10/08/2008

Tournai : l'année 1970 sous la loupe (1)

Notre long feuilleton consacré à l'histoire locale de Tournai a débuté le 1er janvier 1950 et nous voici déjà arrivés au début d'une nouvelle décennie : les années septante.

L'année 1970 sera jalonnée de nombreux évènements. Dès la fin du mois de janvier s'ouvre la "Quinzaine du Théâtre National de Belgique". Durant près de deux semaines, elle va offrir spectacles et expositions de qualité, connaissant un énorme succès avant même son ouverture puisque près de 2.000 tournaisiens avaient réservé un abonnement. Le 6 février, au moment de la clôture, on enregistrera plus de 7.800 spectateurs qui participèrent aux représentations du TNB, à celle du Théâtre au Noir de Pragues, au récital de Juliette Gréco. Quelques semaines plus tard, Tournai rendait hommage à un de ses illustres enfants, le peintre Joseph Lacasse dont nous avons parlé dans notre article précédent, en organisant une exposition de ses oeuvres. 

Le 12 mai, en présence du Roi Bauduin et de la reine Fabiola, l'Hôtel de Ville reconstruit est inauguré pratiquement 30 ans, jour pour jour, après sa destruction lors des bombardements allemands de mai 1940. Au cours de cette inauguration, le Ministre des travaux Publics, Jos de Saegher, évoque, devant le Roi, deux sujets brûlants : l'ouverture prochaine de l'autoroute de Wallonie et l'élargissement de l'Escaut pour permettre le passage de péniches de 1.350 tonnes. Ce dernier sujet est suivi avec attention par les habitants des quartiers Nord et Est de Tournai, menacés d'expropriations, en cas de contournement de la ville par le fleuve. Le Roi marque son intérêt pour le projet de création du zoning d'Orcq, créateur d'emplois pour la région tandis que la Reine visite le Musée de Folklore Le jeudi 28 mai, nouvelle visite d'un chef d'Etat à Tournai, cette fois, c'est Mr. Franz Jonas, Président de la République Fédérale d'Autriche qui est reçu dans le nouvel Hôtel de Ville par le bourgmestre, Jean Hachez.

Et les évènements se succèdent, du 11 au 21 juin, la "British Week" transforme la cité des cinq clochers en un faubourg de Londres. Musique miltaire britannique, pub anglais érigé sur la Grand'Place, autobus londonien à double étage parcourant les rues de la cité, véritables bobbies, le sergeant Mac Donald et l'agent Jerry, se mêlant à la foule, groupes de cornemuses, spectacle de mimes du Théâtre Machine de Londres, réceptions organisées par les brasseries anglaises ou les commerçants tournaisiens auquelles participe l'ambassadeur de Grande Bretagne, conférences, drapeau de l'Union Jack flottant dans chaque rue, vitrines de magasins décorées, les artères de Tournai ressemblaient à Carnaby Street et ses parcs à Hyde Park. Les Tournaisiens vivaient à l'heure de Shakespeare, des Beatles et... de la Watneys.

Le lundi 28 septembre, de nombreux ministres sont présents pour l'inauguration du tronçon de l'autoroute de Wallonie compris entre Froyennes et Gaurain-Ramecroix, ils reviendront le 21 décembre pour mettre en service celui reliant Lamain à Froyennes. Le contournement de Tournai est une réalité, désormais, les nombreux poids lourds venant de France pour se rendre dans les carrières du Tournaisis ne devront plus emprunter la Nationale 7, ni les boulevards de ceinture de la ville au grand soulagement des riverains qui retrouvèrent ainsi un peu de tranquilité et beaucoup de sécurité. Dans le prochain article, nous examinerons d'autres évènements qui marquèrent l'année 1970 à Tournai.

09/07/2008

Tournai : l'année 1967 sous la loupe (1)

Si l'année précédente fut riche en évènements sur le plan culturel et sportif, l'année 1967 n'a rien à lui envier. Elle débute cependant sur le ton de la polémique. Malgré les nombreuses interventions des autorités communales, malgré la visite des responsables de la Sidého chez le premier ministre, malgré les promesses faites par le Ministre De Saegher lors de sa visite à Tournai quelques mois auparavant, on constate un manque de progrès évident dans le dossier de "l'Autoroute de Wallonie", cette liaison vitale pour l'économie et le tourisme de la région. Mieux, des rumeurs font état de l'arrêt de celle-ci à Mons avec prolongement vers Valenciennes. Le Tournaisis serait, à nouveau, superbement oublié. Un membre du P.L.P. (Parti libéral) de l'époque souhaite même que ce projet de liaison entre le chef-lieu de la province du Hainaut et le Tournaisis soit purement et simplement abandonné, trop dispendieux pour les deniers publics. Les autres membres de son parti, les mandataires politiques et les responsables économiques régionaux ne partagent pas sa vision personnelle du projet. Le chantier débutera au printemps 1967. Le pont de Froyennes, les expropriations entre Tournai et Péruwelz, le pont surplombant la chaussée de Bruxelles vont enfin se concrétiser.

