05/04/2017

Tournai : "circulez... si vous le pouvez encore !".

Des difficultés de circulation sont à prévoir un peu partout en ville !

A l'ombre des cinq clochers, il faudra bien choisir son itinéraire, cette semaine, si on ne veut pas tomber sur un des multiples chantiers qui entravent la circulation.

Rue Saint-Eleuthère.

La pose d'impétrants entre l'avenue Beau-Séjour et le carrefour de l'avenue des Peupliers entraîne une restriction de circulation. En journée, le passage alternatif des véhicules est réglé par des feux et le stationnement est interdit tout le long de la section en travaux.

Rue de la Borgnette.

Cette rue, fort fréquentée par les automobilistes qui se rendent à la zone commerciale de Froyennes, fait l'objet depuis deux semaines d'une pose d'impétrants dans la section comprise entre la rue Lefebvre Caters et les bâtiments du service des travaux de la Ville. Là aussi, une circulation alternative est réglée par des feux. Ceux-ci autorisent d'abord le passage des automobilistes venant de l'avenue de Maire, ensuite de ceux venant du quai et enfin de ceux qui viennent de la zone commerciale. Le temps d'attente engendre des files qui se prolongent parfois jusqu'au carrefour de l'avenue de Maire. Pour se rendre à la zone de Froyennes mieux vaut, à partir de Tournai, soit emprunter les quais, soit poursuivre sur la chaussée de Courtrai jusqu'à l'entrée de la zone commerciale. Il en est de même pour rejoindre la ville.  

Avenue de Maire.

Des travaux sont en cours depuis plusieurs semaines sur la voie latérale droite (dans le sens vers Tournai), une section de cette voirie est interdite à la circulation. 

Rue du Château.

Pose d'impétrants également dans cette rue, actuellement entre l'avenue Delmée et la rue Robert Campin.

Place Verte.

Celle-ci aussi est concernée par la pose d'impétrants préalable à sa rénovation. Cette semaine, le chantier va se prolonger dans la rue de l'Epinette. 

Boulevard des Nerviens.

Des travaux de sécurisation ont débuté ce lundi 3 avril, on y crée trois passages pour piétons avec éclairage particulier. Le chantier se terminera vers le 23 avril (temps de séchage nécessaire). Le boulevard est interdit à la circulation. Celle-ci est déviée par l'avenue Delmée pour les automobilistes circulant vers la gare, par l'avenue Leray pour ceux venant de cette dernière. 

Place Reine Astrid.

A partir de celle-ci, on ne peut, momentanément, plus rejoindre la rue d'Espinoy vers le Palais de Justice en raison de travaux dans la rue des Jésuites. Toute la circulation est déviée par la rue Garnier où certains automobilistes stationnent parfois de façon anarchique !

Boulevard des Combattants et chaussée de Bruxelles.

La pose d'impétrants préalable à l'important chantier qui va se dérouler de mai à décembre a débuté voici quelques semaines. Le trottoir de la chaussée de Bruxelles entre la rue de la Paix et le carrefour de Marvis est interdit aux piétons, il en est de même pour celui du boulevard des Combattants jusqu'à la rue d'Amour. 

Rue Saint-Martin.

Afin d'assurer la sécurité sur les trois passages pour piétons, des rétrécissements ont été créés de part et d'autre de la rue. Cela a été nécessaire car, si la vitesse dans toutes le rues du centre-ville est limitée à 30km/h une fois la ceinture des boulevards franchie, de nombreux automobilistes dégringolent encore cette rue à une vitesse supérieure. On se demande si ceux-ci ont le respect de l'intégrité de leur véhicule vu l'état déplorable de la voirie.

Rue de Marvis.

Réduire la vitesse des automobilistes est le même principe qui a prévalu à la rue de Marvis. Le large virage qui se trouve à l'entrée de celle-ci a été rétréci par la pose de piquets au centre de la voirie et un marquage au sol la réduisant à deux bandes de circulation. Là aussi, certains chauffeurs pressés ne respectaient pas souvent la limitation de vitesse. 

Centre-ville.

Les bornes télécommandées filtrant l'accès au piétonnier de la Croix du Centre (appellation aujourd'hui oubliée), à la rue de Paris, à la rue des Chapeliers (à hauteur du beffroi) et à la place de l'Evêché sont, par le plus grand des hasards (!), toutes en panne. Dès lors, de nombreux automobilistes étrangers à la ville et même quelques tournaisiens ne se privent pas d'emprunter les rues jusqu'alors réservées à la circulation des piétons. Il y a donc lieu d'être prudent car rien ne semble bouger chez les responsables chargés de l'entretien de ces systèmes.

Conclusion.

Tous ces travaux et ceux entrepris à de nombreux immeubles réduisent le nombre de places de stationnement situées dans le centre-ville. Aussi, en raison du beau temps actuel et afin de retrouver la forme après de longs mois d'hiver, il est conseillé aux sportifs de stationner leur véhicule au-delà de la ceinture des boulevards. Une petite balade à pied est salutaire pour une bonne circulation... du sang (et permet également de découvrir les vitrines des commerçants qui font grise mine depuis que les chantiers ont envahi Tournai) ! 

S.T. avril 2017.

10:50 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, circulation, chantiers, impétrants |

31/05/2016

Tournai : travaux en cours et programmés

Depuis la dernière rubrique consacrée à ce sujet et parue le 11 mars, des chantiers ont été clôturés, d'autres sont en cours et certains pointent déjà à l'horizon.

Chemin et avenue des Peupliers.

La section comprise entre la chaussée de Lille et l'avenue des Peupliers, appelée également chemin Vert, a fait l'objet d'un aménagement pour faciliter la circulation des promeneurs et des cyclistes. Deux bandes perpendiculaires de béton ont été coulées, elles seront séparées par un espace herbeux. Le chantier est toujours inaccessible pour permettre le séchage du revêtement.

