08/10/2015

Tournai : rénovations attendues et chancres existants.

Il n'y aura pas de crise du logement à Tournai !!!!

Il suffit de se promener dans et aux abords de notre ville pour constater que les chantiers immobiliers sont nombreux. Des centaines d'appartements seront disponibles dans les années à venir. une question est posée : les Tournaisiens sont-ils privilégiés au niveau du logement ?  

1. Les chantiers qui se terminent.

Le plus avancé parmi ceux-ci est celui de la résidence "Les jardins de la Reine" situé à proximité du rond-point de l'Europe, dans l'avenue de Troyes. La réalisation de cette résidence de 33 appartements avec rez-de-chaussée commercial est terminée. Une partie des appartements vendus est déjà occupée. Au milieu d'un espace vert entièrement clôturé, le bâtiment s'élève entre le jardin de la Reine et le parc du boulevard Léopold.

Sur la chaussée de Douai, la phase deux de la construction de " la Corne Saint-Martin" est également terminée. Les deux bâtiments déjà construits, dont un est presqu'entièrement occupé, font partie d'un complexe résidentiel qui en comptera, à terme, cinq autour d'un espace vert et d'un plan d'eau alimenté par la récupération des eaux pluviales. Une fois terminé, celui-ci ne comprendra pas moins de 191 appartements "passifs", près de 800 m2 dévolus à des activités commerciales et 200 m2 de services.

A la rue Jean Cousin, entre la chaussée de Douai et celle de Willemeau, le projet des "résidences Jean Cousin" est en voie d'achèvement. La première phase est terminée depuis quelques mois et déjà occupée. Les premiers occupants de la seconde phase arriveront probablement dans quelques semaines, le second bâtiment étant au stade des finitions. 

A l'angle du Becquerelle et du quai Saint-Brice, sur le site de l'ancienne clinique Saint-Georges, jouxtant l'immeuble de l'intercommunale Ipalle, les deux résidences à peine terminées voient arriver leurs premiers occupants. le projet a aussi accueilli deux crèches.

Dans la rue Barthélémy Frison, sur le site de l'ancienne imprimerie Campin, le projet de "l'ilot Desclée" est en voie d'achèvement. Dans le courant de l'année 2016, 47 lofts de standing seront progressivement occupés.

Dans la rue Saint-Eleuthère, un vaste projet prévoyant la construction d'un centre de stockage pour une firme de garde-meubles annexé à un bâtiment résidentiel comprenant appartements et rez-de-chaussée commercial est en cours d'achèvement. Dans le courant de l'année 2016, les bâtiments pourront être occupés.

Sur la place de Lille, les travaux de transformation de l'église Sainte-Marguerite en trois appartements de très haut standing sont terminés, il reste quelques finitions à effectuer au niveau des abords immédiats (création d'une entrée pour personnes à mobilité réduite dans la rue As-Pois).

Sur le quai des Salines et à la rue de l'Ecorcherie, la transformation des anciennes usines Allard en appartements et lofts se poursuit.

Sur la place Verte, un bâtiment voisin de l'ancienne Fontaine d'Or abritant jadis un magasin et une maison d'habitation appartenant à un atelier protégé vient d'être aménagé en appartements.

A la rue des Choraux, un immeuble à appartements qui donnera également sur la rue du Marché au Jambon (à côté d'un restaurant grec) est en cours de construction. On est actuellement à la phase de construction des fondations. L'immeuble à usage de quincaillerie de la rue du Marché au Jambon, (inoccupé depuis quelques années) sera totalement rénové. Sa construction est relativement récente, elle date de la reconstruction de la ville après le second conflit mondial.   

2. Les projets soumis à permis de bâtir.  

Sur la place de Lille, le promoteur qui achève la rénovation de l'église Sainte-Marguerite s'est tourné vers les deux bâtiments jouxtant l'église, l'un étant actuellement à usage de restaurant, l'autre de librairie. Ces deux immeubles anciens mais sans cachet particulier seront détruits et remplacés par deux immeubles du même gabarit abritant des appartements, l'information a circulé comme quoi le restaurant reprendrait possession du rez-de-chaussée à la fin des travaux.