A Tournai aussi des dossiers font grand bruit. Celui de la "Caserne des Sept-Fontaine", à la rue Frinoise, que la Commission des Monuments et des Sites voudrait voir classé, alors que les autorités communales sont favorables à sa démolition. Ce témoignage du passé sera sauvé après de nombreuses négociations. Les habitants de la ville déplorent toujours la présence d'un chancre à proximité de l'église Saint Quentin, l'ilot dit des "Douze Césars" est toujours à l'abandon. Les habitants du Chemin d'En Bas se plaignent du chantier de la nouvelle clinique socialiste (IMC), à l'origine de tapage nocturne, les ouvriers y travaillant parfois jusqu'au milieu de la nuit. De plus, les camions transforment la petite voirie qui vient juste d'être rénovée en lac de boue. D'autres dossiers sont positifs pour la ville. Ainsi, le mardi 7 mars, à Kain, on inaugure l'usine Balamo, filiale du groupe Balamundi et Mahesco. Ce site va offrir de nombreux emplois à une région qui en a terriblement besoin.

Le 1er juillet, la presse locale dévoile le projet de transformation de la Plaine des Manoeuvre, jusqu'à là terrain militaire. Le plan prévoit la construction d'un centre culturel, d'une maison d'adultes, d'un grand stade de football, d'une aire omnisport, d'un hall des sports et d'un autre pour les foires et expositions et d'immeubles résidentiels. Projet pharaonique qui va tenir les tournaisiens en haleine ! De nombreuses personnalités assistent à cette présentation au cours de laquelle, le Chargé de mission au Cabinet de la Culture Française, un certain Charles Ferdinand Nothomb déclare dans son discours : "Ce n'est pas un honneur que l'Etat fait à Tournai, c'est un honneur que Tournai fait à l'Etat" !

De nombreux chantiers sont entrepris au cours de cette année 1967, l'entrepôt de la douane est relié au chemin de fer, les travaux de l'église Saint Quentin se terminent, la rénovation de l'Hôtel des Anciens Prêtres se poursuit, de nombreuses voiries sont modernisées, on inaugure de nouvelles voiries, l'avenue Wibaut et la rue Campin. Des projets inquiètent aussi les responsables politiques et les habitants de la cité des cinq clochers. le 27 janvier, la presse se fait l'écho d'une fusion probable des villes du Hainaut Occidental. Tournai absorberait Orcq, Ere, Kain, la population passerait de 33.000 à plus de 41.000 habitants, projet qui avortera. La mise au gabarit de l'Escaut pour des péniches de 1.350 tonnes émeut les habitants. On parle de démolir les quais et les ponts ou de créer un contournement qui prendrait son origine à proximité de la conciergerie Thorn à Chercq, traverserait la carrière Delwart désaffectée, longerait les voies de chemin de fer et rejoindrait le parcours initial du fleuve à hauteur de la distillerie Carbonnelle à Kain. Cette information inquiète les nombreux prorpriétaires dont les biens sont situés sur l'un ou l'autre parcours et provoquera, durant de nombreuses années, un forme d'immobilisme, plus personne n'osant rénover un immeuble sans doute voué à disparaître. Ce projet donne un sérieux coup de frein à la rénovation de la ville entreprise depuis la fin de la guerre.

La presse révèle également en janvier la disparition prochaine du cinéma Scala, situé à la rue des Maux, celui-ci fermerait ses portes à la date du 15 juin cédant la place à une surface commerciale du groupe Colruyt. Ce projet fut momentanément enterré ! Le 13 janvier, en raison de fortes gelées, le parvis de l'église Sainte Marguerite, sur la place de Lille, se rappelle au bon souvenir des défenseurs des monuments. Des pierres soutenant la corniche se détachent et se fracassent sur un trottoit où ne circule, heureusement, aucun passant. Il y a encore du pain sur la planche pour les défenseurs du patrimoine et les amoureux de trésors architecturaux du passé. Un combat de toutes les époques !...

14:47 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, escaut, renovations, autoroute de wallonie |

02/07/2008

Tournai : l'année 1966 sous la loupe (1)

Passer en revue les années qui se sont écoulées en 1950 et 2007 permet, au-delà des souvenirs que cette restrospective évoque, de mieux comprendre l'évolution d'une ville, au travers des travaux et des investissements qui y sont réalisés, des événements culturels ou sportifs qui y sont organisés, de l'emploi et des distractions qui y sont proposés. Une cité dynamique, bien gérée, bien pensée est appréciée par l'ensemble de ses habitants au contraire d'un lieu de vie monotone, sans attrait qui donne alors l'envie à ses jeunes de migrer vers d'autres régions où il fait bon vivre. 

