22/03/2017

Tournai : le prix de l'asbl Pasquier Grenier

Deux magnifiques restaurations primées par Pasquier Grenier. 

Fortes de plus de 400 membres, L’ASBL Pasquier Grenier oeuvre pour la sauvegarde du patrimoine immobilier tournaisien. Depuis sa création en 1984, on ne compte plus le nombre d'interventions que ses administrateurs ont effectuées auprès de différents services responsables afin de défendre des constructions remarquables appartenant au patrimoine immobilier de la ville ou afin de signaler des immeubles fortement dégradés ou carrément laissés à l'abandon. On ne compte plus les courriers adressés au service de l'Urbanisme pour signaler des restaurations mal réalisées en ce qui concerne notamment les matériaux ou les couleurs utilisés ou le respect de l'harmonie de l'environnement.

Les restaurations sont l'oeuvre tant du secteur public que de propriétaires privés, elles représentent un combat de longue haleine qui peut parfois décourager certains téméraires tentés par l'aventure. Aussi l'ASBL Pasquier Grenier intervient pour soutenir le projet, apporter son aide dans les démarches à effectuer, donner des conseils et récompenser les meilleures réalisations. Depuis plus de 30 ans, des propriétaires audacieux ont ainsi été récompensés.

Le 9 février dernier, le Conservatoire de Tournai accueillait un nombreux public convié à la remise du prix annuel.

Cette année deux réalisations exemplaires ont été primées, l'une entreprise par le secteur public, l'autre par un propriétaire privé. Toutes deux présentent une telle qualité qu'il a été impossible au jury de les départager.

Le Conservatoire de la Ville de Tournai.

Pour admirer le travail réalisé, il suffit de comparer deux photos prises à dix ans d'intervalle, l'une prise en 2006, l'autre aujourd'hui :

2006 Tournai la Salle des Concerts.JPG

Une toiture et des corniches en mauvais état, les éléments entourant les fenêtres totalement dégradés, le revêtement du pourtour qui s'effondre sur la voie publique et des locaux intérieurs non adaptés aux exigences d'accueil des nombreux élèves. En clair, une impression de délabrement au centre d'une place Reine Astrid accueillante (photo F.B).

2017.03 place Reine Astrid salle des Concerts rénovées.JPG

C'est tout l'ensemble qui a été rénové en comprenant également les façades des immeubles de l'ilôt des Primetiers. De larges vitres ferment désormais le péristyle créant ainsi un lieu de réception convivial, la salle des concerts situées à l'étage a été totalement rénovée ainsi que les ascenseurs et les classes (photo : S.T.). 

 

L'immeuble situé à l'angle de la rue de l'Hôpital Notre-Dame et le la placette du Bas Quartier.

2017.03 rue de l'Hôpital N-D prix Pasquier Grenier.JPG

(photo : S.T.).

Cet immeuble abritait jadis le café à l'enseigne de "l'Entracte" en raison de sa proximité avec le cinéma Multiscope Palace aujourd'hui disparu. Il a été racheté et entièrement rénové par Mr. Yves Boyaval avec l'aide du cabinet d'architecture Archipel (Eric Marchal et Frédérique Matagne). La réalisation n'était pas simple, car il a notamment fallu supprimer et remplacer des éléments qui avaient été ajoutés au fil des restauration précédentes. Cet immeuble de style Louis XIV a aujourd'hui retrouvé sa splendeur historique avec sa toiture totalement refaite, ses larges corniches débordantes à corbeaux, ses pierres et briques et son badigeon rouge sang de bœuf.

Mer et Mme Yves et Anne Boyaval, d'origine française, passionnés par les anciennes pierres, ne sont pas inconnus à Tournai. Ils sont tombés sous le charme de la cité des cinq clochers, il y a de nombreuses années et ont déjà été primés par Pasquier Grenier, en 2010, pour une autre rénovation, celle d'une rangée d'immeubles située aux numéros 8, 9 et 10 du quai Notre-Dame, au sein d'un ensemble immobilier plus vaste, héritage de l'aménagement des quais de Tournai et de la rectification du cours de l'Escaut entrepris sous Louis XIV. 

Tournai Quai Notre-Dame maisons rénovées (2013).JPG

Quai Notre-Dame 8, 9 et 10 (juste après la façade en pierre jusqu'à l'angle du quai avec la ruelle des Noirets- photo J d.C).

De nombreux propriétaires n'hésitent pas de se lancer dans la restauration de leur immeuble afin de lui redonner l'aspect et le lustre de jadis. Année après année, Tournai retrouve des témoignages de son riche passé. L'Optimiste vous emmène à la découverte de ces différentes réalisations primées en vous les situant.

En vous promenant dans la ville, vous pourrez les admirer :

Quai Taille Pierre n°22, rue des Récollets n°26, rue des Augustins n°53, rue du Floc à Brebis n°13, rue de la Ture n°29, rue du Château n°33, rue Haigne n°27, rue Saint-Jacques n°17, rue des Corriers n°22, quai du Marché-au-Poisson n°18, rue Saint-Jacques n°9, rue du Ballon n°16 et 18, rue Sainte-Catherine n°30, rue du Palais Saint-Jacques n°5, rue Roc Saint-Nicaise n°19, rue du Louvre n°1 et 3, rue Sainte-Catherine n°25, rue des Jésuites n°19, place Victor Carbonnelle n°5, rue des Récollets n°4, rue des Corriers n°50, rue Saint-Piat n°1, quai Vifquin n°19, rue Dame Odile n°4, rue des Puits l'Eau n°9 et 11, rue de la Cordonnerie n°2, rue des Augustins n°27 et 29, rue de la Madeleine n°17, avenue Van Cutsem n°28 et 29 (deux maisons "Art Nouveau" érigées en 1904), Quai Notre-Dame N° 8, 9  et 10, rue Roc Saint-Nicaise n°15 (angle de la rue Jean Noté), rue des Cloches n°4, rue de l'Hôpital Notre-Dame à l'angle de la placette du Bas-Quartier (immeuble dit "Aux Scènes bibliques" faisant face à la réalisation primée en 2016), rue des Croisiers n°1 (ancien presbytère de l'église Saint-Jean Baptiste), Boulevard des Déportés n°36 (immeuble Art Nouveau), Boulevard Léopold (bâtiment néogothique de l'Institut Don Bosco, ancien orphelinat et oratoire Saint-Charles).

(sources : revue trimestrielle de l'asbl Pasquier Grenier - presse locale : le Courrier de l'Escaut).

S.T. Mars 2017.

23/11/2015

Tournai : André Waignien n'est plus, l'âme musicale pleure !

Ce dimanche 22 novembre 2015, jour de la fête de Sainte-Cécile, patronne des musiciens, André Waignien, un des plus grands compositeurs de notre époque nous a quittés.

Ses jeunes années.

André Waignien était né à Mouscron, le 28 janvier 1942, d'un père employé à la Société nationale de Chemin de Fer belge et d'une mère ouvrière dans le secteur textile à Roubaix, ville française distante d'un jet de pierre de la cité hurlue.

C'est en suivant son père, musicien à la Royale Harmonie Sainte-Cécile du Mont-à-Leux (quartier de sa ville natale) qu'il découvre et apprend à aimer la musique. Dès le départ, il développe une attirance particulière pour les instruments à vent.

Aux Conservatoires royaux de Bruxelles et de Mons, il va étudier les différents aspects de l'art musical : le solfège (passage obligé pour tous les musiciens), l'histoire de la musique, l'harmonie, la trompette, le piano, la musique de chambre et la lecture-transposition. C'est déjà à cette époque qu'il participe à la formation de jazz de l'ORTF Lille, où il écrit des arrangements.

Une carrière consacrée à l'enseignement musical.

