03/11/2016

Tournai - des chantiers en pagaille !

L'automobiliste tournaisien va devoir ronger son frein !

Depuis plusieurs années, Tournai vit à l'heure des chantiers routiers. Les Tournaisiens ont tout d'abord vécu ceux qui concernent la pose d'impétrants comme le renouvellement des conduites d'eau pour éliminer le plomb ou celui des anciennes conduites de gaz en acier par des nouvelles beaucoup plus souples, le remplacement de câbles électriques dont certains commencent à poser problème ou la pose du câble optique pour la télédistribution et les liaisons téléphoniques. Il y a eu également les intempestives ruptures de canalisations et les découvertes fortuites d'anciens égouttages surannées (et inconnus) qui provoquèrent des affaissements de chaussée (au boulevard du roi Albert, à la rue de Barges, au parvis du beffroi et maintenant à la rue du Parc). Tout ces chantiers engendrent, inévitablement, des problèmes de circulation, celle-ci se déroule alors, soit sur une voirie rétrécie (rue Saint-Eleuthère), soit réglée par des feux (chaussée de Roubaix) ou est totalement impossible (depuis deux mois déjà dans la rue des Aveugles et, depuis le week-end de Toussaint, le long du Conservatoire).

Mieux vaut choisir la marche à pied !

Il y a également les chantiers de rénovation du centre-ville qui, après avoir concerné l'entièreté du quartier cathédral, se sont déplacés vers le quai Dumon et le quartier du Becquerelle. Tout devrait être terminé dans quelques semaines. Hélas, on constate déjà des réouvertures ponctuelles des voiries à peine terminées, c'est actuellement le cas à la rue du Four-Chapitre (au pied d'une cabine électrique) et à la rue de Courtrai (face à un magasin). La question que se posent les Tournaisiens est la suivante : la pose des impétrants a-t-elle été bricolée ou bien est-on systématiquement dans l'impossibilité d'appréhender certains problèmes ?

La fin des gros chantiers actuels ne signifie pourtant pas que tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes comme l'aurait dit d'Aldous Huxley. La presse locale et le site du SPW viennent de dresser un tableau "apocalyptique" de la circulation automobile, dans et aux alentours immédiats de Tournai, lors des deux prochaines années. Qu'on en juge !

Le quai Donat Casterman.

On semble les connaître depuis toujours, ces tours jumelles appartiennent au paysage de ce qu'on appelait, jadis, le quai de déchargement des péniches, à deux pas du pont Delwart. En raison de sa vétusté, une des deux centrales à béton de la firme Thiébaut est en cours de démantèlement, depuis ce mercredi 2 novembre. Il faut dire qu'elle datait de 1963 et sa construction avait été réalisée par des firmes alors bien connues à Tournai, les Ateliers Louis Carton, la Maison Caucheteux et les pompes Déplechin. Pour d'évidentes raisons de sécurité, la circulation sur le quai se déroule alternativement entre la rue des Roctiers et l'ancien entrepôt de la douane, réglée au moyen de feux tricolores. Ce quai est emprunté quotidiennement par les clients se rendant à la zone commerciale de Froyennes et par les automobilistes qui souhaitent éviter le rond-point de l'Europe et les files de l'avenue de Maire aux heures de pointe. Pendant une semaine, voilà donc un itinéraire bis un peu moins efficace, heureusement que nous sommes en période de congés scolaires. 

L'autoroute E42/A8 à "Tournai Froyennes".

Dans quelques jours va débuter la phase 4 de la rénovation en profondeur de l'autoroute E42/A8, commencée voici près de deux ans. Celle-ci sera exécutée dans la section comprise entre l'échangeur de Marquain et l'embranchement de la liaison vers Bruxelles à hauteur de Kain. Ce chantier va engendrer le fermeture des bretelles d'accès et de sorties de Froyennes (vers Pecq et vers Bruxelles). Une déviation sera mise en place et les véhicules concernés devront emprunter les entrées et sorties de "Tournai-Nord" (chaussée de Renaix). Cette situation qui devrait durer quelques mois (fin prévue aux grandes vacances de 2017) augmentera sensiblement la circulation sur l'axe de pénétration qu'est la chaussée de Renaix à Rumillies, une voie déjà presque saturée aux heures de pointe !

Le carrefour de la chaussée de Bruxelles.

Lorsque les travaux d'extension de la zone commerciale des Bastions seront terminés (en 2018), on devra faire face à une augmentation de la circulation puisque le nouveau parc commercial comprendra alors 90 cellules. Un plan de transformation de l'accès à Tournai par la chaussée de Bruxelles va donc entrer en vigueur et nécessite, dès à présent, d'importants aménagements. Un problème va se poser en terme de mobilité, il s'agit du carrefour le plus fréquenté, après le rond-point de l'Europe, avec un flux de 28.600 véhicules/jour, très loin devant la Porte Saint-Martin avec ses 17.800 véhicules/jour.

Le chantier va s'étendre du carrefour de la rue de la Lys (boulevard Walter de Marvis) à la rue d'Amour (boulevard des Combattants). Il concernera la modification du carrefour existant à hauteur de la rue de la Lys, celui-ci sera équipé de feux tricolores pour faciliter l'accès à la nouvelle zone commerciale et la rénovation totale du boulevard Walter de Marvis. Il concernera ensuite le carrefour de la chaussée de Bruxelles et nécessitera, durant plusieurs mois, la fermeture de cet axe  à la Porte de Marvis. Comme à l'avenir, il sera interdit d'entrer en ville par le début de la rue de Marvis, dont le dernier tronçon sera mis en sens unique vers la sortie de ville, les véhicules qui souhaitent y entrer seront obligatoirement déviés vers la droite et un rond-point sera aménagé au carrefour avec la rue de la Lys.

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La dernière rénovation du carrefour Marvis datait de 1978 (photo presse locale), il faut lire Nationale 7 !

Ce chantier sera réalisé en une phase continue. Il débutera au printemps de l'année 2017 et durera environ six mois (sans aléas !) mais... comme "chat échaudé craint l'eau", ce délai paraît un peu court pour réaliser ce chantier qui s'étend sur plus d'un kilomètre. Pour cela, il faudra une bonne coordination de toutes les entreprises chargées de poser les impétrants, une disponibilité de nombreux ouvriers présents quotidiennement sur la chantier et aucune interruption dans le déroulement des travaux. Des exemples récents (notamment celui de l'autoroute E42) ont démontré que pour des raisons diverses, les ouvriers étaient parfois absents pendant de nombreux jours. Comme la période des congés d'été se situera également dans le calendrier, l'Optimiste redoute (et il n'est pas le seul) que ce chantier dure un peu (beaucoup) plus longtemps. Les automobilistes qui empruntent ordinairement cet axe pour conduire les enfants à l'école ou pour se rendre au travail seront invités à utiliser des axes parallèles (mais ceux-ci ne sont pas déserts d'ordinaire !).

A la fin des travaux de la zone commerciale, il y aura aussi lieu de réinstaurer la liaison entre le parking et la rue de la Lys, interrompue depuis le début du chantier. 

Gérer le flux de circulation sera un véritable casse-tête pour l'échevin de la Mobilité et pour les responsables de la police chargés de la circulation. Le diriger vers la chaussée de Renaix et la chaussée d'Antoing ne fera qu'amplifier les embouteillages aux Porte de Morelle ou de Valenciennes. Quant à une déviation vers l'avenue de Maire par l'autoroute, elle ne sera possible que si les travaux sont terminés sur cet axe qui contourne la ville. 

La place Verte.

Dans le courant de l'année 2017, d'importants travaux seront également entrepris à la place Verte. Depuis trois ans, régulièrement, l'Optimiste vous informe que la voirie entre la rue de l'Epinette et du Sondart a été extraite à la circulation en raison des dangers d'effondrement d'un égout principal. Le chantier concernera la réparation de cet égout, la pose d'impétrants et la réhabilitation de la chaussée. L'Administration communale a rappelé que la circulation et le stationnement y sont interdits mais de nombreux automobilistes semblent ignorer le danger. Il est pourtant courant sur les sites internet de voir, un peu partout, des véhicules "avalés" par une route dont le sous-sol a été fragilisé ! Un risque que certains n'hésitent pas à prendre afin de bénéficier d'une facilité (!) et d'une gratuité de parking.

La rénovation du plateau de la gare et de la rue Royale.

L’administration communale détient depuis longtemps un projet de réhabilitation du plateau de la gare et de la rue Royale. C'est un pieux souhait de rendre plus convivial et plus attractif cet axe emprunté par les visiteurs venus dans la cité des cinq clochers par le train. Des rumeurs insistantes fixent le début du chantier juste après la fin de celui du Becquerelle dont il formerait une continuité. Celui-ci devrait impacter également une section de la ceinture des boulevards et cette dernière est située à un peu plus d'un kilomètre du carrefour de la chaussée de Bruxelles.

L'élargissement de l'Escaut.

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Le projet suit son cours, on discute et on pinaille encore sur l'aspect à donner au futur Pont des Trous. Comme toujours dans ce genre de débat, on fluctue entre le choix rétrograde pur et dur et le snobisme futuriste. Un juste milieu semblait pourtant avoir été trouvé lors de réunions citoyennes mais ne satisfait pas entièrement les uns et les autres. Il est toujours impossible de récolter une unanimité. Cela ne devrait pourtant pas retarder le début du chantier d'élargissement dont les prévisions, déjà maintes fois modifiées, le fixent dans le courant de l'année 2017.

 

Il faudra également construire un nouveau Pont-à-Pont et cela nécessitera, là aussi, de dévier la circulation. Il ne restera plus que deux ponts disponibles dans le centre-ville : le pont Notre-Dame et le pont de Fer. Ces deux points de passage devront canaliser toute le circulation passant d'une rive à l'autre du fleuve ! Des déviations, il en sera encore question durant les travaux d'élargissement du fleuve dans la section entre le Luchet d'Antoing et le quai Saint-Brice. 

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Déjà en 1963 la presse locale évoquait une possible démolition du Pont-à-Pont avant que n'intervienne, en 1977, la solution de l'alternat préconisée par Raoul Van Spitael. 

 

Utiliser les moyens modernes de transport !

Face à cette situation délirante, l'Optimiste songe sérieusement à acheter un "segway" ou une trottinette électrique et, pour se former à la conduite, il ira demander conseil à un échevin tournaisien, spécialiste de ce genre d'engin.