En cette année 1966, au coeur de ce qu'on appelait les "golden sixties", le visage de Tournai va continuer à se remodeler. On fait disparaître les dernières cicatrices laissées par la guerre, on offre du logement pour faire face à une demande croissante, on modernise les voies de communications, on restaure le patrimoine. La construction d'un immeuble à la place Reine Astrid complète harmonieusement l'ensemble qui fait face au Parc Communal et à l'Hôtel de Ville, toujours en construction. Deux chancres subsistent néanmoins, la Salle des Concerts et l'ancien commissariat de police. Sur la Grand'Place, le dernier terrain vague situé entre la rue des Orfèvres et la rue de l'Yser (plus précisément entre le café "Le Soleil" et la maison "Buch") voit s'ériger un nouvel immeuble à vocation commerciale tandis que les travaux de l'église Saint Quentin vont bon train. A la fin du premier trimestre, la première rangée de fenêtres est terminée et vers la fin de l'année, le clocher est couvert et la croix posée. Là aussi va longtemps subsister un dernier chancre, le terrain vague du site dit des "Douze Césars" qui jouxte l'édifice religieux, masqué par des panneaux publicitaire, un véritable coup de poing dans la vision de ce site prestigieux qu'est l'une des plus belles places de Belgique.

Lors de sa visite du 14 juin 1966, le ministre des Travaux Publics, Jos de Saegher semble avoir entendu les protestations émises par la Ville et les acteurs économiques de la région. Il confirme que les travaux de l'autoroute de Wallonie vont débuter sous peu. En effet, quelques jours plus tard, des forages sont entrepris à Froyennes, à proximité de l'Escaut, pour sonder le terrain en vue de la construction du pont enjambant le fleuve et au mois d'août, les premières expropriations de terrains sur le tronçon Mons-Tournai vont paraître au Moniteur Belge (notre Journal Officiel). Heureux de ces progrès dans le dossier qu'ils ont défendu les milieux économiques et les responsables communaux s'interrogent toujours à propos de la liaison avec Lille, les contacts entre la France et la Belgique n'ayant toujours pas eu lieu. L'autoroute se terminera-t-elle en cul de sac à hauteur de Marquain ? 

Au coeur de la ville, de nombreux chantiers sont ouverts. Une nouvelle voirie a été percée entre le Lycée Royal et la Maternité Notre-Dame, elle permet de relier le carrefour du Viaduc (important point d'entrée en ville) aux quais de l'Escaut. La rue de la Madeleine, autre axe de pénétration en ville pour les automobilistes venant de Courtrai ou de Roubaix, est aspahaltée et ouverte à la circulation le 15 juillet. La rue Blandinoise est elle aussi en pleine rénovation, elle est empruntée quotidiennement par les centaines d'élèves qui fréquentent le Collège Notre-Dame, l'Ecole Normale ou les Ursulines. Les travaux de la chaussée de Douai, autre axe de pénétration pour les voyageurs venant de France, sont terminés, cette large voirie, un vrai billard, fait craindre des vitesses excessives aux riverains. Le 1er septembre débutent les travaux de restauration de l'Hôtel des Anciens Prêtres, à la place de l'Evêché, un bâtiment dont il ne reste plus qu'une façade meurtrie depuis 26 ans. A la mi-novembre, on procède, à la rue Perdue, à la démolition de l'immeuble dit "de Boulogne" afin d'y construire le nouvel arsenal des pompiers. Ceux-ci se sentant à l'étroit dans leurs vieux locaux de la place Saint Pierre.

En 1966, Tournai se reconstruit, se modernise, s'embellit. On commence à songer à l'atout que représente le tourisme pour la cité scaldéenne. La mise en valeur de son patrimoine entre, peu à peu, dans les priorités fixées par les gestionnaires communaux. L'effondrement du toit et d'un pan de mur de la vieille Tour Saint Georges, le 14 juin, à 6h30, rappelle cependant à chacun qu'il y a encore beaucoup de dossier à traiter pour mettre la ville en valeur !

11:39 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, chantiers, autoroute de wallonie |

25/06/2008

Tournai : l'année 1965 sous la loupe (1)

Sur le plan international, cette année 1965 est marquée par la conquête de l'espace. Premier exploit, le 18 mars, lorsque le cosmonaute russe Leonov devient le premier "piéton" de l'espace, il évolue une vingtaine de minutes en dehors de sa capsule. Dans cette course que se livrent soviétiques et américains, il est imité par Edward White, le 3 juin, lui aussi sort une vingtaine de minutes de sa capsule Gémini, enfin, le 15 décembre, c'est le premier rendez-vous spatial entre les deux vaisseaux Gémini 7 et Gémini 6. A cette occasion, les astronautes américains vont battre le record de durée dans l'espace. Dans le petit village de Loconville, en France, un mariage attire la toute grande foule et on frôle presque l'émeute, Johnny (Halliday) s'unit à Sylvie (Vartan).