En 1965, âgé de 23 ans, il enseigne à l'Académie de Musique de Mouscron. En 1970, on le retrouve à la tête de la grande formation de jazz régionale qu'est alors le "West Music Club". Sous sa direction, celui-ci va se faire connaître un peu partout en Belgique et à l'étranger. Il apparaîtra dans des émissions télévisées sur les chaînes nationales. En 1974, il devient professeur de solfège au Conservatoire de Mons.

En 1977, il succède à un autre compositeur tournaisien renommé, André Dumortier, à la tête du Conservatoire de la cité des cinq clochers. Il a pour cela pleinement réussi le concours de compétence donnant accès à cette fonction. Sous sa direction, le nombre d'élèves ne cessera d'augmenter.

En 1982, il est également professeur de cours d'harmonie écrite au Conservatoire Royal de Mons et en 1987, il est nommé professeur d'harmonie au Conservatoire Royal de Bruxelles. Il exercera ces multiples fonctions jusqu'en 2007, date à laquelle il prend sa retraite.

André Waignien, directeur d'orchestre.

Avec des chœurs régionaux, il a dirigé, notamment à Tournai, en qualité de chef d'orchestre des œuvres aussi célèbres que Carmina Burana, le 2e concerto de Rachmaninov, le Requiem de Francis Poulenc, Boris Godounov, l'Arche de Noé de Benjamin Britten, la petite messe solennelle de Rossini, l'Arlésienne de Bizet...

Afin de mettre en pratique l'excellent enseignement individuel dispensé dans les différentes classes de l'Académie de musique tournaisienne, André Waignien, a créé au début des années quatre-vingt "l'Orchestre à vent du Conservatoire de Tournai" qui rassemblera, lors de concerts donnés en la Maison de la Culture, près de 150 jeunes musiciens accompagnés de leurs professeurs. Ces différentes prestations feront l'objet d'enregistrements sur disques 33 tours LP, le support de l'époque. Au programme, on retrouvera des interprétations d'œuvres connues mais aussi des œuvres de sa composition dont le très connu "Tournai-Signature", dans lequel on perçoit, en filigrane, des airs tournaisiens dont l'hymne local :"Les Tournaisiens sont là".

André Waignien, compositeur.

André Waignien restera un des plus grands compositeurs pour orchestres symphoniques et orchestres à vent. Sa musique est jouée non seulement en Europe mais aussi aux Etats-Unis, au Canada, au Japon et en Australie. Son catalogue auprès de la Sabam (l'équivalent de la Sacem) est riche de plus de 1.000 œuvres et plus de 100 Cd composent sa discographie.

Parmi cette richesse de créations, on retiendra :

"La Cantate aux Etoiles", créée en la cathédrale Notre-Dame de Tournai, avec le Grand Orchestre des Guides, une soprano-solo, trois chœurs d'enfants, une dizaine de chorales venues de Wallonie, de Flandre et du Nord de la France, soit près de 750 exécutants. Cette œuvre a été interprétée, à Bruxelles, à l'occasion du 50e anniversaire de l'Organisation des Nations Unies.

"La cantate "A travers le temps" pour chœur mixte, soprano, deux pianos et percussions, une œuvre qu'il a dédiée à Georges Toubeau, ce patron de cimenterie, protecteur de la vie culturelle tournaisienne.

La "Missa Tornacum" pour chœur mixte et orchestre ou orgue. Cette œuvre a été enregistrée en 2000 par "The Eastern Wind Symphony and the College Of New Jersey Choral" (USA).

A la demande du Ministère de la Culture du Grand Duché de Luxembourg, il écrit "Impressions luxembourgeoises" pour orchestre et soprano solo, œuvre créée en 1999, à Luxembourg, par l'Orchestre militaire Grand Ducal et la soprano mouscronnoise Christel Plancq.

Dans le cadre de "Lille 2004, capitale européenne de la Culture", il crée un "Magnificat" pour chœur, soprano solo et orchestre.

En 2010, sur sollicitation des membres de l'association internationale Adolphe Sax, dans le cadre du prestigieux Concours international Adolphe Sax à Dinant, il compose le morceau imposé pour saxophone et orchestre de chambre, "Rhapsody for alto saxophone et orchestra".

En 2011, la création mondiale de sa "Missa Solemnis" pour soprano solo, chœur mixte et orchestre se déroule en la cathédrale du Val d'Aoste en Italie.

Citons encore "Diagram", "Song and Dance", "Czardas"... d'autres œuvres parmi tant d'autres interprétées dans le monde entier.

André Waignien, lauréat de nombreux prix.

Le chef d'orchestre-compositeur était titulaire de nombreux prix nationaux et internationaux de composition, notamment le "Prix de l'Union européenne de Radio-Diffusion" et le "Prix de la Musique" décerné par la Sabam. En 2008, il a été nommé sociétaire d'honneur de "l'Ateneo Musical de Puerto Valencia" en Espagne.

André Waignien aimait la musique et le succès rencontré durant sa carrière ne lui est jamais monté à la tête, il adorait diriger ces orchestres amateurs aux quatre coins de la Wallonie Picarde et de Flandre que ce soit : "la Concorde" à Péronnes," l'Harmonie démocratique la Mouscronnoise" à Mouscron, la "Congrégation" d'Izegem, "L'Harmonie royale de Comines"...  

Une œuvre musicale est bien souvent teintée d'émotion, mais aujourd'hui, celle-ci est grande, le départ d'André Waignien est douloureusement ressenti par ceux qui aiment particulièrement la musique.

(sources : biographie d'André Waignien agrémentée de quelques souvenirs personnels concernant l'Orchestre à vent)   

S.T. novembre 2015.

 

10/09/2015

Tournai : Philippe De Smet, l'éclectisme au service du Cabaret Wallon !

tournai,cabaret wallon tournaisien,philippe de smet,pianiste,patrick salmon,andré dumortier,frère maxence,conservatoire de tournai,filles celles picardesA l'instant où j'ai rêvé de brosser le portrait de Philippe De Smet (ancien Président et toujours pianiste-accompagnateur de la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien), j'ai probablement approché ce qu'un peintre ressent devant sa toile encore vierge ou ce qu'un sculpteur éprouve devant le bloc brut qu'il faut tailler, l'interrogation : "Mais pa dusque j'vas qu'mincher ?" ("mais par où vais-je commencer", traduction à l'intention de lecteurs qui ne maîtrisent pas totalement notre patois tournaisien).

Les jeunes années.

La solution la plus simple consiste à débuter la biographie de celui qu'on souhaite présenter tout simplement... au moment de sa naissance.

Un homme au talent universel comme Philippe De Smet ne peut être né qu'à la veille de l'inauguration de l'Exposition de Bruxelles, le 16 avril 1958. Quatrième enfant d'une famille qui en comptera cinq, il va faire ses études à l'Ecole des Frères de la rue des Choraux où le réputé Frère Maxence le refusera dans sa chorale. Excellent pédagogue, le sévère Frère montra à cette occasion qu'il était loin d'être aussi bon prophète ! Lors des études secondaires, il tâtera du latin et du grec avant de bifurquer vers les sciences humaines.

Une rencontre déterminante.

Alors qu'il était encore bien loin d'être attiré par la musique, le directeur du conservatoire et professeur de piano au Conservatoire Royal de Bruxelles, Maître André Dumortier (comme Philippe l'appelle encore respectueusement) sollicita auprès de ses parents son inscription dans la toute nouvelle section des humanités musicales mises sur pied au Lycée Royal (actuel Athénée Campin). Il entama par la suite des études de piano au conservatoire de Bruxelles et, après trois années, celles d'orgue au Conservatoire Royal de Mons.