A la rue Muche Vache, un promoteur souhaite transformer en appartements  l'immeuble ancien qui abrita une chocolaterie avant le restaurant à l'enseigne de "La table de Muche-Vache".

Au boulevard des Combattants, un vaste projet concerne les anciens établissements connus naguère sous le nom de "Colmant et Cuvelier" et ensuite de "Dunlop-CCT". Le projet qui y sera mené sera de longue haleine car il prévoit tout d'abord l'assainissement du site, une partie de celui-ci devant être dépolluée. Ensuite, seront érigés deux bâtiments : une maison destinée à une profession libérale et un immeuble de bureaux dans lequel une grande banque a déjà marqué son intérêt afin d y transférer son siège régional. La seconde phase verra la réalisation  d'immeubles à appartements proposant 150 logements pour étudiants, une cinquantaine de logements pour le troisième âge, des bureaux et peut-être même un appart-hôtel. Une nouvelle voirie reliant le boulevard des Combattants à la rue Paul Pastur sera également créée. Comme on le voit, il s'agit cette fois d'un projet mammouth qui s'étalera sur plusieurs années.

A la chaussée de Douai, sur le territoire du village d'Ere, un projet de réhabilitation des anciennes usines "Les Textiles d'Ere" vient d'être soumis à enquête publique. Le très vaste bâtiment industriel devrait être transformé en un centre d'affaires après une réhabilitation totale.  

3. Les chancres qui perdurent.

On en dénote encore quelques-uns.

Le principal se trouve au pied de la cathédrale, dans la rue de l'Hôpital Notre-Dame, nous avons déjà très (trop) souvent parlé du site de l'ancien cinéma "Multiscope Palace", du restaurant "Chez Pietro" et des anciens locaux du journal "Le Courrier de l'Escaut". Par rapport aux articles précédents stigmatisant déjà ce lieu rien ne semble évoluer. Passer dans cette rue reste une "galère" (!) visuelle.

Le suivant est celui de l'église Sainte-Marie-Madeleine, située à la Terrasse de la Madeleine, désacralisée en 1968, abandonnée depuis lors à son triste sort et qui tombe en décrépitude. La presse annonce qu'on est occupé à couler du béton sur son pourtour afin de pouvoir y dresser une solide palissade de façon à assurer la sécurité des riverains. Ce site qui appartient au désargenté Institut du Patrimoine Wallon ne risque pas d'être réhabilité de sitôt.

Le troisième se situe dans le quartier Saint-Piat, on l'appelle communément "l'ilot Cherequefosse". Pour celui-ci cependant, une lueur d'espoir a surgi. En effet, on vient récemment de démolir les anciens bâtiments de la "Technique" à la rue Cherequefosse. Ceux-ci menaçaient ruine et les terrains situés à l'arrière se transformaient  depuis longtemps en une jungle dans laquelle chats et rats se livraient à des parties de cache-cache. L'année prochaine, il est prévu, si rien ne change, de démolir l'ancienne "piscine Madame" située dans le rue du même nom et dans les mois qui suivent de débuter le chantier de construction de"Technicité", le projet de l'intercommunale Ipalle. Le secteur privé devrait y construire, quant à lui, du logement social et divers services.

En conclusion.

A la lecture de ces différentes réalisations, on pourrait croire que la crise du logement ne menace nullement la cité des cinq clochers. Toutefois, il faut bien se rendre compte qu'il s'agit avant tout de logements de standing et, tout comme la majorité des maisons qui sont actuellement proposées à la vente, l'offre est accessible principalement à des ménages aux revenus aisés ou à des étrangers désireux d'investir à Tournai. Malgré les très nombreux appartements et maisons situées dans les quartiers du Luchet d'Antoing, du Vert Bocage, du Maroc, de la résidence Carbonnelle, du "vingt-quatre août", du Vert Lion, de la rue des Bouchers Saint-Jacques et malgré les nombreuses réhabilitations d'immeubles réalisées au centre-ville, par la société le Logis Tournaisien, le logement social reste le parent pauvre. Les listes d'attente ne se résorbent pas en raison de la paupérisation de larges pans de la population. On en arrive à ce paradoxe, malgré la crise économique qui touche les plus faibles, on n'a jamais construit autant d'immeubles "luxueux" à l'ombre de Notre-Dame.