En Belgique, le principe de la révision de la Constitution est adopté par la Chambre, le 6 avril, deux jours plus tard, le Sénat fait de même. Les élections ont lieu le 23 mai, la constitution du gouvernement n'interviendra que le 27 juillet, après 65 jours de crise, il est dirigé par Pierre Harmel. Le 17 septembre, un jeune chanteur originaire du Borinage qui a fait une partie de ses études à Tournai, l'italo-belge Salvatore Adamo apparaît pour la première fois sur la scène de l'Olympia à Paris. Il reçoit une très longue ovation, c'est le début de la célébrité. 

L'année 1965 est caractérisée par la publication de nombreux projets pour la ville de Tournai. Le vendredi 15 janvier, le nouveau conseil communal, issu des élections d'octobre 1964, est installé. Louis Casterman se succède à lui-même en qualité de bourgmestre. Au début du mois de février, la décision ayant été prise pour des raisons de sécurité, on procède à la démolition du Lycée Royal situé à la rue du Becquerelle. Depuis 25 ans, la façade en pierres bleues de France, extrêmement solide, contribuait à masquer les ruines de cette école bombardée en 1940. Le terrain vague ainsi créé restera en cet état jusqu'à la construction du nouveau commissariat de la Police Fédérale en 2001. Le 22 février, la presse dévoile les plans de la future liaison autoroutière qui va relier Lille (F) à Aix-la-Chapelle (All) en passant à proximité des grandes villes que sont Tournai, Mons, Charleroi, Namur, Huy et Liège. Dénommée "Autoroute de Wallonie", celle-ci contournera la cité aux cinq clochers par le Nord. A cet endroit est prévu un véritable noeud de communications puisque par la suite devraient venir s'y greffer une liaison vers Bruges et la Flandre et une autre vers la capitale. Avec le voie fluviale, l'autoroute doit permettre un développement économique non seulement de Tournai mais aussi du Hainaut Occidental. Il est regrettable que le troisième maillon, le transport ferroviaire, soit resté le parent pauvre. La liaison Bruxelles-Tournai-Lille ou Mouscron n'a jamais eu les faveurs des responsables de la SNCB et ce ne sont pas les nombreux navetteurs qui se rendent chaque jour à Bruxelles qui le démentiront.

Même pour la mise en chantier de cet important axe routier, les responsables locaux ont été obligés d'entamer le combat. En octobre 1965, on apprend que le contournement de Tournai ne semble plus prioritaire, le projet aurait du plomb dans l'aile, d'autres régions semblent avoir plus de poids dans les négociations. Le Conseil communal, à l'unanimité, adresse une motion réclamant le respect intégral du projet présenté quelques mois auparavant. Un mois plus tard, en novembre, c'est une délégation de la Sideho qui se rend au cabinet du Premier Ministre, Pierre Harmel. Le Président de l'Intercommunale de Développement Economique du Hainaut Occidental, Mr. Robert Henaut est accompagné de Mrs. Castel, Hochepied, Hachez, Plaquet, Duquesne de la Vinelle et Gadenne. Ces responsables soucieux de défendre leur région rencontrent également les ministres Leburton, Wigny, Pirson et Servais.

Le 10 mars 1965 un nouveau projet est dévoilé, la création de 300 logements financés par la Société Nationale du Logement sur les terrains situés entre l'Escaut et la rue de la Galterie Saint Jean. Une opération de revitalisation urbaine bien nécessaire pour le quai du Luchet d'Antoing où les travaux d'élargissement de l'Escaut se terminent. Un autre projet faisant état de la construction de plusieurs centaines de logements sur la Plaine des Manoeuvres fait "long feu". Dans le quartier du Vert Bocage, on adjoint un centre à la nouvelle église Saint Paul en construction. Il prendra, au début, le nom de "Maison des Jeunes, les Clés". Durant toute l'année, de nombreuses voiries tournaisiennes vont être améliorées. On rénove l'Avenue Delmée afin qu'elle soit digne de mener à la nouvelle maternité Notre-Dame qui fête sa première année d'existence. On fait disparaître les infames pavés qui garnissaient la rue Morel et le chaussée de Douai. ... La rétrospective de l'année 1965 est loin d'être teminée, il nous reste à examiner les évènements sportifs, culturels et quelques faits divers qui marquèrent cette année 1965 à Tournai.

10:03 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, luchet d antoing, autoroute de wallonie, sideho |