28/09/2016

Tournai : les festivités de septembre (5)

Lundi 12 septembre : la Braderie.

Voici le troisième jour consécutif de sortie pour les Tournaisiens, un nouveau rendez-vous incontournable des festivités locales de ce mois de septembre. L'expression si souvent entendue depuis que cette manifestation existe : "Faire braderie" perd malheureusement, peu à peu, sa signification. Où sont les braderies d'antan ? Où sont les commerçants et surtout les particuliers qui étalaient la marchandise, parfois à même le sol ? Du haut de la rue Saint-Martin à la place Crombez, de l'église Saint-Jacques à celle de Saint-Piat, les chalands se frayaient, jadis, un passage souvent difficile dans une foule composée de milliers d'habitants de la cité des cinq clochers ou venus des villages voisins. Partageant désormais le calendrier annuel avec les soldes d'hiver et celles d'été, la Bazarderie et les Chiffonnades, les marchés aux puces de Froyennes et des Bastions, la braderie n'est plus le moment privilégié pour sortir ses "viés'ries" (vieilles choses auxquelles on n'accorde plus grande valeur) comme on dit à Tournai. Elle est devenue un grand marché !

Jusque dans les années nonante, les administrations, les organismes financiers et les écoles étaient fermées afin de permettre à leur personnel et aux écoliers de participer à ce soutien au commerce local. Alors que nous vivons une période de crise économique et que le commerce souffre tant à l'ombre des cinq clochers, les décideurs des entreprises du secteur privé et les directions d'écoles ne prévoient plus ce jour de fermeture depuis quelques années déjà. Seule l'administration communale continue à soutenir la manifestation en octroyant un jour de congé à son personnel. Les organismes financiers, désormais dans les mains de multinationales, ignorent totalement les initiatives locales pourvu qu'ils conservent la clientèle locale. Comble de la surprise, même des commerçants ayant pourtant pignon sur rue dans la cité scaldéenne profitent de cette journée pour laisser le rideau baissé, comprenne qui pourra !

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On monte les échoppes à la rue de l'Yser

Le matin, dès 6h, venus de Wallonie, de Flandres ou de France, les "bradeux" prennent possession du pavé tournaisien. Comme une peau de chagrin, le périmètre de la braderie se réduit chaque année, les rues Saint-Martin, des Chapeliers, du Bourdon Saint-Jacques ou des Clairisses sont désormais exclues de la manifestation, les rues de l'Yser et du Cygne n'attirent plus la toute grande foule. Même la Grand-Place affiche désormais son visage quotidien !

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Les premiers promeneurs arrivent  à la rue de la Tête d'Or

On se souvient du temps où des fanfares déambulaient dans la foule, où les Gilles de Saint-Piat martelaient les pavés de leurs sabots. On se rappelle, dans la rue de l'Yser, du magasin de fruits et légumes, aujourd'hui disparu, à l'enseigne "Aux Scoubidous", dont le propriétaire Serge Gruielle vendait des dizaines de caisses de raisin tout en présentant Vic Vony et son orchestre ou en amenant le joueur de football, Paul Van Himst, pour dédicacer ses photos. On a encore le souvenir de ces commerçants qui organisaient des jeux, prétexte à présenter leurs produits, attirant de nombreux badauds ravis d's'arrêter un instant et de se distraire. On entend encore les mille sons qui se chevauchaient en une indéfinissable cacophonie. Cette année, si on excepte les micros des bonimenteurs, c'était le calme plat, un peu comme si l'Association des Commerçants faisait déjà le deuil de cette journée, jadis festive. Osons faire la comparaison : c'est au son de nombreux groupes musicaux que les rues de la cité de Clovis avaient été parcourues, la veille, par la procession tandis qu'en ce jour de braderie les passants visitaient Tournai dans un silence propice à la dépression !

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La rue des Puits l'Eau connaît toujours une grande affluence.

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la rue de la Tête d'Or

Cette année, beaucoup d'amoureux du folklore de Tournai ont déploré l'absence du stand de la "Confrérie du Mutiau" qui, habituellement, invitait, à la rue de l'Hôpital Notre-Dame, les Tournaisiens et les visiteurs à déguster cette spécialité tournaisienne accompagnée de la bière éponyme. La braderie de Tournai sans son stand à la gloire du mutiau, c'est un peu la braderie de Lille sans ses traditionnelles moules. On nous dit que les membres de la confrérie avaient fusionné avec le stand d'un service-club, encore fallait-il le trouver ?

