04/07/2013

Tournai : commerce local et effet papillon.

"Le battement d'ailes d'un papillon...", tout le monde connaît cette métaphore et la chanson de Bénabar qui décrivent les conséquences, parfois dramatiques, d'un fait apparemment anodin se déroulant sur un point précis de la planète. 

Dans la cité des cinq clochers, le commerce du centre-ville, déjà sinistré par l'importance et la durée des travaux de revitalisation, vient d'encaisser un nouveau coup dur. En cause, l'important chantier de la cathédrale Notre-Dame qui vient d'entrer dans sa seconde phase, la plus spectaculaire. 

Chacun sait qu'on construit actuellement un échafaudage qui cernera et "emballera", à terme, les cinq clochers. Dans un futur proche, pour monter les matériaux à plus de quatre-vingts mètres, il est également nécessaire d'assembler une grue gigantesque sur la place Paul Emile Janson. Ce travail de mécano géant a commencé ce lundi 1 juillet à 4 h du matin.

On a amené la flèche utilisée dans le cadre de la construction d'éoliennes. Elle doit installer la trentaine d'éléments qui composent le futur engin de levage. Pour d'évidentes raisons de sécurité, on a donc interdit la circulation dans le périmètre concerné et la rue de Courtrai a été transformée en une impasse, la rue des Orfèvres à peine ouverte suite à sa rénovation a déjà vu son sens de circulation inversé pour désenclaver le quartier cathédral et permettre aux automobilistes de ne pas vivre une situation comparable à celle décrite par l'humoriste Raymond Devos dans son célèbre sketch du rond-point. Tout devait se dérouler en trois jours afin de bloquer le moins de temps possible la clientèle désirant se rendre dans les commerces de la Croix du Centre. Hélas, on s'est rapidement rendu compte que les camions devant amener la trentaine d'éléments se trouvaient toujours bloqués en Allemagne en raison de la défaillance du transporteur. Le temps de trouver une solution de remplacement, il a fallu prolonger la fermeture du quartier à toute circulation.

Une fois encore les citoyens d'une ville qui fut, jadis, pompeusement dénommée la première capitale d'Occident grâce à Clovis, ont pesté contre les balbutiements de cette Europe continuellement naissante, une soi-disant communauté économique qui n'a pas banni la concurrence entre les pays et à laquelle on continue d'accrocher régulièrement des maillons faibles. Un effet papillon : une entreprise qui ne respecte pas son contrat en Allemagne et voici les commerçants tournaisiens, déjà mal lotis en raison de la crise et des chantiers, qui risquent de voir fuir une clientèle tant espérée pour la période des soldes. 

Ce jeudi 4 juillet, de chez moi, on aperçoit la flèche d'élévation à nouveau déployée ce qui laisse espérer que le travail d'assemblage va pouvoir enfin commencer. Pourvu que les bouchons ne retardent pas l'arrivée des camions. 

Un quartier commercial bloqué, c'est dérangeant pour ses habitants et ses commerçants, que dire alors des nombreux autres endroits de la ville qui connaissent les mêmes problèmes. 

Depuis ce mardi 2 juillet, on pave l'avenue de Troyes et pour réaliser ce travail, il a été nécessaire de la fermer dans les deux sens de circulation. Quant ce chantier sera terminé, la presse nous a déjà révélé que c'est le carrefour formé par cette même avenue de Troyes, la rue de la Madeleine, l'allée latérale du boulevard Léopold et la rue Péterinck qui sera fermé au moins deux semaines à la circulation pour son réaménagement.

On nous apprend également que la rue Royale sera fermée dans sa section entre la rue des Campeaux et le quai Saint-Brice alors que les travaux de la rue de l'Hôpital Notre-Dame, située dans son prolongement, ne sont pas terminés. La rue des Fossés est également en chantier et interdite au passage des véhicules. Au début de cette semaine, c'était la rue de la Ture qui était inaccessible. 

Peu à peu les automobilistes qui veulent traverser la cité des cinq clochers risquent de perdre patience. Un ouvrier a déclaré : "Nous, on doit travailler" et nul ne consteste ce droit mais un peu de coordination résultant d'une vue d'ensemble du centre-ville aurait été plus judicieuse. Chacun semblant faire son chantier dans son coin, mettant devant le fait accompli le service de police chargé de trouver des solutions et déclenchant également au niveau local, un effet papillon. 

Au-delà de la métaphore de l'effet papillon, on a également coutume de dire : "Qui aime bien, châtie bien", vous avez probablement déjà deviné, si vous êtes de fidèles lecteurs de ce blog, que j'aime ma ville, c'est pour cela que je me permets de relever parfois les errements qui la font souffrir depuis trop longtemps ! Au XXIe siècle, les gestionnaires de chantiers devraient, au moins, avoir un minimum d'organisation sauf si cet élément passe en dernier lieu sacrifié sur l'autel de la sacro-sainte rentabilité ou si cela n'est plus enseigné dans les écoles techniques !

