09/05/2012

Tournai : les "bouchons" des cinq clochers !

On parle de plus en plus du remplacement des bouchons de liège obturant les bouteilles de vin par un nouveau modèle synthétique qui permettrait d'éviter la dégradation de l'arôme de ce précieux breuvage. Les "bouchons de Tournai" deviennent, jour après jour, une plus en plus triste réalité et sont, hélas, loin d'être synthétiques et sympathiques pour les automobilistes qui doivent, quotidiennement, traverser la cité des cinq clochers.

Les chantiers prolifèrent, se multiplient, s'accumulent, semblent s'endormir si ce n'est tomber en léthargie à un point tel qu'on va finir par se demander si nos édiles ne sont pas, comme nous, dépassés par l'ampleur de ceux-ci. "Gouverner, c'est prévoir" nous a-t-on toujours enseigné. Il faut croire qu'on n'a perdu cet enseignement dans notre administration communale puisque les chantiers sont réalisés, simultanément, dans pratiquement toutes les rues importantes de la cité des cinq clochers au point que cela est devenu un véritable casse-tête pour ceux qui doivent traverser la ville de part en part. Il n'y a plus d'échappatoire possible et les rares rues exemptes de travaux sont devenues le rendez-vous de tous conducteurs soucieux d'éviter les embouteillages. Interrogés par les journalistes de No Télé, les responsables de la police sont conscients des jours difficiles qui se profilent à l'horizon et conseillent à chaque automobiliste tournaisien de trouver son propre itinéraire bis.

Depuis ce mardi matin, arrivée du Tour de France oblige, on débute la réfection du boulevard Léopold et du carrefour de la Porte de Lille. Situé sur la déviation périphérique de la ville, cette voie principale est empruntée, chaque jour, par des milliers de véhicules (voitures, lourds transports, bus urbains et scolaires et parfois même convois exceptionnels se rendant au quai de chargement à proximité du pont des Roulages). L'allée latérale reliant le rond point de l'Europe au carrefour de la Porte de Lille doit désormais absorber la totalité du trafic remontant le boulevard, tandis que la bande centrale dévolue habituellement à la montée de cet axe amène les automobilistes venant du boulevard Bara vers la chaussée de Courtrai. Pour canaliser la circulation, il a fallu interdire la traversée de l'important carrefour de la Porte de Lille que ce soit dans le sens centre-ville-chaussée de Lille (N7) ou inversément, des barrières Héras créent un couloir. Pour encore corser le problème, l'avenue des frères Rimbaut, située dans le prolongement du chantier, est interdite, depuis ce lundi, à la circulation en raison de la "foire de mai" qui a pris ses quartiers sur la plaine des Manoeuvres. Les véhicules venant du boulevard Léopold et de la chaussée de Lille sont donc déviés vers la Porte Saint-Martin sur l'unique bande centrale du boulevard Bara au demeurant en très mauvais état. Pour franchir celle-ci, aux heures de pointe, il faut s'armer de patience. Les travaux vont durer, nous dit-on, environ trois semaines, l'expérience de tous les chantiers entrepris dans la cité de Clovis nous fait penser que cela pourrait probablement durer un bon mois car cette couche de béton qui va être coulée, il faudra qu'elle sèche avant de rétablir le passage des véhicules.

Une fois franchie la ceinture des boulevards, le parcours dans l'intra-muros ressemble également à celui du combattant. La rue Perdue est toujours fermée à une circulation normale pour de longs mois, on termine péniblement la couverture du parking souterrain à hauteur du Fort Rouge et ensuite il faudra encore paver la voirie et refaire les trottoirs et abords. Rappelons qu'une partie de la rue a été ouverte en janvier, il y a quatre mois déjà ! Des travaux ont débuté dans la rue des Choraux l'interdisant à toute circulation durant trois mois au moins, des entreprises placent les impétrants dans la rue du Curé Notre-Dame et dans celle du Four Chapitre, si le Bas-Quartier et ses rues avoisinantes sont terminés au niveau du pavage, la circulation ne peut pas y être rétablie, trop d'aménagements restent encore en suspens (éclairage, mobilier urbain...). Dans la rue de la Tête d'Or, on pave le trottoir, de temps à autres, et on progresse de quelques dizaines de centimètres par jour, l'obstacle de la rue des Puits l'Eau pour les automobilistes venant de la rue de Pont, à hauteur de la naïade, existe depuis près de huit mois et rien n'avance. Même les trottoirs y aménagés par des entreprises mandatées par le TEC ne sont pas terminés, il reste un trou béant dans cette même rue des Puits l'Eau. Maigre consolation, il semble que la rue de Paris sera ouverte à la circulation prochainement après de long mois de rénovation, on a déjà tracé les places du parking...payant bien entendu (au moins un domaine dans lequel on est rapide) !

Pour la construction de l'immeuble d'Ideta à l'angle du quai Dumon et de la place du Becquerel, on a fermé le quai, pour de longs mois, à toute circulation, obligeant les automobilistes à une déviation par les rues Royales et du Becquerel ou par la rue de l'Hôpital Notre-Dame et la rue de Courtrai (en chantier, rappelons-le). 

Dans le quartier Saint-Brice, les travaux de pose d'impétrants débutés il y a environ un an se poursuivent, les trottoirs de la rue Beyaert  et de la rue Childéric sont ouverts, ceux de la rue de Monnel refermés depuis de nombreux mois n'ont pas été refaits et sont boueux en raison de la météo actuelle. Le 8 mai, dans la rue des Campeaux, une excavation dans la voirie et des engins de chantiers rendaient le passage difficile.

