape du Circuit Franco-Belge voit la victoire de Haedo devant Hutarovich. Le classement final de l'épreuve est remporté par Tyler Farrar devant Tom Boonen et Roger Hammond.

Durant la semaine qui suit, le projet de parc éolien que les industriels du secteur souhaitent implanter à Esplechin soulève une levée de boucliers, même le maire du village frontalier français de Camphin en Pévèle s'élève contre la construction de ces mâts à quelques hectomètres de la frontière.

Le samedi 10, vers 5h, à Templeuve, un accident de la circulation coûte la vie à un jeune conducteur français âgé de 21 ans. Comme il roulait dans un véhicule qui ne lui appartenait pas, non immatriculé et non assuré, son identification a été compliquée.

Le soir, la chanteuse suisse Sophie Hunger occupe la scène de la salle Jean Noté de la Maison de la Culture, le public écoute du folk et du rock tandis que le lendemain, le style est   radicalement différent, dans la chapelle du séminaire épiscopal, avec "Dong Grand Songs" et "Le Muquam des Dolans", une soirée musicale à la découverte de deux ensembles chinois de civilisations anciennes, la musique des Ouïgours du désert de Taklamakan. 

Le mercredi 21 octobre, Claire Diterzi vient présenter son nouvel album "Tableau de chasse" à la Maison de la Culture.

Le dimanche 25 octobre, peu avant 8 h, sur la chaussée de Saint-Amand, dans le léger virage du lieu-dit "la Touille", le conducteur d'une camionnette sort miraculeusement indemne d'une violente embardée. Son véhicule a quitté la route, heurté un poteau d'éclairage qu'il a sectionné et s'est retrouvé sur le flanc dans un champ en contrebas de la route. Avant même l'arrivée des secours, un ami de passage l'avait conduit en clinique où on ne constata que des blessures très superficielles. 

En ce dernier week-end d'octobre, l'écrivain Henri Vernes qui a vécu à Tournai est venu inaugurer la rue qui portera désormais le nom de son héros, "Bob Morane", le nom de ce dernier a, en effet, été donné à la rue du Follet à Kain. Par ailleurs, l'auteur de romans a permis au musée d'archéologie de présenter une exposition de ses plus belles pièces archéologiques ramenées des très nombreux voyages que ce bourlingueur a effectués aux quatre coins du monde. Elle porte le nom de "Verneries, jardin secret d'Henri Vernes".

Le samedi 31 octobre, vers 3h du matin, l'avenue Montgomery est, une fois encore, le théâtre d'un tragique accident de la circulation qui fait d'elle le point noir à l'entrée de la cité des cinq clochers. Arrivant probablement beaucoup trop vite dans le léger virage situé à hauteur du carrefour avec la chaussée de Willemeau, un conducteur perd le contrôle de son véhicule qui part en tête à queue et est violemment projeté contre un arbre situé de l'autre côté de sa voie de circulation, la passagère, une jeune Française de 19 ans perdra malheureusement la vie dans ce terrible choc alors que le chauffeur de la voiture devra être transporté, gravement blessé, en clinique après avoir été désincarcéré.

le samedi 31 octobre, Pierre Perret se produit en concert sur la scène de la Maison de la Culture. 

En ce week-end de Toussaint pour les uns, d'Halloween pour les autres, les Sang et Or du Football Club de Tournai semblent bien moribonds. Dans une rencontre "mortelle" les opposant au SK Renaix qui occupe également les dernières places du classement, ils sont battus sur le score de 2-1. Cela les enterre un peu plus et ils ne comptent plus qu'un petit point d'avance sur les clubs relégables. Le plus ardent des supporters n'oserait parier un euro sur une résurrection des joueurs tournaisiens.

Novembre.

Au procès concernant les causes et responsabilités de la catastrophe de Ghislenghien qui se déroule dans le hall de Tournai-Expo, 250 pompiers issus d'Ath, Lessines, Tournai, Mouscron mais aussi de nombreuses casernes du pays sont venus, le mardi 3 novembre, soutenir leurs collègues athois et la famille du commandant du corps des pompiers local qui y a perdu la vie lors de la terrible explosion de la conduite de gaz.

"Pecora nera" (la brebis noire) est une création d'Ascanio Celestini et Pietro Pizutti qui se joue les jeudi 12 et vendredi 13 novembre dans la salle Frank Lucas de la Maison de la Culture. Dans cette pièce, les auteurs montrent l'altération de la raison, une déraison immensément comique qui pourrait soulager le monde de ses plaies et le réinventer.

Le samedi 14 novembre, la Chapelle Musicale de Tournai inaugure sa 18e saison de concerts par une soirée exceptionnelle à laquelle participe la jeune pianiste coréenne Hering Sung, lauréate du Concours international André Dumortier 2008.

Du 19 au 21 novembre, le Moscow Stars Circus plante, une nouvelle fois, son chapiteau dans la cité des cinq clochers. On frôle l'émeute lors de la soirée de gala, des tricheurs ont photocopié des billets gratuits gagnés auprès des médias, tant est si bien qu'il y a plus de spectateurs potentiels que de places disponibles sous le chapiteau

Le samedi 21 novembre, le 18e Festival des Imitateurs de Tournai couronne pour la première fois depuis dix ans, un imitateur belge, Alain Posture remporte le premier prix. Les intermèdes sont animés par le duo d'acrobates comiques tournaisiens, les Okidoks (voir la présentation que nous avons fait d'eux dans un précédent article) et la vedette invitée n'est autre que Noëlle Perna, mieux connue sous le nom de "Mado la Niçoise".

En cette fin du mois de novembre, les statistiques concernant les accidents de la route de l'année précédente sont parues. On apprend ainsi que sur l'étendue du territoire tournaisien, en 2008, le nombre d'accidents a diminué très légèrement par rapport à l'année précédente (275 au lieu de 280), que le nombre de décès a fortement baissé (10 au lieu de 24) ainsi que celui des blessés graves (24 au lieu de 36). Le renforcement des contrôles concernant la conduite sous influence, principalement les nuits ou pendant le week-end, porte ses fruits. Les derniers accidents survenus en cette année 2009 ont prouvé que les nuits de week-end restent meurtrières.

Décembre

Delgado Fuchs est un jeune collectif berlinois constitué de deux danseurs-chorégraphes (Nadine Fuchs et Marco Delgado), de brillants danseurs qui ne se prennent pas au sérieux. Le titre du spectacle qu'il présente le samedi 5 décembre dans la salle Jean Noté de la Maison de la Culture est probablement un des plus longs jamais connus par les responsables de la programmation, "Manteau long en laine marine porté sur un pull à encolure détendue avec un pantalon peau de pêche et des chaussures pointues en nubuck rouge".