 (S.T. juillet 2013)

11:01 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, travaux, rue royale, avenue de troyes, chantiers |

06/05/2013

Tournai : entre tranchées et rues barrées.

Traverser la ville devient aussi compliqué que d'y trouver une place pour stationner, on rencontre, en effet, des chantiers un peu partout dans l'intra-muros. 

La place de Lille.

L'ancien hôtel "Aux Armes de Tournai" disparaît derrière une échafaudage et des toiles plastifiées, ironie, une découpe a été effectuée dans le bas de celles-ci pour que les automobilistes puissent toujours avoir accès à l'horodateur ! A terme, on trouvera trois appartements et deux commerces. 

A l'arrière de l'église Sainte-Marguerite, la construction d'un complexe de garages sur deux étages se poursuit, ce chantier rejoint la rue As-Pois.

Les travaux de réhabilitation de l'église Sainte-Marguerite vont bientôt débuter, probablement après les congés de la construction. Celle-ci est entourée d'un panel de spécialistes composé des responsables tournaisiens de l'Urbanisme, de ceux des Monuments et des Sites, de la Région Wallonne et du Patrimoine. Dans le projet, on ne modifiera pas le porche, ni le clocher, parties classées de l'ancien édifice religieux, mais on rénovera totalement la nef et le choeur, en conservant les volumes, afin de réaliser des lieux de vie dont un important duplex de 600m2 avec vue imprenable sur la cité des cinq clochers. Le rez-de-chaussée devrait accueillir une salle culturelle modulable en fonction des évènements qui y seront présentés.

La rue Perdue.

le parking souterrain sur deux niveaux attend toujours son aménagement !

Le quartier cathédral.

Après le rue des Choraux et la rue du Four Chapitre, les travaux concernent actuellement la rue des Orfèvres où la pose des dalles de revêtement a débuté. Cette rue est totalement interdite à la circulation.

Des tranchées ont été creusées dans la rue du Curé Notre-Dame pour la pose d'impétrants, on ne peut actuellement stationner dans la section comprise entre la rue du Four Chapitre et la place Paul Emile Janson.

La rénovation de la rue de l'Hôpital Notre-Dame a débuté, la voirie est éventrée, on procède à la pose des collecteurs d'égouts, cette rue située sur l'axe important de la traversée Nord-Sud de ville restera fermée à la circulation durant quatre à cinq mois encore.  

L'Office du Tourisme a quitté les bâtiments qu'il occupait au pied du beffroi pour rejoindre, en ce mois d'avril, l'immeuble situé au n°1 de la place Paul Emile Janson, on vient de terminer la rénovation de l'ancien "Grand Hôtel de la Cathédrale" (voir article que nous lui avons consacré), que certains, peu au courant de l'histoire locale ou ayant peut-être des intérêts dans l'organisme financier, s'évertuent à désigner par le nom d'immeuble Dexia, le dernier occupant des lieux ayant succédé au siège de la Banque de Paris et des Pays-Bas (quand on sait ce que nous a coûté le sauvetage de cette banque, on ferait bien de ne pas remémorer constamment de mauvais souvenirs au travers de cette appellation) !

Un vaste hall baigné de lumière apportée par une immense verrière, un miroir géant dans lequel se reflètent les cinq clochers, une présentation de produits tournaisiens sont les premiers éléments visibles dès l'entrée. Un auditorium de 84 places invite le public à remonter 2000 ans d'histoire de la cité scaldéenne par la projection du film "Le Couloir du Temps" ou à assister à celle intitulée "de la pierre au ciel". Les caves voûtées du XIIe siècle permettront l'organisation d'expositions temporaires. A l'étage, les services de l'Eurométropole et ceux des musées tournaisiens ont pris place. 

Quelques détails à régler ne permettent pas encore la réouverture à la circulation de la rue des Puits l'Eau, bien qu'un marquage au sol soit désormais réalisé dès la descente du Pont-à-Pont, certains automobilistes continuent à parquer leur véhicule sur ce qui est devenu une bande de circulation. Les (mauvaises) habitudes ont souvent la dent dure. 

On a évoqué, durant le mois de mars, la prochaine restauration de la place Saint-Pierre et de la rue Poissonnière dont les pavés sciés placés il y a quelques années n'ont pas résisté à la circulation des voitures et camions et font entendre le son mélodieux d'un concert de castagnettes lors du passage d'un véhicule, de plus, ils représentent un danger pour les piétons (principalement les personens âgées) qui risquent de s'y tordre les pieds. On a plus de nouvelles de ce chantier programmé

La cathédrale Notre-Dame. 