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En raison de la chaleur, le marchand de glaces a fait recette.

Heureusement, à côté des commerçants qui participent habituellement au marché du samedi, à côté des pakistanais qui vendent leurs vêtements à 5 euros, il y a toujours les incontournables symboles de la braderie : les bonimenteurs qui vous présentent des produits miracles vus à la télé, des éponges magiques, des coupe-légumes sans effort, des produits pour rendre votre véhicule étincelant ou pour essuyer facilement une vitre. Il y a toujours l'éternel noir vendant son carabouya, il y a encore les membres de la Fondation Follereau et leur stand de la rue de Courtrai où il fait bon se rafraîchir avec une Père Damien tout en n'oubliant pas de repartir avec la confiture-maison, il y a les buvettes tenues par des associations et par de joyeux moines, les barbecues qui fument et les restaurants qui font le plein de clients. 

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Le stand de la fondation Follereau 

Pour cette braderie 2016, le soleil, omniprésent, était accompagné d'une chaleur estivale. Certains se rappelleront ces deux affirmations entendues jadis : le marché aux fleurs du vendredi Saint permettaient aux belles dames d'étrenner leur toilette printanière tandis que la braderie de septembre annonçait presque l'arrivée de l'hiver. C'était, il y a plus de quarante ans, c'était avant le réchauffement climatique ! Autre symbole des temps nouveaux, beaucoup moins réjouissant, chaque accès au périmètre commercial était barré par d'énormes blocs de béton et des barrières Héras, triste constatation mais nécessaire sécurité.

Photos : S et R Van Rompaye, Vincent Dubois

S. T. septembre 2016

 

14/09/2014

Tournai : les journées du patrimoine 2014

La caserne Baron Ruquoy et le souvenir du premier conflit mondial.

Cette journée du samedi 13 septembre a débuté un peu avant dix heures du matin. Comme le thème de ces "Journées du patrimoine" était, cette année, consacré au centenaire de la guerre 1914-1918, nous avions convenu de nous retrouver à la rue de la Citadelle, face à la caserne Ruquoy.

Des petits groupes emmenés par un guide militaire ou ancien militaire pénétrèrent dans l'enceinte ordinairement bien gardée et interdite au public après avoir entendu un exposé sur l'historique du lieu. D'abord citadelle française édifiée par Vauban sur ordre de Louis XIV, ensuite citadelle hollandaise sur une étendue un peu plus restreinte et enfin caserne depuis l'indépendance de la Belgique, ces bâtiments abritèrent le célèbre "Troisième Chasseur à pied", mieux connu des Tournaisiens sous le nom de "3 Chass". La caserne porte le nom du Général Louis Hubert Ruquoy, né à Frasnes-les-Buissenal, le 3 novembre 1861, affecté au Troisième Chasseur à pied, le 26 mars 1913, commandant du régiment, le 26 juin 1914, décédé à Braine l'Alleud, le 24 janvier 1937.

La première visite est consacrée à la reconstitution, grandeur nature, d'une tranchée allemande du front de l'Yser qui débouche sur un no man's land garni de barbelés et miné. Ce travail minutieux de reconstitution a pris trois mois à celui qui l'a réalisé. Les visiteurs découvrent ensuite la cour d'honneur où des générations de soldats ont appris le drill. Trois des quatre coins du quadrilatère central sont occupés par des monuments. Le premier rappelle le souvenir de l'officier Rademaekers, mort sur le front de l'Yser. Le second est élevé en mémoire des 1026 morts des compagnies de troupes de transmission et par extension à celle de tous les morts de ce qu'on appelait anciennement l'Ordonnance et qu'on nomme désormais la Logistique. Le troisième est une statue du "Petit Chasseur", si cher au cœur des Tournaisiens. Le militaire qui a posé pour le sculpteur était, tout comme lui, natif de Gaurain. On dit qu'il n'était pas mécontent de participer à ces longues séances de pose qui lui permettaient d'échapper aux corvées traditionnelle de la vie militaire.  