Une autre entrée de ville fait toujours l'objet d'une déviation, l'avenue des Etats-Unis est également fermée à la circulation depuis des mois, les travaux d'égouttage sont-ils terminés ? En tout cas, la rue n'a pas encore été repavée !

Bien sûr, nous étions conscients que la rénovation du centre-ville allait engendrer des problèmes mais le planning établi et publié à l'époque est loin d'être respecté, les entreprises ne semblent pas y mettre le nombre d'ouvriers nécessaires à une réalisation dynamique du chantier, c'est le rôle de l'autorité communale de se faire respecter de ceux qui sont finalement leurs clients !

il est parfois bon de dresser pareil inventaire car certains responsables ne semblent ou ne veulent pas percevoir l'aspect sinistré de la ville depuis plus d'un an et se contentent de déplorer la fermeture des commerces touchés par la perte d'une clientèle lassée de passer entre tas de sable et émissions de poussières.

Toute information quant aux délais de réalisation des travaux peut être transmise dans la rubrique des "commentaires" parce qu'on n'est pas bien loin, à Tournai, du "Trop is te veel" !

(S.T)

09:10 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : travaux, bouchons, embouteillage, chantiers, tournai |

14/09/2011

Tournai : on cherche un bison futé !

La rentrée des classes nous apporte, à nouveau, les éternels bouchons aux heures de pointe. La majorité des établissements d'enseignement de la cité des cinq clochers sont situés dans le centre-ville, le plus souvent dans des rues étroites comme les rues des Augustins, des Carmes, des Bouchers Saint-Jacques, de l'Hôpital Notre-Dame, des Campeaux, de l'Epinette, du Rempart ou Beyaert. Matin et soir, les rues de la cité doivent absorber un flot de voitures et de bus. Même la chaussée de Lille n'échappe pas à ces longues files de véhicules car, avec l'école communale, l'école solaire, l'Itma, l'IESPP, la Sainte-Union, l'école Saint-Joseph, l'école d'enseignement spécial et l'école Saint-Lazare, c'est une importante "transhumance" qui a lieu deux fois par jour. Cette chaussée donne également accès à la zone d'activités économique de Tournai-Ouest. A ces heures, à moins d'être un inconscient, il est totalement impossible de... ne pas respecter la limitation de vitesse à 30km/h imposée sur près d'un kilomètre.

En ce début septembre, la situation, déjà habituellement, très difficile se complique en raison des nombreux chantiers qui parsèment la ville et ses environs. Pour pénétrer dans l'intra-muros, il va falloir faire face aux travaux de rénovation de la chaussée d'Audenarde, sur plusieurs centaines de mètres, on y transforme la largeur des trottoirs, on augmente les places de stationnement et on aménage une piste cyclable. Le ballet incessant de bulls et des camions va obliger la police communale à procéder à des déviations reportant la circulation sur d'autres voiries déjà fortement sollicitées. Dans les semaines à venir, passer le rond-point du Viaduc va tenir de l'exploit.

Arrivé sur les boulevards, l'automobiliste ne sera pas pour autant sauvé car les travaux de réalisation d'une piste cyclable sur le boulevard Delwart vont réduire, progressivement, la capacité de celui-ci à une seule bande de circulation entre le rond-point de l'Europe et celui du Viaduc. Cela risque de sévèrement bouchonner, aux heures de pointe, sur la chaussée de Courtrai, au boulevard Léopold et dans la rue de la Madeleine. En temps normal, les files s'étendent déjà du rond-point jusqu'au carrefour de la porte de Lille soit sur près d'un kilomètre et du rond-point jusqu'à bien au-delà de la rue de Lannoy.

Dans le centre-ville, la rue Duquesnoy dans laquelle se trouve l'Athénée Bara est interdite provisoirement à la circulation en raison de la pose d'impétrants, ces travaux vont se déplacer progressivement dans les rues adjacentes reportant le problème au niveau de celles-ci.

A la rue Campin, en face du lycée, la construction d'un ensemble d'immeubles à appartements réduit sensiblement la largeur de la voirie et prive les automobilistes de quelques places de stationnement si utiles lors de la dépose des enfants fréquentant l'école. 

La rénovation du "quartier cathédral" entre dans une nouvelle phase. La jonction entre le piétonnier, en cours d'achèvement, et la rue des Puits l'Eau et la construction d'une terrasse panoramique à hauteur de la Naïade de Georges Grard empiètent largement sur la voirie et réduisent la capacité d'absorption du carrefour du Dôme où, prochainement, doit aussi être aménagée la dépose-minute pour les bus et les cars de touristes. Les travaux d'aménagement du Bas-quartier ne gènent pas la circulation automobile puisque c'est un endroit piétonnier mais les camions et les engins de chantier sont obligés d'emprunter régulièrement la rue de l'Hôpital Notre-Dame.

La rue Perdue est fermée à la circulation, depuis près de deux ans, pour la réalisation du parking souterrain, la circulation est donc déviée naturellement vers la rue des Bouchers Saint-Jacques, rue fort étroite où les interdictions de stationner ne sont jamais respectées ! A la sortie des écoles, il y est impossible de se croiser !

Il ne reste plus qu'au commissaire chargé de la circulation de prendre en considération toutes ces données, de les mixer et de se transformer en... bison futé ! Les automobilistes, quant à eux, prendront leur mal en patience et seront obligés de quitter leur domicile plus tôt que d'habitude pour compenser les pertes de temps, à moins qu'ils ne souhaitent rédécouvrir les joies de la bicyclette et les bienfaits de la marche à pied !

09:19 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, chantiers, travaux, bouchons |