S.T. octobre 2015.   

22/01/2015

Tournai : le point sur les chantiers de janvier.

Après avoir longuement feuilleté les pages de l'Histoire de Tournai, il est temps de revenir à l'actualité et celle-ci est toujours marquée par les nombreux chantiers qui fleurissent aux quatre coins de la cité. Ils concernent non seulement les voiries mais aussi la construction de nouveaux immeubles.

LA VOIRIE.

La cathédrale Notre-Dame.

Le vent coquin de ce début d'année l'a en grande partie dévoilée. Les grandes toiles plastifiées, en partie détachées, qui cachaient, à la vue des passants, la rénovation des tours Marie et de la Treille, ont été retirées pour des raisons de sécurité. Il faudra attendre l'enlèvement des "capuches" qui recouvrent le sommet des deux clochers pour juger enfin de la nouvelle vision offerte aux visiteurs.

Le parvis du beffroi.

Il est toujours interdit à la circulation des véhicules, en raison de l'effondrement toujours possible d'un ancien réseau d'égouttage, des grands bacs de fleurs délimitent le périmètre dit de sécurité. Si les commerçant font grise mine car dans notre civilisation vouée à l'automobile plus personne ne parvient encore à faire un petit détour à pied pour les visiter, le (rare) promeneur à cette époque de l'année, lui, y trouve momentanément son compte.

La place Paul-Emile Janson.

On a (enfin) posé son revêtement de pierre sur la plus grande surface. Il reste à daller l'espace réservé aux piétons le long du centre de Tourisme et de la résidence Cathédrale, un immeuble toujours en grande partie inoccupé et dont certains appartements sont désormais à vendre ou à louer.

La rue de Courtrai.

Sa rénovation étant terminée, elle a été, à nouveau, ouverte à la circulation, le 17 décembre. Il y a cependant lieu de tenir compte d'une modification importante : la mise en sens unique du tronçon compris entre les rues du Four Chapitre et des Choraux (interdiction de circuler dans le sens rue du curé Notre-Dame vers les Quatre Coins Saint-Jacques, soit sur une bonne centaine de mètres). Depuis son ouverture, il y a un mois, certains automobilistes ignorent (ou, le plus souvent, feignent ignorer) cette modification ce qui gène les conducteurs qui circulent dans la rue du Four Chapitre et souhaitent virer à gauche. Notons aussi le côté fort abrupt de la bordure située à l'angle des Quatre Coins Saint-Jacques. Elle a probablement été conçue par un architecte adepte des véhicules "tout-terrain".

Le plateau de la gare.

Depuis la mi-janvier, un chantier a débuté face à la gare de Tournai. Dès maintenant, le "vire à gauche" situé sur le boulevard, face à la station a été supprimé et l'accès au plateau de la gare n'est autorisé que pour les bus, les taxis et les usagers du parking de la SNCB. Le chantier est prévu jusqu'en juin 2015.

L'avenue des Peupliers.

La rénovation du dernier tronçon des trottoirs compris entre l'avenue Vert Bois et la rue Saint-Eleuthère est en cours. Dans quelques semaines, non seulement l'ensemble des trottoirs des quartiers Beau-Séjour et Vert-Bois aura été rénové, mais trois plateaux ont été aussi créés afin de ralentir la circulation dans cet endroit résidentiel. Excepté sur l'axe extérieur (Beau-Séjour-Peupliers), la circulation est désormais limitée à 30, voire 20 Km/h sur l'ensemble du quartier. Hélas, ces travaux ont fortement dégradé la voirie, de nombreux et importants nids de poule ont été créés par la circulation des lourds engins de chantier.

Rue de l'Hôpital Notre-Dame.