La visite nous amène ensuite dans les cachots. L'un d'entre eux a été transformé pour l'occasion en mémorial aux sept victimes civiles fusillées lors de la guerre 1914-1918 pour détention de pigeons. Sur les murs blancs d'un autre cachot, on peut découvrir une fresque dessinée par un prisonnier, dessins représentant quatre femmes dont l'une d'elle peut aisément être identifiée comme étant la comédienne Arletty. Ces cachots aux murs chaulés étaient  totalement dépourvus de confort car uniquement composés d'une simple planche inclinée servant de lit et d'une seau hygiénique. Ils étaient privés de lumière naturelle. Ils ont été utilisés jusqu'au début des années septante.

Tout aussi émouvante sera la visite au "Mur des Fusillés", situé le long de l'enceinte du côté de la rue Despars. A cet endroit, sept élèves de terminale de l'Athénée Jules Bara présentent un petit spectacle mis en scène avec la collaboration de leur professeur d'Histoire, Mme Decuyper. Brève évocation de la disparition d'un de ces hommes dont le nom figure sur le mémorial élevé juste après la première guerre, un patriote qui renseignait les alliés sur les mouvements des troupes dans la région par l'envoi de pigeons voyageurs.

Dans la cours principale, des collectionneurs de matériel militaire venant de Belgique et de France présentaient, dans des containers, de nombreux objets de leurs collections, tandis que des véhicules utilisés durant la seconde guerre mondiale étaient également exposés. Dans le bâtiment du B.M. 29, de nombreuses vitrines permettent de se replonger, une fois encore, dans les souvenirs du premier conflit mondial.

Les visiteurs avaient ensuite la possibilité de découvrir les remparts de la citadelle ainsi que les souterrains grâce aux "Amis de la Citadelle" qui œuvrent depuis quelques années pour la conservation et la découverte de ces témoignages du passé militaire de la ville des cinq clochers.

Il était près de midi, lorsque la visite se termina.

L'athénée Royal Jules Bara.

Quelle émotion de retrouver, l'après-midi, un bâtiment quitté il y a près de quarante-cinq ans. Guidé par des professeurs d'Histoire, on eut l'occasion de redécouvrir une chapelle magnifiquement restaurée, il y a une vingtaine d'années. On oublie parfois que ce sont les Jésuites qui créèrent cet établissement bien avant d'en être chassés par la Révolution française. Devenu par la suite "collège Saint-Paul", il fut transformé en Athénée sous le régime hollandais. Il est le plus vieil Athénée de Belgique. Les bâtiments, entièrement rénovés ces dernières années, accueillaient environ 450 élèves durant les années soixante et septante avant de voir ce nombre porté à près de 1.000 durant les années nonante. Actuellement, il compte environ 590 élèves. 

On arpenta les locaux fonctionnels du sous-sol au grenier. Dans les caves subsistent les catacombes, septante niches avaient été créées pour recevoir les corps des Jésuites, une trentaine étaient occupées lors de la remise en état du lieu. A proximité, une grande cave, fermant par une porte étanche, servait d'abri lors des bombardements de 1940 et 1944, il y avait là une de pièce de décontamination avec douches (car on redoutait le gaz utilisé en 1914) et le PC de la Défense passive.

La visite se terminait par une évocation des journées du 24 août élaborée par des élèves de la classe d'Histoire de Mme Decuyper, décidément fort sollicitée en ce début d'année scolaire. Sur le sol de la chapelle, un jeu de l'oie intitulé "le mystère du tertre" permettait de rappeler le sacrifice des soldats territoriaux de Vendée commandés par le Général Antoine de Villaret et le commandant Delahaye, héros des combats de la journée du 24 août 1914 à Tournai.

Quand nous sortîmes, deux heures venaient de s'écouler, deux tours d'horloge durant lesquels, Histoire locale et nostalgie, intimement mêlées, furent au rendez-vous.

La grande procession historique

Le samedi soir, à l'issue d'un office en la cathédrale célébré par l'évêque de Tournai, Mgr Guy Harpigny et rehaussé par l'accompagnement musical de la Maîtrise et des grandes orgues, le bourgmestre Rudy Demotte venu avec les représentants des corporations et leurs bannières remit au responsable du diocèse la clé de la Ville, perpétuant ainsi un geste datant du Moyen-Age. Par cette action symbolique, autorisation était officiellement donnée à la procession de parcourir les rues de la cité, le dimanche matin.