La pose du revêtement hydrocarboné de l'avenue des Peupliers a nécessité une interdiction de circuler d'environ quatre semaines. Il a fallu raboter la couche supérieure profondément dégradée, poser une couche de fond et ensuite procéder à la réalisation du revêtement définitif. Depuis le 13 mai, la voirie a été rendue à la circulation. Comme toute amélioration du confort des usagers porte souvent en elle des conséquences parfois néfastes, certains automobilistes n'ont plus le pied aussi léger qu'auparavant sur cette longue ligne droite et oublient qu'ils traversent une zone résidentielle urbaine où la vitesse est limitée à 50km/h.

La rue de Barges.

Dernière voirie nécessitant une rénovation totale dans le cadre de l'installation du CHWapi, la rue de Barges vient de recevoir la pose du revêtement hydrocarboné définitif. Après séchage, dans quelques jours, elle sera ouverte à la circulation. La nouvelle installation résultant du regroupement des services se trouvant à la clinique la Dorcas (définitivement fermée) et en provenance de la clinique Notre-Dame a provoqué un afflux (attendu?) de véhicules dans ce quartier d'ordinaire si tranquille. Les riverains ont l'impression de revivre une situation comparable à celle connue lors des matches de gala disputés au stade Horlait, excepté qu'à l'époque, cela se passait quelques dimanches par an, seulement.

Pour résoudre le problème d'engorgement et de stationnement, des mesures ont été et seront encore prises prochainement. Un parking de 120 places à l'intention du personnel est désormais opérationnel au bas de la rue Général Piron. Un parking souterrain d'une centaine de places à usage des visiteurs devrait être normalement accessible sous l'établissement par la rue des Sports (il y a quelques jours, en raison de travaux de finitions, il était encore interdit d'accès). Un parking de quelques dizaines de places réservé aux médecins devrait être réalisé à la rue Cottrel à l'emplacement des anciens locaux de l'ITMA mais ce projet n'est encore qu'au stade de la gestation !

Le stationnement, actuellement un peu "anarchique" aux abords de l'hôpital, devrait être, en partie, résolu par la mise en zone bleue des rues suivantes : chaussée de Willemeau (de l'avenue Montgomery à la rue Général Piron), les rues Cottrel, André Hennebicq, des Sports, Allard Olivier, Jean de Mesgrigny, de la Citadelle (entre la rue des Sports et la rue Vauban), la rue Vauban (entre le boulevard du Roi Albert et la rue de la Citadelle), l'avenue Montgomery (côté opposé à la plaine des Manœuvres), la totalité du boulevard Lalaing ainsi que les rues situées à l'intérieur du site de Bongnie. Voilà de quoi donner du travail à un agent supplémentaire par la firme chargée de contrôler le stationnement et de dresser le constat pour les réfractaires.

La place de Lille.

Depuis le 10 mai, des paveurs s'activent à rénover, une fois encore, le revêtement pavé de la seule section normalement accessible aux automobilistes, celle comprise entre la boulangerie Devos et la rue des Carmes. La plupart des obstacles (boules, barres alu, potelets) placés à l'origine afin d'interdire l'accès à l'esplanade créée autour de la Colonne française ayant, peu à peu, disparu, il n'est pas rare de voir des automobilistes faire un tout droit entre la rue des Carmes et le carrefour de la Porte de Lille, descendant la bordure pour s'intégrer dans la circulation. D'autres conducteurs feignent ne pas remarquer la signalisation placée en haut de la rue des Carmes les invitant à virer vers la rue Blandinoise et rejoignent directement la rue Dorée dans le sens interdit à la circulation. Faut-il laisser ces contraintes, si on accepte que certaines personnes ne les respectent pas en toute impunité ?

Les quais Notre-Dame, le quai Dumon et la rue du Becquerelle.

L'important chantier de rénovation de ce quartier a débuté voici déjà plusieurs semaines. La phase de pavage de la nouvelle configuration du quai Notre-Dame est en cours. Le quai Dumon était jusqu'à ce jour réduit à un étroit passage en double sens permettant de venir de la place du Becquerelle ou de l'emprunter. Dans les prochains jours, le quai sera mis en impasse, les automobilistes devront désormais emprunter la rue Joseph Hoyois et la rue de l'Epinette, mise en double sens pendant la durée des travaux, pour rejoindre la rue des Jardins et la rue Royale. La pose des impétrants a été réalisée dans la rue du Becquerelle, elle aussi inaccessible et la pose de son revêtement débute. Interdictions de circuler et déviations sont programmées jusqu'à la fin de l'année.

L'avenue de Maire.

Depuis des mois, les automobilistes qui empruntaient quotidiennement l'avenue de Maire pestaient contre les importants nids de poule qui parsemaient cette voie de pénétration urbaine. Depuis ce lundi 30 mai, des travaux de rénovation ont été entamés. On procède actuellement au rabotage des bandes de circulation. La circulation est réduite à une seule bande dans les deux sens. Aux heures de pointe, de longues files se forment depuis le rond-point de l'Europe vers Froyennes et depuis le zoning commercial de Froyennes jusqu'au même rond-point. La vitesse est limitée à 30km/h sur toute l'avenue. Ce chantier est prévu jusqu'à la fin du mois de juin en raison du délai de séchage du nouveau revêtement hydrocarboné.

La rue Roc Saint-Nicaise.

Du 13 au 17 juin, un chantier sera réalisé dans la rue Roc Saint-Nicaise et nécessitera sa fermeture à la circulation.

Boulevard du roi Albert.

