21/08/2013

Tournai : l'année 2007 sous la loupe (3)

Au moment d'aborder le troisième trimestre de cette année 2007, il est utile de préciser que le souvenir de cet été qui vient de s'installer ne restera pas gravé dans les mémoires des Tournaisiens en raison des orages et des nombreux dégâts qu'ils provoquèrent. 

Juillet.

Le premier fait à retenir de ce mois concerne tout autant la politique que le sport. Christian Massy, bourgmestre de Tournai, quitte la présidence du Royal Football Club de Tournai. Les "affaires" qui ont été révélées au cours des derniers mois (perquisitions dans le cadre d'une gestion difficile de la régie autonome, affaire du faux "Ciré" pour le joueur Singa) ont eu raison de son maintien à la tête du club Sang et Or. Il sera remplacé par Philippe Rasseneur, un des membres fondateurs de ce club issu de la fusion entre l'Union et le Racing, entrepreneur en menuiserie habitant la région de Péruwelz.

Les habitués de la cathédrale Notre-Dame de Tournai et les nombreux visiteurs ont tous rencontré Jacques Lecouffé. On l'appelait le "Suisse" lorsqu'en habit d'apparat, aux jours de fêtes, il précédait les processions d'ouverture des offices pontificaux, il était aussi nommé le sacristain lorsque tous les jours de la semaine, sept jours sur sept, en tablier, il veillait au moindre détail et accueillait les visiteurs au Trésor. Il était un ordonnateur exceptionnel. A 61 ans, cet homme, originaire de Froidmont a décidé de prendre sa retraite, après des dizaines d'années passées au service du prestigieux édifice tournaisien. Déjà présent depuis des années, c'est en 1986, suite à la fermeture de la firme Balamo à Kain pour laquelle il travaillait, qu'il a décidé d'occuper une fonction à plein temps. Evoquant, à l'occasion de son départ, ses souvenirs, il rappelle les festivités organisées lors du huitième centenaire de la cathédrale en 1971 et la tornade qui l'a fortement ébranlée en août 1999.

Une pétition circule dans la rue Saint-Eleuthère et dans le quartier du faubourg de Maire, elle est l'oeuvre d'un riverain excédé par les accidents graves, à répétition, qui se déroulent régulièrement en face de son domicile. Le 5 juillet, vers 23h30, ceux qui sont déjà couchés sont réveillés par un fracas énorme. Un véhicule de type 4x4 se dirigeant vers le centre-ville a heurté l’îlot central en béton situé près du carrefour formé par la rue Saint-Eleuthère et la rue Georges Rodenbach. Perdant le contrôle, le conducteur a embouti et totalement détruit trois véhicules stationnés le long du trottoir et a projeté un quatrième dans la porte d'une habitation. Le conducteur à l'origine de l'accident, blessé, sera transporté à l'hôpital. La pétition recueille 200 signatures en trois jours. La population est excédée, à peine une semaine auparavant, un accident similaire était survenu au même endroit et avait aussi fait victimes et dégâts.

Le mardi 10 juillet, au cours de l'étape menant les coureurs de Waregem à Compiègnes, les coureurs du Tour de France arrivent à Tournai par la chaussée de Renaix et empruntent une partie des boulevards de ceinture avant de rejoindre la chaussée de Valenciennes. Le coureur français Nicolas Vogondy empoche la prime de 800 euros, le maillot jaune est porté par le coureur suisse Fabian Cancellara. Parmi les spectateurs se trouve probablement un habitant de Kain, Pierre Wlomainck qui est rentré quelques jours plus tôt de son Tour de France. En vingt-trois jours, il a effectué 4.800 kilomètres et escaladé pas moins de sept cols de plus de 2.000 mètres. 

Le dimanche 15 juillet, des centaines de nostalgiques venus de Belgique, de France, des Pays-Bas et d'Allemagne se donnent rendez-vous sur l'Esplanade du Conseil de l'Europe où ils peuvent admirer une concentration de 465 "coccinelles", ce petit véhicule est un modèle de longévité puisque le premier exemplaire est sorti durant les années quarante.