Situé dans le prolongement de la rue Royale, cet axe de traversée de ville amène les visiteurs en provenance de la gare vers le centre-ville et le centre du Tourisme. Depuis quelques années, il est LE chancre tournaisien par excellence. Sur le terrain vague résultant de la démolition du restaurant italien et de l'ancien cinéma Palace, un projet de création d'un hôtel de 80 chambres avaient été imaginé. Comme ce genre de bâtiment, en centre-ville, ne peut se concevoir sans création de possibilités de stationnement suffisantes, l'idée de garer les véhicules, en sous-sol, sur deux ou trois niveaux était apparue judicieuse. Hélas, la structure du sol, déterminée par la proximité de l'Escaut, ne permet pas la construction de celui-ci sans avoir recours à des techniques spéciales onéreuses. Lors des fouilles réalisées à cet endroit, l'eau remontait régulièrement. Honnêtement, nous pensons que n'est pas demain la veille qu'un nouveau projet permettant de vitaliser cette artère verra enfin le jour, surtout qu'on évoque quotidiennement et avec insistance la crise financière qui réduit les moyens financiers de la commune !

Boulevard Lalaing.

Dans le sens porte Saint-Martin vers l'hôpital, la pose d'impétrants est en cours.

LES PROJETS IMMOBILIERS

Rue Jean Cousin.

La première phase de construction d'une résidence composée de deux immeubles est terminée. La seconde est en cours.

La Corne Saint-Martin.

Situé sur la plaine des Manœuvres, le long de la chaussée de Douai, ce vaste projet prévoit la construction de cinq immeubles autour d'un espace comprenant un étang. Les deux premiers immeubles sont terminés, l'un est déjà occupé. Il semble que le promoteur immobilier attende que le taux d'occupation du second soit suffisant pour lancer la troisième phase.

L'ilot Desclée.

Dans la rue Barthélémy Frison, la réhabilitation des anciens bâtiments de l'imprimerie Desclée en lofts et appartements de standing se poursuit, certaines ailes sont terminées et déjà proposées à la vente ou à la location.

L'église Sainte-Marguerite.

Le projet avance, la nouvelle toiture est posée. Il a été rapporté durant le mois de décembre que la Ville avait abandonné, par manque de moyens financiers, le projet de salle culturelle au rez-de-chaussée. A l'heure actuelle, on ne connaît pas la destination qui sera donnée à ce lieu par le promoteur.

Les anciennes usines Allard.

Il s'agit de bâtiments industriels situés entre le quai des Salines et la rue de l'Ecorcherie. La transformation en appartements se poursuit. Il y a quelques semaines, un incendie à l'origine suspecte a ravagé une aile du bâtiment heureusement non encore aménagée.

Le complexe Ideta.

Le vaste complexe comprenant le siège social de l'intercommunale, de nombreux appartements de haut standing et des crèches est désormais terminé. Crèches et bureaux sont occupés depuis déjà quelques temps. L'entièreté des appartements le sera prochainement. En attendant, l'hôtel de maître, l'ancien siège social situé à la rue Saint-Jacques qui appartenait jadis à la famille Desclée de Maredsous, est mis en vente.

La résidence du Jardin de la Reine.

Situé à l'avenue de Troyes, à l'emplacement de l'ancien Casino, cet immeuble construit pour accueillir une trentaine d'appartements de standing et des bureaux au rez-de-chaussée est pratiquement terminé, il sera occupé prochainement.

Rue Frinoise.

La construction d'appartements sociaux à l'emplacement de l'ancienne brasserie Carbonnelle par le Logis Tournaisien et celle, située juste en face, d'appartements dans un immeuble sans cachet spécifique (projet architectural passe-partout) sur le site de l'ancien cinéma Eden se poursuivent. Ces chantiers sont dans la phase des aménagements intérieurs.

Rue Saint-Eleuthère.

Un important projet immobilier est en cours de réalisation. A terme, il sera composé d'un vaste garde-meuble à l'arrière, d'appartements et de commerces. Le gros-œuvre est déjà bien avancé.

Rue Paul Pastur.

Un chantier de construction d'appartements avait été délaissé par un promoteur failli. Il vient de reprendre au mois de janvier.