En raison d'un ancien effondrement de voirie sur la partie centrale (ancienne voie cyclable) des travaux ont été entrepris afin d'en rechercher l'origine (souterrain ? Egout non répertorié ? effondrement karstique ?). Ce chantier réduit la circulation à une seule bande dans les deux sens et la vitesse est limitée à 30km/h.

Rue Hautem.

Des travaux de voirie et de confection de nouveaux trottoirs y seront prochainement réalisés et dureront jusqu'aux congés dans le secteur de la construction (15 juillet).

Rue Saint-Eleuthère et chaussée de Roubaix.

Le chantier de pose d'impétrants (électricité) entamé à la fin de l'année 2015 et se prolongeant jusqu'à l'entrée de Blandain n'est toujours pas terminé.

Chantiers à prévoir.

Ceux qui, comme moi, empruntent quotidiennement les axes de circulation permettant un accès aux boulevards périphériques de Tournai auront remarqué la très sensible augmentation du trafic des camions de + de 3,5 tonnes, notamment sur la chaussée de Lille. Malgré l'interdiction placée à hauteur du zoning d'Orcq, de nombreux chauffeurs tant étrangers que belges empruntent ces itinéraires très probablement afin d'éviter l'autoroute et sa taxation au kilomètre. Ces voiries qui ont été récemment rénovées vont bientôt, à nouveau, se dégrader et c'est, une nouvelle fois, dans la poche du contribuable qu'on viendra chercher l'argent nécessaire aux réparations.  

S.T mai 2016.

04/03/2016

Tournai : la mobilité en question !

A notre époque, se déplacer en ville autrement qu'à pied relève parfois du parcours du combattant. On circule mal et aux heures de pointe, on ne circule pas du tout, on rencontre des problèmes pour stationner, on doit faire face à de nombreux chantiers, bref, on a envie de fuir la ville et... ses commerces.

Tournai n'échappe pas à la règle, la ville est envahie par les automobiles, les camions, les transports en commun et y trouver une place pour stationner relève d'un coup de chance comparable aux possibilités de faire un six au Lotto.

Depuis des années, des spécialistes de la mobilité ont cru trouver des systèmes pour assurer la fluidité du trafic et le stationnement des véhicules. Hélas, on semble n'avoir trouvé que des solutions bancales portant en elles de futurs problèmes.

Quelle est la situation aujourd'hui dans la cité des cinq clochers ?

Le code de la route stipule que la vitesse des véhicules est limitée à 50km/h à partir du panneau reprenant le mot "Tournai" sur fond blanc jusqu'au moment où on rencontre un même panneau barré de rouge. La vitesse est donc limitée sur toutes les voies d'accès à la ville (chaussée de Lille depuis la sortie d'Orcq, chaussée de Douai dès la sortie d'Ere, chaussée de Lannoy dans la suite de la traversée de Froyennes, chaussée de Renaix depuis la Verte-Feuille, chaussée de Saint-Amand à partir de la clinique IMC ou chaussée d'Audenarde dès la traversée du village de Kain jouxtant la ville ...). Une voie d'accès fait exception à la règle, l'avenue de Maire (chaussée de Courtrai) où des panneaux autorisent d'y rouler à un vitesse limitée à 70km/h jusqu'au rond-point de l'Europe. Combien de conducteurs respectent cette injonction ? Il n'est pas rare de voir des automobilistes jouer à "saute-mouton" en slalomant entre les véhicules pour gagner une ou deux places. Conduite arrogante de gens immatures, diront certains, attitude déplorable de gens pressés partant trop tard pour un rendez-vous, répliqueront d'autres !

Tous les boulevards formant la ceinture de Tournai sont limités à 50km/h, une large frange de conducteurs connaissant pourtant bien la ville feint ignorer cette obligation, tandis que les conducteurs étrangers considèrent qu'ils peuvent y rouler comme on le ferait sur un périphérique.

Dans peu de temps, une limitation généralisée à 30km/h va concerner l'entièreté des rues de la ville, le panneau ad-hoc et le marquage au sol qui ont été placés à chaque entrée de ville n'attendent plus que l'avis de la Région Wallonne confirmant cette décision prise en conseil communal, à la fin de l'année 2015. La presse nous annonce l'entrée en vigueur de cette mesure vers la mi-mars.

Attention, cette limitation ne sera pas d'application dans certaines rues du quartier cathédral qui sont déjà et resteront limitées à 20km/h. Il s'agit là d'un espace partagé avec les modes de déplacement doux (piétons, vélos...). On pense notamment à la rue de l'Hôpital Notre-Dame. Elle n'annulera donc pas ce qui existe !

La voirie intra-muros.

Ceux qui empruntent quotidiennement les rues de la cité des cinq clochers l'ont constaté, le revêtement pavé, parfois en mauvais état, truffé d'affaissements ou de nids de poule, n'incite guère à la vitesse, principalement ceux qui sont soucieux d'éviter des dégâts à leur véhicule. On pense notamment à la rue Saint-Martin, à la Grand-Place, au quai Sakharov, à la placette aux Oignons, à la rue Royale, à la rue de la Madeleine ou encore des Jésuites. Cela n'empêche pas certains automobilistes d'essayer de "voler" par-dessus les pavés et, en raison de leur vitesse, refuser la priorité aux piétons engagés dans un passage protégé.  

Depuis la prise de pouvoir de l'automobile, on a perdu de vue qu'une ville est avant tout un lieu de rencontres, de promenades, de flânerie, un lieu où on peut faire du shopping ou du tourisme à l'aise. Pour l'attractivité du centre-ville, il est grand temps que le piéton en reprenne possession tout en se sentant en sécurité.