Instituée par l'évêque Radbod en 1092, la procession a toujours parcouru les rues de la ville durant la matinée. C'est lors du huitième centenaire de sa sortie, en 1972, que le comité prit l'initiative de la déplacer durant l'après-midi. Depuis l'année dernière, la décision a été prise de revenir à la tradition et c'est, à nouveau, à dix heures que le cortège quitte la place de l'Evêché. Si ce changement d'horaire a permis de sérieusement étoffer les groupes aux costumes chatoyants, il a également révélé que les spectateurs, habituellement massés le long du parcours, font sans doute la grasse matinée. Il en est même qui vinrent l'après-midi ignorant probablement le changement intervenu l'année dernière. A notre avis, la procession souffre d'un déficit de publicité hors les murs de la cité et de nombreuses paroisses du diocèse la boudent pour Dieu seul sait quelle raison ! Les responsables doivent penser que le matin, le Tournaisien est retenu au lit et que l'après-midi, il a bien du mal de... sortir de table ou d'écourter sa sieste ! Paresse et gourmandise semblent faire bon ménage à l'ombre des cinq clochers.

La braderie de l'association des commerçants.

Ce lundi 15 septembre, il faudra encore se lever de bonne heure si on veut participer à la Braderie qui débute à huit heures pour se terminer à dix-huit heures. Commerçants locaux et ambulants vont occuper le pavé. Il faudra se munir d'une excellente paire de chaussures de marche car cette année, le "chineur" devra affronter des tronçons en chantier mais cela ne va certainement pas altérer l'enthousiasme des "bradeux" et nous pensons particulièrement aux joyeux drilles de la "Guilde du Mutiau et de la Mutiau" installés à la rue de l'Hôpital Notre-Dame et aux dévoués membres de la "Fondation Follereau", section locale des Amis du Père Damien, qui, eux, nous donnent rendez-vous à la rue de Courtrai et à la rue de la Wallonie. Au-delà des bonnes affaires, la braderie est aussi l'occasion de régaler le palais.

Je me souviens que les anciens disaient que la braderie de Tournai était la dernière occasion de se distraire à l'ombre des cinq clochers avant que n'arrive l'hiver. Déjà qu'on n'a pas eu d'été !

(S.T. septembre 2014) 

 

28/08/2013

Tournai : les festivités de septembre

Traditionnellement mois de la rentrée, septembre est aussi celui des "Fêtes de Tournai" et, avec la reprise des activités de la Maison de la Culture et des diverses autres associations, spectacles, conférences, expositions foisonnent à nouveau et nous offrent un programme qui demandera forcément d'opérer des choix.


Dimanche 1, Vieux Marché aux Poteries, "Un Air de Montmartre à Tournai", dernière occasion, cet été, de voir les artistes et artisans à l'oeuvre au pied des cinq clochers. 

Dimanche 1, dernière des trois journées du festival "Les Rencontres inattendues", musique et philosophie.

Dimanche 1, cathédrale Notre-Dame, "L'orchestre Royal de Chambre de Wallonie (direction : J.F. Chamberlan) et l'organiste Etienne Walhain (organiste de la cathédrale) dans des œuvres de Mozart, Haendel et Bach. 

Dimanche 1, Mourcourt, sous chapiteau, "140è anniversaire de la fanfare", concerts.

Du vendredi 6 au dimanche 8, Templeuve, salle SATTA, "la Fête à la Vie", tournois de pétanque, de whist, jogging, animations diverses, foire aux moules...

Du vendredi 6 au lundi 9, Tournai-Expo, salon "Bière, Vigne et Plaisir", une organisation Parc des Moulins à Villeneuve d'Ascq.

Du samedi 7 au dimanche 29, Esplanade du Conseil de l'Europe, "Foire aux attractions foraines".

Samedi 7, Froyennes, Foyer Saint-Eloi, "Grand Marché aux Puces annuel".

Samedi 7, parc communal, 20h, "Concert de Kermesse" par l'Harmonie communale des Volontaires Pompiers. 