(sources : "Le Courrier de l'Escaut", édition du 2 novembre - recherches personnelles, photos de la presse locale Courrier et Nord-Eclair, document du Pont des Trous : collection personnelle).

S.T. Novembre 2016. 

 

30/12/2014

Tournai : et si un vent d'optimisme soufflait enfin (3)

tournai,grand-place,chantierLes reproches objectifs et subjectifs.

Troisième volet de cet article consacré à la vision que porte l'habitant de Tournai sur sa ville, exercice périlleux car cela demande de faire abstraction de ses propres interrogations et tenter de rester le plus neutre possible. Il faut restituer les remarques entendues sans prendre parti. L'Optimiste a toujours affirmé que pour être crédible, il fallait regarder le quotidien par le petit bout de la lorgnette, oublier un instant l'amour pour sa cité natale et partir à sa découverte avec le regard du visiteur qui fait sa connaissance.

Un melting-pot des critiques quotidiennes.

Il est impossible de relater toutes les critiques régulièrement entendues. On dirait qu'à notre époque pour ne pas se dissocier des autres, pour se couler dans la masse, il est de bon ton d'émettre des critiques et surtout de ne pas s'enthousiasmer sous peine d'être pris pour un naïf qui rame à contre-courant. On semble être à l'ère du "malcontent". Quelle que puisse être la décision qu'on prenne, on ne s'attirera que rarement un sentiment de sympathie ou de compréhension. Si rien n'est fait, les critiques pleuvent, si quelque chose est entrepris, ce n'est jamais bien fait !

Voici quelques exemples : 

"La Grand-Place a été totalement ratée" !

Cette remarque est faite par ceux qui y passent régulièrement. Ils ont totalement raison.

Il est vrai qu'avec ses pavés qui jouent le grand air de castagnettes au passage des véhicules, le tableau pourrait déjà paraître surréaliste, mais c'est bien plus grave encore quand, piéton, on s'y tord les pieds tout en risquant la fracture.

Avant de jeter la pierre (ou le pavé déchaussé) à quiconque, il faut néanmoins se pencher sur l'historique de ce dossier :

La majorité alors en place avait promis, voici une douzaine d'années, de rénover le forum tournaisien et de lui donner une image plus conviviale, plus en phase avec le troisième millénaire. A l'instar de Bruges, de Bruxelles ou de grandes villes touristiques étrangères, vidées de leurs voitures ventouses et dépolluées de leurs envahissantes automobiles, la ville des cinq clochers voulait se doter d'une agora entièrement piétonne où il ferait bon flâner en admirant la cathédrale, le beffroi, la Halle-aux-Draps, les façades des immeubles et en s'asseyant quelques instants à une des nombreuses terrasses afin de goûter un peu de repos en dégustant à un breuvage local. Que voilà une vision idyllique, digne des dépliants touristiques ! Dans un souci de judicieuse économie, on avait même décidé d'utiliser les pavés déjà en place, sciés en deux et replacés pour obtenir une surface bien plane. On aurait pu s'enthousiasmer pour ce projet mais le Tournaisien est ainsi fait qu'il ne croit pas à ce qu'on lui promet, il se méfie du bouleversement de ses habitudes. Tout changement provoque chez lui un mal-être, une peur panique ! Est-il autiste ?

Les commerçants qui la ceinturent y ont vu le spectre de la faillite, leur crédo était invariable : "Pas de voiture : pas de client, pas de voiture : mort du commerce". 

Avant même la réalisation, l'édilité d'alors qui souhaitait avant tout ne pas se mettre les mécontents à dos a aménagé le projet créant, in fine, une liaison entre la rue des Maux et le beffroi avec une boucle desservant la rue de l'Yser et la rue des Orfèvres ainsi qu'une zone de stationnement en face de l'église Saint-Quentin. Le projet initial était déjà totalement dénaturé.

Cependant, en soi, l'idée n'était pas si mauvaise, tout projet peut être amélioré après consultation avec les usagers à condition d'analyser, en profondeur, les implications provoquées par le nouvel aménagement. Il eut été judicieux de doter les voies de circulation automobile de vrais pavés comme cela fut fait par la suite à la place de Lille où l'expérience s'était révélée tout aussi inappropriée. Un pavé scié n'est pas suffisamment ancré dans le sol et ne peut rester en place lors du passage de véhicules, fussent-ils légers !  

En pratiquant la politique de l'autruche, en autorisant les voitures, ensuite les bus et même les cars de touristes en plus des camions de livraison, l'édilité ne voyait pas ou ne voulait pas voir qu'on allait, immanquablement, courir à la catastrophe, ce qui advint très rapidement après la fin du chantier. De plus, pour éviter une circulation anarchique, il a fallu canaliser le passage des véhicules par le placement de rangées de potelets peu esthétiques, régulièrement accrochés par des chauffeurs distraits ou roulant sous influence, des poteaux presque quotidiennement renversés donnant une image de marque déplorable de ce qui devait être l'écrin tournaisien.  

Voilà pourquoi la Grand-Place est dans cet état !

Désormais, les dimanches d'été, les jours fériés ou lors de festivités, une partie de la voirie est  quand même interdite à la circulation en raison du nombre de visiteurs qui déambulent sur le forum ou occupent des terrasses dix fois plus étendues qu'avant la rénovation. Comprenne qui pourra !

"Il fait sale à Tournai !".

Ce ne sont pas uniquement les Tournaisiens qui le disent mais également ceux qui visitent notre ville. Mégots de cigarettes, papiers gras, cannettes et déjections canines sont visées par cette remarque mais aussi les tags sur certaines façades.

L'édilité fait son possible et le travail de ceux qu'on appelle les "petits hommes verts" du service de propreté publique ne peut être qu'apprécié. Hélas, en remplissant leur charrette de déchets, ces braves gens semblent quotidiennement remplir le tonneau des Danaïdes. Les amendes pour incivilités ont été instaurées et commencent, trop timidement, à être appliquées.

Une ville propre et accueillante est un "must" pour le commerce local, pourquoi, dès lors, des sacs d'immondices sont-ils déposés, dans le centre-ville, dès le samedi soir pour une collecte qui n'est programmée que le lundi matin. Cette attitude désinvolte donne une mauvaise impression aux promeneurs qui parcourent nos rues, le week-end, tout en faisant le régal des rats, des chats et... des vandales. 

Si chacun d'entre nous balaie devant sa porte, la ville sera plus propre, il ne faut pas perdre de vue que la saleté appelle la saleté ! Est-ce finalement un simple question d'éducation ?

"Il y a des travaux dans toutes les rues, c'est un perpétuel chantier".

Il est vrai que les chantiers commencent à peser lourdement sur le moral des Tournaisiens.  Cela fait maintenant près d'une décennie que des travaux barrent les rues de Tournai, apportant leurs lots de boue en hiver, de poussière en été, de bruits toute l'année. Avec le temps qui passe, les Tournaisiens ont pris, peu à peu, d'autres habitudes et ont déserté le centre-ville condamnant ainsi certains petits commerces de proximité qui ont été dans l'obligation de fermer leurs portes. On ne compte plus les surfaces commerciales à remettre. La spirale est enclenchée, des vitrines vides amènent des rues peu attractives, ce qui a pour conséquence de détourner davantage les clients des commerces qui y subsistent. 

Tout le monde est conscient du problème et, en plus, la malchance s'en mêle. Une importante fuite d'eau à la place Paul Emile Janson suite à une rupture d'une canalisation, en janvier 2014, a retardé de près de dix mois le dallage de celle-ci en raison d'interminables batailles d'experts et de la légendaire lenteur judiciaire. Un effondrement de l'égouttage au pied du beffroi a nécessité la fermeture des rues des Chapeliers et de Paris pour de longs mois alors que ces rues venaient à peine d'être rénovées et ouvertes à la circulation. La faillite d'un promoteur immobilier a laissé un terrain vague à la place de l'ancien "Multiscope Palace" et du restaurant voisin, un chancre qui défigure cette voie principale qui mène de la gare à la cathédrale et qui a vu sa fréquentation réduite à une peau de chagrin. Enfin, un litige entre un promoteur privé et le Ville retarde la démolition des anciens bâtiments du Courrier de l'Escaut où doit s'élever une résidence de standing. Même le futur (???) espace Gérard Depardieu voit sa rénovation remise continuellement en question. Dans le genre blé à moudre pour les détracteurs, on ne peut pas faire beaucoup mieux.

Il y a enfin les travaux entrepris par la SWDE et Ores. Depuis longtemps des canalisations ou des câbles devaient être changés, la ville de Tournai a, une fois de plus, été le parent pauvre de ces réalisations. La communauté européenne a fixé une échéance pour le remplacement des tuyaux de plomb par du Socarex, le plomb pouvant s'avérer dangereux en vieillissant (risque de saturnisme notamment). La ville ayant été longtemps délaissée par les sociétés chargées de ce travail, celles-ci, depuis un an, mettent les bouchées doubles et ouvrent presque toutes les rues (quai Vifquin, place Gabrielle Petit, rue des Croisiers, Royale, Duquesnoy, de Monnel, Childéric, quai Saint-Brice, rue Saint-Martin, boulevards Lallaing, Bara, Léopold...) sur peu de temps engendrant un mécontentement supplémentaire.

Ces travaux ainsi que l'énorme chantier de rénovation de la cathédrale dont les clochers seront plus ou moins cachés pendant cinq longues années sont probablement à l'origine de la baisse de fréquentation des touristes enregistrée cette année (on parle de moins 10%, ce qui paraît peu).

"La disparition du Tempo Festival et le Village de Noël sur la Grand-Place ?".

Le "Tournai Tempo Festival" qui a amené, jusqu'en 2013, sur l'esplanade de l'Europe, de nombreuses vedettes de la chanson et un large public est disparu tout simplement à cause de la faillite de son organisateur, quant au "Village de Noël" sur la Grand-Place avec ses chalets et ses animations, suivant les déclarations des commerçants qui y participaient chaque année, il n'accueillait la grande foule que durant les week-ends. En semaine, les commerçants venus du Sud de la France ou d'autre pays d'Europe ne rentraient même pas dans leurs frais, certains s'y ennuyaient même profondément. Cela nous fait songer à ces Tournaisiens qui déplorent les fermetures de magasins dans leur ville et qui franchissent régulièrement la frontière ou se rendent dans une ville voisine pour effectuer la plupart de leurs achats. On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre ! "Si on n'achète pas à Tournai, on ne fait pas vivre le commerce local" comme aurait dit Monsieur de La Palisse.