Comme il avait obtenu le premier prix d'orgue et comme, depuis toujours, les organistes sont devenus une denrée rare au sein des églises, en 1978, on vint lui demander de tenir l'instrument de l'église Saint-Quentin. Il s'agissait encore d'un orgue électronique. Pour ce faire, il se perfectionnera à l'école Saint-Grégoire de la rue Massenet à Tournai, sous la houlette du chanoine Abel Delzenne, Maître de Chapelle de la cathédrale Notre-Dame.

Le Conservatoire de Tournai.

En 1979, il est engagé au conservatoire de sa ville pour animer l'atelier d'éveil à la musique, fréquenté par des enfants âgés de quatre à six ans. Durant seize années, il suscitera des vocations musicales parmi les petites "têtes blondes" (une expression commune pourtant si discriminative !). Il sera également l'accompagnateur du cours de danse dispensé par Mme Monique Caulier. De son entrée dans le temple de la musique tournaisienne, il se souvient qu'il fut le premier étudiant sortant du conservatoire de l'ère André Waignien mais également le premier professeur engagé par lui.

Le monde de l'enseignement.

En 1986, un ami vient frapper à sa porte et lui demande s'il est intéressé par la fonction de professeur de musique dans l'enseignement secondaire. Une offre qui ne se refuse pas, ainsi il est engagé pour un intérim en remplacement de la titulaire en congé de grossesse au sein de l'école de la Sainte-Union de la chaussée de Lille. Il donnera probablement satisfaction au directeur puisque son engagement sera renouvelé pour de nombreuses années.

La Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien.

Le talent de Philippe De Smet n'avait pas échappé à Anselme Dachy, pianiste-accompagnateur des chansonniers tournaisiens et chef de l'orchestre qui les accompagnait lors des Revues de l'époque. En 1982, il entra au sein de ce dernier et, afin de décharger Anselme Dachy, souffrant d'arthrose dans les doigts, exerça le rôle de pianiste-répétiteur. Il est alors âgé de 24 ans. A partir de 1988, il supplée A. Dachy lors des multiples prestations extérieures des chansonniers tournaisiens et, lorsque le "maître" démissionne en 1989, tout naturellement, "l'élève" le remplace au clavier du cabaret. Modeste, Philippe suivra la filière classique d'admission au sein de la société. Aspirant en octobre 1991, il fut admis à titre définitif en septembre 1992.

Hélas, rapidement, le ciel allait s'assombrir, la vieille société tournaisienne se retrouva dans la tourmente, on assista à l'éternelle dissension entre les Anciens et les Modernes, une lutte vieille comme le monde qui allait déboucher sur les démissions du Président Lucien Jardez et de Marcel Roland et sur le retrait progressif de certains membres plus âgés. Ce profond désaccord allait-il être fatal ? Non, heureusement, car tout le monde ne souhaitait pas la disparition de cette véritable institution tournaisienne. Du sang neuf avait, entretemps, fait son entrée et tel le Phénix, après une année sabbatique, la Royale Compagnie renaissait de ses cendres. Le 4 décembre 1996, les membres allaient élire Philippe De Smet à la tête de la société en remplacement de Lucien Jardez.

Sous son impulsion, la compagnie prit un nouveau départ, adepte d'un renouveau nécessaire, Philippe eut l'intelligence de réaliser celui-ci dans le respect des traditions. Sous sa présidence, soucieux de donner un local propre à la compagnie, il sollicita et obtint de l'administration communale, un local dans un bâtiment situé au n°54 de la rue Saint-Martin. SDF durant plus de nonante années (il erra de cafés en tavernes), le Cabaret avait trouvé enfin un toit bien à lui !

Le Cabaret new-look avait opté, lors de sa transition, pour une modification des habitudes, désormais le président ne serait élu que pour un terme de cinq ans, comme le centième anniversaire se profilait à l'horizon, Philippe prolongea légèrement son mandat avant de céder le flambeau à Michel Derache. 

En 2002, suite à la fusion des deux clubs de football tournaisiens, il compose l'hymne des Sang et Or dont le texte est écrit collectivement par les autres membres.

Entre amis, une idée germe.

En 2003, Philippe De Smet fait la connaissance de Patrick Salmon, le musicien français, directeur de la musique d'Hem, organiste à Paris, professeur de conservatoires, entre autres, un musicien qui a, lui aussi, plus d'une corde à son... arc(het) ! Lors d'une réunion gastronomique en compagnie des fines fourchettes que sont Christian Chuffart et Xavier Nys, est née l'idée d'un duo intitulé "Les deux pianistes". Celui-ci s'est régulièrement produit, des deux côtés de la frontière, remplissant salles et églises, le plus souvent dans un but philanthropique. Philippe de Smet est un habitué des spectacles musicaux, ainsi durant une dizaine d'années, il a joué, dans le Nord de la France, au sein de l'orchestre de danse de salon de Gérard Hever et il a accompagné le chanteur Christian Bécart dans ses spectacles pour enfants.

Quand le pianiste devient un homme-orchestre !

Il a eu la chance d'accompagner Isabelle Kabatu, lauréate du concours reine Elisabeth, Robert Cogoi et d'autres chanteurs ou chanteuses. Philippe a joué dans de grandes salles françaises à Bourges, à l'Hôtel Georges V à Paris, à l'hôtel Intercontinental à Bercy... mais aussi à Lourdes, où il accompagna une chorale internationale lors de la procession aux flambeaux. On l'a vu également accompagner le Cercle Choral Tornacum.

Actuellement Philippe De Smet cumule les fonctions de professeur à la Haute Ecole en Hainaut de la rue des Carmes, connue anciennement sous l'appellation d'Ecole Normale de l'Etat.

Bien qu'ayant quitté le Conservatoire de Tournai, il y retourne régulièrement en qualité de bénévole apportant sa participation à des spectacles.

En tant qu'organiste, il est en charge de cinq paroisses de la ville : Saint-Quentin, Saint-Jacques, Saint-Brice, Saint-Jean et Kain Saint-Omer. Lorsqu'il est absent, il n'est pas rare de voir Patrick Salmon le suppléer au clavier.

Il s'investit toujours auprès de ses amis du Cabaret. Marié, Catherine, son épouse est membre des... "Filles... Celles Picardes", voilà une union marquée par un cœur rouge et blanc, celui des "Infants d'Tournai".

Voilà le portrait d'un garçon d'une grande simplicité dont on remarquera l'éclectisme. Un élément n'a pas pu prendre place dans ce tableau, la sympathie naturelle qui se dégage du personnage. Il ne m'étonnerait pas que dans son jardin secret, Philippe cultive, depuis toujours, la fleur la plus précieuse entre toutes : l'Amitié.

S.T. septembre 2015.

05/02/2015

Tournai : d'autres chantiers proches ou dans un futur lointain

Continuons à examiner la série de chantiers qui s'ouvrent un peu partout, que ce soit intra-muros ou dans les villages, dans un article suivant, nous évoquerons ceux qui vont nous préoccuper dans un avenir plus ou moins éloigné.

Willemeau.

Entre la chaussée de Douai et la chaussée de Valenciennes s'étendent les villages de Willemeau et d'Ere ainsi que le hameau Barges. Tout comme celle de Warchin et de Rumillies, cette zone est sujette à de fréquentes inondations. Les recherches effectuées dans la presse locale, depuis le début des années 1850, démontrent que, lors de longues périodes pluvieuses ou de rapides fontes de neige en hiver ou lors de violents orages en été, ces deux villages et ce hameau traversés par le "rieu (ruisseau) de Barges" ont toujours connu des épisodes de crues plus ou moins violents. Le rieu de Barges qui, depuis la frontière française, s'écoule paisiblement pour rejoindre l'Escaut devient parfois tumultueux. Gonflé par les eaux, il se laisse aller à des épanchements qui dérangent profondément les riverains et, après quelques heures de liberté, regagne son lit et reprend cet aspect serein qui fait tout son charme. 