Le lendemain, dès 5h du matin, de véritables trombes d'eau s'abattent sur le Tournaisis provoquant une seconde inondation en une semaine dans le quartier Saint-Jean. On sait que l'égouttage de cette partie de la ville n'est plus adapté pour recevoir une telle quantité d'eau en si peu de temps et l'eau envahit, une nouvelle fois, les habitations et les magasins. Une semaine plus tard, un troisième orage violent va provoquer les mêmes tourments non seulement à Saint-Jean mais aussi dans le quartier de l'avenue de Maire et la rue Saint-Eleuthère, une artère bien souvent citée dans la rubrique des faits divers en cet été 2007.

Août.

Le vendredi 3 août, le hameau du Fourcroix à Blandain est en émoi. Dans une habitation, on a découvert le corps sans vie d'une quinquagénaire exerçant la profession de kiné. Elle a été retrouvée morte dans sa baignoire. Des éléments troublants aiguillent les enquêteurs plus sur la piste d'un acte criminel que sur celle d'un suicide surtout que son véhicule a été retrouvé un peu plus tôt incendié sous un pont d'autoroute à Froyennes. Le lendemain, le meurtrier est arrêté, il s'agit de l'ancien compagnon de la dame. Il déclare ne se souvenir de rien. Un drame de plus à mettre au compte de la violence et parfois même de la folie qui sont devenues, peu à peu, des faits d'une inacceptable et incroyable banalité.

La presse annonce le futur regroupement des 310 agents des finances dispersés dans différents bâtiments en un seul site, dans les locaux à aménager et dans un immeuble à construire à l'ancienne coopérative L'Avenir, à la rue du Rempart et rue du Château.

Au mois d'août, les clubs de football fourbissent leurs armes en vue de la prochaine reprise du championnat et on peut dire qu'on est franchement inquiet pour les joueurs de Jean Marc Varnier, l'entraîneur du F.C Tournai. Eliminés sans gloire par Sprimont en Coupe de Belgique sur le score de 1-0, battus ensuite par Wevelgem (2-1), par Hamme (3-1) et par Waasland (1-3), on ne donne pas cher de leur peau en Division 2 Nationale. Interrogés, les joueurs et membres du comité semblent néanmoins rester confiants.

Un autre projet qui fera long feu est également annoncé par la presse, le probable déménagement du service "Population" de l’administration communale sur le site De Bongnies, il faut dire que les services situés dans la cour d'honneur de l'Hôtel de Ville sont de plus en plus à l'étroit et le public n'y est pas reçu dans des conditions confortables.

Le jeudi 30 août, on assiste à une pêche extraordinaire, pour ne pas dire miraculeuse, sur les berges de l'Escaut. Des voitures sont retirées des eaux. Ces recherches ont été demandées suite à l'arrestation de trois mineurs d'âge soupçonnés d'être les membres du "gang des Clio" qui sévit depuis de nombreuses semaines dans la région. Ils ont reconnus une dizaine de vols de véhicules qui servaient à faire du stock-car, tout simplement pour le fun. Ensuite, ils étaient jetés dans le fleuve sans autre forme de procès. Les jeunes n'ont-ils plus aucune limite ou doit-on tout simplement dire que l'oisiveté est la mère de tous les vices ?

Septembre.

Alors que le mois débute, les mélomanes apprennent la mort de Luciano Pavarotti, un des trois ténors, une des plus belles voix de cette époque.

Après l'Allemagne en 2006, la Belgique accueille "PotatoEurope". Cette grande manifestation entièrement consacrée à la culture de la pomme de terre se déroule à Kain, au pied du Mont Saint-Aubert. Démonstrations d'arrachage, présentations de lignes de stockage, champs d'essais de culture, commerce de produits et de matériel attirent les spécialistes de la tubercule venus des quatre coins de l'Europe.