Il est temps que les véhicules de transit cèdent la place aux personnes qui souhaitent véritablement se rendre au centre-ville

Les rues suivantes ont été mises en mode piétonnier : le parvis du beffroi, la rue des Chapeliers, la rue de Paris, la rue Soil de Moriamé, l'esplanade de la place Paul-Emile Janson, une partie de la place Saint-Pierre, la ruelle d'Ennetières ont rejoint le piétonnier appelé jadis de la "Croix du Centre", c'est-à-dire la rue Gallait, la rue de la Cordonnerie et la rue des Puits Wagnon. C'est donc le véritable cœur commercial et touristique de Tournai qui est ainsi offert aux promeneurs.

Ces rues sont accessibles entre 5 et 10h, le matin, pour l'approvisionnement des magasins et les emplacements de parking y ont été effacés. Il n'est cependant pas rare de tomber nez-à-nez avec des véhicules qui y circulent ou de voir d'autres stationner, sans vergogne, en dehors des zones prévues à cet effet. Les automobilistes profitent de la non-remontée de l'un ou l'autre potelet destiné à fermer la rue (parfois même détruits par ceux qui veulent forcer le passage) pour se faufiler et jouer les innocents lorsqu'ils sont pris en flagrant délit.

 tournai,circulation,stationnement,horodateurs

Hélas, les commerçants tournaisiens n'ont pas compris qu'ils avaient été à l'origine de leur malheur actuel, le jour où ils ont sollicité l'échevin d'alors afin de trouver une solution à la problématique des nombreuses "voitures-ventouses" qui stationnaient durant toute la journée face à leur magasin. La solution fut rapidement trouvée, pour une meilleure rotation des véhicules, on instaura le stationnement payant limité dans le temps. Comme partout ailleurs, on vit alors fleurir les horodateurs. L'engrenage fatal était enclenché ! Le stationnement payant a repoussé les véhicules-ventouses vers les autres rues de la ville au grand dam des riverains qui ne trouvaient plus de place pour stationner leur véhicule à proximité de leur habitation. On a donc créé la "zone bleue" tentaculaire qui s'est étendue progressivement jusqu'à la ceinture des boulevards.

Comme on a donné aux riverains la possibilité d'acheter une carte afin de pouvoir stationner, en toute impunité, durant toute l'année près de chez eux (à condition qu'ils y trouvent une place de libre), comme on a étendu cette possibilité aux personnes travaillant en ville, comme on a multiplié les emplacements réservés aux personnes à mobilité réduite (et ce n'est qu'une juste décision), on s'est vite retrouvé devant le problème initial ! A la seule différence que des agents d'une firme privée parcourent désormais les rues de la cité, du matin au soir, afin de placer délicatement une "taxe" de 15 euros par demi-journée aux distraits qui ont "oublié" d'approvisionner le bandit-manchot ou de placer leur disque derrière le pare-brise.

tournai, circulation, stationnement, horodateurs, Pendant ce temps, aux confins de la ville, à l'Ouest comme à l'Est, on a vu se développer des zones commerciales périphériques qui sont entrées en concurrence directe avec le petit commerce du centre-ville. La clientèle y trouve de vastes parkings gratuits à deux pas du lieu de ses achats. Faut-il encore aller tourner dans la ville afin de trouver une place pour garer son véhicule ? Faut-il encore stresser en regardant sa montre pour ne pas dépasser le temps autorisé de stationnement ? Faut-il augmenter le budget consacré aux commissions de quelques euros qui vont enrichir une caisse communale qui nous taxe déjà au maximum de ce qui est permis. Dans une période crise, chacun regarde au petit bénéfice et délaisse le commerce du centre-ville qui périclite.

Conclusion.

La mobilité est un problème. Tant que l'homme n'aura pas compris qu'on lui a donné deux jambes pour marcher, tant qu'on n'aura pas construit des parkings de dissuasion gratuits aux abords de la ville, tant que de lourds véhicules continueront à traverser la ville au lieu de la contourner, tant que les TEC poursuivront leur politique de faire passer des bus articulés dans des rues qui ne sont pas prévues pour un tel charroi, tant que nos gestionnaires communaux ne se rendront pas réellement compte du problème dans son ensemble, tout ce qui est relevé dans cet article restera, hélas, d'actualité.

S.T. mars 2016.

16:19 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, circulation, stationnement, horodateurs |

29/07/2015

Tournai : les chantiers, on n'est pas sorti de l'auberge.

Le calme avant la tempête !

Pour l'instant, en raison des congés, tout est calme au cœur de la ville de Tournai. Chaque année, durant la période comprise entre le 21 et le 31 juillet, la cité des cinq clochers semble entrer en léthargie, simplement arpentée par les touristes venus la découvrir. C'est également la période durant laquelle on trouve le plus facilement une possibilité de stationner au centre-ville.

Préparons-nous cependant !

Toutes bonnes choses ont une fin, bientôt, entre le 4 et le 10 août, les ouvriers vont (re)prendre possession de nos rues et, cette fois, cela risque d'être sérieux.

Il y a tout d'abord la reprise des chantiers abandonnés durant quatre semaines.

Le parvis du beffroi.

Où en est la pose des impétrants ? Qu'en est-il de la restauration (chemisage) du système d'égouttage ? Va-t-on encore fouler la cendrée durant plusieurs semaines ? Le revêtement de sol en dalles va-t-il bientôt être reposé ? Les terrasses des cafés et restaurants vont-elles refleurir avant la fin de l'hiver ? Voilà autant de questions que se posent les passants qui empruntent régulièrement la rue des Chapeliers ou le Vieux Marché aux Poteries. 

La rue du Marché au Jambon.

Voilà un des derniers maillons manquants du projet de rénovation du quartier cathédral (il y a longtemps qu'on a perdu l'habitude de dire de "revitalisation" lorsqu'on dénombre les vitrines vides). La pose du revêtement a débuté avant les congés, elle devrait se poursuivre durant le mois d'août.

La place Saint-Pierre.