Si, historiquement, on relève de nombreux débordements, il semble que ces derniers soient un peu plus importants ces dernières années et les habitants ont souvent eu les pieds dans l'eau. Ils se disent qu'on ne peut plus comparer la situation prévalant au XIXe siècle à celle des années 2000 et ils n'ont pas tort !

Cependant, on peut y voir des causes multiples :

- l'abondance des précipitations subies depuis quelques années que certains attribuent au réchauffement climatique, sans avoir analysé le problème en profondeur et obtenu des preuves irréfutables,

- la position géographique de ces trois entités, situées au creux d'un vallon dont les pentes, de part et d'autre, ramènent les eaux vers le point le plus bas, c'est-à-dire vers le rieu,

- la création dans les années nonante de la ligne TGV Bruxelles-Lille-Paris ou Londres ayant séparé le bassin hydrographique en deux,

- les nouvelles méthodes agricoles qui voient les fermiers labourer dans le sens de la pente de façon à empêcher les eaux de stagner sur leur terrain et à les envoyer vers le rieu,

- l'incivisme de certains qui rejettent des déchets dans le rieu (branches, pots de peinture, planches...) avec la conséquence inéluctable de créer des barrages lorsqu'ils arrivent à des rétrécissements comme le sont les ponts donnant accès aux habitations ou aux champs et prairies.

Suite aux dernières importantes inondations qui interdirent, à chaque fois, d'emprunter la route entre Ere et Willemeau, des travaux ont été entrepris :

les berges ont été stabilisées par des gabions et des filets, une détection automatique (le projet Saphir signalant aux riverains lorsque la cote d'alerte est atteinte) a été posée, le rieu a été curé et des tonnes de déchets retirés entre Willemeau et Tournai.

L'enquête diligentée par les différents services concernés par le problème a aussi permis de révéler que le pertuis situé sous la place de Willemeau n'était pas (ou plus) dimensionné pour absorber ce trop plein d'eau. L'administration communale de Tournai a profité de rénover totalement la place du village en même temps qu'on entreprenait la réfection de l'égouttage.  

Il faudra encore prendre son mal en patience pour découvrir, dans quelques mois, la nouvelle traversée de Willemeau.

La rénovation du Conservatoire de Tournai.

Ce bâtiment remarquable aussi appelé "le tambour à pattes" par certains vieux tournaisiens date de 1829 et est l'œuvre de l'architecte Bruno Renard. Il comporte des classes dévolues au solfège, au chant, à la musique et à l'art dramatique ainsi qu'une salle des concerts. Mille sept cents élèves environ y suivent des cours. Menacé de ruine, sa démolition avait été sérieusement envisagée au début des années 1970 (un promoteur avait fait le projet d'ériger, à sa place, une tour qui, elle aussi, aurait fait de l'ombre au beffroi et à la cathédrale). Il a été, par la suite... très mal rénové.

Les éléments de stuc placés au-dessus des colonnes du péristyle, autour des fenêtres et afin de décorer les corniches étaient tout simplement constitués de matériaux intérieurs (avec même des morceaux de frigolite), les changements de température et les pluies s'infiltrant, ils se sont vite désagrégés. Il y a dix ans, le bâtiment étant dans un tel état de délabrement, il a fallu placer des filets anti-pigeons (ceux qui avaient pris l'habitude de s'y rassembler achevant de détruire les éléments de façade) et ensuite poser des barrières "Héras" pour protéger les passants des chutes intempestives de briques ou de plâtre.

Sa rénovation devenait urgente mais elle fut longtemps marquée par une valse "hésitation" de la part des édiles de l'époque.

Finalement, le chantier a débuté dans le courant de l'année 2014 et le toit et les façades sont pratiquement terminés. Dans quelques mois, ce sera l'intérieur qui verra débarquer les firmes de travaux afin de réaliser des transformations destinées à apporter un peu plus de confort aux usagers.

Tout comme la place de Willemeau, il faut également prendre son mal en patience. Dans deux ans, l'enseignement de la musique à Tournai retrouvera son joyau ! 

L'aménagement de la Place Verte à Tournai.

Cette place de la rive droite n'a jamais si bien porté son nom. Les habitants du quartier en ont fait un lieu de rencontres "écologiques" : bourses d'échange de plantes, barbecue entre voisins, rencontres de pétanque durant les soirées d'été ou tout simplement causette sur les bancs... Cette réappropriation de l'espace public, comme cela se passait encore il y a quelques décennies, a attiré l'attention des autorités communales qui ont décidé, avec l'expertise d'un partenaire hollandais de "Lively City", d'y créer une aire de jeux pour les plus jeunes composée d'un toboggan, de barres d'équilibre, paniers de basket, jeu de marelle... Ces travaux d'aménagement ont débuté récemment.  

La poursuite de la rénovation de façades.

Après la rénovation des façades de la place Saint-Pierre et du piétonnier de la Croix du Centre, trente façades supplémentaires seront rénovées dans le cadre de la programmation européenne pour dynamiser le cœur des villes. Cette fois, c'est dans la rue des Chapeliers et la partie basse de la rue des Puits l'Eau que se concentreront les chantiers. Il est à noter que, seulement, 10 % des frais de rénovation sont à charge des propriétaires des maisons concernées.  

(S.T. janvier 2015)

 

01/05/2014

Tournai : les festivités de mai.

 

Avec le mois de mai reviennent les beaux jours. Peu à peu, les fêtes vont quitter les salles chauffées du refuge hivernal pour se dérouler sous chapiteau ou en plein air.

 

Vendredi 2, samedi 3 et dimanche 4, Kain, rue de Breuze, sous chapiteau, "Les 25 ans de Mômes Circus", l'école de cirque tournaisienne fête son quart de siècle et propose de nombreux spectacles des arts circassiens.

Samedi 3, de 17h30 à minuit, "La nuit des musées", les musées tournaisiens vous ouvrent leurs portes pour une visite nocturne (sauf le musée d'Histoire militaire fermé pour préparation de l'exposition consacrée au centenaire de la première guerre mondiale).

Dimanche 4, salle des Concerts du Conservatoire, 11h, "Entretien avec Debussy" avec au piano Marie-Chantal Caufriez et aux textes Martine Léonard.

Mercredi 7, Maison de la Culture, salle Frank Lucas, 16h, "L'enfant de Pierre", pièce par le Théâtre du Papyrus, spectacle familial dès 3 ans.

Jeudi 8, Maison de la Culture, 14h30, "Femmes de pouvoir, femmes politiques en Hainaut à la fin du Moyen-Age", conférence par Monique Maillard-Luypaert, conservatrice du Séminaire épiscopal de Tournai et Alain Marchandisse, Maître de Recherches du F.R.S.-F.N.R.S. à l'U.C.L. dans le cadre de l'Université du Temps Disponible.

Jeudi 8, vendredi 9, samedi 10, Maison de la Culture, 20h, "Le ravissement d'Adèle", représentations de l'atelier "Techniques du Spectacle" dans une mise en scène de Yola Her.

Samedi 10, Conservatoire de Musique, de 9 à 16h, "portes ouvertes", représentations en continu avec notamment le Marching Band de Jean-Claude Dewasme.

Samedi 10, Centre de la marionnette, "Loulou, tout seul", spectacle familial dès 3 ans, dans le cadre de "Marionnettes, Art et Tout-Petits".  

Dimanche 11, Tournai-Froyennes, quai Donat Casterman "SuperMoto - SuperKart - SuperQuad" grand trophy de Wallonie picarde.

Dimanche 11 mai, Beffroi, 15h, départ de la "Promenade Nez en l'air", à la découverte des balcons des demeures tournaisiennes, une organisation de l'association des Guides de Tournai.