Le dimanche 6 décembre, jour de la Saint-Nicolas, les pompiers de Tournai sont avisés qu'une forte odeur de gaz est perçue dans le zoning industriel de Tournai-Ouest. En arrivant sur place, ils établissent un périmètre de sécurité, ils n'imaginent pas encore que depuis la soirée du vendredi 4, une conduite de gaz fuit dans des locaux, heureusement inoccupés le week-end.  La conduite de gaz est neutralisée par les services compétents, repérée, l'importante fuite est réparée. On n'ose imaginer les conséquences catastrophiques qui auraient pu se produire à l'arrivée des premiers ouvriers, le lundi matin.

Le lundi 7 décembre, à la Maison de la Culture, à l'invitation du Lions Club Tournai Cathédrale, Francis Perrin raconte "La vie de Molière" au cours d'une conférence-spectacle.

Le vendredi 11 décembre, Michel Boujenah lui succède sur la scène de la salle Jean Noté de la Maison de la Culture dans son spectacle intitulé "Enfin libre". 

La rubrique des faits divers est le plus souvent composée de relations d'accidents plus ou moins graves, d'incendies (il y en eu de nombreux au cours de ce quatrième trimestre), de suicides, de vols ou d'agressions, le fait qui se passe durant la soirée du 11 décembre mérite donc d'être relevé. Jérôme a 26 ans, il fréquente le centre de Cerfontaines à Tournai. Avec une amie, il revient du marché de Noël qui se tient sur la Grand-Place. Arrivés sur le quai, les deux jeunes gens constatent la présence d'un attroupement et remarquent que, dans les eaux froides du fleuve, un homme se débat. N'écoutant que son courage, Jérôme descend l'échelle qui mène au niveau du fleuve et parvient à agripper par la main la personne qui est en train de se noyer. Aidé par deux autres témoins, il hisse le malheureux sur la quai alors que les secours arrivent. Victime d'hypothermie la victime sera transportée en clinique. Une preuve que parmi les jeunes, il y en a encore certains capables de faits héroïques.

Quelques jours plus tard, le froid fait son apparition, les températures chutent et la neige recouvre le sol. Le gel sera à l'origine d'une rupture de canalisation de la distribution d'eau et de nombreux habitants du village de Maulde seront privés d'eau durant la journée du jeudi 17.    

 (sources : presse locale)

S.T. octobre 2013  

 

14/10/2013

Tournai : l'année 2009 sous la loupe (1)

Avec le rappel des événements qui ont émaillé l'année 2009, nous arrivons à la fin d'une longue rétrospective de l'actualité tournaisienne débutée le 1er janvier 1900. Nous avons ainsi survolé cent dix années d'histoire locale. Bientôt, nous nous retremperons dans l'atmosphère du XIXe siècle. 

En cette année 2009, au niveau international, la violence est une fois encore omniprésente et se traduit par la fusillade survenue, le 11 mars, dans un lycée du Wisconsin où un ancien étudiant tue neuf élèves, trois enseignants et trois passants ou, encore, par cette manifestation du 7 février à Madagascar durant laquelle la police, pour la réprimer, ouvre le feu et tue vingt-huit personnes et en blesse deux cent douze autres. En une semaine, ces manifestations coûteront la vie à cent vingt-cinq personnes et feront des centaines de blessés.

Le 14 mars, le chanteur Alain Bashung s'éteint, il avait 61 ans.

Au niveau national, la banque Fortis annonce une perte de dix-neuf milliards pour l'année 2008 et le groupe Dexia de plus de trois milliards. La crise des "subprimes" aux Etats-Unis a mis en péril l'économie mondiale et va faire ressentir ses effets durant des années encore.

La presse nous apprend qu'en 2009, l'espérance de vie en Belgique est de 77 ans pour les hommes et 82 ans pour les femmes.

Le sport belge est en deuil, le 4 janvier, Léo Clijsters, l'ancien international belge de football et père de Kim, la championne de tennis, décède à l'âge de 52 ans.

Que s'est-il passé au cours du premier trimestre 2009 dans la cité des cinq clochers ?

Janvier.

Malheureusement, cela devient tristement habituel, l'année débute par un grave accident de la circulation, le jeudi 1er janvier, vers 21h, à Barry. Rentrant chez elles aux Pays-Bas, quatre jeunes filles (deux de nationalité française et deux hollandaises), en raison du brouillard qui  sévit sur la région, aperçoivent tardivement le véhicule qui les précède sur la chaussée de Bruxelles, le freinage trop violent provoque une perte de contrôle du véhicule qui part en tonneaux. La conductrice transportée en clinique décèdera pendant la nuit, les autres occupantes seront blessées.

Cette première semaine est marquée par un froid glacial et de fréquentes chutes de neige. La nuit du 6 au 7 janvier, la température frôle les - 10° et le mercure descendra même jusqu'à - 13° les nuits suivantes. 

A Tournai aussi la violence est, hélas, présente et elle atteindra son apogée le samedi 10 janvier. Il est environ cinq heures du matin quand une dispute éclate entre quelques consommateurs dans un café de la Grand-Place, un des protagonistes quitte rapidement l'établissement, se rend à son domicile de la rue Saint-Martin et revient, armé d'un couteau, quelques instants plus tard en compagnie d'une autre personne. Un jeune homme sans histoire, apprécié dans les différents cercles sportifs et associations dont il était membre, a participé à une fête avec des amis et sort de l'établissement. Recevant un coup de couteau, le jeune Julien, 22 ans, s'effondre sur le trottoir. Alors que les secours sont appelés, son meurtrier prend la fuite. Sa cavale le mènera en France, en Allemagne et à Stockholm où il sera finalement arrêté, dans un restaurant, le samedi 31 janvier et extradé une semaine plus tard.

Alors que la population est encore sous le choc et que des fleurs ont été déposées à l'endroit où le jeune homme a perdu la vie, à peine une semaine plus tard, le vendredi 16 janvier, vers 5h du matin également, deux individus en état d'ivresse s'attaquent à la vitrine d'une boulangerie située elle aussi sur la Grand-Place. Le fils de la maison, qui aide son père, sort et se fait frapper à l'arcade sourcilière, il aura également un bras cassé. Violence gratuite de personnes éméchées, abruties par une nuit sans sommeil.

Le samedi 17 janvier, au petit matin, un jeune homme qui rentre chez lui après avoir passé la nuit dans une discothèque de la région perd le contrôle de son véhicule sur l'autoroute, à hauteur de Froyennes, et termine sa course contre un arbre, il sera malheureusement tué sur le coup. 

Le mardi 20 janvier, la Maison de la Culture présente "Les Fourberies de Scapin". La pièce de Molière a été mise en scène par Christine Delmotte. Le public est surpris par la performance de Pietro Pizutti qui, avec brio et sobriété surprend, fait rire, bouleverse et désenchante. Grâce à lui et aux autres comédiens, cette comédie de Molière jouée pour la première fois au Palais Royal de Paris, le 24 mai 1671, a retrouvé une nouvelle jeunesse.