Notons encore que sous la plume de Pierre Vanden Broecke, amoureux du patrimoine tournaisien, le bulletin de janvier de l'asbl Pasquier Grenier signale de très nombreuses rénovations entreprises par des particuliers, certaines d'entre elles sont de la meilleure veine en ce qui concerne le respect de l'architecture :

- une maison du premier tiers du XVIIIe siècle à la rue Cambron,

- une grande maison à double-corps du XIXe siècle au quai Vifquin,

- une maison composant un hôtel de maître du XVIIIe siècle à la rue Cherequefosse,

- un immeuble en briques et pierre des XVII - XVIIIe siècle à la rue Saint-Piat,

- une maison à la façade d'inspiration néo-classique à la rue des Carliers,

- la façade d'une maison de style Louis XIV à la rue de la Ture,

- la toiture d'une maison située à l'angle de la rue du Ballon et de France,

- les façades de style Louis XIV de trois maisons situées sur la place de Lille. 

Signalons enfin l'excellent rénovation de la façade de l'imposant immeuble situé à l'angle des rues des Jésuites et des Filles-Dieu

D'autres projets verront bientôt le jour.

(S.T. janvier 2015)

13:33 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, chantiers, rénovation, restauration, appartements |

23/06/2013

Tournai : l'immobilier a le vent en poupe !

Comme cela a déjà été évoqué, on peut estimer à plus de huit cents le nombre de logements neufs qui seront mis à la disposition d'acheteurs dans les quatre années à venir. La construction a donc le vent en poupe même si un promoteur a été déclaré récemment en faillite.

Dans le centre-ville, c'est-à-dire dans la partie délimitée par les boulevards périphériques, et dans les proches faubourgs, de nombreux chantiers sont en cours, programmés ou à l'état de projet.

A la place du Becquerelle, le chantier de construction du nouveau siège social de "l'intercommunale Ideta" progresse, le gros oeuvre se termine. Le projet dénommé "CIté" comprendra 2.750 m2 de bureaux répartis sur un rez-de-chaussée et quatre niveaux, il abritera la  nonantaine de collaborateurs et un centre d'entreprises dénommé "Hub Green" destiné à des entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables. De part et d'autre de cet immeuble, on réalise, sur le quai Saint-Brice, vingt-neuf appartements de standing avec vue imprenable sur l'Escaut et les cinq clochers et dans la rue du Becquerelle, douze appartements moyens, enfin, sur la place du Becquerelle, deux crèches, dont une pour sept enfants handicapés physiques et mentaux. Le tout sera complété par un parking souterrain comprenant cent emplacements et un jardin paysager. 

A l'avenue de Troyes a débuté le chantier de construction de la "résidence du Casino", on y érige un immeuble comprenant un rez-de-chaussée commercial, trente-trois appartements de standing, quarante-deux emplacements de parking, le tout au milieu d'un espace vert à deux pas du rond-point de l'Europe, une des principales entrées de ville.

Sur la place de Lille, l'ancien hôtel "Aux Armes de Tournay" subit lui aussi un lifting et verra la création de nouveaux appartements. A quelques mètres de là, les travaux ont débuté à l'église Sainte-Marguerite, huit appartements de haut standing vont y être réalisés, celui situé sous les combles profitant d'une vue panoramique sur la cité. 

En haut de la rue des Carmes, toute proche, l'ancien couvent des soeurs franciscaines devrait être transformé sur sa partie arrière, quatre-vingt-cinq kots modernes et sécurisés pour étudiants devraient y être érigés. Ce projet a néanmoins attiré l'attention de propriétaires de kots qui y voient une concurrence qui risque de leur faire perdre leur location. 

A l'angle de la place Paul Emile Janson et de la rue de l'Hôpital Notre-Dame, l'ancien bâtiment du Courrier de l'Escaut sera bientôt démoli pour faire place à une résidence avec rez-de-chaussée commercial. Normalement, ces travaux devraient être en cours mais une modification de dernière minute a été demandée par l'administration communale à l'auteur de projet afin de mettre ce nouveau bâtiment à un gabarit plus en rapport avec les immeubles voisins et à rectifier une certaine "anarchie" apparente au niveau des toitures. Par contre, suite à la faillite du promoteur pressenti, "l'ilot Palace" voisin et l'immeuble à l'enseigne du restaurant "Chez Pietro" ne seront pas réhabilités dans l'immédiat, le terrain vague et l'immeuble, aujourd'hui vide, risquent de perdurer. 