Mardi 13, salle des conférences d'ING, quai Dumon, "Défis et perspectives pour nos pensions" par Pierre Devolder, une organisation du Forum Financier de Wallonie picarde.

Mercredi 14, Hôtel de Ville, salon de la Reine, "Le cancer du sein, du dépistage à la prise en charge médico-chirurgicale" par les docteurs Salima Bouziane, radiologue-sénologue au Centre de radiologie du Tournaisis et Stephane Gillerot, Gynecologue au CHWApi, dans le cadre des Conférences-Santé 2014.

Jeudi 15, Maison de la culture, 14h30, "Les horloges biologiques et l'accélération de nos rythmes de vie", conférence par Albert Goldbeter, professeur à l'U.L.B. dans le cadre de l'Université du Temps Disponible.

Vendredi 16, de 17h30 à 0h30, "Digital Bushkraft 1.0", expérience collective organisée par le 38 quai Notre-Dame.

Vendredi 16 et samedi 17, Salle des Concerts du Conservatoire, "Marelle", pièce de Michel Cornélis par l'atelier "Techniques du Spectacle", de Nathalie Wargnies.  

Samedi 17 et dimanche 18, Salle La Fenêtre, 20 h,"Tout doit sortir" spectacle de Véronique Gallo.

Samedi 17, Maison de la Culture, salle Jean Noté, 20h, "Ali+" et " Nous sommes pareils à ces crapauds", spectacle d'Hedi Thabet, Mathurin Bolze et Sofiann Ben Youssef. Mélange de danse, cirque et musique, nominé "Meilleur spectacle" aux Prix de la Critique 2013.

Dimanche 18, Eglise Saint-Quentin, 17h, "Entre mystère et mysticisme", concert de l'organiste Xavier Deprez, une organisation de la Chapelle Musicale de Tournai.

Jeudi 22, Maison de la Culture, 14h30, "Cap-Vert, poussières de terre" par Jean-Claude Herman, reporter-conférencier, dans le cadre de l'Université du Temps Disponible.

Samedi 24, salle La Fenêtre, à 14h et 17h, départ d'une visite guidée en picard du quartier saint-Brice par l'atelier "Langue et Culture régionales.

Samedi 24, salle La Fenêtre, 20h, "Cha qu'a dit, Ch'est cat", spectacle dans le cadre du Printemps picard.

Dimanche 25, place Saint-Pierre, à 9h46 (!) départ de la "Caravane vane", randonnée cyclo suivie d'un pique-nique au son de l'accordéon. Une balade franco-flamande-wallonne festive, populaire et récréative non dénuée d'humour (les déguisements sont conseillés), entraînée par les airs de l'accordéon.

Vendredi 30 mai, quartier Saint-Pierre et salle La Fenêtre, dès 19h58 (!), "L'Accordéon, Moi j'aime", les 22es rencontres de l'accordéon.

 

Expositions :

Jusqu'au 25 mai, Maison de la Culture, Espace bis, "Les éditions Gitan", Charlotte Dunker, Sébastien Delahaye, Monsieur Pimpant.

Dimanche 25, Froidmont, Etablissements Derasse, "2e exposition et bourse d'échange de miniatures agricoles", une organisation de l'ASBL Gymkhana de Blandain.

Jusqu'au 1er juin, Maison de la Culture, "Le lointain de près", jeune graphisme iranien, exposition d'affiches.

Jusqu'au 22 juin, "Exposition triennale d'Art Public de la Région Wallonne" dans divers lieux publics et au cimetière du Sud.

Jusqu'au 29 juin, Musée d'Histoire Naturelle, "Produire de l'électricité du XVIIe au XXIe siècle".

Jusqu'au 29 septembre, Musée des Beaux-Arts, "d'Ensor à Van Gogh" ou le dessin "fin de siècle" (1870-1900) 

 (programme susceptible d'ajouts ou de modifications)

S.T. mai 2014

 

05/03/2014

Tournai : des chantiers évoluent, d'autres débutent !

Le visage d'une cité n'est jamais figé, il évolue avec le temps. De liftings en liftings, les chantiers, plus ou moins importants, perturbent les habitudes des habitants. Depuis le début du XXIe siècle, le Tournaisien est confronté avec des travaux qui bouleversent le paysage urbain. "Il faut souffrir pour être beau", une phrase maintes fois entendue mais qui ne fait jamais le bonheur des victimes ! 

Voici donc maintenant près de quatorze ans, que Tournai vit à l'heure de chantiers imposants !

A tout seigneur, tout honneur, commençons par évoquer un de ses phares qui l'a fait connaître dans le monde entier : la cathédrale Notre-Dame et ses cinq clochers. Le chantier, ayant débuté au tout début des années 2000, est entré, depuis le mois de septembre, dans une nouvelle phase, celle-ci est chronologiquement la troisième après la stabilisation de la tour Brunin et la rénovation de la nef romane. Cette fois, l'entreprise s'attaque à un plat de résistance, les cinq clochers. Des semaines ont été nécessaires pour les ceindre d'échafaudages montant jusqu'au sommet des croix les couronnant, pour confectionner un vaste plancher au-dessus de la tour lanterne qui servira de base pour les ouvriers qui travailleront à une altitude dépassant les quatre-vingts mètres, afin d'installer des voiles qui dissimuleront pudiquement au regard des passants la prochaine mise à nu de ses murs où les pierres les plus malades seront remplacées et l'ensemble rejointoyé. La vieille dame veut se faire belle pour ses admirateurs mais ne souhaite pas offrir aux passants la souffrance qui sera sienne durant cette délicate intervention chirurgicale. Dans trois ou quatre années, si la météo le permet, les clochers devraient réapparaître dans toute leur splendeur d'origine recouverts comme la nef de tables de plomb. Le joyau d'architecture romano-gothique rivalisera alors avec son voisin, le beffroi, son cadet de quelques années, restauré voici deux décennies.

Autour du prestigieux édifice, les travaux de rénovation du quartier cathédral se poursuivent. La pose des dalles dans la rue des Chapeliers est terminée, celle de la place Paul Emile Janson est en cours. La presse nous a annoncé que tout prochainement, le chantier allait se déplacer dans la rue de Courtrai. Dans un premier temps, c'est la partie comprise entre la rue du Four Chapitre et la rue des Choraux qui sera concernée, ensuite celle entre la rue des Choraux et les Quatre coins Saint-Jacques. Période délicate entre toutes car ce lieu est la véritable épine dorsale de la traversée de la ville d'Ouest en Est. L'adage "savoir souffrir pour être beau" ne sera probablement pas du goût des commerçants de cette rue qui risquent de voir, comme ce fut le cas ailleurs, diminuer leur chiffre d'affaires en raison de l'inaccessibilité pour les voitures. On sait combien l'automobile est devenue incontournable pour effectuer les commissions et combien la marche à pied est désormais honnie par nos contemporains.

Profitant du congé de carnaval (voilà une attitude extrêmement positive qui mérite d'être signalée), de nombreuses entreprises vont procéder cette semaine à l'ouverture de voiries pour la pose d'impétrants. C'est le cas à la rue de l'Athénée pour la traversée d'un câble électrique, c'est le cas également sur le quai Saint-Brice pour la pose d'un câble haute-tension.

D'importants travaux concernant la pose de nouvelles conduites d'eau par la SWDE et de câbles par Ores vont concerner la rue Royale dès la mi-mars. La première phase concernera la section comprise entre la place Crombez et la rue Beyaert, elle sera terminée pour le marché aux fleurs du Vendredi Saint. La seconde phase débutera après Pâques, elle concernera alors la section comprise entre la rue Beyaert et le pont Notre-Dame.