Samedi 7 à 10, visite commentée du "cimetière du Nord" en compagnie de Jacky Legge, conservateur des cimetières tournaisiens, dans le cadre des Journées du Patrimoine.

Samedi 7 et dimanche 8, Esplanade du conseil de l'Europe, sous chapiteau, "39e Grand Prix de Jeu de Boule carreaulée de la Ville de Tournai".

Dimanche 8, "visite des souterrains de la citadelle", une organisation des Amis de la Citadelle.

Dimanche 8, de Chercq à Vaulx, aux Fours à chaux Saint-Andre, dès 14h, "1ère Fête du Gambay" sur le thème de "Il suffit de passer le pont", acrobaties, jeux nautiques, tir à l'arc et à l'arbalète...

Lundi 9, de 8 à 18h, "Grande Braderie annuelle des commerçants de Tournai", animations diverses...

Du vendredi 13 au dimanche 15, Saint-Maur, "Le Week-end de Saint-Maur", tournoi de pétanque, soirée années 80 et 90, repas campagnards, envol de montgolfières... 

Dimanche 15, 10h, "Grande Procession historique de Tournai".

Mercredi 18, salle des conférences ING, quai Dumon, "De la fragmentation financière à l'union bancaire, fausse bonne idée ou vraie solution", conférence organisée par le Forum financier de Wallonie Picarde.

Jeudi 19, Hôtel de Ville, salon de la Reine, 18h, "L'usage abusif des médicaments et autres toxiques en psychiatrie" par le docteur Flavien Nyemb, psychiatre au centre "Les Marronniers", dans le cadre des "Conférences Santé 2013".

Jeudi 19, salle des Concerts du Conservatoire de Musique, 19h, "Faut-il manger des animaux pour bien se nourrir ?", conférence par Guy Adant, kinésithérapeute et ergothérapeute spécialisé en santé mentale.

Samedi 21, place Reine Astrid, sous chapiteau, dès 18h30, "6e festival Jazz et Manouche" avec Oihana Quartet, Bleuwest, Gipsy Swing... une organisation du Rotary Haut-Escaut Tournai.

Samedi 21, cathédrale Notre-Dame, 20h, "Amina Eterna Brugge" concert dirigé par Jos Van Immerseel, présenté par l'asbl MusicA en collaboration avec la Maison de la Culture.

Samedi 21, avenue de maire, "Porte ouverte du service incendie", exposition du matériel, démonstrations d'interventions et de sauvetages, bar, petite restauration...

Samedi 21 et dimanche 22, Halle-aux-Draps, "41e tournoi de Jeu de Fer par paires".

Dimanche 22, "visite des souterrains de la citadelle", une organisation des Amis de la Citadelle. 

Dimanche 22, Hôtel de Ville, Salon de la Reine, 10h, "Fête de la Chanson Wallonne et du Cabaret Wallon", remise des prix du concours Prayez, spectacle de cabaret...

Jeudi 26, Maison de la Culture, salle Jean Noté, 17h et 20h, "Amazonie-premiers contacts", conférence de Patrick Bernard dans le cadre du cycle "Exploration du Monde". 

Jeudi 26, Maison de la Culture, salle Frank Lucas, 20h, "Vivo !", concert dirigé par Garrett List.


Expositions :

Du 3 au 15, Maison de la Culture "Handicap partagé",  une exposition sur le handicap, la personne handicapée et les relations qu'elle entretient avec les autres.

Du 1er au 30, Musée d'Archéologie, "Helkijn, château-fort et résidence des Evêques de Tournai".

Du 7.09 au 13.10, Rasson Art Gallery, rue de Rasse, "Oeuvres de Michel Soubeyrand, Edouard Buzon et Rocky Zero".  

Du 21.09 au 27.10, Maison de la Culture, "Pierre Moulin, aux usages connus d'eux seuls", exposition de peintures dans le cadre de l'Art dans la Ville.    

(programme susceptible d'ajouts et/ou de modifications)

S.T. août 2013.

