12/02/2009

Tournai : l'année 1989 sous la loupe (5)

Durant l'année 1989, de nombreux conférenciers ont été invités à Tournai. Le 11 janvier, le député européen José Happart est l'invité de la régionale "Wallonie région d'Europe". Il parle de sa "vision de l'Europe dans une Belgique nouvelle". Il est suivi le 20 janvier par le ministre des Finances, Philippe Maystadt venu patronner la création d'un club "démocratie et créativité" lancé par Yves De Greef, nouveau conseiller communal PSC issu des élections d'octobre 1988. Le ministre reviendra à Tournai, quelques jours plus tard, "L'avenir du plan financier belge dans la perspective du Grand Marché européen" est le sujet qu'il aborde dans le cadre de la conférence organisée par l'Association Belge des Banques présidée au niveau régional par Xavier Duquesne de la Vinelle. 

Abordons une page sportive. En football, l'Union se rend à Farciennes lors de l'ultime rencontre et doit absolument l'emporter si elle veut remonter en Promotion. Un score nul (1-1) sanctionne la rencontre, Farciennes est champion de cette première provinciale, les Rouge et Vert terminent à la seconde place, une nouvelle désillusion pour les supporters. Depuis son retour en provinciale, leur club termine toujours placé, jamais gagnant. Les spectateurs neutres qui avaient assisté à toutes les rencontres de championnat avaient beau déclarer que le vieux club tournaisien possédait les moyens pour remporter le titre, la réalité était là, il resterait une année de plus écarté de la nationale. En Promotion A, le Racing de Tournai termine à la cinquième place avec 31 points. Le championnat est remporté par Wetteren qui totalise 47 unités devant Mouscron qui compte 43 points. Le mardi 4 octobre, en match de gala, le Racing rencontre le Standard de Liège. Trois divisions séparent les deux adversaires et les Liégeois ont déplacé leur armada, l'équipe est, en effet, composée de Schaessens, Naessen, Lambrichts, Beukenne, Rodanovic, Hellers, Thans, Tikva, Vandersmissen , Rosenthal, Hermosillo, Carlos et Jacob. Le score final de 2-2 est tout à l'honneur des Tournaisiens, "les Jaune et Noir", Eke et Van Wemmel répondant aux buts inscrits par les "Rouches", Rosenthal et Radanovic. Hélas, mal remis de la débauche d'efforts, quatre jours plus tard, les "Rats" s'inclinent, en championnat sur le score sans appel de 4-0 à L'Excelcior de Mouscron.

Durant cette année 1989, notons également qu'en demi-finale de la Coupe du Monde de Boxe française disputée à Mouscron, le tournaisien Jean Luc Decourcelle réalise l'exploit en battant le favori camerounais Magloire Essassima. Il gagne ainsi son ticket pour la finale qui aura lieu à Paris. Pour clôturer cette année 1989 et par la même occasion cette décennie, signalons encore que le 30 septembre se tient sur la Plaine des Manoeuvres, le "meeting international de montgolfières". Vers 16h30, plusieurs milliers de spectateurs assistent à l'envol de 45 aérostiers, à bord de boules muticolores dans un ciel désespérement gris.... Dans le prochain article, nous ferons une analyse de cette décennie dans la cité des cinq clochers...

(sources : le Courrier de l'Escaut et notes personnelles)

06/11/2007

Tournai : vie quotidienne au XXIe siècle (15)

Nous avons abordé différentes distractions de ce XXIe siècle avec le cinéma, le théâtre, la télévision communautaire, le festival international d'artistes amateurs de cirque, celui des imitateurs ou de folklore. Nous avons évoqué le Carnaval, les Quatre Cortèges, la Grande Procession, le marché de Noël, nous parlerons prochainement des nombreux salons mis sur pied à la Halle aux Draps ou à Tournai Expo. Ainsi chaque semaine, au-delà de son patrimoine, Tournai offre de très nombreux buts de sorties à ceux qui veulent s'y distraire et aux visiteurs venus de France ou de Flandre. Nous ne serions pas complets si nous passions sous silence la vocation sportive de la ville.