D'autres chantiers débutent, ils provoqueront plus d'embarras de circulation. Ainsi le renouvellement de l'égouttage sera réalisé dans le quartier Saint-Jean, entre la place Gabrielle Petit et la rue Galterie Saint-Jean. Ces travaux sont attendus par les riverains, victimes d'inondations à répétition lors d'averses importantes, ils dureront jusqu'au 14 juillet.

Des travaux d'égouttage sont également nécessaires au boulevard Lalaing face à l'Hôpital Civil. La circulation en provenance de la porte Saint-Martin sera basculée, pendant la durée du chantier, sur la voie opposée mise à double sens.

Des travaux de pose d'impétrants sont en cours dans la rue Bonne Maison et à la rue du Vert Bocage, il s'agit de la pose de câbles.

Les arbres bordant l'avenue des Peupliers ont été abattus par les services techniques de la Ville, ceci dans le cadre de la prochaine ouverture des trottoirs pour la pose d'impétrants. Les trottoirs de l'avenue Beau Séjour et ceux de l'avenue Vert-Bois vont être prochainement refaits par le remplacement des dalles par des pavés autobloquants.

L'avenue des Erables est toujours en chantier, on a fait sauter les dalles de béton qui dataient des années cinquante lors de la construction de ce nouveau quartier et qui étaient fissurées.

Un autre chantier important a débuté ce lundi 3 mars, il va durer deux ans. Les ouvriers ont placé le matériel qui servira à la restauration du conservatoire de Tournai, un bâtiment que les habitants de la ville nomment la "salle des Concerts" et les plus anciens, le "tambour à pattes". Une partie des emplacements de stationnement a été sacrifiée pour assurer la sécurité des passants.

Les travaux de la place de Willemeau sont toujours en cours. Un coup d'accélérateur devrait être donné dans les prochaines semaines !

L'impressionnant chantier de construction du complexe qui abritera bientôt le siège d'Ideta, des crèches et des appartements de standing sur la place du Becquerelle avance rapidement. En ce début du mois de mars, la grue et les échafaudages ont été démontés, le gros œuvre est pratiquement terminé, l'agencement intérieur a débuté.

Sur la place de Lille, le chantier de transformation de l'église Sainte-Marguerite en appartements de haut standing et une salle culturelle se poursuit. La dalle de béton coulée, on consolide les ouvertures faites dans les murs.

A l'avenue de Troyes, les travaux de gros œuvre se poursuivent pour la résidence à vocation commerciale au rez-de-chaussée et à appartements de standing à l'étage.

La rue Frinoise est momentanément mise en sens unique (on peut circuler dans le sens boulevard Léopold vers le Floc à Brebis) en raison de la construction de deux immeubles qui se font face à hauteur de l'ancien cinéma Eden.

Les travaux de pose d'impétrants se terminent dans la rue des Augustins, seule la partie comprise entre la rue Blandinoise et le boulevard Léopold est encore concerné par le chantier.

En ce qui concerne le parking souterrain de la rue Perdue, son ouverture pour Pâques semblait compromise, les travaux de finitions et de sécurisation se poursuivant, ce sont les différents accès au parking pour les piétons qui font l'objet de travaux cette semaine. L'inauguration aura néanmoins lieu le 25 mars et dès le lendemain le parking sera accessible !   

(S.T. mars 2014) 

27/11/2013

Tournai : les festivités de décembre

Le mois de décembre est traditionnellement celui durant lequel les festivités sont presque quotidiennes, celui de 2013 ne déroge pas à cette habitude.

 

Du 1er au 31 décembre, Grand-Place, tous les jours jusqu'à 22 h, "Le Village de Noël", chalets, animations diverses.

dimanche 1, Esplechin, salle de la Bascule, "Marché de Noël du Club des Jeunes de la Pérotte".  

Mardi 3, Auditoire du Séminaire, 13h45, "Le Déclin. La crise de l'Union européenne et la chute de la République romaine", conférence de David Engels, Historien, Professeur à l'Université libre de Bruxelles dans la cadre du cycle "Connaissance et Vie d'Aujourd'hui".

Jeudi 5, Maison de la Culture, salle Jean Noté, "Le passage du Nord-Ouest", présenté par Nadine et Jean Claude Forestier dans le cadre de l'Université du Temps Disponible.

Vendredi 6, Mourcourt, les Blés d'Or, "Marché de Noël".

Samedi 7, Maison de la Culture, salle Frank Lucas, 16h, "Toute seule", spectacle pour les enfants dans le cadre des "Après-Midi des Minis".

Samedi 7, 20h et dimanche 8, 18h, salle La Fenêtre, "Les Pavés du Parvis", spectacle mis en scène par Philippe Laurent, dans le cadre du Samedi des Planches.

Samedi 7, Maison de la Culture, salle Jean Noté, 20h,  "la Bertitude desChoses", spectacle del'humoriste flamand Bert Kruismans.

Dimanche 8, Esplechin, église, concert de Sainte-Cécile de la fanfare les Gais Amis.

Mardi 10, Maison de la Culture, salle Jean Noté, 20h, nouveau spectacle de "La Framboise Frivole".

Jeudi 12, Maison de la Culture, salle Jean Noté, "Y-a-t-il une morale universelle ?", conférence de Guy Haarscher, Professeur émérite de l'U.L.B, dans le cadre de l'Université du Temps Disponible.

Jeudi 12, Hôtel de Ville, "L'anévrisme de l'aorte abdominale", conférence du Docteur Philippe Devaux, chirurgien vasculaire au CHWApi dans le cadre des "Conférences Santé".

Jeudi 12, Maison de la Culture, salle Frank Lucas, 20h, "An Pierlé en concert".

Jeudi et Vendredi 13, église Saint-Jacques, 20h, "Gospel For Life" concert avec Mister Didier Likeng et le Gospel Wings Lead Singers, plus de 100 choristes pour une soirée philanthropique.

Vendredi 13, Maison de la Culture, salle Jean Noté, 20h, "Natasha Saint-Pier" en concert.

Vendredi 13, Templeuve, église Saint-Etienne, 20h, "Concert de Noël" avec les Cadets et l'Orchestre à Cordes du Conservatoire de Tournai sous la direction de Christiane Diricq, les Classes d'Orgue sous la direction de Fabienne Alavoine, les flûtes à bec des P'tits Colibris sous la direction de Christophe Watteau, soirée au profit des enfants de l'enseignement spécialisé les "P'tits Colibris".

Vendredi 13, Mourcourt, Centre Culturel, rue du Vieux Comté, 20h, "Les Croque-Notes chantent Brassens".

Vendredi 13, samedi 14 et dimanche 15, Halle-aux-Draps, traditionnel "Marché de Noël".

Samedi 14, Froyennes, Foyer-Saint-Eloi, "Marché de Noël".

Samedi 14, Maison de la Culture, salle Frank Lucas, à 15 et 17h, "Kubik" par le Théâtre de la Guimbarde et Teatro Paraiso, spectacle familial mis en scène par Charlotte Fallon.

Samedi 14, traditionnelle marche des illuminations, une organisation du club Mont-Marche

Dimanche 15, Maison de la Culture, salle Jean Noté, 17h30, "Grand Concert Viennois" par l'Ensemble instrumental de Wallonie dirigé par Giovanni et Jean Luc Votano, une organisation de la Confrérie des Cinq Clochers au profit de l'enfance déshéritée du Tournaisis.

Mercredi 18, Centre de la Marionnette, 16h, "Scènes à Noël, le Cinéma du Père Noël", spectacle tout-public.  

Jeudi 19, Maison de la Culture, "Le Roi en son jardin. Le Parc de Versailles", par Grégory Vroman, Historien de l'Art, dans le cadre de l'Université du Temps Disponible. 

Vendredi 20, Salle la Fenêtre, 20h, "Cabaret de Noël" par les Souffleurs de Mots, spectacle d'improvisation.