Bien d'autres sujets sont évoqués.

Voici, les principaux arguments apportés par ceux qui critiquent Tournai. Il y en a d'autres comme l'insécurité, la multiplication des marginaux parfois agressifs car le plus souvent imbibés d'alcool, les bagarres nocturnes provoquées par des bandes souvent étrangères qui ont choisi notre ville pour en découdre, les cambriolages, la zone de stationnement payant de plus en plus étendue avec ces "surveillants" (trop) prompts à appliquer l'invitation à payer une "taxe" déguisée (à partir de 2015, tout l'intra-muros sera concerné par cette réglementation limitant le stationnement à deux heures). Ces problèmes ne sont pas l'apanage de l'unique ville de Tournai, la plupart des communes sont concernées par ces faits dénotant un effondrement des valeurs et la recherche de ressources nouvelles pour équilibrer les budgets communaux.

A Tournai, la presse locale fait ses choux gras de ces faits récurrents et les répercutent, jour après jour, alors que en d'autres lieux, on a décidé de ne plus les publier ou de les minimiser afin de ne pas entamer un peu plus le moral de la population. C'est un choix !

J'aurais aimé qu'un vent d'optimisme souffle à nouveau sur notre ville mais la morosité actuelle s'avère être finalement le fruit de tout ce qui a été dit précédemment : immobilisme des années cinquante, fermetures d'usines et désertification industrielle, croissance du chômage, erreurs d'appréciation dans la gestion communale, chantiers perpétuels, malchances...) tout cela est venu s'ajouter à la perception négative propre à l'individu du 21e siècle et à la perte des valeurs morales. N'était-on finalement pas plus optimiste à la fin des années quarante lorsque tout le monde "y a mis un coup" afin de reconstruire la ville, de se doter d'un cadre de vie agréable et d'oublier la tourmente qui venait d'être vécue. L'égoïsme a remplacé la solidarité !

Heureusement, il y a des associations qui œuvrent pour apporter du positif à Tournai, pour soutenir ou distraire ses habitants : La "Fondation Pasquier Grenier", les "Amis de la Citadelle", "les Amis de la cathédrale", "les Guides de Tournai", "les Amis de Tournai", "la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien", "les Filles, Celles Picardes", "l'asbl Carnaval de Tournai", "l'asbl Centre-Ville", "l'association des Commerçants", "les comités de quartiers" dont celui de Saint-Piat est probablement le plus représentatif, "l'asbl Piste aux Espoirs", les "services clubs", les "services d'entraide" ou encore la "Maison de la Culture".

Les raisons d'espérer en des jours meilleurs

Au début de la seconde guerre mondiale, Winston Churchill a dit aux Anglais : "Je vous promets du sang et des larmes". Cette phrase loin de provoquer l'effondrement du moral de la population a décuplé sa volonté de se battre, de gagner la guerre.

Il faut positiver.

Les travaux du quartier cathédral qu'on appellera bientôt le "quartier Unesco" sont dans leur phase terminale, il reste à rénover la rue du Curé Notre-Dame, une centaine de mètres, à placer l'éclairage public et à installer le mobilier urbain.

Depuis un an, le parking souterrain de la rue Perdue est opérationnel mais reste sous-exploité alors qu'il était réclamé à corps et à cris par les commerçants de la Grand-Place et les automobilistes. Constatant cette situation, est-il nécessaire, dans cette période de vaches maigres sur le plan des finances communales, d'encore aller en construire un second sous le parc communal ? Ce serait considéré comme de la mégalomanie ! Il y a mieux à faire avec l'argent consacré à ce projet !

Les travaux de rénovation de la cathédrale progressent, le résultat obtenu sur la nef romane laisse augurer ce que seront les cinq clochers dans trois ou quatre ans.

Bientôt, on évoquera le projet "Smart City" qui doit projeter Tournai dans le futur, organiser une quatrième révolution industrielle. Celui-ci permettra à la "capitale de Wallonie picarde" de rayonner au-delà de son territoire, de se positionner positivement au sein de l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai. Une innovation qui offrira des infrastructures d'accueil, de développement et d'accompagnement, qui garantira une formation de haut niveau et créera les conditions de développement au travers de l'innovation.

Pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=U4ox7cLeJEk.

On oublie trop souvent qu'un enseignement de qualité au niveau fondamental, secondaire et dans les hautes écoles amène à Tournai des milliers d'élèves et d'étudiants régionaux mais aussi étrangers. Il y a du potentiel pour redémarrer ! Encore faut-il vouloir cette transformation et dire comme Freddy Toutgaux "ça va d'aller" plutôt que baisser les bras en prononçant le "bof" des défaitistes.

Tournai est une ville de deux mille ans d'Histoire, une ville qui a connu la splendeur, une ville qui s'est battue pour survivre dans une Wallonie qui l'a souvent snobée, une cité qui a su garder son identité, c'est la ville de Childéric et Clovis, de Christine de Lalaing, de Rogier de le Pasture, de Barthélémy Dumortier, de Louis Gallait, de Gabrielle Petit et de bien d'autres qui lui conférèrent des lettres de noblesse. L'esprit défaitiste du XXIe siècle ne doit pas détricoter tous ces acquis.  

S.T. décembre 2014

 

13:44 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : tournai, grand-place, chantier |

10/11/2014

Tournai : le point sur les chantiers de novembre

Comme tous les mois, voici un petit point sur les (trop) nombreux chantiers qui empoisonnent la vie quotidienne des Tournaisiens.

Au centre-ville.

Tournai, ville martyre, offre toujours ce spectacle désolant de tranchées (qui n'ont rien à voir avec celles de l'Yser), de trous, de rues barrées et de multiples déviations. Tous les jours ouvrables, les rues résonnent du bruit des marteaux de paveurs, d'engins de chantier creusant ou déversant des dalles, de camions évacuant des gravats...

Le parvis du beffroi.

Cela fait près d'un mois que le parvis du beffroi est interdit à toute circulation, excepté celle des piétons à condition qu'il ne s'agisse de groupes. Un trou de grande dimension ouvert à l'entrée du Marché aux Poteries est le prélude aux travaux d'égouttage qui y seront réalisés lorsqu'on aura découvert une solution pour réparer les égouts à moindre frais.

La place Paul-Emile Janson.

On a dallé la partie située le long des immeubles faisant face à la cathédrale. Une bande d'environ cinq à six mètres est toujours en attente de dalles, le litige entre les différents intervenants dans le problème de l'importante fuite d'eau survenue au mois de janvier dernier ne semble pas encore résolu et à tout moment des ouvertures peuvent encore être réalisées. Lenteur des expertises et méthodes procédurières sont au rendez-vous en raison de l'importance du dédommagement qui devra être alloué aux différents habitants évacués depuis cette date.    

La rue de Courtrai.

Les travaux de pavement de cette axe qui fait partie de la jonction Ouest-Est traversant le centre-ville progressent, les ouvriers sont presque parvenus au carrefour des Quatre Coins Saint-Jacques. On peut espérer qu'à la fin de ce mois de novembre, la circulation pourra être enfin rétablie (les travaux ont débuté dès avant les congés). Les commerçants l'espèrent à l'approche de Noël et de la fin d'année, période habituellement favorable au chiffre d'affaires.

La place du Becquerelle et le quai Saint-Brice.

Les crèches sont en activité depuis quelque temps déjà, l'intercommunale Idéta est dans ses nouveaux locaux depuis un mois, on termine les appartements sur le quai Saint-Brice. Il faudra probablement attendre la fin complète des travaux pour que les trottoirs soient réalisés et que le quai retrouve un aspect plus agréable, enfin débarrassé de ses nombreux containers de chantier.

La rue Royale.

Le chantier touche à sa fin, il concerne la partie entre les quais et la rue des Campeaux. Si la route n'est plus barrée, la circulation y reste cependant difficile et les croisements parfois hasardeux ! 

La rue des Croisiers.

C'est LE chantier pourri par excellence. Quelques intervenants l'ont traité avec un certain laxisme au point de provoquer des inondations lors de chaque importante averse. Dans la section entre l'église Saint Jean-Baptiste et la rue Saint-Brice, la circulation se fait sur du laitier. On a récemment appris par la presse locale que les trottoirs vont être à nouveau ouverts pour la pose de canalisation d'eau. Il est déplorable de constater que les intérêts des uns (riverains et commerçants) et des autres (distributeur) ne peuvent être coordonnés, c'est malheureusement le mal dont souffrent depuis toujours les travaux publics en Wallonie, un manque flagrant de coordination des divers intervenants. On attend (sans plus trop espérer) un peu plus d'intelligence et un peu moins de sectarisme au niveau des personnes qui doivent mener à bien ces chantiers.

Boulevards de ceinture.

Des travaux vont prochainement débuter afin de placer des câbles électriques au boulevard des Combattants et Walter de Marvis. La circulation risque d'être rendue plus difficile en raison de ceux-ci. Comme c'est le prolongement de la voie empruntée par les automobilistes venant de la chaussée de Bruxelles (nationale 7) réduite à une bande de circulation entre le rond-point "Ma Campagne" et la porte Marvis, le temps de parcours aux heures de pointe risque d'être encore un peu plus allongé. A l'heure où on demande des économies structurelles à tous les niveaux, aucune personne n'est capable (ou ne veut comprendre) que les pertes de temps dans les embouteillages quotidiens coûtent des dizaines de millions d'euros chaque année !

Extra-muros.

Avenue des Peupliers.

La réalisation des trottoirs de l'avenue des Peupliers (dernier opus du chantier de rénovation du quartier Beau-Séjour-Vert Bois) a débuté voici quelques semaines, un côté est presque réalisé. Un aspect négatif doit cependant être signalé : dans la section de voirie comprise entre le chemin Willems et la jonction avec l'avenue Beau-Séjour, le passage continu des lourds engins de chantier a créé des nids de poules et parfois même... d'autruches. Emprunter cette voirie, surtout le soir, exige la prudence du sioux et la capacité de slalomer si on veut conserver son véhicule en bon état. L'état des finances communales ne nous permettent pas d'espérer une rénovation rapide de ce tronçon mais au moins pourrait-on, proprement, reboucher les trous autrement qu'en y mettant un peu d'asphalte à froid et en tapant dessus avec une pelle pour l'aplanir, ce qui a pour effet de remplacer comme on dit à Tournai "eine fosse pa eine bosse (un trou par une bosse) !