Le vendredi 23 janvier, la salle Jean Noté de la Maison de la Culture affiche à nouveau complet pour accueillir un représentant de la nouvelle scène française, Vincent Delerm revient à Tournai après une première apparition en 2005.

Février.

Le dimanche 1er février, à Hoogeheide, aux Pays-Bas, lors du championnat mondial de cyclo-cross, dans la catégorie des "Espoirs", le Tournaisien Quentin Bertholet termine à une brillante 6e place. Le vainqueur n'est autre que le coureur allemand Walsleben.

Débutée à la fin du mois de janvier, une nouvelle vague de froid sévit durant les premiers jours de février.

Depuis la création du "Beau Séjour" et de la "Résidence des peupliers" au début des années septante, on n'avait plus assisté à la naissance d'un nouveau quartier. En ce début de février, les premiers habitants prennent possession de leurs maison à la Couture des Trois Oignons à Warchin, Les nouvelles voiries prennent le nom d'Hélène Dutrieux, Tournaisienne née en 1877, première aviatrice belge, de Jean Baptiste Glorieux, aéronaute bien connu dans la région et de René Desclée, photographe tournaisien qui utilisa notamment le cerf-volant afin de réaliser de nombreuses prises de vue aériennes, au début du XXe siècle.

Molière est à nouveau à l'affiche de la Maison de la Culture, du mardi 3 au samedi 7 mars, Philippe Sireuil a mis en scène "le Misanthrope" avec notamment Philippe Jeusette et Marie Lecomte.

Attaquée de toutes parts, l'ambitieuse tour de béton et de verre que certains souhaitaient voir s'élever aux côtés de celles de Notre-Dame fait parler d'elle au cours d'une réunion qui se tient à la cathédrale, le 6 février. Une cinquantaine de conseillers provinciaux, invités par la commission des finances et du patrimoine de la province du Hainaut se réunissent pour un "tour du propriétaire" organisé dans le cadre des travaux de rénovation de l'édifice religieux. Nicolas Michelin, l'auteur de projet parisien de rénovation du quartier cathédral est présent. Il affirme haut et fort que cette tour n'est qu'une esquisse, juste une "idée" jetée sur papier. Une idée qui a quand même donné naissance à une maquette, provoqué des réunions, a été la source de nombreux articles de presse et de reportages sur No Télé, déclenché des réactions en sens divers. Comprenne qui pourra !

Le vendredi 13 février, la Maison de la Culture accueille la Compagnie Le Carré Curieux, Cirque Vivant ! Le public est convié à un spectacle où tous les arts circassiens sont passés en revue : diabolo, exercices au mât ou sur monocycle..., un voyage avec ses surprises, ses euphories, ses étonnements et ses doutes.  

Le 15 février, au coude à coude au niveau du classement de la Division 2 Nationale de football, le S.K. Renaix et le FC Tournai se rencontrent dans la cité flandrienne. Les locaux l'emportent sur le score de 1-0. Ce qui leur permet d'occuper la troisième place du classement avec 41 points, alors que leurs adversaires du jour occupent la cinquième place avec 38 points. Le classement est toujours dominé par St Trond devant le Lierse.

Le mercredi 18 février, Bénabar revient sur une scène qu'il avait déjà foulé fin 2003. Le public de la salle Jean Noté lui réserve un triomphe, en première partie de son spectacle, la fanfare de Mourcourt dirigée par Eloi Baudimont crée une ambiance extraordinaire. 

Un incendie éclate, la nuit du dimanche 22 au lundi 23 février, dans une petite maison de la rue des Sœurs de la Charité. Un homme de 47 ans, bien connu dans le quartier, est retrouvé mort par les pompiers au pied de l'escalier. Il semblait qu'il avait voulu fuir par l'étage un feu de bonbonne qui s'était déclaré au rez-de-chaussée.

Du jeudi 19 au samedi 21 février, les amateurs de rock se donnent rendez-vous dans les différentes salles de la Maison de la Culture pour le D'hiver rock Festival.

Mars. 

Du 5 au 9 mars, la Piste aux Espoirs est de retour, les artistes des arts circassiens envahissent les salles, les parvis, les places, les rues et même une chapelle. Dans le cadre de ce festival de cirque, le dimanche 8, l'Orchestre International du Vetex se produit sur la scène de la Maison de la Culture dans un spectacle intitulé "Balkans Banquets" où il va à l'encontre des clichés et souligne les ressemblances entre la Belgique et les Balkans au moyen de musiques festives ou mélancoliques, d'images, de poésie et de cuisine typique.

Le mercredi 18, sur la scène de la Maison de la Culture, le comédien et chanteur Claude Semal, accompagné de son complice bilingue et multi-instrumentaliste Eric Crabs, a concocté un spectacle bien belge intitulé, "Cabaretje" où se mêlent surréalisme, poésie et humour.

Les 20 et 21 mars, le Carnaval de Tournai succède à la Piste aux Espoirs, sur le thème de "la boîte sous toutes ses formes". Des milliers de participants se donnent rendez-vous dans les rues de la cité des cinq clochers sous un soleil printanier et une température agréable.

Le samedi 21, la chaussée de Lille est le théâtre d'une tragédie de la route. Il est un peu plus de 18 h, une dame se déplaçant au moyen d'une chaise motorisée entame la traversée de cet important axe routier sur le passage pour piétons qui mène à la rue Bonnemaison. Une automobiliste aveuglée par le soleil couchant, roulant pourtant prudemment, ne l'aperçoit qu'au dernier moment. Projetée, la dame sera transportée à la Dorcas où elle décèdera durant la nuit.

Le samedi 28 mars, les Insolents accueillent en la salle La Fenêtre Vincent Brackelaere, membre de la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien. L'actualité est passée à la moulinette dans la bonne humeur. 

Le lendemain, en l'église Saint-Jacques, les mélomanes sont conviés à un concert intitulé "Chants de l'Est", trois ensembles de l'Eurométropole interprètent trois compositeurs des pays de l'Est.

 

(sources : Courrier de l'Escaut et documentation personnelle). 

S.T. octobre 2013 

 

   

 

 

31/07/2013

Tournai : l'année 2006 sous la loupe (4)

Nous voici arrivés à la veille du dernier trimestre de l'année 2006.

Octobre.  