L'échafaudage devant ceinturer les cinq clochers est en cours de réalisation. Autre élément visible du début de ce chantier, le monument en bronze, oeuvre de Guillaume Charlier, dit "le groupe des Aveugles" a été retiré de son socle de la place Paul Emile Janson, il devrait trouver rapidement une nouvelle implantation. A son emplacement va bientôt s'élever une grue de 90 mètres de haut possédant un bras de 60 mètres chargée d'amener les tables de plomb et le matériel nécessaire à la rénovation des cinq flèches qui se dressent à 83 mètres dans le ciel tournaisien.

De nouvelles palissades ceinturant le périmètre du prestigieux édifice seront prochainement posées, elles succèderont aux panneaux didactiques de couleur rose fuchsia installés depuis le début des travaux, elles déclineront l'histoire de chef d'oeuvre âgé de l'art romano-gothique vieux de plus de 800 ans.

La Grand'Place.

L'hiver a eu définitivement raison des fondations de l'égout qui reçoit l'eau s'écoulant des jets installés sur le forum tournaisien, le béton qui soutient les caillebotis doit être remplacé, les travaux viennent de débuter, pendant le temps de cette réparation qui devrait prendre trois à quatre semaines, les habitués des terrasses des cafés, tea-rooms et restaurants semblent avoir été mis en cage. Cette situation complique sérieusement les "affaires" de l'ami Joseph qui ne peut plus suivre (si ce n'est pousuivre) à la trace les passants pour leur réclamer l'habituelle petite pièce nécessaire pour lui aller jouer au billard électrique.  

Le quartier du jardin de la Reine.

La réfection de l'avenue de Troyes se poursuit, les pavés ont été retirés, les quais d'embarquement des autobus sont désormais dessinés, les bordures sont posées, il reste à placer le revêtement de la voirie. 

Sur le terrain où s'élevait jadis le Casino et les bâtiments de la Société de distribution d'eau, on creuse les fondations de l'immeuble qui accueillera commerces et appartements de standing.

Le quai Dumon.

Après la rue des Orfèvres, la rue de l'Hôpital Notre-Dame, voici que le quai Dumon sera lui aussi interdit à la circulation dans le sens Becquerelle vers le quai durant la période allant du 6 au 31 mai, la pose d'impétrants et la nécessaire ouverture de voirie obligent les responsables à dévier les véhicules venant de la gare par la rue de l'Epinette et la rue Joseph Hoyois. Quand on sait que ce tracé est déjà la déviation naturelle qui s'est imposée en raison de la fermeture de la rue de l'Hôpital Notre-Dame, on conçoit aisément la difficulté rencontrée par les automobilistes qui doivent se rendre de la gare à la Grand'Place. 

La place Verte et la rue des Jésuites.

Les conditions hivernales ayant fortement dégradé la voirie en pavés, un côté de la place Verte, celui menant de la rue de l'Epinette vers la rue du Sondart est toujours interdit à la circulation, le centre du carrefour formé par la place et la dite rue s'est également effondré. Pour les mêmes raisons, on a réduit la largeur de la voirie à la rue des Jésuites, à proximité du parc communal.

Les abords de la piscine de l'Orient.

Durant ce mois de mai, la pose de coussins berlinois et la création d'un rétrécissement de voirie, éléments censés ralentir la circulation dans la longue ligne droite allant de la Bonne Rencontre à Vaulx jusqu'au rond-point situé à proximité de la piscine de l'Orient et du camp de camping imposeront la fermeture de cet axe, en journée, entre 7 et 17h.

Les abords du Pont des Trous

Il est désormais interdit de stationner le long de l'Escaut entre le Pont des Trous et le pont Delwart. Depuis toujours, principalement les étudiants fréquentant l'école Jeanne d'Arc, certains y avaient pris l'habitude de garer leur voiture parfois durant toute la semaine. Cet alignement de véhicules gâchait la perspective sur la vieille porte d'eau photographiée par de nombreux touristes à partir du pont Delwart et représentait également un danger pour les conducteurs qui stationnaient à un endroit non protégé des chutes dans le fleuve. 

La rue Saint-Brice.

Les travaux de rénovation d'un immeuble incendié se poursuivent, la moitié de la voirie est occupée par le chantier, la circulation doit donc se faire alternativement, ce qui crée quelques embarras de circulation aux heures de pointe.

Rue du Désert et rue de la Planche.

Là aussi, la circulation est rendue difficile en raison de l'ouverture de tranchées en voirie pour la pose d'impétrants. 

Espérons que pour les vacances, certains chantiers seront enfin terminés.

(sources : recherches personnelles, presse locale et les "gazettes de chantier" éditées dans le cadre de la rénovation du quartier cathédral). 

 S.T. mai 2013.