Les chantiers immobiliers.

Ceux-ci se poursuivent aux quatre coins de la cité de Clovis : résidence à la rue Jean Cousin, résidence de la Corne Saint-Martin à la plaine des Manœuvres, salle culturelle et appartements de standing en l'église Sainte-Marguerite à la place de Lille, rénovation de la toiture de la salle des Sports à la plaine des Manœuvres, résidence aux anciennes usines Allard au quai des Salines, garde-meuble, commerces et appartements aux anciens établissements Roland à la rue Saint-Eleuthère, partie résidentielle dans l'immeuble Ideta sur le quai Saint-Brice, construction de l'hôpital sur le site Union du Chwapi, extension des locaux de la clinique sur le site Notre-Dame de ce même Chwapi, extension de la zone commerciale des Bastions dans la rue éponyme, zone résidentielle sur le site de l'ancienne usine "Sacallain" à Allain, construction de la nouvelle concession Renault à Froyennes...

A la rue de l'Hôpital Notre-Dame, on a (enfin) évacué l'énorme tas de briques sur lequel était juché un engin de chantier. Cet important mont de gravats était tout ce qui restait du restaurant italien qui se dressait à cet endroit, à l'angle de la rue de l'Arbalète, jusqu'il y deux mois environ. Il n'y a toujours pas de fumée blanche pour la démolition des anciens bâtiments du "Courrier de l'Escaut", à l'angle de la rue du Curé Notre-Dame, ni pour l'occupation de l'Espace Depardieu, il semble que tout cela soit interdépendant.

Il fut un temps où on disait : "quand le bâtiment va, tout va", c'est bien loin d'être le cas désormais ! 

(S.T. novembre 2014)

 

03/09/2014

Tournai : encore et toujours des chantiers !

C'est la reprise !

Après une parenthèse d'un mois pour les uns et de deux pour les autres, les activités des travailleurs et des étudiants viennent de reprendre. Il en est de même pour les chantiers car, il faut s'en faire une raison, une génération de Tournaisiens va vivre dans la poussière, le bruit, la boue et les déviations de circulation.

La moitié d'une bonne nouvelle !

Les premiers balbutiements d'une reprise du chantier de dallage de la place Paul-Emile Janson, arrêté depuis la rupture d'une importante canalisation d'eau en janvier dernier, sont perceptibles depuis ce lundi 1er septembre. Chacun sait que lorsqu'un sinistre survient les experts désignés pour en rechercher les responsabilités ont toujours un malin plaisir de faire durer l'enquête à coups d'arguments contradictoires. Diantre, les sommes en jeu sont tellement importantes que les avocats des parties à la cause se doivent de défendre, bec et ongles, les intérêts de leurs clients au grand dam des victimes.  

Dans le prolongement de ce chantier, la seconde phase de pose de dalles dans la rue de Courtrai est en cours. Ce travail ne sera cependant pas terminé pour la braderie du 15 septembre. Les commerçants ambulants ne pourront pas, comme chaque année, envahir ce lieu qui sera uniquement réservé à ceux qui y ont leur magasin. On doute que le chaland emprunte cette voirie provisoire avec plaisir dans la poussière ou dans la boue !

Une "royale" mise en sens unique !

Depuis deux semaines, les travaux de pose d'impétrants dans la rue Royale concernent la partie comprise entre la rue de Monnel et la rue des Campeaux. Le passage des véhicules y est réduit à une seule bande de circulation, dans le sens de la gare vers l'Escaut. Dans l'autre sens, le choix se réduit à une seule solution : emprunter la rue des Campeaux et se perdre dans les ruelles du quartier Saint-Brice si on ne veut pas faire la file à l'angle de la rue de Pont.

On ne se croise plus aux Croisiers !

Les travaux nécessaires de mise à un plus grand gabarit de l'égouttage du quartier Saint-Jean sont entrés dans leur seconde phase. Un revêtement asphalté provisoire recouvre la place Gabrielle Petit afin de permettre aux riverains de regagner leur domicile avec leur véhicule. Désormais, c'est toute la section de la rue des Croisiers, longue de quelques centaines de mètres, entre la Galterie Saint-Jean et l'intersection avec les avenues Bozière et Decraene qui est concernée. La circulation y est interdite et déviée par la rue Saint-Brice et les petites rues qui descendent vers l'Escaut. Il est cependant préférable d'aller jusqu'au rond-point situé au pied de l'église Saint-Brice pour gagner le Luchet d'Antoing.

Le sol se dérobe !

Une excavation s'est formée sur la Grand-Place, dans la zone normalement piétonne où sont installées les terrasses des cafés et restaurants, elle a été vite réparée par les services communaux, une autre vient de faire son apparition en plein milieu du carrefour du beffroi et mieux vaut l'éviter lorsqu'on y passe en voiture. Est-ce la conséquence des pluies incessantes du mois d'août qui ont gorgé le sol jusqu'à saturation ?

Les travaux continuent à l'avenue des Peupliers.

La pose des impétrants s'y poursuit. Elle a été entamée au début du mois de juin et interrompue pour la période des congés. Quand celle-ci sera terminée, on posera de nouveaux pavés de béton sur les trottoirs, actuellement, rebouchés de façon sommaire. Pendant ce temps, une nouvelle signalisation routière a été posée à l'avenue Vert-Bois. On peut dire que les services chargés des plans de cette réalisation ont fait fort. Un homme dans un bureau à Namur, ne connaissant probablement Tournai que par la lecture d'un plan, a souhaité sécuriser cette zone, on ne peut blâmer cette louable intention. Mais... le brave fonctionnaire ignorait probablement que depuis quarante-cinq années que ce quartier existe, il n'y a jamais eu un seul accident, jamais un seul blessé, jamais la police n'y a été appelée pour dresser un constat (alors que de nombreux enfants y jouaient régulièrement). On y a créé une zone "30" et même une zone "20". On y a réglementé le stationnement en créant quelques places de parking (cinq pour seize immeubles situés dans l'extension de l'avenue), risquant ainsi de semer la zizanie entre des voisins qui jusqu'alors n'avaient aucun problème de relations, ni de stationnement sans que celui-ci ne soit "anarchique". Décidément, il y a des "penseurs en chambre" qui sont payés à œuvrer à contre-courant. En attendant, les habitants sont invités à ne plus recevoir de visiteurs au risque de devoir conseiller à ceux-ci d'aller chercher une place, éventuellement libre, ailleurs dans le quartier ou simplement de venir par les transports en commun.  

Chaussée de Bruxelles : bouchons ou non ?

Au contraire de l'avenue Vert-Bois, la chaussée de Bruxelles a, depuis toujours, été un lieu hautement "accidentogène". On ne compte plus les collisions aux conséquences bien souvent graves qu'on y a enregistrées. Afin de réduire les risques et de ralentir la circulation de cette importante voie de pénétration en ville, le SPF a, durant la seconde quinzaine d'août, adapté le marquage au sol, passant de quatre voies, le plus souvent à deux. Comme d'ordinaire les files sont longues à cet endroit, on attendait avec curiosité le jour de la rentrée des classes et certains redoutaient déjà de voir des véhicules stoppés sur la bretelle d'autoroute à la sortie 32 de l'E42. Le 1er septembre, tout s'est passé presque normalement, un journaliste a mis douze minutes pour effectuer le trajet entre le rond-point "Ma Campagne" jusqu'à celui de l'Europe alors que ce trajet est estimé habituellement à huit minutes. Il faudra voir maintenant lors de la rentrée de l'enseignement secondaire.

Réjouissons-nous cependant !

Les chantiers sont synonymes d'emplois, si cela permet à de nombreux travailleurs de pouvoir éviter ce chancre qu'est le chômage, on ne peut que s'en réjouir, toutefois, bien souvent, durant la journée, on ne voit sur ceux-ci que... deux ou trois pelés et un tondu ! 

(S.T. septembre 2014)

 

 

10:49 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tournai, chantier, avenue vert-bois, chaussée de bruxelles, spf |

04/09/2013

Tournai : quand sautent les bouchons !

Lundi 2 septembre 2013, avec la rentrée dans l'enseignement maternel et primaire, voici que se pose, à nouveau, le problème des inévitables bouchons aux heures de pointe. Comme les autres villes du Royaume, Tournai n'échappe pas à la règle.

Et ce n'est pourtant qu'une répétition générale car dans les prochains jours, on assistera également à la reprise dans l'enseignement secondaire général ou technique ou dans les hautes écoles. Combien seront-ils ceux qui vont louer un "kot" ou une chambre au sein de la cité des cinq clochers ? Parmi eux, une très large majorité de jeunes Français venant à Tournai le plus souvent en voiture, véhicule ventouse garé pendant une semaine, souvent au grand dam des employés de City-Parking chargés de relever les stationnements non réglementaires.

Comme nous avons tous, depuis longtemps, pris l'habitude de nous rendre sur notre lieu de travail ou conduire les enfants à l'école en voiture, ce sont des files impressionnantes qui se forment dès 7h15 sur les différents axes donnant accès au centre-ville (chaussées de Bruxelles, de Renaix, d'Audenarde, de Courtrai, de Lille, de Douai ou de Valenciennes) et, bien entendu, dans l'autre sens à partir de 15h30.

Ce n'est donc pas une sinécure d'entrer en ville en temps normal, ce l'est encore moins depuis que les rues sont en travaux et que les chantiers se multiplient. On plaint sérieusement le commissaire de police chargé de régler la circulation et de trouver des déviations, ses nuits doivent souvent être peuplées de cauchemars.

Commençons cependant par une excellent nouvelle qui va réjouir les usagers qui empruntent, chaque jour, la rue de la Madeleine : 

Le chantier de construction des quais d'embarquement pour les bus du T.E.C et de rénovation de voirie à l'avenue de Troyes sont terminés depuis le vendredi 29 août. Enfin peut-on s'exclamer ! Prévu pour une durée de trois à quatre mois et débuté le 8 octobre 2012, il a finalement pris fin après onze mois d'attente. Ce fut un véritable laboratoire qui démontra, s'il le fallait encore, le manque de coordination flagrant qui règne au niveau des divers intervenants et surtout le manque d'autorité de la part des maîtres d'ouvrage. Mis devant le fait accompli, les responsables ont sans cesse repoussé les délais d'exécution !