Le dimanche 1er octobre, les passionnés de cyclisme se sont rassemblés à la rue de la Wallonie où est jugée l'arrivée de la dernière étape du circuit Franco-Belge. Celle-ci est remportée, au sprint, par le coureur allemand Heinrich Haussler qui devance Mark Renshaw. Au classement final, c'est notre compatriote Kevin Van Impe de l'équipe Quick-Step qui l'emporte devant Danilo Hondo et Olivier Kaisen. Après la cérémonie protocolaire de remise des divers maillots, le podium des variétés, installé sur la Grand-Place toute proche, accueille les anciens élèves de la "Star Ac'5", Pierre, Alexia et Maud.

Le lendemain, le lundi 2 octobre, les premiers coups de pioche sont donnés par l'entreprise Dherte sur le site de l'ancienne caserne des pompiers de la rue Perdue. Le bâtiment principal sera transformé et accueillera au rez-de-chaussée les bureaux de l'organisme financier voisin et à l'étage des appartements tandis que sur le parking arrière, situé à la rue des Bouchers Saint-Jacques, un bâtiment comprenant 26 appartements sociaux sera édifié par le Logis Tournaisien. Une façon de développer la mixité sociale au coeur de la cité.

Le dimanche 8 octobre, les Tournaisiens sont appelés aux urnes pour élire ceux qui dirigeront la ville durant les six années à venir. Les résultats n'apportent aucune surprise, on constate une étonnante stabilité dans les chiffres. Toutefois, une analyse plus approfondie démontre que Marie-Christine Marghem a récolté plus de voix que le bourgmestre sortant Christian Massy. Tout laisse augurer d'une reconduction de la majorité sortante, Parti Socialiste-Mouvement Réformateur. Le PS a obtenu 19 sièges, un de moins que lors des élections de 2000, le MR, 10 soit un de plus qu'en 2000, le CDH, 7 sièges et Ecolo 4 sièges ont obtenu le même nombre de sièges. Ce qu'on va appeler un psychodrame politique se joue néanmoins au siège du MR. Une rivalité interne amène des tergiversations quant au positionnement du parti. Profitant de ces hésitations, le PS de Christian Massy s'allie avec le CDH d'Yves De Greef pour former la nouvelle majorité !

Le samedi 14 octobre, la Maison de la Culture accueille le réalisateur-animateur des "Enfants de la Télé", Arthur vient présenter son one man show humoristique "Arthur en Vrai" ! On peut dire qu'à la fin de son spectacle, il a conquis les spectateurs.

A proximité de la Grand-Place, des travaux de construction entamés au Réduit des Dominicains, révèlent l'existence d'une tour, les archéologues déterminent qu'elle fait partie de la première enceinte communale au même titre que celles de la Loucherie, Saint-Georges, du Fort Rouge et du Cygne.

Nouvelle salle comble, en cette fin du mois d'octobre, à la Maison de la Culture qui a programmé le tour de chant d'Agnès Jaoui. La chanteuse qui est aussi comédienne et réalisatrice au cinéma, offre à un public à nouveau conquis, ses "Historias de Amor", accompagnée par de talentueux musiciens.

Novembre.

En ce début de mois, les équipes techniques de la RTBf sont à nouveau présentes dans la cité des cinq clochers pour préparer le prochain tournage de la seconde saison de la comédie romantique "Septième Ciel Belgique". La rue de la Justice et son école ainsi que la rue Duquesnoy viendront s'ajouter aux autres lieux servant de décors à l'intrigue.

Le mardi 7, on peut dire qu'un automobiliste a eu énormément de chance. Sa voiture plonge dans l'Escaut, à hauteur du quai du Pays Blanc, face à la clinique La Dorcas, l'homme parvient à s'extraire du véhicule et à nager jusqu'au quai dans une eau pas bien chaude à cette période de l'année. Les plongeurs du service incendie parviendront à repérer la voiture et à la remonter à la surface. 

Entre le 9 et 12 novembre, trois chapiteaux se dressent sur l'Esplanade du Conseil de l'Europe. A proximité de la Maison de la Culture, les Baladins du Miroir présentent le jeudi 9 et le dimanche 12, leur nouveau spectacle "1914, le Grand Cabaret", une confrontation entre le monde des forains représenté par la famille Cippolini et celui des artistes de Montmartre à cette époque.

Au même moment, à proximité du chapiteau des festivités de la ville, le Cirque de Moscou présente des numéros de haute qualité.

Le 10 novembre, à l'invitation de l'APEDAF (Association de Parents d'Enfants Déficients Auditifs), les Okidoks retrouvent leur public tournaisien à la Maison de la Culture. Benoit Devos et Xavier Bouvier, clowns-équilibristes, sont passés maîtres dans les arts circassiens et, avec leurs numéros visuels, ont déjà visité les cinq continents. 

Les supporters de football tournaisiens sont ravis, après dix journées de championnat en Division 3, les "Sang et Or" du Football Club de Tournai sont en tête du classement avec 22 points, ils précèdent Wetteren, 21 points et Diegem et Péruwelz qui sont à deux petites longueurs.

La nuit du mardi 14 au mercredi 15 novembre, quatre étudiants en architecture de l'école Saint-Luc à Ramegnies-Chin s'échappent à temps d'un violent incendie qui détruit un immeuble de la rue As-Pois, aménagé dans l'ancienne bonneterie située presqu'au pied de l'église Sainte-Marguerite. Réveillés, ils ont fui par les toits.

En cette saison 2006-2007, la Maison de la Culture présente un programme extraordinaire et est, une fois encore, récompensée par une nouvelle salle comble lors de la venue, en cette fin du mois de novembre, de Fabien Marsaud, mieux connu sous le nom de "Grand Corps Malade". Il est un spécialiste de textes récités sous la forme de chansons parlées, ce qui s'appelle tout simplement, le slam.

La reine Paola est en visite privée dans la cité des cinq clochers, elle assiste au colloque "Regards croisés sur l'enfermement" initié par le doyen Michel Decarpentrie.

Le 25 novembre, Christophe Alevêque est l'invité vedette du "Festival des Imitateurs de Tournai" à la Maison de la Culture et... il est aisé de deviner, qu'une fois encore, la salle Jean Noté est remplie.

Décembre.

On ne perd pas les bonnes habitudes en ce dernier mois de l'année, une nouvelle salle comble (on dit que les organisateurs ont été obligés de refuser environ 250 demandes de places) applaudit le traditionnel "Concert viennois" mis sur pied par la Confrérie des Cinq Clochers en faveur de l'enfance défavorisée. L'Euro Symphonic Orchestra sous la direction de Pascal Peiffer survole avec élégance la Vienne impériale. La soprano Eunice Arias chante un air de "Don Giovanni" ainsi que "L'heure exquise", extrait de la Veuve Joyeuse de Léhar. 