Vendredi 20, Maison de la Culture, salle Jean Noté, 20h, "les Okidoks", spectacle au profit de l'Apedaf

Samedi 21, Maison de la Culture, salle Frank Lucas, 14h, "Le rêve d'Ariane" ou "L'histoire du quatuor à cordes racontée aux enfants", avec le quatuor Alfama et Ariane Rousseau, dans le cadre du 12e Festival européen du quatuor à cordes "Les Voix Intimes".

Samedi 21, Maison de la Culture, salle Frank Lucas, 20h, concert du quatuor à cordes "Alfama", dans le cadre du 12e Festival européen des quatuors à cordes "Les Voix Intimes".

Samedi 21 et dimanche 22, Centre de la Marionnette, 16h30 et 18h, "Scènes à Noël, le Cinéma du Père Noël", spectacle tout-public.

Vendredi 27, 17h et samedi 28, 15h et 17h30, Maison de la Culture, salle Frank Lucas, "Un petit soldat de plomb", par la "Cie Arts et Couleurs", spectacle pour enfants, dans le cadre des "Après-midis des Minis".

Mardi 31, Grand-Place, minuit, "Feu d'artifice de l'an neuf"


expositions :

du 7 au 15, Pont des Trous, rive droite, de 10 à 20h, "Biométalk" Thierry Roland Tiston.

voir également les prolongations d'expositions déjà programmées le mois précédent en consultant les "festivités de novembre"

     

(N.B. : programme susceptible d'ajouts ou de modifications).

 

S.T. novembre 2013

 

26/02/2011

Tournai : un florilège de spectacles en mars !

Que vous soyez amateurs de théâtre ou d'humour, fans de chanteurs ou mélomanes, passionnés de conférences ou visiteurs de salons et d'expositions, amoureux de notre patois ou encore buveurs de bière, vous aurez l'embarras du choix, sans quitter Tournai, au cours des quatre semaines à venir. Si vous êtes tout cela à la fois, alors il sera nécessaire de faire un choix !

Ces samedi 26 à 20h et dimanche 27 février à 17h, la salle La Fenêtre accueille "Par l'émoi d'amour" par la Cie "Elle et Lui", un spectacle poétique rempli d'humour, de fraîcheur, d'optimisme et de joie de vivre tandis que dans le même créneau horaire le Conservatoire présente "Angels in America", la découverte de New-York des années Reagan par des personnages aux aspirations diamétralement opposées à la recherche du rêve américain.

Du 2 au 7 mars, dans toute le ville, la "Piste aux Espoirs", le festival international de cirque amateur qui a fait l'objet d'une présentation précédente sur le blog.

Le jeudi 3 mars, l'Eglise Saint-Jacques sera le cadre du concert organisé par la Chapelle Musicale de Tournai sous la direction de Philippe Gérard, "Concert Soliste internationale" par Tamsin Waley-Cohen, violoniste, 1er prix "Bach Compétition".

Le 11 mars à 20h, la Maison de la Culture accueille Serge Lama.

Du 11 au 14 mars, au hall Tournai Expo : 7e Salon "Déco et Jardins".

Le samedi 12 mars à 20h, en la Maison de la Culture, "Un soir à Vienne avec Johann Strauss" par la Royale Philarmonie de Saint-Symphorien et la Compagnie Ballet Arte-Mixto. Les bénéfices seront versés à Cap48. 

Les 11 et 13, 19 et 20 mars, en la salle Saint-Lazare : "le Bistreot patoisant Tournaisien".

Le 13 mars à Kain, exposition de matériel et de miniatures avec la participation de Vincent Devaddere dont vous pouvez admirer les remarquables collections sur le sité www.vincent-et-ses-grues.skyrock.com.

Du 14 au 16 mars, à la Maison de la Culture : création de la pièce, "Institut Benjamenta" de Robert Walser dans une mise en scène de Nicolas Luçon.

Le 15 mars à 20h, à la Maison de la Culture, conférence de Thomas d'Ansembourg intitulée : "Qui fuis-je , Où cours-tu ? A quoi servons-nous ? Vers l'intériorité citoyenne".

Le 15 mars également, à 20h, en la salle des concerts du Conservatoire de Tournai, la cantatrice italienne Anna Maria Castelli chante Ferré, "Fleurs d'amour et d'anarchie".

Le jeudi 17 mars à 20h, en la Maison de la Culture, "Mon Brillantissime Divorce" de et avec Michèle Laroque.

Les vendredi 18 et samedi 19 mars, à 20h, au Conservatoire, spectacle : "Et la bobinette cherra" par l'atelier de Marie-Christine Degraeve.

Les 19, 25 et 26 mars, "Petit Cabaret" pour la gente masculine à la salle de l'étage de la Halle-aux-Draps par la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien.

Le samedi 19 mars, de 11 à 19h30, au Hall des Sports, "Concours international de marching perscussion Band et d'ensembles de percussion" avec des groupes Américains, Anglais, Français, Hollandais, Suédois et Belges. A 20h30, en la Halle-aux-Draps, "Concert de gala" avec le Groupe de percussion de Tournai, la classe de danse du Conservatoire et l'ensemble de percussion de Denton de l'University of North-Texas sous la direction de Mark Ford. Au Centre de la Marionnette de la Communauté française, rue Saint-Martin, représentation du "Pays sans Anniversaire", un spectacle pour enfants à partir de 6 ans.

Les 19 et 20 mars, en la Halle-aux-Draps, "1er Festival brassicole de Tournai", dégustation de près de 100 bières et rencontre avec les brasseurs.

Le dimanche 20 mars, à 11h, au Conservatoire : "quatuor de musique baroque : Viva Fiamma".

Le mercredi 23 mars à 20h, en la Maison de la Culture, récital du chanteur Arno, en première partie, Daniel Hélin. Durant l'après-midi, la Halle-aux-Draps accueillera "Le Festival des Gosses" organisé par les Amis de Tournai.

Le samedi 26 mars à 14h et 16h15, les plus jeunes retrouveront, à la Maison de la Culture, "Fred et Samson Show". A 20h, au Conservatoire, "concert du 30e anniversaire de l'Orchestre à cordes" dirigés par Christiane Diricq, présentation de marie-Chrsitine Degraeve.

Le dimanche 27 mars à 18h, en la Maison de la Culture, "Mauvaise, ce qu'on ne vous a pas dit sur les sorcières d'Oz", spectacle musical par la troupe Fantasia. Sous le chapiteau de la Plaine des Manoeuvres, "concert de la Musikaine" en faveur d'Haïti.

Le mardi 29 mars à 20h, en la Maison de la Culture, création de "Hêtre", texte et mise en scène de la jeune auteur tournaisienne Céline Delbecq.

le 31 mars, à la Maison de la Culture, cycle de conférences "Exploration du Monde" : La route Inca.

Jusqu'au 28 mars, il est encore temps de rendre une visite aux Musée des Beaux-Arts où se tient l'exposition "L'Afrique rêvée", digne des plus grands musées européens. Au moment de l'âge d'or de la colonisation, le regard de grands artistes, peintres, photographes, sculpteurs, architectes occidentaux sur l'Afrique entre 1920 et la seconde guerre mondiale. Un évènement à ne pas manquer !

Devant une tel florilège d'évènements culturels et possédant un riche patrimoine historique, on comprend toujours trés mal que la ville de Tournai ne fut pas désignée, il y a quelques années, capitale culturelle de Wallonie, titre pour lequel elle avait bien des arguments à faire valoir, bien plus que d'autres cités !

(S.T. février 2011)

21/02/2011

Tournai : Christian Chuffart, trompettiste de talent, defenseur de l'Art musical.