Désormais, avec le nouveau paysage urbain qu'on nous propose, circuler en ville sera plus difficile, surtout si les automobilistes font preuve d'égoïsme et ne respectent pas toujours les indications routières.

Prenons l'exemple de la rue de l'Hôpital Notre-Dame ouverte à la circulation, il y a quelques semaines, en sens unique. On voit, régulièrement, des véhicules emprunter le sens interdit pour se rendre dans un hôtel et d'autres stationner le long des façades. Ou bien le stationnement est possible sur ce tronçon et on se demande alors pourquoi le marquage au sol l'autorisant n'a pas été réalisé ou bien il est totalement interdit et alors, il faut, dès le début, faire la remarque à ceux et celles qui laissent leur véhicule à cet endroit durant de nombreuses heures. Selon les informations données par la "gazette de chantier" éditée par l'administration communale, cette rue, comme beaucoup d'autres, à l'avenir, dans le quartier cathédral, est un endroit "partagé" dans lequel l'automobiliste doit respecter les promeneurs et rouler à une vitesse maximum de 20 à l'heure, le panneau réglementaire pour ce genre de zone est placé en haut de la rue. Il faut voir certains conducteurs (et particulièrement les livreurs de colis express) descendre vers l'Escaut à une vitesse exagérée au risque de démolir leur suspension en arrivant au bout de la rue où la jonction avec les quais se fait par une bordure relativement élevée. Comme on le voit, il va falloir changer ses habitudes car ce n'est plus une rue de passage mais de promenade et il faudra absolument l'éviter si on est pressé !

La pose des dalles se poursuit à un bon rythme à la rue Dame Odile. Comme les travaux sont en cours à la rue des Chapeliers (fermée pour quelques mois à toute circulation), l'axe gare-beffroi se résume à deux itinéraires, par le quartier Saint-Brice, le plus direct ou par le quartier Saint-Jacques beaucoup plus long car il faut repasser par la rue Perdue et la Grand-Place. 

Dès la fin du mois de septembre, la pose d'impétrants va nécessiter la fermeture tout d'abord en journée et ensuite totale de la rue de l'Yser. Il n'y aura donc plus que trois solutions pour quitter le forum tournaisien : par le beffroi, la rue des Orfèvres ou l'étroit réduit des Dominicains. Aux heures de pointe, on pourrait assister à la traditionnelle histoire du serpent qui se mord la queue, l'importante fréquentation de l'école des Frères, transformant la rue des Choraux et celle du Four Chapitre, en deux lieux d'attente "squattés" par des parents soucieux de récupérer leurs enfants au plus proche de la sortie des classes.

Sur l'axe "Gare-Grand-Place" via Saint-Jacques, la circulation est rendue difficile, provisoirement, par la pose d'impétrants à la place du Becquerelle, le long du chantier Idéta. Il en est de même à la place Gabrielle Petit, à Saint-Jean, pour les mêmes raisons. La place Verte est toujours, en partie, interdite à la circulation, les dégâts provoqués lors des fortes gelées de hiver doivent encore faire l'objet de réparations (l'herbe pousse au pied des barrières interdisant l'accès à cette rue), tout comme en haut de la rue des Jésuites où ils seront réparés après la pose d'impétrants. Pour ces deux lieux, rien ne bouge.

Probablement pour des raisons d'économies, les marquages au sol n'ont pas été réalisés cette année et l'interdiction de doubler (ou obligation de se rabattre sur la bande de droite) est presque effacée sur la chaussée de Courtrai, juste avant d'aborder le carrefour situé près de la caserne des pompiers. Il n'est pas rare de voir des conducteurs foncer depuis le rond-point, sans se rabattre, au risque d'heurter un véhicule en attente de virer vers la rue de Lannoy. De même les plots enlevés pour l'arrivée du Tour de France, le 2 juillet 2012, n'ont toujours pas été remis et restent remplacés par des éléments en plastique régulièrement envolés par les chauffeurs distraits. S.P.W Routes quelle mauvaise image de marque tu donnes de toi aux contribuables qui t'abreuvent !

On pourrait encore parler d'un chantier qui, comme l'Arlésienne, est souvent évoqué mais jamais vu, celui de la réfection des trottoirs des avenues Beau-Séjour et Vert-Bois. De temps à autres, quelques ouvriers arrivent avec une camionnette, creusent un trou, l'entourent de protection et disparaissent comme ils sont venus. 

Terminons par un petit mot d'humour afin de conserver le moral :

les automobilistes qui empruntent la rue de la Madeleine, le quai Dumon ou la rue Saint-Martin, entre autres, ont compris depuis longtemps qu'il n'y avait pas que les tôles qui étaient ondulées et ceux qui n'ont pas eu les moyens financiers d'y participer un jour, ont une notion de ce qu'était le rallye Paris-Dakar. Doit-on redouter que ces "non-travaux" soient sponsorisés par... les fabricants d'amortisseurs ! 

 (S.T. septembre 2013)

17:47 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, travaux, chantier, rues |

22/04/2013

Tournai : le point sur la rénovation de la cathédrale.

2000-2013, le chantier du siècle que constitue la rénovation de la cathédrale Notre-Dame de Tournai progresse, parfois interrompu par l'attente d'attribution d'un budget ou par les intempéries hivernales. 

Retour aux sources.

La vieille dame qui domine la cité de Clovis a été construite dès le début du XIIe siècle et terminée en 1171, elle a subi de nombreuses transformations au cours de son existence, chaque époque y apportant son empreinte architecturale. 

Le vingtième siècle a été fatal au point de vue de sa santé, elle a survécu à deux guerres, ses pierres de Tournai ont été rongées par la pollution automobile et industrielle et une tornade l'a affaiblie, la conjonction de ces divers éléments l'a fait vieillir plus rapidement.

Les évènements les plus marquants furent l'incendie de mai 1940 consécutif aux bombardements allemands et la tornade du 14 août 1999.

Paradoxalement, cet évènement en soi dramatique pour la population allait la sauver car l'audit qui fut réalisé pour relever les dégâts qui lui avait été causés, révéla également quantité de désordres apparus au fil du temps. Classée patrimoine mondiale à l'Unesco, les différents milieux responsables de sa conservation et de son entretien durent se résoudre à entreprendre une importante et onéreuse restauration. Le déchaînement météorologique a vraisemblablement accéleré un processus qui aurait pu s'avérer trop lent, il a donné un salutaire coup de pouce aux amoureux du patrimoine qui priaient secrètement pour qu'on ne la laisse pas mourir.  

Ainsi la tornade qui, en ce début de soirée d'août, avait pris naissance au sud de la ville, l'avait balayée, avait été responsable de la démolition de dizaines d'habitations, avait abattu les arbres remarquables et parfois centenaires du square de la place Crombez ou jeté bas les monuments du cimetière du Nord, ainsi cette furie qui dura à peine un quart d'heure sans faire de victime allait au moins avoir une conséquence bénéfique, la prise de conscience de l'état de délabrement, souvent peu visible depuis le sol, du prestigieux édifice. 

Les premiers travaux

L'attention se porta en premier lieu sur la tour Brunin, une des deux tours qui se dressent du côté de la place Paul Emile Janson. Comme éprise de liberté, celle-ci semblait se désolidariser des quatre autres, elle s'écartait de l'ensemble et entre la base et le sommet, le déport était de près de 80 centimètres.

Pour d'évidentes raisons de sécurité, il a fallu se résoudre de fermer la cathédrale aux offices et aux visiteurs. Pour la première fois depuis la présence des Révolutionnaires français à la fin du XVIIIe siècle, elle allait connaître des destructions, à la différence que celles qui avaient été décidées devaient déterminer le traitement qu'on allait devoir lui imposer.

En ouvrant ses entrailles, les origines de son manque de stabilité furent vite découvertes, les excavations réalisées laissaient voir de nombreuses fissures dans les murs de fondation. On découvrit qu'une partie de l'édifice était érigée sur des terres de remblais alors que son centre reposait sur un éperon rocheux. Près de trois ans furent nécessaires pour stabiliser la tour par la technique du jet grountig qui permet d'injecter un béton à très haute pression et relier ainsi cette partie du bâtiment au socle calcaire.

Cette opération fut riche en enseignement sur son histoire.

Dans le sous-sol du déambulatoire nord, à des profondeurs différentes, on a retrouvé des éléments datant de l'époque gallo-romaine, un dallage monumental en pierre et des hypocaustes attestant de l'existence d'un édifice à cette époque. On a mis à jour un baptistère de l'époque carolingienne et dans la partie centrale de la nef romane, on a découvert, en novembre 2006, une petite crypte funéraire où étaient inhumés les corps d'évêques du XIIe siècle dont celui de Bauduin 1er, évêque de Noyon Tournai, mort probablement en 1068, dont on pensait qu'il avait été enterré à Paris.

Dès le 7 septembre 2003, jour de l'ordination du 100e évêque de Tournai, Mgr Guy Harpigny, la cathédrale fut à nouveau ouverte au culte et aux visiteurs. La nef romane, le transept et le trésor furent à nouveau accessibles tandis que le choeur gothique, bardé d'échafaudages métalliques pour empêcher l'écartement des colonnes resta interdit d'accès. 

Accueillis par des personnes chargées de diriger le public, appelées "anges gardiens", les touristes revinrent nombreux afin de visiter le célèbre édifice romano-gothique.

La première phase du chantier de rénovation.

Bénéficiant des conseils de spécialistes et dirigée par l'architecte français Vincent Brunelle qui a relevé le défi de rendre à l'édifice religieux son lustre d'antan, la première phase des travaux débuta en 2008. Elle concernait la restauration de la nef romane.