Une nouvelle découverte exceptionnelle attendait les archéologues en ce mois de décembre. Lors des fouilles effectuées dans la cathédrale Notre-Dame, on exhume le tombeau de l'évêque Baudouin 1er. Il repose sur le dos, les mains jointes, la tête inclinée, sa crosse posée sur le corps, dans ses habits épiscopaux. Il fut l'évêque du diocèse de Noyon-Tournai de 1044 à 1068. L'Optimiste a eu la chance d'assister à cette découverte étant présent dans l'édifice pour l'accueil des touristes (voir l'article déjà consacré à ce sujet).

Lors de la quinzième journée de championnat de football en Division 3, le FC Tournai est contraint au match nul face à Meerhout, Wetteren profite pour ravir la première place à la mi-championnat. Le club flandrien compte 34 pts pour 33 à Tournai et 27 à Diegem.

Heureux chargés des programmes à la Maison de la Culture, on ne parlait pas encore de crise (elle interviendra deux ans plus tard) et les grands noms se succédaient alors sur la scène de la salle Jean Noté. Cette fois, en cette fin décembre, c'est Vittoria Abril qui ravit une salle comble. Avec ses cinq musiciens, la comédienne-chanteuse célèbre la musique brésilienne (bossa-nova), sud-américaine (tango), espagnole et française. Elle reçoit une standing-ovation. 

Une année se termine, on vivait encore dans une certaine insouciance mais on allait bientôt connaître des lendemains qui déchantent.  

(sources : "le Courrier de l'Escaut" de l'année 2006 et souvenirs personnels).


S.T. juillet 2013


08/07/2013

Tournai : l'année 2006 sous la loupe (1)

Depuis la création de ce blog en avril 2007, nous avons déjà eu l'occasion de feuilleter la presse locale des années 1900 à 2005. Nous continuons la rétrospective des évènements qui ont rythmé la vie tournaisienne dans le domaine politique, sportif, culturel et des faits divers en abordant cette fois l'année 2006. Sept ans nous séparent de celle-ci mais certaines informations nous semblent déjà si lointaines ou ont peut-être déjà été oubliées.

La présentation a volontairement été bouleversée, nous suivrons une progression chronologique mais, afin de ne pas raviver des blessures récentes chez des lecteurs directement concernés par ceux-ci, certains faits dramatiques comme les suicides, les morts par overdose ou les accidents de la route seront volontairement omis. Ce serait, à mon sens, du voyeurisme de bas-étage.

2006 dans le monde et en Belgique.

Comme nous en avons pris l'habitude, il est important de remettre les évènements qui marquèrent l'actualité locale dans le contexte de ce qui s'est passé dans la monde ou en Belgique. Les sportifs se rappelleront que cette année 2006 a été celle de la Coupe du Monde de football disputée en Allemagne et remportée par l'Italie face à la France. On se souviendra aussi que le maître à jouer français, Zinedi Zidane, a quitté la partie... sur un coup de tête. 

Parmi les personnalités décédées durant ces douze mois, retenons les noms de Wilson Pickett (64 ans), véritable légende américaine de la soul-music, de Benno Besson (83 ans), metteur en scène suisse bien connu des habitués de la Maison de la Culture de Tournai où furent souvent programmées ses créations, de Jean Roba (75 ans), dessinateur belge, père de Boule et Bill, de Ferenc Puskas (79 ans), légende du football hongrois et d'Augusto Pinochet (91 ans), ancien dictateur chilien.

La convention relative aux droits des personnes handicapées est adoptée le 13 décembre 2006 au siège de l'ONU. C'est le premier grand traité du XXIe siècle en matière des droits de l'homme. 

En Belgique, l'alerte à la grippe aviaire amène l'obligation de claustration des volailles de février à mai. C'est aussi l'année de l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer sur les lieux de travail et celle du meurtre de Jo Van Holsbeek, le 12 avril, en pleine gare centrale de Bruxelles, par deux jeunes qui voulaient s'emparer de son baladeur numérique. Deux semaines plus tard, une marche blanche en sa mémoire réunira près de 80.000 personnes dans les rues de la capitale.  

Janvier . 

En ce tout début d'année 2006, on apprend que la ville des cinq clochers compte 67.500 habitants, c'est environ 300 de plus qu'au 1er janvier 2000. Ceux-ci sont répartis sur un territoire de 214 km2, la densité de population est donc de 315 habitants/km2. Pourtant sans bouger de chez eux, en ce début d'année, près de 15.000 Tournaisiens vont devoir modifier leur adresse, conséquence d'un changement de dénomination des noms de rues afin de satisfaire les exigences des services postaux en évitant que plusieurs villages de l'entité tournaisienne ne portent le même nom, exemple : rue de l'Yser à Tournai-Ville et à Kain, rue du Château à Tournai-Ville et à Ere et les très nombreuses rues des Combattants, de la Place ou du Curé... Pour rappel, cette situation dure depuis la fusion des communes intervenue au... 1er janvier 1977, vingt-neuf années plus tôt. Mieux vaut tard que jamais !

Un duo de Tournaisiens fait parler de lui dans la capitale française, Les "Okidoks", Benoit Devos et Xavier Bouvier (voir article qui leur est consacré dans ce blog) prolongent leur spectacle débuté le 29 novembre au Ranalagh jusqu'au 20 janvier. A Paris, c'est environ 700 spectateurs qui assistent à chacune des représentations, un succès mérité. 

Deux politiciens de sensibilités différentes, Pol Olivier Delannoy (PS) et José Lericque (CDH Estaimpuis) initient une conférence de soutien à Ingrid Bétancourt, otage détenue en Colombie. 

Tournai a déjà souvent servi de décor à des téléfilms, en ce mois de janvier 2006, la RTBf va débuter le tournage d'une série intitulée "Septième ciel Belgique", un feuilleton sur fond d'astrologie dont les extérieurs auront pour décors différents quartiers de la ville, même la salle des Concerts sera utilisée. 

Toujours en ce mois de janvier, à l'initiative du service club Richelieu, une première aventure de Martine, l'héroïne de BD créée en 1954 par Marcel Marlier et Gilbert Delahaye est traduite en picard grâce au talent de Bruno Delmotte. "Martine à l'cinse" permettra peut-être aux jeunes (et moins jeunes) de sa familiariser avec le patois, une langue qui fut (trop) longtemps décriée dans les milieux de l'enseignement, considérée comme trop populaire.

Culture et humour font souvent bon ménage, le 19 janvier "Le Jeu des Dictionnaires-La Semaine Infernale", une émission radiophonique animée par Jacques Mercier, fait escale à l'école des Frères. Les bénéfices de cette soirée sont destinés à la Fondation Follereau de Tournai, organisatrice de l'évènement. 

Le 21 janvier, la salle de l'étage de la Halle-aux-Draps affiche "complet" pour la première représentation des "Filles, Celles Picardes", un cabaret patoisant au féminin alliant charme, chansons et comédie, tout le monde se dit que cette joyeuse troupe a de beaux jours devant elle. 