Deux ans après une reprise qu'ils souhaitaient limiter à douze mois, les "Polaris" annoncent qu'ils ne donneront plus que quatre concerts dans la région avant la définitive disparition de l'orchestre créé dans les années soixante. Ceux-ci auront lieu à Tournai, dans la salle Skill, le 9 septembre, à Bléharies, le 27, à Luingne, le 20 octobre et "last but not least", à Hollain, à l'occasion de la fête du football, le 28 octobre. Christian Croain continuera seul l'aventure dans son studio de Froyennes. Une longue épopée musicale s'achève, elle avait débuté dans la région, s'était poursuivie au Golf Drouot à Paris et avait été jalonnée par la parution de nombreux disques et CD reprenant les succès comme "Souris, souris", "Jolie Fille", "Marie-Line", "Qu'il fait bon vivre chez nous", "Mademoiselle Ninette" ou encore "Fous de la musique". Lors de la dernière fête de la musique, les cinq musiciens avaient encore rassemblé plus de trois mille personnes sur la place Saint-Pierre à Tournai. 

Un nouveau livre de qualité consacré à la cité des cinq clochers et à son patrimoine sort de presse en ce mois de septembre. De Louis Donat Casterman et Pierre Peeters, "Regard sur Tournai, deux fois millénaire" est un ouvrage abondamment illustré destiné à faire connaître, à promouvoir Tournai.

Il était un des derniers Tournaisiens à avoir remporté la Coupe de Belgique de football en 1956, lorsque le Racing de Tournai avait vaincu, au stade du Heysel, le C.S Verviers sur le score de 2-1. Jean Dedonder s'est éteint à l'âge de 85 ans. Il ne reste plus que six survivants de l'équipe qui écrivit une page d'histoire du football tournaisien.

En ce mois de septembre 2007, les automobilistes voient le prix du carburant flamber. Le litre de diesel coûte 1,033 euros et celui de Super 95, 1,269 euros. Par comparaison, rappelons qu'en 1975, en pleine crise pétrolière, le litre de diesel coûtait 5,15 Francs Belges soit 0,127 euros. L'automobiliste vache à lait de l'Etat et des raffineries, c'est loin d'être une légende !

Les ASBL La Marelle et l'Entracte soufflent respectivement leurs 30 et 20 bougies. A cette occasion, on apprend que le centre résidentiel l'Entracte va bientôt quitter la grande maison de la place Verte, bel immeuble mais peu fonctionnel pour l’accueil de personnes handicapées vieillissantes. Les responsables vont aménager le couvent des Petites Sœurs Servantes des Pauvres à la rue Saint-Martin que les religieuses avaient quitté quelques temps auparavant. (A suivre)

(sources : le "Courrier de l'Escaut" et souvenirs personnels).

(S.T. août 2013)

 

 

14/08/2009

Tournai : l'année 2001 sous la loupe (3)

Nous continuons à feuilleter nos archives et à parler des évènements qui marquèrent l'année 2001 à Tournai. Vainqueur des élections du 8 octobre 2000, le Parti Socialiste a remporté 19 sièges, il a fait alliance avec le PRL (Parti libéral) et, en ce mois de janvier, Christian Massy devient le nouveau bourgmestre de Tournai, il succède à Roger Delcroix. Chacun s'en souvient, un évènement dramatique marquera, à jamais les esprits en cette année 2001, les attentats du 11 septembre à New-York. Trois jours plus tard, plusieurs centaines de Tournaisiens se rassemblent dans la Cour d'Honneur de l'Hôtel de Ville, entourant le corps des sapeurs pompiers, la police et les autorités communales dans un hommage impressionnant et émouvant aux victimes de cette abominable tuerie pendant que retentissent les sirènes de a ville. Un registre de condoléances est accessible en l'Hôtel de Ville. 

Durant cette année, la météo fera de nouveaux caprices, le jeudi 22 mars, il faut interrompre la navigation sur l'Escaut, le courant est à ce point fort que les bateaux ne peuvent passer le rétrécissement situé entre le Pont de l'Arche et le Pont-à-Pont. Si la cote est d'ordinaire de 13m30, elle atteint alors 14m40. Des pluies diluviennes s'abattent sur le Tournaisis durant la nuit du 22 au 23 juillet, en quelques heures, il tombe l'équivalent des deux-tiers des précipitations normalement enregistrées en ce septième mois de l'année. On notera plus de 50 litre au m2 et la rue de la Madeleine se transformera en un vaste étang.