C'est au sein du quartier Sainte-Marguerite que Christian Chuffart voit le jour le 1er mars 1948. Il est le premier enfant de Léonard Chuffart (1917-1974) et de Madeleine (1922-2007). Le couple aura trois garçons. Le père est membre de la police communale, il décèdera malheureusement victime d'un accident de la circulation, durant son service.

Le jeune Christian va féquenter l'école communale de la Porte de Lille. A cette époque, il était habituel qu'un garçon plus âgé prennent en charge des plus jeunes pour les guider sur le chemin de l'école, c'est ainsi que l'Optimiste put compter sur lui chaque matin et chaque soir. Avec le recul, on peut dire qu'il dirigeait déjà un petit groupe !

Très jeune, Christian Chuffart fut attiré par la musique et c'est tout naturellement au Conservatorie de Tournai, alors situé à deux pas de chez lui, à la rue Saint-Martin, qu'il débuta sa formation musicale et instrumentale. En 1966, à l'âge de 18 ans, il est lauréat du concours national "Pro Civitate" organisé par le Crédit Communal de Belgique. Deux ans plus tard, il termine ses études au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles. Il va désormais enseigner la trompette au conservatoire de sa ville natale et à l'Académie de Musique de Mouscron.

Trois ans passent, en 1971, il réussit le sélectif concours d'entrée dans l'un des ensembles musicaux les plus prestigieux du royaume, le "Grand Orchestre d'Harmonie de la Musique Royale des Guides" qui est à la Belgique ce que l'ensemble de la Garde Républicaine est à la France. Au sein de cet orchestre, il est nommé en 1976, première trompette-solo.  

Membre incontesté, il va enregistrer plus de 40 disques "long playing" et CD et les tournées l'emmèneront en Allemagne, en Angleterre, au Canada, en Espagne, en France,en Hongrie, au Luxembourg, en Thaïlande,enTurquie, au Zaïre....

Parallèlement, il enseigne également la trompette aux stages musicaux de Roisin, dans la botte du Hainaut et à Saint-Cast en France.

Christian Chuffart a été membre de l'ensemble "Polyphonies" dirigé par le claveciniste Charles Koenig et du "Quintette de Saxhorns et de Cuivres Clairs de Belgique" avec lequel il collabora durant seize années.

En 1979, le Foyer Culturel de Kain, où il réside, souhaite créer un ensemble musical et lui en confie la direction. "L'Ensemble Musical Kainois" sera reconnu pour sa qualité d'interprétation et, à ce titre, régulièrement invité pour des prestations en France, en Hollande, en Allemagne et en Angleterre. En 1996, l'ensemble fusionne avec un orchestre-école pour donner naissance à la "Musikaine" sous la baguette de Christian Chuffart durant douze années. Lors du concert de Sainte-Cécile de novembre 2008, il passe le relais à Raphaël Lahaise mais reste à la sous-direction musicale. 

Le 12 février 2011, les Tournaisiens ont pu encore se rendre compte de son talent dans "Music for fun" dont il fut le soliste de l'ensemble orchestral de Hem dirigé par Patrick Salmon.  

Désormais premier soliste honoraire du Grand Orchestre d'Harmonie de la Musique Royale des Guides, professeur honoraire du Conservatoire de Tournai où il enseigna la trompette et du Conservatoire Royal de musique de Mons où il fut titulaire du cours de Lecture musicale et de transposition, il est administrateur dans plusieurs institutions culturelle reconnues où il défend la pratique de l'Art musical amateur, une passion qui ne l'a jamais quitté et qu'il a transmise à son fils Josquin, professeur de trombonne et membre du quatuor de trombonnes "Anémos".

18/02/2011

Tournai : christiane Diricq, violoncelliste tournaisienne.

De temps à autres, l'Optimiste continue à brosser les portraits de ces différents talents tournaisiens. Il faut dire qu'avec des Jean Noté, Pierre Lamontagne, Félicien Doyen, le Cercle Choral Tornacum, la chorale "A travers Chants" dirigée par le baryton et directeur du Conservatoire, Michel Jakobiec, et bien d'autres encore, le chant tournaisien a acquis depuis bien longtemps ses lettres de noblesse.

La musique n'est pas en reste : Edouard Waucampt, Arthur et Germain Prévost, André Dumortier, David Cohen, Marie Hallinckx, Sophie Hallinckx, Romain Dhainaut, Simon Diricq, la chapelle Musicale dirigée par Philippe Gérard, André Waignien, Philippe Desmet, Christian Chuffart, Raphaël Lahaise, Eloi Baudimont ou encore Giovani Dumortier et une quantité d'autres portent ou ont porté bien au-delà de nos frontières la réputation musicale de la cité des cinq clochers.

Aux cimaises virtuelles du blog "Visite Virtuelle de Tournai", je souhaite accrocher ce jour le portrait d'une violoncelliste de talent, Christiane Diricq.

Elève de Félicien Doyen et E. Baert, elle a suivi les cours du conservatoire de sa ville et a obtenu les Premiers Prix de Violoncelle, d'Harmonie écrite et de Musique de Chambre avec distinction, ainsi que les diplômes supérieurs de Violoncelle et de Musique de Chambre avec grande distinction au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles. Elle est devenue professeur au conservatoire de sa ville où elle est titulaire des cours de violoncelle, de musique de chambre instrumentale et de l'ensemble instrumental (à cordes). Christiane Diricq a aussi travaillé sous la férule de Radu Aldulescu et de Mirel Iancovici à Maastricht, d'Arto Noras en Suisse et de Boris Pergamenschicov à Luxembourg. Depuis sa création en 1981, elle dirige l'Orchestre à Cordes du Conservatoire de Tournai composé d'une quarantaine d'élèves, un ensemble qui a donné de nombreux concerts dans la région et notamment au profit de l'ASBL Michaël, le 9 décembre 2006, en l'église Saint-Paul. L'ensemble fêtera d'ailleurs son 30e anniversaire à l'occasion d'un concert en mars prochain. 

Christiane Diricq est membre du "Live Music Now". Ce projet est la concrétisation d'un rêve du maître Yéhudi Ménuhin qui l'a créé en compagnie de Ian Stoutzker. Il a pour idéal d'apporter la joie et l'inspiration de la musique en direct à ceux qui ont un accès limité à faire de la musique classique et d'aider à développer la carrière de jeunes musiciens talentueux. Christiane Diricq a donné de nombreux concerts avec la pianiste japonaise Megumi Umene, lauréate du Concours Reine Elisabeth 1983.

Elle a occupé pendant de nombreuses années le pupitre de 1er violoncelliste dans l'orchestre de la "Chapelle Musicale de Tournai" sous la direction de Philippe Gérard et a enregistré un disque avec le "Trio Vidas" et un CD avec l'Orchestre à Cordes en collaboration avec les Jeunesses Musicales du Hainaut Occidental. Les concerts l'ont amenée dans de nombreuses ville de Wallonie, à Aulne, Londres, Ramsgate, Troyes...

En compagnie de Gérard Caucheteux et de Caroline Gosset, elle fut à la base du concert-spectacle intitulé "Tour du monde en danse et en percussions" qui connut un tel succès en décembre 2008 à la Maison de la Culture qu'une reprise fut organisée en avril 2009 faisant à nouveau salle comble.

Après sa prestation du dimanche 30 janvier avec le quatuor à clavier en la Salle des Concerts, le 8 mai prochain, dans la même salle, on pourra à nouveau l'applaudir en quintette avec Mélanie Tournay (accordéon), Wakako Kusumi (violon), Pierre Boigelot (contrebasse) et Martine Léonard (piano) dans un programme intitulé : "Passionnément Tango". Une occasion de découvrir ou de redécouvrir cette musicienne tournaisienne dont la modestie n'a d'égale que le talent !

(S.T. février 2011)