Rire encore le 25 janvier à la Maison de la Culture qui accueille dans la salle Jean Noté, l'humoriste d'origine algérienne Fellag et son spectacle d'auto-dérision, "Le dernier chameau". 

Un fait divers tragique se déroule la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 janvier, l'immeuble situé au n° 21 de la rue de la Ture est la proie des flammes, son habitant y perd la vie, Alain Leroy, employé des services du Cadastre à Bruxelles est bien connu à Tournai. A la fin des années soixante, il fut le chanteur de l'orchestre les "Aigles Stars" animant de nombreuses soirées dansantes régionales.

Février .

Le mois de février s'ouvre par la présentation d'un important projet, celui de la construction d'un nouvel hôpital sur le terrain de l'Union, club de football ayant émigré à Kain suite à la fusion avec le Racing pour donner naissance au Football Club de Tournai. Les travaux devraient débuter dans le courant de cette année 2006.

La Maison de la Culture accueille quatre acrobates et deux musiciens dans un spectacle dénommé "Tangentes", une création de Mathieu Bolze.

Un fait divers sordide a pour cadre la place Saint-Pierre. Durant la nuit du 10 au 11 février, un habitant de Brunehaut, sorti d'un café pour passer un appel téléphonique, est enlevé par les occupants d'un véhicule immatriculé en France. Délesté de tout ce qu'il possédait, il a été éjecté de la voiture quelque part dans le Nord de la France et est rentré à Tournai en stop avant d'aller conter sa mésaventure à la police. 

Dans son local d'alors, le café Le Trianon à la chaussée de Frasnes à Rumillies, la troupe du "Bistrot Patoisant" souffle ses dix bougies lors des représentations qui se tiennent durant ce deuxième mois de l'année. 

Un autre café, dans le quartier Saint-Piat, est à la une de la presse locale pour d'autres raisons beaucoup moins festives. Il est tout simplement le coeur d'un vaste trafic de drogues et faisait l'objet d'une surveillance discrète depuis de nombreuses semaines par le S.E.R. (Service d'Enquêtes et de Recherches). Lors d'une descente de police des armes sont également découvertes et cinq personnes sont arrêtées.

Mars.

Au début du mois de mars, un chantier démarre en haut de la rue Perdue, à l'emplacement de l'ancien théâtre communal détruit par les bombardements allemands de mai 1940. Ce terrain abandonné pendant plus de soixante ans, jamais reconstruit et où croissaient les herbes folles, a servi, durant tout un temps, de parking pour les agents d'un bureau syndical installé en face. On va y ériger une résidence-services pour personnes âgées qui prendra le nom de "Résidence du Théâtre".

La presse annonce l'arrestation d'un escroc international. Parmi un panel de délits, il avait notamment fait croire aux responsables du club de basket de Division I, le "B.C Tournai", en difficultés financières, qu'il allait éponger les dettes. L'homme est un habitué des tribunaux, il se déclarait aussi être le grand patron d'une radio privée.

Le lundi 6 mars, le propriétaire de l'armurie située dans la rue de l'Hôpital Notre-Dame est réveillé, vers 5h45, par un énorme fracas, le volet de fer qui protège sa vitrine vient d'être arraché par un véhicule. Arrivé dans le magasin, il tombe nez à nez avec des malfrats encagoulés qui sont occupés à faire main basse sur des armes de poing, une imitation de kalachnikov tirant des billes et un fusil à lunette. Abandonnant au milieu de la rue le véhicule immatriculé en France qui leur avait servi pour pénétrer dans l'armurerie, ils fuient au volant d'une Porsche Carrera de teinte noire. Celle-ci sera retrouvée quelques heures plus tard à Esplechin, à deux pas de la frontière française. 

Quelques jours plus tard, la nuit du 15 au 16 mars, une voiture signalée volée en France est repérée à proximité du boulevard Léopold. Deux individus s'enfuient et trouvent refuge dans les locaux abandonnés de l'ancien Casino et dancing Le Paradise. Les forces de l'ordre cernent le vaste immeuble et appellent les pompiers pour venir éclairer les lieux au moyen de puissants projecteurs. La fouille du véhicule laisse apparaître qu'il s'agit probablement des auteurs du casse de la semaine précédente dans la rue de l'Hôpital. Dans le coffre rempli d'armes, on retrouve des cagoules, des gants et également une écharpe noire comme celle portée par un des malfrats aperçu par l'armurier. Il apparaît vite que ces deux individus ont également commis de nombreux méfaits en France.

Les 8 et 10 mars, la Maison de la Culture accueille la pièce "Mesure pour Mesure" de William Shakespeare dans une mise en scène de Philippe Sireuil. 

Le 15 mars, au Palais de justice, se déroule, en soirée, un (faux) procès, celui fictivement intenté à la langue française qui attire, en deux séances, la toute grande foule. "Impro Justitia" est une pièce dans laquelle on retrouve, parmi d'autres, les humoristes Bruno Coppens et Virigine Hocq, Dieudonné Kabongo... et maître Pannier dans son propre rôle d'avocat.

En cette seconde partie du mois de mars 2006, la presse locale révèle que les Ateliers Louis Carton (ALC) situés à la chaussée d'Antoing qui occupent encore trente-cinq ouvriers et vingt employés sont passés dans le giron du groupe Socom Metallurgy basé à Marcq-en-Baroeul dans le Nord de la France.

La nuit du jeudi 23 au vendredi 24 mars, à la résidence Marcel Carbonnelle, une main criminelle boute le feu à deux garages situés en sous-sol. L'incendie est à ce point important que les fumées envahissent les immeubles situés au n°114 et 119. Il faut rapidement évacuer leurs habitants vers l'école communale toute proche. Maîtres du sinistre, les pompiers autorisent les locataires à regagner leurs appartements vers 1h30. Hélas, cet incendie fera indirectement une victime. Retournant dans le noir, un homme est tombé dans une bouche d'évacuation du parking souterrain ouverte pour dissiper les fumées. Gravement blessé, il décèdera à l'hôpital dix jours plus tard. 

Dans l'optique du prochain Carnaval de Tournai, le vendredi 24 mars se tient l'élection du Roi Carnaval, ils sont pas moins de vingt candidats issus de différentes confréries à briguer ce titre éphémère. Le samedi 25, les "carnavaleux" envahissent les rues de Tournai. Un des héros de celui-ci, "l'Bourguémette" (le bourgmestre) Pierre Vandenbroeck qui déclare avec la sobriété qu'on lui connaît : "Un p'tit pas pou l'bourguémette, un grand pas pou tous les rambiles" (la confrérie dont il est issu). 

(sources : presse local de l'année 2006).