Au niveau culturel, l'année propose, une nouvelle fois, un très grand choix. Du 5 au 23 février, l'Auditorium de la BBL accueille une exposition qui permet l'insertion d'artistes méconnus. Il s'agit en effet d'oeuvres réalisées par les personnes handicapées fréquentant le centre de jour, La Marelle. On peut y admirer des peintures et des sculptures sorties de l'imaginaire de ces personnes qu'on dit différentes mais dont les créations ne dépareraient pas dans un salon d'exposition classique s'intégrant parfaitement dans l'art contemporain. Dans le domaine de la variété, différents artistes ont également inscrit Tournai dans leur... tournée. On enregistre ainsi les venues d'Ann Pierlé et Sharko le 27 janvier pour une soirée consacrée au rock, de Guy Bedos et son humour grinçant le 28, et d'Enrico Macias, accompagné de huit musisiens pour un concert Raï, le 27 mars. Sophie Darel, Evelyne Leclercq, Stone et Charden sont les vedettes du podium itinérant "d'Ici Paris" installé sur la parking du zoning commercial de Froyennes et malheureusement boudés par les spectateurs en raison du mauvais temps qui sévissait, le dimanche 15 juillet. Salvatore Adamo, le 16 octobre en la Maison de la Culture, précède le groupe Indochine, le 2 novembre, un concert qui permet aux frères Sirkis de retrouver une ville qu'ils ont connue avant 1981, date de leurs grands débuts, alors qu'ils étaient étudiants au collège Jean Baptiste de la Salle à Estaimpuis. Ils profiteront même de leur bref passage dans la cité des cinq clochers pour aller revoir la petite maison qu'ils avaient habitée durant une année scolaire. Les londoniens de Two Timers, Gordon Russel et Sarah James enchantent les habitués du Café-Théâtre "La Mauvaise Herbe", le 17 novembre et la fin de ce même mois est marquée par le concert des anversois du groupe Zita Swoon à la Maison de la Culture et la venue de William Sheller.

Les amateurs de théâtre pourront assister à différents spectacles mis à l'affiche par la Maison de la Culture, ils seront notamment conquis, les 12 et 14 février par "Pas touche, terre", un spectacle mêlant cirque et théâtre, réalisé par deux artistes, une fille et un garçon, une histoire qui allie danse, équilibre et poésie. Le 20 mars, dans le cadre de "Tournai, la langue", ils assisteront à la création du spectacle, "le Marchand de Fables est passé", basé sur un texte de Bruno Coppens et présenté par lui-même en compagnie d'Eric De Staerke, Marie Paule Kumps, Thierry Wasseige. Les 23, 24 et 25 octobre, ils retrouveront, avec plaisir, une création de Bruno Besson, "Le cercle de craie caucasien". Dans le prochain article, nous parlerons de la Piste aux Espoirs et de la venue de cirques réputés, du Festival international des Imitateurs qui fête, en cette année, son dixième anniversaire et de quelques évènements sportifs, l'actualité est encore bien chargée...

09:24 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, maison de la culture, la marelle |

08/08/2007

Tournai et ses villages : Warchin

Situé entre Rumillies, Tournai, Gaurain et Havinnes, Warchin compte un peu plus de 1.300 habitants et occupe une superficie de 345 hectares.

Au début du XIIème siècle, l'autel de Warchin appartient à l'abbaye de Saint Amand. Cette possession est confirmée par les papes Pascal II en 1107 et Calixte III en 1119. Plus tard, Warchin cessera d'être une paroisse, celle-ci sera rattachée à celle de Rumillies. En 1289, comme Rumillies, le village fut acheté par la ville de Tournai à Hughes de Châtillon, comte de Saint Pol, seigneur d'Avesnes. Quatre ans plus tard, un différend s'élève entre l'ancien seigneur et la ville, il faudra l'arbitrage du bailli du Hainaut pour rétablir Tournai dans ses droits. Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, Warchin fera alors partie de la banlieue de Tournai. Durant la période révolutionnaire, le 14 fructidor de l'an IV (date qui correspond au 31 août 1796), le Comité de Salut Public érige Warchin en commune.