31/08/2012

Tournai : les festivités de septembre

La saison des festivals a pris fin, peu à peu chapiteaux et sonos vont disparaître du paysage visuel et auditif pour laisser place à la saison culturelle qui débutera dans quelques semaines avec la reprise des activités de la Maison de la Culture, de la salle la Fenêtre. En attendant, le mois de septembre est traditionnellement un mois de fêtes dont la "kermesse" est le point d'orgue.


Samedi 1er : Froyennes, Foyer Saint-Eloi, de 10 à 18h : "Grand marché aux Puces".

Samedi 1er et dimanche 2 : Tournai : divers lieux : Festival " Les Inattendues" (voir article du 24.8).

Dimanche 2 : cathédrale Notre-Dame, 17h00, concert d'orgues par Etienne Walhain, organiste de la cathédrale.

Dimanche 2 septembre : Templeuve "Fête à la Vie", jogging, animations diverses, au profit de la lutte contre la maladie dite des "os de verre". 

Vendredi 7, samedi 8 et dimanche 9 septembre : Templeuve, "Gymkhana des Bins Contins", avec l'accordéoniste Princesse Erika, démo de danse country par New Legend, baptêmes en montgolfières...

Samedi 8 : Hôtel Cathédrale, salle Gahylle, "Du Marché au Charbon à la place Paul Emile Janson", présentation de ce lieu historique de la ville par Nicole Demaret, conservatrice du Musée de Folklore et les Guides de Tournai.

Samedi 8 : kiosque du parc communal, 20h00, "concert de la kermesse" par la Royale harmonie des Volontaires Pompiers Tournaisiens.

Samedi 8 et dimanche 9 : "24e Journées du Patrimoine" sur le thème des grandes figures de Wallonie (article de présentation sur le blog en date du lundi 3 septembre).

Du samedi 8 au dimanche 30 septembre, esplanade du Conseil de l'Europe : "Foire aux Manèges"

Dimanche 9 : rue de l'Yser, "la Braderie des Enfants".

Dimanche 9 : 15h00, "Grande Procession historique de Tournai".

lundi 10 : en ville, de 8 à 18h, "Grande Braderie traditionelle".

Jeudi 13 : Maison de la Culture, en matinée et en soirée : "Les Naxis, aux confins de la Chine", présenté par Patrick Mathé dans le cadre du cycle de conférences "Exploration du Monde".

Jeudi 13 : Saint-Paul, "L'itinéraire de vie" témoignage de Tim Guenard.

Vendredi 14, samedi 15 et dimanche 16 : Saint-Maur, "Fêtes du village" avec soirée années 80 et 90, soirée Top 50, envol de montgolfières.

Vendredi 14, samedi 15 et dimanche 16 : rue As-Pois, "40e anniversaire de Masure 14", exposition "Masure d'hier et d'aujourd'hui", récital des "Encuicuineuses", jam session, concert "d'Arsène Lupunk Trio", barbecue, spectacle familial. 

Samedi 15, cathédrale Notre-Dame, 20h00, concert par le Belgian Brass et le carillonneur Frank Deleu.

Mardi 18 : Athénée Royal Jules Bara, 20h00, "Les réseaux sociaux et leurs dangers" conférence par Olivier Bogaert, commissaire à la Fédéral Computer Crime Unit.

Vendredi 21 : Chapelle des Lépreux, 18h00, présentation du livre "Mémoires du faubourg de Lille", un ouvrage, abondamment illustré, écrit par des habitants du quartier avec la collaboration des Ecrivains Publics. Exposition de photos et diaporama, les samedi et dimanche.

Samedi 22 septembre : place Reine Astrid, sous chapiteau "5e festival Jazz et Manouche" avec Smooth Band, Jazzy Strings, Swinging Partout, une organisation du Rotary Tournai Haut Escaut. 

Samedi 22 et dimanche 23 : salle La Fenêtre,  "L'appel du large" par Etienne Van der Belen.

Jeudi 27 : Grand'Place, dès 10h, "Kids Festival", animations diverses pour les enfants, promenades en poney, circuit de l'Apper, mini-ferme, grimages, manèges, "Ecole des Fans" et tour de chant de Chantal Goya pour clôturer la journée.

Dimanche 30 : à 10h00, face à l'hospice Deleplanque, "Circulez, il n'y a rien à voir dans le quartier Saint-Piat", promenade-découverte du plus vieux quartier de Tournai conduite par Jacky Legge.