Il est certain que la cité des cinq clochers ne peut supporter la comparaison avec des villes comme Bruxelles, Anvers, Bruges, Liège ou Charleroi au niveau du "sport-spectacle", mais, elle s'est dotée, ces dernières années, d'infrastructures modernes permettant d'accueillir les clubs évoluant en championnats officiels tout en offrant la possibilité à ses habitants de participer à différentes disciplines sportives.

Le Hall des Sports de la C.E.T. sur la Plaine des Manoeuvres, à deux pas de la Maison de la Culture, est le temple du basket, du volley-ball, du handball mais aussi des rencontres internationales de boxe française, chères au pionnier belge en la matière, enfant de Tournai, Alexandre Walnier. Elle fut la salle du BC Tournai Estaimpuis et du Tournai Mini lorsque ces deux équipes évoluaient, il y a peu, en division 1 nationale de Basket (hommes et dames). Elles résonnent désormais des encouragements des supporters de l'Estudiantes Handball Club. 

Le terrain en gazon synthétique situé à proximité voit évolué le Tournai Hockey Club (Division 3 nationale). La piscine de l'Orient abrite le C.N.T (Cercle des Nageurs de Tournai) évoluant en Division 1 nationale de Water-Polo, un club qui a, dans un passé relativement récent, remporté le titre de champion de Belgique et participé à de nombreuses reprises aux coupes d'Europe.

Même si ce sport est fortement critiqué à l'heure actuelle en raison des trop nombreuses affaires de dopage, Tournai reste une terre de cyclisme. Après avoir était ville étape du Tour de France 1966 (victoire de Guido Reybroeck et de l'équipe hollandaise Télévizier lors de l'épreuve contre la montre), elle organisa également un championnat de Belgique pour amateurs (victoire de Jean Luc Vandenbroeck) et en 1988, le championnat pour professionnels (victoire d'Etienne Dewilde). Durant les années soixante et septante, le "Tréfle à Quatre Feuilles", épreuve chère à Jean Leclercq amena à Tournai les plus grands champions cyclistes de l'époque (E. Merckx, H Van Springel, F. Verbeek, J. Stablinsky...) et depuis quelques années, la ville accueille, l'arrivée de la dernière étape du Circuit Franco-Belge, épreuve remportée, en ce mois d'octobre par Gert Steegmans devant Mark Cavendish et Philippe Gilbert. Le Flandrien, vainqueur d'une étape sur le Tour de France, a succédé ainsi à d'autres noms très connus tels R. Vainsteins, Mario Aerts, Daniele Nardello, Robby Mac Ewen, Jimmy Casper ou Kevin van Impe. Tournai accueille régulièrement le passage de la caravane du Tour, de celle du Tour de la Région Wallonne ou du Tryptique des Monts et Châteaux.

En football, la ville possède, grâce au stade Luc Varenne, un terrain digne de la division II, les supporters croisent les doigts pour que l'équipe des "Sang et Or" tournaisiens qui y évolue puisse acquérir rapidement le rythme de cette antichambre de l'autre sport roi national.

Le stade de la RUSTA à Gaurain organise de nombreuses compétitions d'athlétisme dans lesquelles brillent les athlètes qui y sont afffiliés (Sandrinne Hennart, championne de Belgique de sprint et à la longueur en fut un des porte-drapeaux, Camille Laus semble appelée à lui succéder). Une patinoire permet aux jeunes de découvrir ce sport et de rêver devenir un jour roi ou reine de la glace. Le football américain commence peu à peu à sortir de l'anonymat et des cercles de pétanque évoluent dans les plus hautes sphères du championnat national. Le volley-ball grâce à de nombreux clubs comme le Skill Tournai évolue en Division 3 nationale. La balle-pelote a connu ses heures de gloire et un tournoi annuel, sur le ballodrome de la place Verte, accueille les meilleures équipes actuelles.

Voici un rapide aperçu, forcément incomplet, des disciplines sportives tournaisiennes. Demain, nous ferons la connaissance de sportifs tournaisiens, souvent totalement amateurs, dans le sens le plus noble du terme, des adeptes du "mens sana in corpore sano"....

08:39 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, circuit franco belge, fc tournai, boxe francaise, rusta |