10/02/2010

Tournai : Au temps du tram et des premiers bus

A l'époque où les diligences tenaient le haut du pavé, exploité par une entreprise privée et tiré par des chevaux, le premier tram régional fit son apparition, en 1880, entre la gare de Péruwelz et la basilique de Bonsecours. Dans la cité des cinq clochers, la première ligne de tram semble être celle de Tournai vers Templeuve, ouverte le 14 mars 1901, elle est très certainement la première "ligne dite de banlieue de Tournai". Le 23 avril 1905, elle sera prolongée jusqu'à Néchin au lieu dit "La Festingue", c'est-à-dire à la frontière française, frontière qu'elle franchira en 1915 dans sa prolongation jusqu'à Toufflers, premier village français sur la route de Roubaix. Toutefois, si ce nouveau tronçon existe, son exploitation commerciale ne débutera que le 15 décembre 1926.

La première liaison créée dans les environs de Tournai sera la tronçon qui reliera Quartes à Frasnes, ouvert le 24 septembre 1900 durant la campagne sucrière et uniquement destinée au transport des betteraves, cette ligne sera supprimée, trois mois plus tard, le 24 décembre, à la fin de la campagne et restera inactive jusqu'au 12 septembre 1901 date à laquelle elle sera reliée au tronçon Tournai-Quartes et permettra ainsi de rejoindre Frasnes-les-Buissenal à partir de la cité scaldéenne. Le 24 décembre 1903, la voie sera prolongée jusqu'à Ath. On trouve également les lignes Tournai-Péruwelz (1.5.1903) et Tournai-Hertain (25.6.1911). Cette dernière présente la particularié de traverser le centre de la ville et de passer par le pont levant sur l'Escaut. On connut ensuite les lisaisons Tournai-Pecq-Courtrai et Tournai-Rumillies, cette dernière devait même être prolongée jusqu'à Leuze mais les Chemins de Fer de l'Etat estimèrent qu'elle ferait concurrence à la liaison ferroviaire existante. La liaison Tournai-Wez-Velvain ouverte le 30 juin 1930 sera la première ligne à traction autonome, en 1933, les premiers autorails y circuleront. De la gare à la Porte Saint-Martin, elle suivait le circuit des boulevards qui n'était pas encore composé des nombreuses voies de ciculation que nous connaîssons aujourd'hui. En 1932, les liaisons Tournai-Hertain et Tournai-Kain furent les premières à être électrifiées. 

Le tram tout d'abord tiré par des chevaux, mû ensuite par la vapeur et finalement par l'électricité allait disparaître peu à peu à partir de 1952. Le 27 avril 1952, les premiers services de bus assurant les liaisons entre Tournai et Wez-Velvain, Kain la Tombe ou le Quartier Sud voient le jour. Les liaisons Tournai-Pecq et Tournai-Péruwelz seront assurées à partir de 1953, Tourna-Ath, Tournai-Warchin (Place), Rumillies (Verte Feuille) et Tournai-Tir National seront les dernières réalisées. C'est en 1966 que les destinations Kain-Quartier Sud et Warchin-Tir National seront fusionnées en une ligne unique avec desserte des boulevards de ceinture de Tournai. Cohabitaient à cette époque, deux types d'exploitation, les bus de la S.N.C.V (Société Nationale des Chemins Vicinaux) et la S.N.C.B. (Société Nationale des Chemins de Fer Belges), ces derniers étaient exploités par des privés (on se souvient notamment des cars de la firme Chaval à Rongy) pour le compte de la Société Nationale, ils étaient aux couleurs "vert et crème" alors que ceux de la SNCV étaient aux couleurs "rouge et crème". Les deux catégories furent fusionnées et ne circuleront plus, à partir de ce moment (7.1.1977), que des bus "oranges". Bien plus tard, effet de la régionalisation de la Belgique oblige, on retrouvera deux sociétés d'exploitation dans notre pays : en Flandre "de Lijn" (La Ligne) et en Wallonie, "les T.E.C". (Transports en Commun). Les véhicules évolueront et bientôt les bus articulés que certains appellent "à soufflet" feront leur apparition. Le "Tournai-City" dessert désormais non seulement les différents quartiers de la ville mais aussi les zonings commerciaux de Froyennes et des Bastions. On est bien loin du temps des coches et des diligences et le nombre de voyageurs transportés n'a jamais été aussi important, il faut dire que les nombreux établissements scolaires ne sont pas étrangers à cette situation. Chaque matin, les bus venus des villages environnants déposent des centaines d'écoliers et d'étudiants et plusieurs cars venus du Nord de la France amènent les étudiants français dans les établissements scolaires tournaisiens dont la réputation a dépassé depuis bien longtemps la frontière. Les firmes privées gèrent le transport scolaire pour les établissements d'enseignement spécial.

(sources : documentation reçue de la S.N.C.V)

08:45 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, tram, autobus |