On assembla un immense échafaudage qui ceintura la nef et on recouvrit celui-ci d'un dôme plastifié apportant ainsi sécurité et confort de travail aux ouvriers qui allaient se succéder sur le chantier. On enleva les ardoises, on réalisa un nouveau voligeage de bois et dessus on plaça des tables de plomb, un élément qui recouvrait Notre-Dame jusqu'au XVIe siècle. Le plomb qui a été coulé sur sable a été acheminé au sommet de la nef, des table de plomb non soudées entre elles mais séparées par une bande de cuivre étamée pour garantir un maximum de jeu tout en étant fixées sur les lattes de bois du voligeage. En un peu plus d'un an, les couvreurs ont posé 140 tonnes de plomb sur une surface de 1.500 m2 selon des techniques séculaires. Cette nouvelle couverture est prévue pour résister 250 ans. Les décors en plomb qui dissimulent les boîtes à eau ont été décorés de motifs dorés et les tourelles ont aussi fait l'objet de travaux de dorure. Dans la partie supérieur, une couche d'émail satiné de couleur ocre a été appliquée pour recevoir une feuille d'or de 24 carats. Les menuiseries extérieures des lucarnes ont été refaites et peintes en couleur rouge. 

S'il était invisible pour les passants, le chantier a pu être suivi par de nombreux passionnés emmenés tout là-haut par les Guides de Tournai qui leur expliquaient chaque détail de la rénovation tout en résumant l'histoire du bâtiment.

La toiture terminée, on s'attaqua alors aux façades. Avec les conseils avisés de Laurent Déléhouzée, diplômé de l'UCL en archéologie du bâti patrimonial, qui a pratiquement examiné chaque pierre. Celles qui étaient fendues, cassées, effritées ou présentaient une érosion furent retaillées au pied même de l'édifice par des tailleurs de pierre travaillant sur place comme leurs ancêtres du moyen-âge. Les autres pierres qui ne nécessitaient pas un remplacement furent nettoyées pour leur donner l'aspect initial qu'elles avaient perdu à cause de la pollution atmosphérique et de la circulation urbaine. 

Pendant ce temps, le vitraux ont été retirés, transportés dans un atelier, nettoyés et certaines parties fêlées ou cassées ont été remplacées. Ils ont été aussi renforcés par un nouveau cerclage de plomb.

Progressant, les travaux se sont étendus à la chapelle Saint-Louis édifiée au XIIIe siècle, annexée à la nef romane et située sur le Vieux marché au Poteries. Celle-ci a retrouvée sa toiture comme elle existait à l'origine c'est-à-dire en tuiles vernissées et colorées formant des dessins en losange, elles sont de trois couleurs (rouge, jaune et vert) déclinées en cinq nuances.

Le grand escalier menant à la porte Mantille a été reconstruit. 

Dans le courant de l'année 2012, parapluie et échafaudages ont été démontés permettant aux passants de découvrir une nef romane rajeunie, dont les éléments en dorure brillent de mille feux au soleil.

La seconde phase débute.

En ce mois de mars 2013, de nouveaux ouvriers ont pris d'assaut les cinq clochers de la cathédrale. Leur mission consiste à encercler les tours d'un échafaudage aérien plus gigantesque encore que le précédent, une structure métallique de 17.000 m2. 

En ce mois d'avril, l'assemblage déjà réalisé concerne les tours situées au sud (côté beffroi) et s'élève déjà à une quarantaine de mètres, soit presque la moitié de la hauteur des cinq flèches. A cette altitude sera réalisé, ce qu'on appellerait en alpinisme, un camp de base pour les ouvriers avec commodités, abri pour les réunions... Vers le début de l'automne, on ne devrait plus apercevoir ces cinq clochers, symbole de notre cité scaldéenne, ils disparaîtront à la vue du promeneur pour cinq ans environ. 

Là aussi les ardoises des clochers seront enlevées et remplacées par des tables de plomb, le zinc des corniches sera remplacé, les pierres seront nettoyées, les parties malades des façades seront remplacées, les vitraux démontés, nettoyés, renforcés avant que le tout ne soit à nouveau posé. 

Sur la place Paul Emile Janson, une fois encore le "groupe des aveugles", monument réalisé par le sculpteur tournaisien Guillaume Charlier en 1908, restauré voici quelques années, a quitté son emplacement. Tout comme les toiles de Rubens retirées il y a un an et déjà mises à l'abri pour éviter les poussières, l'oeuvre sera entreposée et à sa place on réalise le coffrage qui soutiendra l'immense grue qui sera bientôt montée. Elle servira à acheminer le matériel et les tables de plomb nécessaires à la couverture des clochers, à plus de 83 mètres de haut. Uniques en Europe, les charpentes romanes nécessiteront une approche méticuleuse pour leur rénovation. 

Transférés au niveau du transept pendant la durée des travaux de la nef romane, les offices ont repris place dans celle-ci et cette dernière a été séparée du transept et du choeur, il y a quelques semaines, au moyen d'une haute cloison. Désormais, la pièce remarquable qu'est le jubé de Corneille Devriendt ne sera plus accessible, lui aussi sera caché aux regards des visiteurs pendant toute la durée du chantier concernant les clochers et le transept. Beaucoup d'amoureux de cet incomparable bâtiment espèrent, sans trop y croire vu l'importance de la rénovation, que le transept sera déjà accessible en 2017, l'année du douzième centenaire de la création du chapitre cathédral.

Dans les mois à venir, on réalisera également des tests sur les portails romans en vue de fixer le choix des meilleures techniques de restauration. 

Comme on peut le constater, la vieille dame qu'est Notre-Dame de Tournai subit un très long lifting, des outrages du temps, elle sera finalement libérée et pourra regarder à nouveau l'avenir avec la confiance de celle qui a retrouvé une seconde jeunesse.

( sources : presse locale - gazettes de chantier n°1 à 8 de la revitalisation du coeur de Tournai et de la restaurationdela cathédrale Notre-Dame). 

S.T. avril 2013.

28/11/2012

Tournai :la construction a le vent en poupe !

Avant de céder son fauteuil mayoral, le 3 décembre prochain, le bourgmestre de Tournai a tiré, devant la presse, un bilan des douze années passées à la tête de la cité des cinq clochers. On a notamment appris que son souhait le plus cher était de voir la population de la ville augmenter et il a ainsi cité le chiffre de 72.000 habitants à l'horizon 2020. Pour rappel, on dénombre actuellement un tout petit moins que 70.000 habitants.

Les nouveaux venus, parmi lesquels les Français ne seront certainement pas les moins nombreux, trouveront largement à (bien) se loger puisque des projets immobiliers de qualité fleurissent aux quatre coins de la cité de natale de Clovis. Un notaire m'annonçait dernièrement que dans les quatre prochaines années, environ neuf cents logements seront mis en vente ou en location sur le territoire de la ville.

Deux projets ambitieux viennent de démarrer. L'un se situe entre la rue As-Poids et la place de Lille, l'autre en face du jardin de la Reine. 

Depuis quelques jours, des tracteurs évacuent des tonnes de terre et de gravats de terrains situés à l'arrière de l'église Sainte-Marguerite. On va édifier, en cet endroit, un parking sur deux étages et transformer l'ancien hôtel à l'enseigne des "Armes de Tournai" ainsi que l'ancienne cure en appartements de standing. L'église elle-même vient d'être vendue à un promoteur qui souhaite y aménager là aussi des appartements  avec vue unique sur la cité tout en réservant le rez-de-chaussé à une destination plus culturelle. Espérons qu'au cours de ce chantier ne disparaîtra pas la cartouche "La fuite en Egypte", redécouverte il y a peu de temps et qui avait disparu sous un recouvrement probablement après la seconde guerre mondiale. Les défenseurs du patrimoine tournaisien peuvent, en effet, émettre logiquement certaines craintes car le promoteur n'est autre que celui qui a procédé à la restauration de la façade du 10 rue des Maux, l'ancienne "grange aux dîmes" de l'abbaye de Saint-Martin, au cours du laquelle le sablage a fait disparaître les dorures qui recouvraient les inscriptions des cartouches ainsi que la polychromie qui identifiait les armes de l'abbaye et de l'abbé constructeur. Tout cela probablement, une fois de plus, au nom de la rentabilité financière, ce terme à la mode qui nous a plongé dans la situation économique que nous connaissons ! On n'a pas le droit de gaspiller le riche patrimoine tournaisien conservé par nos ancêtres et de s'ériger en juge de ce qui doit être conservé ou peut disparaître. 

Les Tournaisiens amoureux de leur passé doivent également se presser s'ils veulent garder un souvenir de ce fugace "Casino" dont l'Optimiste vous a déja parlé. Depuis cette semaine, un puissant engin est occupé à attaquer la façade située à l'angle du boulevard Léopold et de l'avenue de Troyes. A la place s'élèvera un bâtiment de trente-trois appartements de très haut standing, au sein d'un écrin de verdure. Le rez-de-chaussée do nouvel immeuble sera occupé par une société de banque-assurance, une fiduciaire et une société immobilière. Une quinzaine d'emplacements de parking seront mis à la disposition de leur clientèle.

Dans la rue des Fougères, proche de la chaussée de Saint-Amand, la phase 1 de la résidence "la Renardière" se termine. Les fondations de la deuxième phase ont débuté. Là aussi quelques dizaines d'appartements confortables seront bientôt mis en vente.

Les appartements érigés sur le domaine de l'ancien Hôpital militaire de Bongnies, à la rue Allard l'Olivier, sont pratiquement terminés, certains ont déjà trouvé preneur.

Au boulevard du roi Albert, à l'emplacement d'une ancienne maison d'accueil pour personnes âgées, une petite résidence est également en construction. 

Dans la rue Jean Cousin, les travaux d'édification d'une importante résidence de plusieur dizaines de logements se poursuivent tandis que sur la plaine des Manoeuvres, face à l'avenue Montgoméry, la première phase de "la Corne Saint-Martin", autre projet de plusieurs dizaines d'appartements ayant la particularité d'être passifs évolue rapidement.

Des demandes de permis de bâtir ont été introduites ces dernières semaines à l'Administration Communale concernant la création d'appartements aux étages de l'ancien immeuble de la "Vierge Noire" à l'angle du piétonnier et de la rue de la Tête d'Or ainsi que pour la transformatione en une trentaine d'appartements de l'ancienne usine Allard sur le quai des Salines. 

On attend le début des travaux de démolition des anciens bâtiments du "Courrier de l'Escaut" situés à l'angle de la rue du Curé Notre-Dame et de l'Hôpital Notre-Dame, appartements de grand confort au pied de la cathédrale, un lieu très prisé par les amoureux de Tournai. 