Au boulevard du Roi Albert, à l'angle de la rue Vauban, le chantier de construction d'une petite résidence se termine. On est au stade des finitions internes. 

Sur la plaine des Manoeuvres, le long de la chaussée de Douai, s'érige actuellement la "résidence de la Corne Saint-Martin" qui doit son nom à une défense de la porte Saint-Martin détruite lors de la construction de la citadelle hollandaise et dont des vestiges ont été retrouvés lors du creusement des fondation. La première phase se termine, la seconde sort de terre, à terme cinq bâtiments, " basse énergie", sur trois ou quatre niveaux formeront un espace rectangulaire autour d'un plan d'eau central destiné à la rétention des eaux pluviales. Un vaste parking souterrain permettra d'accueillir un véhicule par appartement. 

Sur le site de l'ancien hôpital militaire Quartier major Médecin de Bongnie, "le domaine de l'Olivier" est composé de trois résidences de standing dont la construction se termine, la cinquantaine d' appartements est répartie sur quatre niveaux du côté de la rue Allard l'Olivier.

A la rue Jean Cousin, dans le quartier du faubourg Saint-Martin, la "résidence Jean Cousin" proposera 2 immeubles de trente appartements chacun. Malheureusement, la mise à disposition sera retardée par la faillite du promoteur, le chantier déjà bien avancé, devrait faire l'objet d'une prochaine reprise. Il en est de même pour le chantier de construction de dix-huit appartements à la rue Paul Pastur et pour celui de la "résidence La Tannerie" à la rue Guillaume Charlier, ce dernier devant comprendre trente et un appartements et une surface commerciale. 

A la rue Barthélémy Frison, sur plus d'un hectare, le site de l'ancienne imprimerie Campin qui a succédé à Desclée Debrouwer et a fermé ses portes à la fin du XXe siècle, va lui aussi être transformé en une résidence entièrement sécurisée dont le nom rappellera l'activité industrielle, "l'ilot Desclée", il comprendra des lofts et des appartements. Ce lieu de vie sera autonome en énergie ainsi l'électricité des communs sera produite par des panneaux photovoltaïques tandis que quatre citernes d'une capacité de 80.000 litres permettront de récupérer l'eau de pluie. 

On ne peut passer sous silence, un important projet qui devrait voir le jour, probablement durant l'année 2015, celui de la rénovation de l'îlot Cherequefosse dans le quartier Saint-Piat, les subsides viennent d'être alloués. Rappelons que cet îlot compris entre la rue Madame, la rue Cherequefosse, le quai des Poissonsceaux et la rue Saint-Piat est un lieu laissé à l'abandon par le déménagement d'entreprises (La Technique, Hubo), la fermeture de la piscine Madame et le délabrement de certaines maisons. Ideta propose d'utiliser une partie du terrain pour implanter son projet "TechniCité", un pôle d'activités économiques centrées sur le secteur tertiaire, à haute valeur ajoutée, autour de la thématique des techniques et technologies de l'image, de la communication et du design. Sur cet espace seraient également construits des logements sociaux et moyens, autour d'un espace vert et serait également érigée la Maison médicale. Une revitalisation nécessaire pour cet ancien quartier de Tournai. 

La presse a annoncé dernièrement que la faculté d'architecture Saint-Luc à Ramegnies-Chin dépendant de l'U.C.L. avait jeté son dévolu sur les immeubles occupés jusqu'il y a peu par l'entreprise "Cofidis" à la rue du Glategnies dans le quartier Saint-Jean. Après les travaux de rénovation et d'adaptation des vastes locaux (près de 7.000 m2), ceux-ci pourraient être disponibles pour la rentrée académique de 2015.

A l'avenue de Maire, l'école maternelle du "Petit Colysée" a été reconstruite, on procède actuellement aux aménagements intérieurs. L'ouverture est prévue pour la rentrée de septembre. 

Enfin, on constate chaque jour que l'immense échafaudage ceinturant les cinq tours de la cathédrale Notre-Dame montent peu à peu, dans quelques semaines ils auront atteint le sommet de l'édifice et, à la fin de l'année, les "cheonq clotiers" disparaîtront à la vue des Tournaisiens et des touristes pour se refaire une beauté, un ravalement qui durera au minimum cinq longues années.

