09/07/2015

Tournai : les évènements sur la ligne du temps (2)

Les origines de la cité.

La version légendaire.

- 606 avant J.C. : fondation d'une cité royale appelée "Petite Rome" ou "Autre Rome" sous le règne de l'empereur romain Tarquinius. Un autre nom apparaît : "Hérinam"

- 554 avant J.C. : révolte des habitants de la cité contre le tribut exigé par Rome.

- 340 avant J.C. : la ville est complètement détruite ! Par qui ???

- 297 avant J.C. : une nouvelle cité voit le jour à l'emplacement de l'ancienne, elle porte le nom de "Nervius", elle se choisit un roi qui pend le nom de "Turnus".

-   57 avant J.C. : Jules César s'empare de Nervius.

Cette tranche d'histoire reprise par Paul Rolland au tout début de son "Histoire de Tournai" est en fait basée sur une prétendue vision d'un chanoine, nommé Henri, datant de 1141. Aucune fouille n'a pu étayer celle-ci.

L'Histoire.

En l'an 50 de notre ère : existence d'un hameau s'étendant sur les deux rives de l'Escaut sous le règne de l'empereur Claude.

Au premier et deuxième siècle : le hameau se trouve au carrefour d'un réseau de voies romaines  le reliant à Cambrai, Arras et Thérouanne. exploitation de carrières à l'emplacement de l'actuelle cathédrale et d'un four à chaux creusé à même le roc dans l'actuel jardin de l'évêché.

A noter que cette bourgade est reprise sur la "Carte de Peuntinger" ou "Carte des étapes de Castorius" reprenant tous les itinéraires existant à l'époque romaine.

de l'an 100 à l'an 180 : la ville s'étend de Saint-Piat au Marché au Jambon sur la rive gauche et jusqu'à Saint-Brice sur la rive droite. Les fouilles du sous-sol semblent démontrer qu'un incendie général l'aurait probablement détruite, peut-être en l'an 180, lorsqu'elle est doit faire face à l'invasion des Chauques. Elle est reprise sous le nom de "Tornacum" ou "Turnacus".

En l'an 299 : un moine italien du nom de Piat de Bénévent vient évangéliser la cité, il sera par la suite désigné sous le nom de Saint-Piat.

Début du IVe siècle : création de la première enceinte de Tournai, on en retrouve des traces  à la rue Garnier, rue du Cygne, rue des Fossés... Une importante nécropole se trouve (hors enceinte) à l'emplacement de l'actuelle Grand-Place et de la rue Perdue.

(à suivre)

S.T. juillet 2015.