Le "Centre de Tourisme" sur la place Paul Emile Janson n'en finit pas... d'en finir. Son inauguration a été maintes fois repoussée, il semble, comme nous vous l'avons déjà dit, que ce chantier souffre d'une mauvaise coordination.

La rénovation complète des façades du piétonnier sera probablement terminée pour la Noël. Les puristes constateront qu'on y a fait du beau sans respecter le caractère historique, c'est souvent le danger quand un projet est confié à une firme étrangère qui ne (re)connaît pas le caractère du lieu ou s'en moque éperdument. Sur les pas de porte, des grandes pierres bleues ont été collées sur des trumeaux faussement reconstitués et les corniches à corbeaux ont disparu au profit de corniches d'une grande simplicité. Pratiquement toutes les vitrines ont été ramenées au bord de la voirie créant une uniformité discutable. Le caractère tournaisien des maisons a disparu, probablement au nom d'une rentabilité financière et d'une enveloppe qu'il ne fallait pas dépasser. 

On est toujours sans nouvelle du devenir du chancre que constitue l'ancien cinéma Palace où des appartements devraient se trouver au-dessus d'un rez commercial. Actuellement le terrain vague sert de lieu de stockage pour la firme Galère chargée des travaux de rénovations des rues dans le cadre du projet cathédral. On attend aussi le début de la construction d'un immeuble dans la rue de l'Arbalète à destination de kots pour étudiants. On n'évoque plus de l'installation de l'école Saint-Luc dans le bâtiment des Anciens Prêtres et des Archives de l'Etat à la place de l'Evêché et place Paul Emile Janson. L'affaire suit-elle son cours ou un nouveau rebondissement est-il à prévoir? La direction de l'école des Frères située dans la rue des Choraux, en face d'un des bâtiments pressentis, a démenti par presse interposée que leurs bâtiments étaient à vendre et que Saint-Luc y installerait des auditoires !

Au Becquerelle, l'important chantier de construction du siège d'Ideta, d'une trentaine d'appartements et de deux crèches avance rapidement, les fondations ont été réalisées, le rez-de-chaussée est en cours d'édification, un des bâtiments est déjà totalement sorti de terre. 

A la rue Paul Pastur, l'édification d'appartements se poursuit, le gros-oeuvre se termine. 

A l'avenue de Maire, la construction de l'école "le Petit Colysée" est en cours, les fondations sont terminées, on entame les murs du rez-de-chaussée. 

Un tout nouveau quartier a poussé comme un champignon à Warchin, à proximité de la chaussée de Bruxelles, plusieurs dizaines de maison ont déjà trouvé acquéreur, d'autres sont encore en construction.

Il nous reste à évoquer l'important chantier de rénovation de la cathédrale Notre-Dame entamé depuis déjà une décennie. Après la stabilisation de la tour Brunin et la restauration de la nef romane, voici que se profile une nouvelle phase, celle qui concernera les clochers et le transept. Dans quelques semaines débuteront les travaux de préparation de cette délicate opération puisqu'elle concernera un chantier se déroulant jusqu'à une altitude de 83 mètres. Il y a lieu de poser les échafaudages qui ceintureront l'ensemble, de créer un plancher qui servira de base aux ouvriers, de prévoir les moyens nécessaires pour hisser le matériel tout là-haut, de fermer le tout pour des questions de confort et de sécurité pour les ouvriers. A l'intérieur de l'édifice, on va totalement isoler la nef romane qui sera la seule partie encore accessible pour les visites et les offices. L'entrée du Trésor se fera comme durant la période de fermeture au début des années deux mille par la rue des Chapeliers. La durée de la préparation est d'environ six mois, celle de la rénovation est estimée à plus ou moins six ans. 

(S.T Novembre 2012)

20/09/2012

Tournai : grues et clochers rivalisent

L'Optimiste a fait, cette semaine, le tour des chantiers immobiliers qui fleurissent en ville. Les tournaisiens vont bientôt découvrir dans le ciel de leur cité autant de grues que de clochers.

Les chantiers du centre-ville.

Le plus avancé est celui de la construction d'appartements et de maisons dans le quadrilatère formé par les rues de l'Arsenal, Campin et du Désert, face au lycée Campin et au CHWAPi (site Notre-Dame). Le chantier est pratiquement terminé, quelques immeubles nécessitent encore l'une ou l'autre finition. la plupart des habitations sont déjà occupées. 

A l'angle du Becquerelle et du quai Saint-Brice, les travaux de construction du nouveau siège de l'intercommunale Ideta se poursuivent, un bâtiment destiné à accueillir une crèche est déjà bien avancé sur la place du Becquerelle, l'immense dalle de béton est actuellement coulée pour l'édification des autres ailes. A terme, on trouvera deux crèches d'une capacité totale de 54 enfants et une crèche permettant d'accueillir sept enfants handicapés, le siège social de l'intercommunale qui pourra ainsi y regrouper ses services, un rez-de-chaussée destiné aux PME, vingt-neuf appartement de standing situés sur le quai Saint-Brice et douze appartements moyens donnant sur la place du Becquererelle. En sous-sol un parking offrira cent places de stationnement. 

Sur le quai des Salines, on a débuté la rénovation des anciennes usines Allard pour transformer le bâtiment industriel en appartements.

A l'angle de la rue de l'Hôpital Notre-Dame et du Curé Notre-Dame, face à la cathédrale, les anciens bâtiments du quotidien, "Le Courrier de l'Escaut" construits après la seconde guerre mondiale seront prochainement rasés. A la place, la firme Dherte, promoteur du projet, y élèvera un bâtiment de quatre étages comprenant onze logements, deux cellules commerciales et neuf emplacements de parking. Ce projet, présenté au cours du mois d'août, en pleine période de vacances, a déjà fait couler beaucoup d'encre. L'Asbl Pasquier Grenier qui défend le patrimoine architectural tournaisien a, en effet, jugé ce projet, situé au pied de la cathédrale Notre-Dame, d'une grande pauvreté architecturale, tant au niveau des matériaux utilisés que des volumes, particulièrement, en toiture où règne une certaine anarchie par la création de fausses faîtières et de toitures en terrasses. Le premier échevin Tournaisien, en charge de l'urbanisme, a balayé, d'un revers de la main, cette argumentation spécialisée en déclarant ne pas connaître les attentes de l'Unesco en matière d'environnement d'un prestigieux monument inscrit au patrimoine mondial. Pour avoir vu, la projection de cette construction, l'Optimiste a eu son attention particulièrement attirée par la lourdeur du mur aveugle, blanc, reliant le sol au toit, côté de la rue du Curé Notre-Dame. L'architecte ne s'est probablement pas rendu-compte qu'il s'agissait là d'un véritable coup de poing dans le paysage urbain.

On nous promet, depuis quelques mois déjà, la construction d'une résidence de standing, avenue de Troyes, face au jardin de la Reine, à l'emplacement de l'ancien Casino (qui fut transformé en dancing "Paradise" de sinistre mémoire pour les riverains) et de l'immeuble de la distribution d'eau. En juillet, les plantations qui envahissaient le site ont été rasées. Une édition de "la Dernière Heure", datée du 24 janvier 2012, annonçait le début du chantier dans les deux mois. On devrait normalement y édifier trente appartements de standing, des bureaux et quarante emplacements de parking en sous-sol. 

Le projet de rénovation de l'ilôt Cherquefosse, dans le quartier Saint-Piat, semble de nouveau sommeiller et il ne se réveillera probablement pas avant les élections communales du 14 octobre prochain. Pour rappel, suite à une réunion organisée à l'administration communale en mars 2012, entre les habitants du quartier qui souhaitaient le voir transformé en un lieu résidentiel accueillant et les responsables de l'intercommunale Ideta qui avaient jeté leur dévolu sur celui-ci pour y ériger une zone d'activités économiques non polluantes, il avait été décidé de construire, sur cet espace abandonné (et souvent squatté) de 4.000 m2, trois halls relais et septante logements mixtes (moyens et sociaux).

On attend, avec impatience, le début du chantier de la phase deux de la cathédrale Notre-Dame. Après les travaux de la nef romane, rondement menés, le chantier concernant la rénovation des cinq clochers, probablement le plus spectaculaire, a pris un certain retard. Personne ne peut dire, à l'heure actuelle, quand il va démarrer (certainement plus avant les élections !).

Nous n'avons pas reçu d'informations complémentaires quant aux projets de constructions de cellules commerciales, parking et appartements dans la rue de l'Hôpital Notre-Dame, à l'emplacement de l'ancien cinéma Palace ainsi qu'un immeuble abritant plusieurs "kots" pour étudiants dans la rue de l'Arbalète. Ceux-ci avaient fait l'objet d'un reportage sur No Télé, il y a quelques mois déjà. Il est dommage que ce "chancre" se situe sur une des voies principales de la traversée de la ville (entre la gare et la cathédrale). Le restaurant qui subsiste à cet endroit fermera ses portes à la fin de l'année, les restaurateurs ont fait une demande de permis de bâtir pour la transformation d'un immeuble à proximité de la gare. 

Un chantier, plus modeste, est également en cours à la rue Saint-Brice, à l'angle de la rue Pierre Caille. 

Une demande de permis de bâtir a été introduite pour la restauration de trois immeubles sur la place de Lille (dont l'ancien hôtel "Aux Armes de Tournai"), une autre pour la construction de parkings et d'appartements à la place de deux immeubles vétustes situés dans la rue As-Pois, au pied de l'église Sainte-Marguerite. 

Les chantiers extérieurs.

Sur la plaine des Manoeuvres, le long de la chaussée de Douai, les bâtiments de la "Corne Saint-Martin" s'élèvent peu à peu. A terme, on trouvera à cet endroit cinq constructions, "basse énergie", de trois ou quatre étages, groupées autour d'un ilôt central de verdure et d'un bassin de rétention des eaux pluviales. 

Une résidence est également en cours d'édification à la rue Jean Cousin et une autre à la rue Paul Pastur par le promoteur Lemer Immo. Ces deux chantiers vont permettre de mettre en  vente ou en location plusieurs dizaines d'appartements supplémentaires.

A la rue des Fougères, la construction de la résidence "la Renardière" se poursuit, une vingtaine d'appartements y sont réalisés avec parking souterrain ou car-ports. 