D'abord tourné vers l'agriculture, comptant deux importantes fermes, celle de la Motte et du Bourlu, le village de Warchin perdra peu à peu ses activités de culture et deviendra une banlieue industrielle de Tournai suite à la création des Usines Meura. Jean Baptiste Meura, originaire de la province de Namur vint s'établir à Tournai lors de son mariage en 1848. Il exerçait alors le métier de serrurier-mécanicien. En 1865, il installe une forge et une machine à vapeur dans ses ateliers de la rue Cambron, dès ce moment, il fabriquera des chaudrons en cuivre pour la fabrication de la bière. Son fils, Philippe-Auguste Meura, né à Tournai en 1849, aide son père à la chaudronnerie et suit des cours de dessin et d'architecture à l'Académie. Ensuite, il entreprendra des études de mécanique à l'Ecole industrielle. Il mettra au point un filtre à maische permettant de filtrer le mélange obtenu en broyant du malt avec de l'eau sucrée. Il déménage au quai de l'Arsenal mais décide rapidement de racheter les chaudronneries Larochaymond, située à l'entrée de Warchin, au lieu-dit le pont d'Amour puisqu'y coule le rieu du même nom.

Conservant ses locaux du quai, la dynastie Meura s'installe en ce lieu et connaîtra dès lors une expension constante. Philippe Meura né en 1877, bardé de diplôme (ingénieur en brasserie de l'Ecole de Gand, ingénieur technicien de l'Institut industriel de Lille) reprend les affaires en 1912. Il fera ériger de grands halls pour la chaudronnerie et la fonderie. Juste avant que ne débute le premier conflit mondial, l'usine procure un emploi à près de 150 personnes. Philippe Meura décèdera en 1918 sans avoir connu l'issue du conflit qui avait dévasté son usine. Paul Meura est à peine âgé de quinze ans quand son père meurt, l'intérim à la tête de l'entreprise sera exercé par Emile Dereume, chaudronnier d'Ecaussinnes.

En 1933, Paul Meura deviendra administrateur-directeur général et au début des années cinquante, la direction, sera confiée à Philippe Meura, né en 1937 et à Gaston Delehouzée, le gendre de Meura. C'est la grande époque de l'entreprise qui donne du travail à plus de 600 personnes. Aux heures de pointe, la rue de la Paix est envahie par des centaines de cyclistes se rendant à l'usine. Meura exporte ses cuves de brasseries et ses chaudières Meurabloc dans le monde entier. Des convois exceptionnels quittent réglièrement les halls de productions, des dizaines d'équipe de monteurs parcourent le monde entier. En 1968, on élève un nouveau hall. Mais au début des années quatre-vingt, un déclin brutal s'amorce, le monde vit une période récession, le carnet de commande se vide, les premiers licenciements apparaissent.

Le 31 décembre 1985, l'usine de Warchin ferme ses portes, les activités seront reprises par le groupe Carton-Polysius-Krupp. Les usines Meura sont désormais installées dans des locaux ultra-modernes dans le zoning industriel de Péruwelz. Les Warchinois ont vécu trois-quart de siècle au rythme des coups frappés sur les toles, des sifflets annonçant le début ou la fin des postes de travail, des entrées et sorties des ouvriers. Les locaux ont été repris par un ferrailleur qui y stocke de vieux engins démilitarisés.

Pas loin des usines, dans un ilôt de verdure s'est installée "La Marelle", centre occupationnel de jour, pour personnes handicapées adultes. Par leur présence, résidents et membres du personnel ont redonné vie à ce quartier désormais très calme. A l'autre bout du village, à la limite de Rumillies, le Logis Paul Carette est, avec le quartier du Maroc à Tournai, une des premières implantations de cité sociale dans la région.

(sources : "Tournai vers le futur" édité par l'ASBL Tourisme et Culture, "Biographies Tournaisiennes" de Gaston Lefebbvre et recherches personnelles).

08:31 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : warchin, meura, la marelle |