Dimanche 30 : Maison de la Culture, 16h00, le "Quatuor Zemlinski" dans le cadre du Festival des Voix Intimes de Tournai. 

dimanche 30 : arrivée de l'ultime étape du Circuit Franco-Belge Mons-Tournai, épreuve cycliste pour coureurs professionnels. 


Entre le 1er et le 30 septembre : "Les XIes Tournaisiades" (jeux traditionnels tournaisiens)

Samedi 1 et lundi 3 : "traditionnel jeu de boules à la platine" sur cinq bourloires à Tournai, Kain, Ere et Chercq.

Samedi 8 et dimanche 9, sous chapiteau à l'Esplanade de l'Europe " Tournoi de jeu de boules carreaulé"

Samedi 22 et dimanche 23, Halle-aux-Draps " Tournoi de Jeu de Fer de la Ville".

Les Tournaisiades, ce sont aussi des jeux de l'esprit, du Tir à l'arc, du Javelot, de l'Arbalète, de la Balle pelote, du Billard, du Jeu de "trou madame" et un rallye ballon.


Expositions : 

Maison de la Culture, du 08.09 au 07.10, le photographe Bernard Bay expose ses oeuvres sur le thème du "monde du travail".

Musée des Beaux-Arts : poursuite de l'exposition "101 chefs-d'oeuvres de Manet à Dürher".


Cet agenda est susceptible d'ajouts ou de modifications, à consulter donc régulièrement. 

24/08/2010

Tournai : Septembre, la ville en fête ! (2)

Au lendemain de la Grande procession, le second lundi du mois, le 13, se déroulera la "Grande Braderie des commerçants de la Ville".

 

Elle n'a pas la démesure de celle de Lille qui se déroule quelques jours auparavant. A Tournai, pas de camelots montant la garde trois ou quatre jours à l'avance pour ne pas se faire chiper l'emplacement souhaité, ni monts d'écailles de moules jetées au milieu de la rue pour montrer que la pêche aux gastronomes a été bonne.

 

De la Grand'Place à la place Crombez, dès 6 h du matin, les "bradeux" prendront possession de la voie publique. Camelots bonimenteurs, ambulants habitués des marchés, marchands de carabouya ou de lavande, vignerons venus de leurs régions de production ou particuliers désireux de vendre leur fond de grenier s'installeront dans les différentes rues du centre d'une ville réservée jusqu'au soir à l'unique circulation des piétons.

 

Au gré de la balade, on découvrira le produit miracle qui rendra le lustre à la voiture, l'éponge qui enlèvera en un tour de main la graisse des casseroles, la peau de chamois qui rendra nettes les vitres. On écoutera le camelot vous offrant non pas cinq, ni six mais bien dix couteaux en inox pour un prix tout à fait exceptionnel en raison de la braderie. Comme chaque année, on achètera l'objet inutile qu'on oubliera dans un placard pourtant convaincu de son indispensable nécessité par le bagout de son vendeur.

 

Les associations caritatives vous proposeront des dégustations, vous vendront des gadgets, de la bière ou des confitures.

 

La braderie est le jour où le Tournaisien "mange en ville", l'appétit aiguisé dès la fin de matinée par les odeurs de hot-dogs cuisant parmi les oignons, de frites bien grasses couronnées de mayonnaise ou de sauces à vous mettre le feu à la gorge accompagnées d'un boudin, d'une saucisse, d'une fricadelle ou bien du traditionnel cervelas. On se laissera peut-être tenté par les pitas raclées d'un bloc de viande hachée tournant inlassablement et luisant aux rayons d'un soleil encore généreux. En guise de dessert, on trouvera toujours au détour d'une rue un marchand de gaufres chaudes, de rochers cuits devant vous, de crèpes ou de crèmes glacées.

 

Aux cafés traditionnels viendront s'ajouter des buvettes parfois tenues par de (faux) moines vous vantant une bière d'abbaye à déguster avec modération.

 

Aux cris des marchands se mêleront parfois les flonflons d'une fanfare déambulant dans les rues en jouant des vieux airs de jazz, les soupirs d'un vieil accordéon ou les airs anciens joués par un orgue de barbarie.