Sur l'avenue de Maire, les travaux de reconstruction de l'école communale "le petit Colysée" ont débuté, il y a quelques semaines. Ils devraient être terminés pour la rentrée des classes de septembre 2013.

Faites le compte, chaque chantier amenant au moins une grue, on va bientôt voir autant de grues qu'il n'y a de clochers dans la cité de Clovis.

(S.T. septembre 2012)

13/01/2012

Tournai : la ville en chantier

Après avoir observé une pause en raison de la "trêve des confiseurs", les chantiers redémarrent aux quatre coins de la ville. Le meilleur conseille qu'on puisse donner en débutant cet article, c'est de laisser la voiture à la maison et de se rendre en ville par les transports en commun.

Restons néanmoins optimiste, il y a quand même une "mini" bonne nouvelle, après deux années de travaux nécessaires à la réalisation du parking souterrain, la rue Perdue, dans sa section entre la rue Dorée et le Fort Rouge a été rendue à la circulation et au stationnement. Dans quelques mois, probablement avant les vacances d'été, on aura terminé la partie située en haut de la placette aux Oignons. 

Le chantier du quartier cathédral commencent peu à peu à être la bête noire des commerçants. Ceux-ci ont vu, en cette année 2011, leur chiffre d'affaires baisser, une commerçante a d'ailleurs fait faillite et des magasins ferment. Les quatre rues composant la Croix du Centre étaient en voie d'achèvement lorsque, cette semaine, on a vu débarquer les services de Belgacom qui ont ouvert, par endroits, cette voirie fraîchement terminée. Il paraît que les chemins de câbles étaient envahis par les eaux et que certains abonnés n'avaient plus de liaison téléphonique. Malchance ou vice de forme dans la réalisation des travaux précédents ? Pendant ce temps, des échafaudages ont été érigés le long des façades de la rue de la Cordonnerie en vue de leur rénovation.

Jusqu'au 9 janvier, la rue des Chapeliers avait été épargnée par les travaux, mais voici que depuis lors, Ores remplace les canalisations de gaz et pour cela ouvre les trottoirs. Contrairement à ce que pourrait laisser penser l'état du chantier depuis plusieurs semaines, les travaux de la rue de Paris ne sont pas à l'arrêt, on pose les collecteurs d'égoût.

Place Paul Emile Janson, les travaux du centre de Tourisme sont à l'arrêt depuis plus de deux mois probablement en raison de la faillite de la firme qui en était chargée.

Deux ans après la démolition du Multiscope Palace, dans la rue de l'Hôpital Notre-Dame, le trou est toujours béant. Existerait-il, comme certains le disent, un litige entre le promoteur chargé d'y construire des immeubles commerciaux et des appartements de standing et les auteurs du projet ou le maître d'oeuvre ? Pendant ce temps, la rue est également mise en sens unique durant les heures ouvrables pour procéder à la pose d'impétrants avant de réaliser le nouveau dallage. 

Les travaux se poursuivent dans le Bas-Quartier, sur la placette et les rues avoisinantes, les joints seront coulés prochainement. 

il y a déjà quelques semaines, on a coulé les fondations de la plate-forme panoramique au pied de la Naïade, depuis lors, on ne voit plus un ouvrier sur le chantier. De même, on avait commencé à daller la partie basse de la rue des Puits l'Eau, là aussi, on voit peu d'ouvrier s'affairer sur le chantier, la pose d'impétrants doit encore être réalisée ?

Dans la rue de la Tête d'Or, la voirie pour la "dépose-minute" de touristes et les deux arrêts de bus sont pratiquement terminés mais plus rien ne bouge actuellement. Toutefois, les travaux devraient recommencer à partir de ce lundi 16 janvier puisqu'on prévoit de mettre cette rue et la rue de la Wallonie en sens unique (c'est-à-dire de Saint-Brice vers le beffroi). La durée est prévue pour un peu plus de deux mois environ, comptons, au moins, trois avec l'expérience acquise. On profitera de cette mise à sens unique pour aménager les nouveaux arrêts de bus situés à proximité du beffroi. 

Comme annoncé dans notre précédente rubrique, on procède à la démolition de l'ancienne clinique Saint-Georges. Pour des raisons évidentes de sécurité, il a fallu, ce jeudi, interdire totalement la circulation des voitures et piétons au moyen de barrières de chantier, sur le quai Saint-Brice et dans la rue du Becquerelle, le quai Dumon formant un cul de sac.

Un autre axe de pénétration en ville est lui aussi contrarié par des travaux, dans la rue Saint-Brice, Ores poursuit la pose le renouvellement de canalisations entamé depuis plusieurs mois dans ce quartier de Tournai. de plus, on a procédé à la démolition d'un bâtiment à l'angle de cette rue et de la rue Pierre Caille.

L'arrivée par la porte de Valenciennes est également en travaux, l'avenue des Etats-Unis est en partie interdite à la circulation, d'importantes tranchées y sont creusées, une déviation est mise en place depuis quatre à cinq semaines. 

Sur la plaine des Manoeuvres, à hauteur de la chaussée de Douai, on a coulé les fondations du premier immeuble de la résidence de la Corne Saint-Martin. A la rue des Sports, les travaux se poursuivent et avancent à une vitesse normale sur l'ancien terrain de la Royale Union Sportive Tournaisienne où sont construits les nouvelles ailes du l'Hôpital du CHWApi. Dans la rue de la Citadelle, les appartements construits sur les terrains de l'ancien hôpital militaire De Bongnie sont en voie de finition.

A la rue du Château, la troisème phase de la constrcution de bâtiments pour le Ministère des Finances à l'emplacement de l'ancienne coopérative l'Avenir se poursuit, le gros oeuvre est terminé, les aménagements intérieurs débutent.

Enfin, le chantier de rénovation de la cathédrale Notre-Dame va bientôt entrer dans une nouvelle phase, la toiture et les murs de la nef ont été magnifiquement restaurés, ils ont retrouvé une nouvelle jeunesse, les vitraux ont été nettoyés et les vitres fendues ou cassées remplacées. La reconstruction de l'escalier de la porte Mantille se termine, dans le courant de cette année devrait débuter une phase plus spectaculaires, les travaux de rénovation vont concerner les cinq clochers (quatre culminent à 83 mètres). Ceux-ci nécessiteront la fermeture du transept.

09:10 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, chantier, travaux, impétrants, croix du centre |

25/08/2011

Tournai : On ne nous dit pas tout !

L'Optimiste vous a déjà parlé, à de nombreuses reprises, de ce projet de mise au gabarit européen de l'Escaut et des problèmes que celui-ci engendrera dans la traversée de Tournai. Jusqu'à présent, nous nous sommes focalisés sur le Pont des Trous, un des derniers témoignages du passé qui risque d'être dénaturé.

Mais la vieille porte d'eau n'est pas la seule à poser problème pour le passage des bateaux de 2.500 et (peut-être même plus tard) de 3.000 tonnes.

"Les Etudes Envrironnementales Stratégiques de la Liaison fluviale à Grand Gabarit Seine-Escaut et ses raccordements sur le territoire wallon" publiées par le Service Public Wallonie nous en apprennent beaucoup plus à ce sujet. Le préambule de ce rapport nous informe que ce projet souhaite réaliser la jonction entre le bassin de la Seine et celui de l'Escaut actuellement reliés par le Canal du Nord et par le Canal de Saint-Quentin, deux voies navigables vétustes et à faibles capacités (max 1.300 tonnes pour le Canal de Saint-Quentin).

Les objectifs sont (entre autres) :

de supprimer les goulots d'étranglement majeurs dans le réseau navigable de haute capacité de l'Europe, de permettre une croissance durable pour le transport fluvial en Europe, d'améliorer la logistique industrielle grâce aux avantages du transport fluvial, de créer un nouvel élan pour le développement des ports maritimes du Nord.

En Belgique, sur le Haut-Escaut (secteur géographique qui nous concerne), il y a lieu de moderniser les barrages de Kain et d'Hérinnes et de supprimer le goulot d'étranglement que représente la traversée de Tournai.

Si le préambule focalise tous les regards sur la vieille porte d'eau et crée une polémique entre les défenseurs du patrimoine local et les décideurs politiques poussés dans le dos par des industriels soucieux de promouvoir leur activité économique, il n'évoque aucun autre sujet. Il faut, en effet, se rendre aux pages 22 à 29 de cette étude pour remarquer qu'il n'y a pas que le vieux monument (le plus photographié par les touristes après la cathédrale Notre-Dame) à être directement concerné par des modifications structurelles.

L'étude constate également que la navigation est très difficile dans la traversée de Tournai en raison de l'étroitesse du chenal de navigation ce qui implique, actuellement, une navigation en alternat. Le Pont des Trous n'est dès lors pas le seul obstacle, le Pont-à-Pont en représente un également. Ce dernier est situé dans une courbe serrée (rayon de 425m), la passe navigable est réduite sur 190m de part et d'autre du pont. Sous celui-ci, la largeur de la passe navigable n'est que 19m30. Ces valeurs géométriques concernant le rayon de courbure et la largeur du chenal sont de loin inférieures aux recommandations des normes de bonne conception des voies hydrauliques. Autre problème, le Pont-à-Pont présente une hauteur libre de 6m70 !

Le plan prévoit donc pour la mise au gabarit du fleuve de rectifier légèrement la courbe à cet endroit par l'alignement à 26m50 (au lieu des 19m30 actuellement), de supprimer la pile du pont située sur la rive droite ce qui provoquera inévitablement la reconstruction du tablier de l'ouvrage. Les travaux entrepris permettraient de relever la hauteur libre à 7 mètres au lieu des 6m70 actuels. Les rampes des voiries devraient être adaptées et leur pente passerait de 3,3% à 4% sur une longueur de 80 à 90 mètres sur chaque rive. Il y aura lieu également de construire un nouveau mur de quai sur la rive droite et de revoir les impétrants de celle-ci. Selon les auteurs, il ne devrait pas être envisagé d'expropriations.

Voilà ce qui est dit dans ce rapport que vous pouvez consulter sur : http://voies-hydrauliques.wallonie.be/opencms/export/site....

Les riverains des quais Saint-Brice, des Poissonsceaux, de la rue de Pont et de la rue des Puits l'Eau seront concernés par cet immense chantier au même titre que ceux du quai Andréï Sakharov et peut-être même du quai Dumon.