Le pavage des rues du Chevet Saint-Pierre, Poissonnière et de la ruelle d'Ennetières est terminé. Les travaux concernent désormais la place Saint-Pierre. Actuellement, la rue de la Lanterne dans sa section comprise entre le quai du Marché au Poisson et la place Saint-Pierre est interdite à la circulation, la déviation s'effectue par la rue Poissonnière.

La rue du Général Piron.

Dans sa section comprise entre la chaussée de Willemeau et la rue des Sports, les travaux de rénovation de la voirie vont reprendre. Ceux-ci semblent bien avancés puisqu'il reste à déposer le revêtement définitif en asphalte.

Angle des rues des Sports, Allard l'Olivier et de la Citadelle.

Le chantier a débuté bien avant la période des congés. Il devrait reprendre au mois d'août. Dans la foulée, il restera à rénover la rue des Sports proprement dite, la rue de la Citadelle, dans sa section comprise entre la rue Allard l'Olivier et la rue de Barges et enfin d'entreprendre les travaux dans cette même rue de Barges. Pour rappel, ce vaste chantier d'infrastructure routière a été nécessité par l'ouverture, très probablement dans le courant de l'année 2016, du site "Union" du CHwapi, ceci, afin de sécuriser les différents accès à cet important complexe hospitalier.

Il y a des situations qui s'éternisent !

La place Verte.

La section comprise entre la rue de l'Epinette et la rue du Sondart reste fermée à la circulation et cela depuis plus de deux ans  déjà suite à des dégâts à la voirie (effondrements) provoqués durant l'hiver. Le chantier fait partie d'un vaste projet de rénovation qui semble prévu pour l'année 2016.

Il y a de nouveaux chantiers qui vont débuter !

Le quai des Vicinaux.

Dès le 4 août et jusqu'au 21, des travaux d'aménagement cyclables seront entrepris au quai des Vicinaux (un détour souvent emprunté par les automobilistes se rendant à Kain et voulant éviter le rond-point du Viaduc, principalement aux heures de pointe). Ce chantier nécessitera une interdiction de la circulation automobile entre la rue des Trois Coins et le quai Andréï Sakaharov (Pont des Trous). La circulation des cyclistes sera néanmoins maintenue.

La rampe du pont de Fer.

Les automobilistes venant de la rue du Château et du quai Sakharov qui souhaitent traverser l'Escaut en empruntant le Pont de Fer savent, depuis bien longtemps, combien la rampe de ce pont est en mauvais état. Il faut slalomer entre enfoncements de pavés, bosses et plaques d'égout surélevées pour éviter les nombreuses secousses néfastes à la suspension des véhicules et désagréables pour les occupants de ceux-ci. Pour les usagers des bus, la situation est pire encore, il vaut mieux s'accrocher au siège !

Entre le 10 et le 31 août, le revêtement va être refait, cela nécessitera l'interdiction de circulation sur cette rampe. L'administration communale conseille donc de rejoindre le Pont-à-Pont via les rues du Becquerelle, Royale et des Campeaux.

La fermeture du pont Notre-Dame.

Le pont levant sera fermé à la circulation à partir du 10 août en raison de travaux entrepris par la firme Ores à la rue Royale et au quai Saint-Brice. Ces travaux doivent normalement être terminés pour la rentrée des classes du début du mois de septembre.

Mais voilà le hic, deux des trois ponts situés dans le centre-ville qui permettent de traverser l'Escaut dans le sens rive droite vers la rive gauche seront fermés durant les trois dernières semaines du mois d'août. A lui seul, le Pont-à-Pont va devoir supporter toute la circulation automobile. Cela promet de fameuses files, aux heures de pointe, entre le rond-point de Saint-Brice et le carrefour du beffroi ! Le mot "coordination de chantier" semble avoir perdu son sens au sein des administrations.

La rue des Bastions.

Celle-ci sera fermée entre le 3 août et le 4 septembre dans le cadre du chantier de l'extension du centre commercial des Bastions.

La rue de la Lys.

Perpendiculaire à la rue des Bastions, la rue de la Lys connaîtra elle aussi un chantier de pose de câbles par la firme Ores entre le 10 août et le 15 septembre. La circulation sera maintenue mais se fera alternativement, réglée par des feux.

D'autres chantiers qui restent à réaliser.

La rue du Curé Notre-Dame.

Après la réfection de la rue du Marché au Jambon, la rue du Curé Notre-Dame, comprise entre la rue des Choraux et la place Paul Emile Janson, deviendra le chaînon manquant dans le cadre de la réfection du quartier cathédral. La date de démarrage du chantier n'est pas encore programmée.

L'avenue de Maire.

L'allée latérale donnant accès aux habitations dans sa section comprise entre la chaussée de Roubaix (appellation que les Tournaisiens retiennent mieux) et la rue de Lannoy a été totalement rénovée et est désormais également dévolue aux cyclistes. La section comprise entre  la rue de Lannoy et le rond-point de l'Europe est fortement dégradée. Comme cet endroit est régulièrement inondé lors de fortes pluies, on réalise actuellement, par caméra, un audit de l'égouttage sur l'entièreté de l'avenue. La rénovation du revêtement ne pourra être effectué que suite aux conclusions de cet état des lieux.

L'avenue des Peupliers.

Vu son très mauvais état dans le tronçon compris entre le Vieux Chemin de Willems et l'avenue Vert-Bois, le collège communal a prévu, en mai, un budget pour sa rénovation. Là non plus, on ne connaît pas la date de début des travaux.

Conclusions.

