17/10/2016

Tournai : le cœur de la Wallonie Picarde (1)

La Wallonie picarde, une région pleine d'atouts mais parfois méconnue !

Le concept de "Wallonie picarde" date d'un peu plus d'une dizaine d'années. Auparavant, cette région située à l'ouest de la province du Hainaut s'appelait tout simplement le "Hainaut Occidental", dénomination purement géographique qui ne reflétait nullement le caractère spécifique de ce territoire situé à l'extrémité occidentale de la Wallonie, aux portes de la Flandre et de la France.

A l'ouest d'une ligne allant de Bernissart à Enghien, la Wallonie picarde englobe également la région de Comines-Warneton, enclave hennuyère en territoire flamand. 

Son paysage est composé de zones agricoles parsemées de zonings industriels, de villes à échelle humaine et de villages ayant conservé le charme et la tranquillité tant recherchée à notre époque. On y trouve le "Pays blanc" qui s'étend autour d'Antoing et de Gaurain-Ramecroix et qui tire son nom des carrières de chaux qui firent sa richesse. On y découvre le "Pays vert", tout autour d'Ath, se composant de champs, de prairies et de bosquets, une vaste zone vouée à l'agriculture où il fait bon se balader. On peut également y parcourir le "Pays des collines" et ses ondulations de terrain où se nichent des villes et villages au riche folklore et aux traditions bien ancrées. Il y a enfin le "Parc naturel des plaines de l'Escaut" aux paysages bucoliques qui s'étendent de part et d'autre de la frontière.

La Wallonie picarde, jadis renommée pour son industrie textile de Mouscron à Leuze-en-Hainaut et de Tournai à Quevaucamps, est désormais une région en pleine reconversion industrielle tournée vers les services, les nouvelles technologies et le tourisme.

La Wallonie picarde veille jalousement sur son patrimoine historique et architectural, sur son parler local et ses traditions séculaires. Loin de se figer sur le souvenir d'un riche passé, elle se tourne résolument vers l'avenir sans omettre de conserver un environnement où il fait bon vivre.

Tournai, capitale de la Wallonie picarde.

Avec ses 69.751 habitants (statistiques au 1.1.2015), la cité des cinq clochers est la ville la plus importante d'une région que nous allons analyser par le détail pour mieux la faire connaître non seulement à ses habitants mais aussi à ceux et à celles qui, bien souvent, la considèrent comme le "Far-West" wallon et la snobent encore régulièrement. Beaucoup trop de Liégeois, de Carolos et de Namurois, bien souvent issus du monde politique, croient depuis bien longtemps que la Wallonie s'arrête à Mons et que le reste n'est qu'un "No man's land", une zone tampon aux portes de la rivale flamande. 

La Wallonie picarde compte 23 communes. Avec Lille, la tentaculaire ville du Nord de la France et Kortrijk, l'opulente et dynamique cité flandrienne, Tournai fait partie, depuis 2008, de l'Eurométropole, un groupement européen de collaboration transfrontalière entre la France et la Belgique qui couvre une surface de 3.553,5 km2 de part et d'autre de la frontière. Au sein de celle-ci, forte de 2.100.876 habitants, la Wallonie picarde en représente 348.507 (10% des habitants de la Wallonie) répartis sur 1.377 km2. Une population qui est en constante augmentation puisqu'il y a dix ans elle n'était encore que de 329.206 habitants. 

Densité de population en Wallonie picarde.

Avec 253 habitants/km2, la densité de la population de Wallonie picarde est inférieure à celle de la province du Hainaut (353), de la Belgique (367), de la Flandre (477) mais est supérieure à celle de la Wallonie (213). Parmi les villes les plus peuplées, relevons donc Tournai (69.751 habitants, densité de 326 habitants/km2), Mouscron (58.009 habitants, densité exceptionnelle de 1.424 hab./km2), Ath (28.543 - 225 habitants/km2), Lessines (18.637 - 255 hab./Km2), Comines-Warneton (18.111 - 292 hab./km2), Péruwelz (17.158 - 285 hab./km2), Beloeil (13.771 - 224 hab./km2), Leuze-en Hainaut (13.519 - 184 hab/km2), Enghien (13.459 - 331 hab./km2), Bernissart (11.679 - 269 hab/km2), Frasnes-les-Anvaing (11.454 - 104 hab./km2), Estaimpuis (10.281 - 317 hab./km2). Parmi les communes les moins peuplées, on trouve Flobecq (3.480 - 151 hab./km2), Brugelette (3.513 - 124 hab./km2), Mont de l'Enclus (3.585 - 133 hab./Km2), Rumes, (5.184 - 217 hab./km2), Pecq (5.599 - 169 hab./km2), Celles (5.619 - 83 hab./km2), Ellezelles (5.907 - 132 hab./km2), Chièvres (6.665 - 142 hab/km2), Antoing (7.814 - 247 hab./km2), Brunehaut (7.901 - 171 hab/km2) et Silly (8.370, 123 hab./ km2).

Avec 39.562 habitants, la population étrangère représente 11,4% de la population totale de la Wallonie picarde. Ce nombre est supérieur à celui de la Wallonie (9,8%), de la Belgique (11,2%) et du Hainaut (11,7%). Parmi ces personnes d'un autre pays qui ont fait le choix de vivre en Wallonie Picarde, on trouve : 31.033 Français, 2.287 Italiens, 617 Espagnols, 582 Marocains, 493 Portugais, 483 Roumains, 343 Américains, 262 Polonais, 256 personnes issues de la République Démocratique du Congo et 221 d'Algérie. Ces chiffres datent de janvier 2015 et ne tiennent pas compte de l'arrivée massive de migrants en Belgique (et en Wallonie picarde) lors des vingt derniers mois. 

L'offre de logements en Wallonie picarde.

Comme partout, le logement représente un problème de notre époque. Bien souvent le logement est vieillissant, parfois insalubre, toujours insuffisant. La Wallonie picarde comptait au 1er janvier 2015, 160.956 logements, ce qui représentait une augmentation de 14.929 unités depuis 2005, une évolution positive de 10,2% qu'on rencontre aussi en Hainaut (+8,5%), en Belgique (+9,5%) et en Wallonie (+9,9%). Notre région fait donc mieux que ces différentes entités.

A Tournai, on assiste à un véritable boom de l'offre de logements neufs, des projets viennent de se concrétiser ou sont en cours de construction, à la rue Jean Cousin, à la plaine des Manœuvres, à la rue Barthélémy Frison, à la rue des Choraux, sur le quai des Salines et bientôt au quai Sakkharov ou sur le boulevard des Combattants.  Il en est de même à Ath (projet des Deux Dendres...), à Mouscron (les Jardins de l'Ours...), le projet de l'agri-quartier dans le prolongement du quartier Bon-Air à Leuze-en-Hainaut, à Enghien...

Le prix moyen du foncier est de 56 Euros/m2 en Wallonie picarde, supérieur à celui du Hainaut (52 Euros), de Wallonie (51), mais inférieur à celui de la Belgique (117) et de la Flandre (175).

Voici une première série de chiffres qui peut paraître indigeste mais elle est nécessaire pour effectuer une bonne comparaison entre diverses régions. 

(à suivre). 

(sources : Atlas Socio-Economique de Wallonie Picarde 2e édition 2016 - édité par Wapi 2025 ASBL et statistiques population du Service Public Fédéral Intérieur). 

S.T. octobre 2016.

 

 

17:17 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, wallonie picarde, densite population, logement |