 

Quand prendra fin la braderie, le Tournaisien saura alors que l'été est, cette fois, fini. On rangera les tee-shirts, shorts et baskets pour enfiler à nouveau pulls et anoraks, à moins... à moins que l'été indien, une saison qu'on ne connaît qu'au nord du continent américain, vienne jouer les prolongations et faire oublier un mois d'août bien trop frais et trop arrosé.

 

 

19:20 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, braderie, fêtes de septembre |

02/10/2007

Tournai : vie quotidienne d'antan (16)

Les festivités de septembre.

Débutant le mardi matin, la seconde semaine de classe passe très vite. Chaque soir, en revenant de l'école, Victor s'arrête longuement pour regarder les tracteurs qui nivellent, sur la plaine des manoeuvres, la piste de terre. Tout autour de celle-ci qui mesure environ 800 mètres, les ouvriers communaux dressent estrades, podiums, gradins en bois, plantent de grands piquets pour y accrocher des drapeaux aux couleurs locales et nationales, ceinturent l'anneau de potelets supportant un câble de fer. La plaine se transforme peu à peu en un hippodrome donnant ainsi à la ville des allures d'Auteuil ou de Chantilly.

Dimanche, dès l'aube, comme c'est le cas, chaque année, depuis 1856, les installations seront envahies par des camions et des vans amenant les chevaux qui se disputeront la victoire lors d'épreuves de trot attelé. Nombreux seront les éleveurs, parieurs ou simples amateurs venus de toute la région et de Flandres pour assister aux différentes épreuves commentées par un speaker, probable précurseur de Léon Zitrone.

Le lendemain, et ce depuis 1923, les rues de la ville verront s'installer des centaines de "bradeux". Commerçants locaux, marchands ambulants ou particuliers dresseront leurs échoppes ou installeront une simple couverture sur le trottoir afin d'occuper durant toute l'avant-midi le pavé tournaisien. Victor aime se promener au sein de cette foule de plus en plus dense au fur et à mesure que la matinée se déroule. Les autobus, bondés, déversent leur cargaison d'habitants des villages avoisinants venus flairer la bonne affaire. Pour celle-ci, il faut se mettre en route de bon matin afin de débusquer, parmi les fonds de grenier ou les articles démarqués celui dont on a vraiment envie ou réellement besoin. "Je ne vous en demande pas 100 francs, pas cinquante, je vous offre le tout pour 40 francs et non seulement je vous donne l'article en démonstration mais je rajoute..." combien de personnes naïves se sont fait prendre par 'l'beau parlache" (les belles paroles) de ces bonimenteurs professionnels et ont ainsi acheté des articles dont elles ne serviront probablement jamais ou qui ne donneront jamais, à la maison, le même résultat que celui présenté en ce jour de braderie.

"L'braderie, ch'est jour d'fiète pou les rapéqueus" (la braderie est un jour de fête pour ceux qui ramènent à la maison tout et n'importe quoi"). Beaucoup de Tournaisiens, ce jour-là, "dînent en ville", cette expression ne désigne pas un repas gastronomique mais tout simplement un menu composé soit de "sauret" (hareng-saur), de rolmops (harengs au vinaigre et aux oignons), d'un cervelas (saucisson) accompagnés du traditionnel cornet de frites surmontés de mayonnaise. Le soir, après avoir "fait toute les capelles" (après avoir visité pas mal de cabarets), fourbus, ils rentreront à la maison et rangeront dans les placards tous les objets achetés dont ils oublieront rapidement l'existence et qu'ils jetteront l'année suivante car ils auront été inutiles. Victor mettra dans l'armoire de la cuisine son cornet de "carabouya". Chaque matin, il en suçera un sur le chemin de l'école. "Jamais malate" lui avait dit le marchand congolais avec un grand sourire. "Ch'est à espérer li-a dit s'mamère". A la fin de la semaine, la kermesse prendra fin, les forains démonteront leurs métiers pour se rendre à la foire de Liège. Moment nostalgique car un vrai tournaisien vous dira que la fin de la kermesse est synonyme de fin de l'été. Il va falloir ressortir les habits d'hiver... Pour nous, le dernier trimestre de l'année est riche en traditions ! 

09:46 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, folklore, braderie, courses hippiques, kermesse, septembre |