30/07/2007

Tournai et ses villages : Barry

Avec Barry, voici le village le plus à l'Est de Tournai, à la jonction des chaussées de Bruxelles et de Mons, il est à la frontière de l'entité de Leuze-en-Hainaut et jouxte les villages de Gaurain, Maulde, Pipaix et Baugnies. La commune compte un millier d'habitants répartis sur 488 hectares.

Sous l'Ancien Régime, les chapitres de Leuze, de Condé et d'Antoing possédaient chacun une seigneurie à Barry. Louis XIV intégra le village au Tournaisis par le Traité de Chambord en 1669 en le retirant de la châtellenie d'Ath. Le Traité de Nimègue, neuf ans plus tard, le détacha à nouveau. En 1745, sur une partie du territoire de Barry se déroula la célèbre bataille de Fontenoy, celle au cours de laquelle la phrase souvent enseignée dans les écoles fut prononcée : "Tirez les premiers, Messieurs les Anglais !".

Village essentiellement tourné vers l'agriculture Barry compta, jusqu'au milieu du vingtième siècle, près de 50 exploitations agricoles familiales. Jusqu'au début du XIXème siècle, on note peu d'activité industrielle si ce n'est la présence dans le village d'un moulin à blé, d'un pressoir à huile et d'une brasserie. Vers 1850, on commence à installer une sucrerie qui se situera à l'angle de la rue de Mansart et le long de la chaussée de Bruxelles. C'était, bien entendu, une activité saisonnière s'étalant d'octobre à la Noël. L'usine de transformation de la betterave sucrière occupait ainsi environ une septantaine d'ouvriers se consacrant tout au long de l'année à l'entretien et au nettoyage des installations, une centaine de personnes, les saisonniers, venant les rejoindre au début de la campagne. Les installations étaient alors en activité 24h/24, la chaussée de Bruxelles voyait défiler quotidiennement des centaines de tracteurs et de camions venus déverser des tonnes de betteraves, stockées le long de la route et emportées par des tapis roulants dans les entrailles du monstre qui dégageait continuellement des nuages de vapeur. L'usine, jusqu'alors indépendante, fut reprise après la seconde guerre mondiale par la raffinerie Tirlemontoise. L'activité se réduisit peu à peu et, au début des années septante, moins d'une centaine d'ouvriers y étaient occupés. La sucrerie ferma définitivement ses portes en 1976 et fut ensuite totalement démontée.

Si la population de la commune pouvait se tourner vers quatre secteurs d'activité de proximité : l'agriculture, la sucrerie, les bonneteries de la région de Leuze ou les carrières de Gaurain, beaucoup d'habitants furent touchés par la fermeture de la sucrerie et la disparition progressive du secteur textile leuzois. Depuis la cessation d'activité de la sucrerie, le village Barry est redevenu très calme et se transforme peu à peu en un village résidentiel.

(sources : Tournai vers le futur" édité par l'ASBL Tourisme et Culture et recherches personnelles).

11:19 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : barry, sucrerie de barry, louis xiv |