S.T. juillet 2013

 

19/05/2011

Tournai : Culture et Arsenic font bon ménage !

A Tournai, depuis longtemps déjà les relations sont au beau fixe entre la Maison de la Culture et la Compagnie Arsenic. Arsenic est probablement une des plus importantes compagnies théâtrales itinérantes de Belgique, elle renoue avec la tradition ancestrale des acteurs qui se produisaient jadis au centre des villes comme sur les places des plus petits villages, ces baladins, ces artistes forains qui apportaient un peu de joie à des populations bien souvent privées de distraction et qui attendaient leur passage avec impatience. 

Tournai avait déjà accueilli d'autres spectacles de cette compagnie qui attire lors de chaque venue un très nombreux public notamment "Le Dragon" et "Eclats d'Harms", à l'époque sous leur camion-chapiteau érigé sur la place Verte.

Dans son nouveau chapiteau de quatre mâts à la forme volontairement asymétrique, planté sur la plaine des Manoeuvres cette fois, Arsenic a présenté cette semaine, sa nouvelle création : "Le Géant de Kaillass" de Peter Turrini.

Résumer ce spectacle n'est pas facile tant le visuel rivalise avec le livret musical, tant les effets spéciaux sont omniprésents sans prendre le pas sur l'intrigue. Des décors somptueux et des jeux de lumière confondent le réel et l'imaginaire. Le Géant de Kaillass est une fable sur l'apparence et la valeur, une aventure qui ne se regarde pas mais qui se vit.

Ce brave géant a quitté son village de Kaillass et le seul être qui l'aime, sa mère, pour courir le monde à la recherche d'un horizon à sa mesure. Garçon différent par sa haute taille, il a été rejeté par sa communauté parce, pense-t-on, "ces gens-là apportent le malheur et sont à l'origine des maux qui s'abattent sur le village".

Dans son périple effectué sous le vent, les orages, il va visiter Berlin où l'empereur Guillaume le recevra avec l'arrière pensée de créer une race de géants lui permettant de partir à la conquête du monde, il va se retrouver à la cour d'Angleterre où il rencontrera une reine obsédée, elle aussi, de grandeur qui ne rêve que de le mettre dans son lit ou terminer à Paris dans un Cabaret entre orchestre et filles de revues. Déçu de l'accueil qui lui a été réservé, sur la route du retour, il rencontrera la petite troupe foraine composée de monstres de foire et passera une nuit d'amour avec la femme la plus petite du monde, son opposé, elle aussi à la recherche d'un affection qui lui est refusée. Effrayé par cette relation contre nature, il rentrera chez lui, retrouvera sa mère, mais pas le bonheur. Après sa mort, comme c'est souvent le cas, il deviendra le héros du village, l'élément qui attire le tourisme et fait connaître Kaillass.

Durant les trois soirées, le chapiteau a affiché "complet" (il reste quelques places pour la représentation de ce jeudi à 20h), la Compagnie Arsenic n'a pas failli à sa réputation et il est certain qu'un de ses prochains spectacles sera accueilli, avec enthousiasme, par les responsables des programmes de la Maison de la Culture de Tournai. Ce spectacle, à ne pas manquer, sera à Namur du 30 août au 10 septembre prochain.

15:23 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, maison de la culture, compagnie arsenic |

02/02/2011

Tournai : Bruno Delmotte, notre dialecte entre bonnes mains !

Il fut un temps, juste après la seconde guerre mondiale, où celui qui parlait le patois était regardé de travers par les enseignants et les personnes bien pensantes. La "langue de nos ancêtres" avait pour certains une connotation populaire voire vulgaire ! L'esprit de mai 1968 a remis à l'honneur le parler local, les gens étaient soucieux de redécouvrir leur identité régionale, de retrouver leurs racines. L'écrivain et poète Géo Libbrecht a été le premier à rendre ses lettres de noblesse à notre dialecte et ce vent nouveau a aussi soufflé sur la Maison de la Culture de Tournai grâce à un de ses fondateurs, Norbert Gadenne, profondément attaché à sa ville de Tournai, à son rayonnement et à ses traditions. En compagnie de Paul Mahieu, il fut le premier, et le seul à ce jour, à doter un centre culturel d'une section dialectale.

Paul Mahieu développera celle-ci de 1976 à 1987 et Paul André prendra le relais jusqu'en 2002. La tâche sera ensuite poursuivie par Bruno Delmotte.

Bruno Delmotte est né à Tournai en 1959, à la chaussée de Lille. Fils d'un facteur d'orgue, il dit souvent qu'il a eu la chance d'avoir deux mamans : celle qui l'avait mis au monde, dorlotté et lui avait appris la langue française et une nounou, habitant le village d'Hollain, qui lui fit découvrir la langue de chez nous, le patois. Cette langue, il va l'assimiler, s'y intéresser et elle lui permettra, plus tard, de remporter le concours Prayez, organisé par la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien, en 1984 et 1985. En 1994, il sera également lauréat du prix de la "Nouvelle Picarde" à Saint Quentin. A la Maison de la Culture, Bruno Delmotte s'occupe avant tout de la programmation de spectacles pour la jeunesse et de danse. Auteur patoisant, il a été sollicité par Etienne Pollet des éditions Casterman pour traduire deux aventures de Tintin en patois local, c'est ainsi qu'en septembre 2005 parurent "El secret d'la licorne" et "El Trésor du Rouche Rackam". A l'occasion de cette sortie, une grande fête de la langue picarde a été organisée au centre culturel tournaisien à laquelle participèrent le groupe "Achteur" d'Amiens et les membres du Cabaret Wallon Tournaisien. La surprise fut même totale pour les participants quand ils virent arriver la fanfare de Moulinsart (rebaptisée fanfare de Bizencourt) dirigée par Eloi Badimont. 

Un an plus tard, c'est une aventure de Marcel Marlier qui sera traduite, le premier livre paru en 1954, "Martine à la ferme" devint ainsi "Martine à l'cinse". Plus près de nous en 2009, les éditions Tintenfass de Neickarsteinhach en Allemagne, spécialisées dans la traduction d'oeuvres littéraires dans des langues régionales, prirent son contact et c'est ainsi que fut édité en picard, "El pétit Prince", traduction du roman de Saint Exupéry. En 2010, c'est le "Chat" de Philippe Geluck qui s'est mis à langue picarde. Hélas, ne cherchez pas le nom de Bruno Delmotte sur la couverture, il a tout simplement été oublié par l'éditeur (nul ne serait donc prophète en son pays) !