En terminant cette revue de chantiers qui empoisonnent le quotidien des Tournaisiens depuis bien longtemps, il ne reste plus qu'à souhaiter une bonne route aux automobilistes et à leur conseiller vivement d'emprunter les boulevards de ceinture s'ils ne font que traverser la ville. Il ne doivent pas hésiter, non plus, à utiliser le parking de délestage de la plaine des Manœuvres (Esplanade du Conseil de l'Europe) s'ils veulent se rendre dans l'hyper-centre (Grand-Place) situé à moins de cinq minutes à pied, c'est gratuit, illimité dans le temps et cela permet d'entretenir sa forme par un peu de marche à pied ! 

S.T. juillet 2015.

08:43 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, travaux, chantiers, rénovations, rues, circulation |

08/01/2015

Tournai : le plan communal de mobilité !

Les Tournaisiens ont reçu, voici quelques jours, dans leur boîte aux lettres, l'actualisation du plan de mobilité de la cité des cinq clochers. Ils peuvent consulter le rapport de synthèse sur www.tournai.be et transmettre leurs remarques et suggestions sur mobilité@tournai.be

Le but du plan.

Ce plan a pour but d'organiser la mobilité de tous les usagers afin d'améliorer le quotidien des habitants dans tous leurs déplacements. Il est précisé qu'il est adaptable et évolutif en fonction du développement de la Ville.

Faire cohabiter différents moyens de locomotion est progressivement un casse-tête pour tous les gestionnaires communaux. Chaque jour, au cours des bulletins de radioguidage émis aux heures de pointe, un seul mot revient : "files". Si Tournai n'est pas une très grande ville à l'instar de Bruxelles, Anvers ou Liège, la partie intra-muros est confrontée chaque matin (7h30-9h00) et chaque soir (15h30-18h) à des embouteillages à l'origine de pertes de temps, d'énervements et de pollution.

Les embouteillages quotidiens.

Les points noirs sont principalement : la chaussée de Lille, le carrefour des Résistants, la chaussée de Bruxelles, la chaussée de Renaix, l'avenue de Maire pour les entrées en ville tandis que le soir, l'axe beffroi-porte Morelle est totalement saturé tout comme les boulevards de ceinture (principalement Bara et Léopold), incapables d'absorber le flot de véhicules.

Solutions envisagées.    

La solution est de réduire le nombre de voitures circulant dans l'intra-muros et pour cela, il y a lieu de dissuader les automobilistes qui se contentent uniquement de traverser la ville et les inviter à emprunter les boulevards périphériques. Il y a également lieu d'inviter les personnes qui viennent passer la journée au centre-ville à utiliser les parkings situés sur la plaine des Manœuvres (où de nombreuses places supplémentaires pourraient être créées à l'emplacement du chapiteau installé pratiquement en permanence) ou celui de la gare. Pour cela, il est cependant nécessaire de sécuriser la traversée des boulevards où beaucoup d'automobilistes  (surtout étrangers à la ville) feignent ignorer la limitation de vitesse à 50km/h et à 30km/h là où il y a des établissements scolaires.

Le stationnement, autre problème.  

Le stationnement au centre-ville reste un problème majeur. Il faut savoir que plusieurs milliers d'étudiants fréquentent les établissement scolaires, le plus souvent situés intra-muros. Cette situation engendre des difficultés de circulation et de stationnement. Pour s'en convaincre, il suffit de constater la plus grande facilité pour circuler durant les périodes de congés. Le nombre de conducteurs qui stationnent, sans vergogne, sur les trottoirs, en double file ou dans des virages à proximité des établissements scolaires à l'heure de la sortie est en constante augmentation. Réclamé durant des années, le parking de la rue Perdue reste étrangement vide, est-il victime d'un sentiment d'insécurité ?  

L'analyse du plan.

Il a le mérite d'aborder les différents modes de locomotion mais il comporte des incohérences :

il est ainsi préconisé de mettre à sens unique la rue Saint-Martin dans le sens de la descente vers le beffroi afin de désengorger le carrefour Saint-Martin, que fait-on des voitures venant de la rue de la Tête d'Or, une des deux seules possibilités pour traverser Tournai du Nord au Sud, devront-elles emprunter la Grand-Place pour sortir de la ville à la porte de Lille. Peut-être mais on prévoit, par ailleurs, de réserver uniquement le forum tournaisien aux piétons durant les beaux jours, les véhicules venant de la rue de la Wallonie n'auront plus qu'une solution, celle de virer vers la place Reine-Astrid. Toutefois, on souhaite diriger les véhicules vers cette même place par le boulevard du Roi Albert pour soulager la rue Saint-Martin. Avec les autos venant du beffroi ou de la rue d'Espinoy, la place Reine-Astrid et son vaste parking risque de devenir un enfer à certains moments de la journée surtout aux entrées et sorties du Conservatoire ! 

La rue des Chapeliers devient totalement piétonne et prolonge ainsi le piétonnier de la Croix du Centre. La place Paul-Emile Janson, là où se trouve le Centre de Tourisme devient-elle un cul de sac ?  

Il est préconisé d'inverser le sens de circulation à la rue Duquesnoy afin de faciliter la pénétration en ville par la porte Morelle. Ainsi le soir, le long serpent qui démarre à la rue de la Wallonie devra passer par la rue de l'Athénée en coupant la route aux usagers venant de la rue Duquesnoy. Si un "cédez le passage" est placé à cet endroit, les gens venant de la rue Morel et Duquesnoy attendront bien longtemps pour s'intégrer, par contre s'il y a une priorité de droite, le long serpent risque de bloquer un peu plus encore.

Les bandes de circulation de la Grand-Place sont en très mauvais état, lorsque celle-ci sera mise en zone piétonne, on autorisera néanmoins les véhicules les plus lourds (c'est-à-dire les autobus du Tec) à y passer! Ne peuvent-ils pas trouver un autre itinéraire et déposer les usagers aux abords de la Grand-Place ou comme à Mons utiliser des véhicules plus légers. Il semble que les TEC ne voient que leur avantage au détriment du reste !

Voici quelques réflexions, elles n'engagent que leur auteur, elles seront transmises au service mobilité.

(S.T. janvier 2014). 

14:21 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, plan de mobilité, circulation, stationnement, parking |

10/03/2014

Tournai: modifications des règles de circulation

Le beau temps de ce week-end a permis aux promeneurs de (re)découvrir les rues de la cité des cinq clochers. Certains ont pu ainsi juger de l'état d'avancement des travaux du quartier cathédral.

Une balade permet de constater que de nombreux automobilistes, pas seulement étrangers, semblent ignorer que des modifications sont intervenues au niveau des règles de circulation dans les rues à nouveau ouvertes au trafic.

Des changements méconnus ! 

La plupart des voiries sont devenues des zones de rencontre favorisant la mobilité des usagers faibles (piétons, cyclistes, voiturettes pour personnes handicapées...), la vitesse des voitures et autres engins motorisés y est désormais limitée à 20km/h. C'est ainsi le cas dans les rues des Orfèvres, du Four Chapitre, des Choraux, des Fossés, Dame-Odile, des Puits l'Eau (section basse) ou de l'Hôpital Notre-Dame. Bien souvent, on constate que des conducteurs méconnaissent le panneau bleu posé à l'entrée de ces zones et empruntent ces voiries en pensant pouvoir rouler jusqu'à 50Km/h. Il n'est pas rare de voir l'un ou l'autre camion de livraison dévaler ces rues comme pour rattraper un éventuel retard. Il est tout aussi malheureux de constater que des piétons faisant usage du droit qui leur est donné en abusent et narguent les automobilistes en marchant au beau milieu de la rue dont la largeur permet pourtant de satisfaire tous les usagers. L'Homme est ainsi fait qu'il préfère ignorer ses obligations et abuser de ses droits.

Des priorités modifiées ?

Elles sont passées inaperçues mais certaines priorités d'hier ont été modifiées, peut-être un peu trop discrètement. Au bas de la rue du Four Chapitre, la priorité de droite était d'application depuis son instauration dans le code de la route, il y a une cinquantaine d'années. Depuis la rénovation de la voirie, elle a été supprimée, un signal "Cédez le passage" a été apposé contre la façade de l'immeuble faisant le coin, des triangles blancs ont été dessinés au sol malheureusement entre la fin du dallage et le passage pour piétons, se fondant un peu dans tout ce marquage. De nombreux automobilistes, étrangers ou locaux, continuent à user de leur priorité de droite au moment d'aborder le carrefour formé avec la rue de Courtrai et la rue du Curé Notre-Dame.

Un "Stop" qui n'a pas été supprimé !

Au carrefour formé par la rue de l'Hôpital Notre-Dame et les quais, au moment d'aborder le franchissement de l'Escaut par le pont Notre-Dame, le signal "Stop" destiné aux automobilistes venant du quai Notre-Dame est toujours d'application. Il faut donc marquer l'arrêt et céder la priorité aux automobilistes venant de la rue de l'Hôpital Notre-Dame mais aussi à ceux qui viennent du pont et souhaitent tourner vers le quai du Marché aux Poissons. Trop souvent des conducteurs pensent que la priorité de droite est d'application et s'ils laissent le passage à ceux venant de la rue de l'Hôpital, ils démarrent et coupent la route à ceux venant du pont.

Un signal non respecté !

La rue des Puits l'Eau (dite section basse) permet de circuler du quai vers la carrefour du Dôme. A la jonction avec la rue des Puits l'Eau (section haute), il y a lieu de céder le passage aux véhicules venant du pont et il y a également obligation de virer à droite. Il arrive que des files se forment parce que le premier automobiliste ignore absolument cet obligation et décide de se diriger vers le pont !

Un piétonnier peu respecté !

La circulation et le stationnement des véhicules automoteurs sont interdits dans le piétonnier de la Croix du Centre (rue Gallait, rue de la Cordonnerie, des Chapeliers et des Puits Wagnon). Les cyclistes sont autorisés à circuler tout en roulant avec prudence et en s'abstenant de mettre en danger les piétons qui y déambulent et les enfants qui y jouent. Le chargement et le déchargement des véhicules de livraison y est autorisé entre 5 et 10h du matin.

Trop souvent, on voit des camions de livraison ou des véhicules de commerçants emprunter le piétonnier à d'autres heures que celles autorisées et on ne compte plus les mobylettes qui y pétaradent !

Une dépose-minute bafouée!

Au carrefour du Dôme, une bande dite "dépose-minute" a été créée pour les cars venant déposer les touristes qui se rendent au Centre de Tourisme. Bien souvent des automobilistes prennent cette bande pour leur stationnement personnel, le temps de faire quelques commissions dans le quartier.

Si tout le monde apprenait à respecter les règles, on circulerait un peu mieux à Tournai et les promeneurs se sentiraient en plus grande sécurité.

(S.T. mars 2014) 

 

 

 

16:48 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tournai, circulation, quartier cathédral, code de la route |

20/04/2011

Tournai : L'année 1929 sous la loupe

Durant cette année 1929, l'actualité internationale sera dominée par le plan Young. Celui-ci a été signé le 7 juin et prévoir le rééchelonnement et un abaissement du montant global des réparations allemandes. Un mois plus tard, le chef du parti-national allemand Hugenberg s'allie à Adolf Hitler pour exiger un référendum contre ce plan. Au mois de septembre, conformément au plan Young, on assiste au début du retrait des troupes françaises qui occupent la Rhéanie depuis 1918. le 29 octobre restera à jamais pour le monde de la finance, le "jeudi noir" de Wall Street, c'est le krach boursier.