Un projet important va bientôt trouver son aboutissement. Charles Nemes, le réalisateur du fil "Bouts de ficelle", a souhaité que, lors de sa sortie, dans certaines régions de France, le film soit doublé dans la langue régionale. Appel a donc été fait à Alain Dawson et à Bruno Delmotte pour traduire les dialogues en picard. Travail important réalisé en deux semaines et c'est ainsi que, dès le mois de mars, sortira le film rebaptisé "A ch'Bistrot d'min coin" (qu'on peut traduire librement par "Au Bistrot près de chez moi") avec Eddy Mitchell, Fred, François Berléand, Frédérique Bel et Guy Lecluyse (qu'on a pu voir dans Bienvenue chez les Ch'tis). Imagix, la salle de projection tournaisienne recevra-t-elle la version originale ou la traduction picarde ? Programmer cette dernière serait un hommage justifié qu'on pourrait rendre à ceux qui ont assuré la traduction dans la langue de chez nous.

Les fidèles de No Télé se souviendront aussi du tandem formé par Bruno Delmotte et Eloi Baudimont, qui, chaque samedi, de novembre 1987 à janvier 1995 (date de la disparition d'Eloi Baudimont) donnait vie à "Popol et D'siré". Popol, un jeune naïf plein de fougue commentait l'actualité avec son compère D'siré, beaucoup plus âgé qui regardait les évènements de la semaine par le petit bout de la lorgnette. Il participe régulièrement à l'émission dialectale "Hainaut Rachènes" (racines) proposée par Annie Rack chaque lundi soir sur Vivacité.

En mai 2013, Bruno Delmoote a traduit une nouvelle aventure de Tintin en patois picard. "El crape aux pinces d'or" est écrit sur base de la langue parlée à Hollain, petit village dépendant de la commune de Brunehaut situé à quelques kilomètres de Tournai, l'ouvrage a été tiré à 2.000 exemplaires.

Bruno Delmotte a encore bien des projets et, dans le hall de la maison de la Culture, il nous souffla, un soir, avoir un faible pour ces deux héros de la BD belge que sont "Johan et Pirlouit". Nous attendons donc avec impatience que les Schtroumpfs parlent tournaisien (Neom d'un schtroumpf, cha n'va pos ête facile à schtroumpfer, cachez bin dins vo tiête et dites-me chi ch'est vrai qu'un schtroumpf peut vraimint parler comme on parle à Tournai) !

S.T. Janvier 2011.

31/08/2010

Tournai : la saison culturelle 2010-2011 (2)

Durant les mois de novembre et décembre, le programme offria un panel de créations artistiques touchant le théâtre, la danse, la musique, le chant, l'humour...

 

Les mardi 9 et mercredi 10 novembre, à 20h, dans la salle Frank Lucas, Hamadi nous revient avec une nouvelle pièce intitulée "Sans ailes et sans racines". Accompagné de son fils Soufian, il aborde les visions différentes d'un père né au-delà de la Maditerranée et arrivé en Belgique très jeune et d'un fils né ici. Un dialogue qui ouvre un débat bien actuel.

 

Le vendredi 12 novembre, la salle Jean Noté accueillera un enfant de Tournai, un artiste qui a fait mentir l'expression "nul n'est prophète en son pays", Bruno Coppens présentera, en avant-première, son nouveau spectacle intitulé "Mes singeries vocales". Ce jongleur des mots ne sera pas seul sur scène, un autre Tournaisien, Eloi Baudimont l'accompagnera au piano.

 

Autre temps fort de ce début de saison, "Le Garçon du dernier rang" de l'écrivain espagnol Juan Mayorga, mis en scène par l'argentin Jorge Lavelli sera représenté le lundi 15 novembre à 20h, en la salle Jean Noté. Un spectacle vif, cocasse, interprété avec hargne et humour. L'histoire d'un élève assis au fond de la classe et de son maître, un jeu subtil où se mêlent, jusqu'à se confondre, réalité et fiction.

 

Le mercredi 17 novembre, en la salle Frank Lucas, "Albatros" est une pièce écrite pour la jeunesse mais qui devrait également satisfaire les adultes.

 

Le même soir, dans la salle Jean Noté, chants et musique avec Aka Moon, le trio de jazz belge, le percussionniste malien Baba Sissoko (créateur de Mali-Mali) et l'orchestre Black Machine. Une soirée à la rencontre des influences et des cultures.

 

Le samedi 20 novembre, à 20h, l'église Saint Jacques servira de cadre au concert du "Quatuor Takacs" dans des oeuvres de Schubert, Haydn et Daniel Kellogg. Ce quatuor a été de très nombreuses fois primé depuis sa fondation en 1975, notamment à Evian, Portsmouth, Bordeaux ou Budapest. Il a déjà enregistré une quinzaine de disques encensés par la critique internationale.

 

Dans le cadre du "Next Festival", les samedi 27 et mardi 30 novembre, création de la pièce "Chronique d'une ville épuisée" de Fabrice Murgia dont on avait vu lors de la précédente saison "Le chagrin des orgres".  Une pièce sans paroles interprétée par Olivia Carrère.

 

le vendredi 3 décembre, en la salle Jean Noté, tour de chant de Gaëtan Roussel, ancien membre du groupe Louise Attaque et de Tarmac.

 

Le dimanche 5 décembre, toujours dans la salle Jean Noté, le maître du djembé "Mamady Keïta et son all stars band Sewan Kan" dans un concert haut en couleur.

 

Le mercredi 8 à 20h et le samedi 11 décembre à 16h, Les Royales Marionnettes interprètent " La Légende Merveilleuse de Godefroy de Bouillon", un spectacle hilarant et iconoclaste présenté par Mélanie Delva et Didier Balsaux.

 

On refusera certainement du monde, le samedi 11 décembre, à 20h, à la salle Jean Noté pour le concert acoustique d'Axelle Red.

 

Le mercredi 15 décembre à 16h et à 20h "(Premiers pas) sur la dune", pièce présentée pour un public jeune en matinée et pour les adultes en soirée, un théâtre d'images en plusieurs tableaux servi avec humour et tendresse qui aborde, en filigrane, la question de la paternité.

 

Un genre assez rare à Tournai, les jeudi 16 et vendredi 17 décembre en la salle Jean Noté : la comédie musicale. Jean Pierre Bodin présente "Chemise propre et souliers vernis", un mélange d'histoires, d'anecdotes, de farces, de chansons à écouter et de muisque à danser.

 

Autre spectacle musical, le dimanche 19 décembre à 18h (une heure inhabituelle), "La fanfare détournée" sous la direction d'Eloi Baudimont dans son concert ""Mademoiselle Brindamante", un album enrgistré en juillet 2010. En première partie : "Le grand orchestre national lunaire" composé de pas moins de 80 musiciens.

 

L'année se terminera par un Noêl au théatre avec "Madame Sonnette" proposé par le Théâtre des 4 mains (Equipe du Canard Noir). On pourrait le resumer comme suit : il était une fois dans la gare de Petit-Sart-les-Pois... !