A-t-on encore conscience de ce qui s'est passé dans notre pays le 16 mars 1929 ? Ce jour-là, à deux mois des élections législatives, les députés Jules Destrée (wallon de Charleroi) et Camille Huysmans(flamand d'Anvers) signent, au nom du Parti Ouvrier Belge, "le Compromis des Belges". Celui-ci dénonce la propagande tendant à la constitution de deux Etats séparés, reconnaît l'unicité linguistique de la Flandre et de la Wallonie. Il signifie que le bilinguisme généralisé ne doit pas être imposé et prévoit également "une situation spéciale pour Bruxelles " sans en dire malheureusement plus. Aux élections législatives de mai 1929, on assiste à un succès relatif des "frontistes", parti nationaliste qui porte les revendications flamandes, celui-ci enlève 11 sièges, pour 28 aux libéraux, 70 aux socialistes et 76 aux catholiques. Le 10 décembre, le gouvernement Jaspar dépose un projet qui devrait résoudre le problème de la flamandisation de l'université de Gand où des cours en français seraient néanmoins maintenus. Se rappelle-t-on que le 10 janvier de l'année 1929 débute une aventure qui durera des décennies et qui aura, par la suite, un rapport avec le ville de Tournai ? Dans le Petit Vingtième, supplément du quotidien catholique, le Vingtième Siècle, paraît pour la première fois le récit d'un voyage au pays des Soviets d'un petit reporter, il s'appelle Tintin, son père Hergé, (Georges Rémy) deviendra le premier maître de la bande dessinée belge.

L'actualité locale de l'année 1929 sera riche à l'ombre des tours de Notre-Dame.

Le journal du 1er janvier publie les mouvements de la population tournaisienne enregistrés au cours de l'année écoulée. Au 31.12.1928, il y avait 35.972 habitants dans la cité des cinq clochers : 16.691 de sexe masculin et 19.281 de sexe féminin. Durant les douze mois de 1928, 1.634 personnes ont été inscrites sur les registres de la population, 220 viennent d'un pays étranger et 1.655 habitants ont quitté la ville pour un autre lieu de résidence, dont 139 vers l'étranger. Il y a eu 551 naissances et 685 décès. 277 couples sont passés devant l'échevin de l'Etat Civil pour leur mariage et 20 couples se sont officiellement séparés.

Vue par le petit bout de la lorgnette, une étude faite par un journaliste, en janvier, pourrait prêter à sourire. Il a étudié la cause des accidents de la circulation de plus en plus nombreux. Par semaine, on dénombre environ 5 à 6 accidents qualifiés de graves car ils provoquent des blessés et parfois même la mort d'une personne. Devant une telle hécatombe (!), il est temps de réagir. On apprend sans surprise que la vitesse en est responsable. Le journaliste nous dit que "les conducteurs foncent au volant de leur voiture et se contentent de "corner" pour avertir les autres usagers à l'approche d'un virage ou d'un carrefour. Si les piétons perçoivent aisément l'avertissement et peuvent se ranger, les autres automobilistes, à cause du bruit provenant du moteur de leur propre véhicule, n'entendent pas le signal sonore" . Il stipule également que les piétons ont souvent une attitude téméraire en traversant, à la toute dernière seconde, à l'approche d'un véhicule.

L'accident grave survenu le dimanche 17 septembre, à la chaussé de Douai, au lieu-dit la Brasserie semble être là pour le prouver. Une course cycliste est organisée, la foule est massée par endroits pour voir passer les coureurs. Soudain, un enfant échappe à la vigilance de ses parents et traverse la chaussée au moment où survient un véhicule piloté par un Tournaisien. Pour éviter de le renverser, le chauffeur donne un violent coup de volant et, perdant le contrôle, monte sur le trottoir et renverse une quinzaine de spectateurs. A l'arrivée des secours, parmi les nombreuses victimes gisants sur le sol, huit personnes seront transportées à l'Hôpital Civil pour des fractures des jambes, de la colonne vertébrale, des plaies à la tête ou aux autres contusions plus ou moins graves. Sept ou huit personnes seront soignées sur place, beaucoup de témoins seront traumatisés. Concernant encore les automobilistes, ceux-ci sont avertis, en décembre, qu'à partir du 1er janvier 1930, de nouvelles plaques d'immatriculation seront mises en circulation, les chiffres seront désormais "rouges sur fond blanc" et non plus "blancs sur fond bleu". La plaque coûte 15 francs à payer, au préalable, au receveur des contributions. L'Automobile Club se charge d'aller les chercher à Mons moyennant la preuve de paiement et une somme de 4,50 francs.

L'année débute dans le froid, celui-ci s'intensifie à la mi-février et à partir du 15, on peut patiner sur l'étang du jardin de la Reine moyennant une participation de 2 francs au profit de l'Oeuvre des Invalides de la guerre. La température nocturne frôle les moins 15 degrés et la neige se met à tomber en abondance. Un mois plus tard, la tendance s'inverse, la température diurne affiche 15° et une longue période de sécheresse s'installe. Au fil des mois, de nombreux appels seront lancés à la population en vue d'économiser l'eau. L'alimentation de la rive droite de l'Escaut sera même interrompue entre 21 h et 5 h du matin durant le mois de juillet et les habitants sont encouragés à détecter toutes les pertes d'eau dans leur installation et de faire procéder aux réparations. Il faudra attendre les derniers mois de l'année et l'ouverture d'un puits supplémentaire au bas du boulevard Léopold pour que la situation se normalise peu à peu. Les responsables communaux sont accusés de manque de prévoyance par l'opposition qui voit là une occasion de se faire entendre. Les derniers jours de 1929 seront marqués par de violentes tempêtes provoquant leurs dégâts habituels aux arbres, vitres, toitures et cheminées. 

(sources : le Courrier de l'Escaut, éditions de l'année 1929)


10:30 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, faits divers, accidents, circulation |