Cet article était malheureusement déjà paru lorsqu'on a appris la concrétisation de deux nouveaux projets : la construction de deux immeubles à appartements sur un terrain s'étendant de la rue des Choraux à la rue du Marché au Jambon, un terrain abandonné depuis la seconde guerre mondiale et une ancienne quincaillerie. Un promoteur bruxellois a, en effet, décidé d'y ériger dix-huit logements, le terrain entre les deux immeubles sera, quant à lui, occupé par un parking de cinquante-deux emplacements réalisé sur trois niveaux et un espace de verdure. De même, l'Espace Pic Puce, une galerie commerciale située rue du Curé Notre-Dame changera bientôt de nom pour prendre celui d'Espace Gérard Depardieu, le comédien français qui possède une habitation à Néchin, à moins de quinze kilomètres de la cité des cinq clochers, l'ayant acquis dernièrement dans le but d'y ouvrir un bar à vins de sa production et une épicerie fine, à l'échéance de novembre 2013.

On nous dit que la crise financière est derrière nous mais que la crise économique est toujours présente, on nous a pourtant toujours enseigné que "quand le bâtiment va, tout va" !


(S.T. juin 2013). 

10/02/2012

Tournai : bel avenir pour la construction.

Si il y a un secteur qui ne risque pas de chômer à Tournai, c'est bien celui de la construction. Dans son émission "Sept jours H.O" du samedi 4 février, No Télé a présenté les nombreux projets immobiliers en cours ou qui verront le jour dans les semaines ou mois à venir.

Déjà un peu partout les grues fleurissent dans le paysage tournaisien, elles marquent l'emplacement de chantiers de construction parfois déjà bien avancés.

Dans quelques semaines, les premiers appartements seront livrés aux nouveaux propriétaires de la résidence l'Olivier sur le site de l'ancien hôpital militaire "quartier major de Bongnie", du côté de la rue Allard l'Olivier. A terme, ce seront 80 appartements qui abriteront environ 250 personnes. 

A la rue des Fougères, à deux pas de la chaussée de Saint-Amand, les travaux de gros oeuvre de la résidence La Renardière sont terminés, la phase des aménagements intérieurs débutent, 52 appartements seront bientôt mis à la disposition des acheteurs.

A la rue Guillaume Charlier, 31 appartements sont en cours de finition. 

A la rue Paul Pastur, on voit monter les murs d'une nouvelle résidence qui comptera 45 appartements moyens.

Des travaux de construction d'une petite résidence de quelques appartements ont débuté au boulevard du Roi Albert.

Dans les rues Robert Campin et de l'Arsenal, la dernière phase de constructions de logements entamée il y a près de trois ans se termine. 

Autre immeuble dont la construction a débuté, celui de la première phase de la réalisation de la Corne Saint-Martin sur la plaine des Manoeuvres, à la chaussée de Douai. A terme, ce seront quatre bâtiments passifs érigés autour d'un espace vert avec plan d'eau qui verront le jour. Une nouvelle offre de 197 appartements à basse consommation d'énergie sera ainsi mise sur le marché immobilier. 

Nous vous avons parlé dernièrement de la démolition de la clinique Saint-Georges, si l'angle formé par le quai et le place sera dévolu à l'édification du siège social de l'intercommunale Ideta, trois crèches et une vingtaine d'appartements de haut standing complèteront l'ensemble immobilier. En plein centre-ville, en bord de fleuve, bénéficiant d'une vue imprenable sur les cinq clochers, il est à parier que il y aura plus de candidats acheteurs que de logements disponibles sur le quai Saint-Brice et à la place du Becquerelle

Pour être complet, signalons qu'un chantier de construction a également débuté à la rue Saint-Brice à l'angle de la rue Pierre Caille, il en est la phase des fondations.

A quelques centaines de mètres, la rue Jean Cousin relie la chaussée de Douai à la chaussée de Willemeau, dans cet endroit calme, à moins de 3 minutes du centre-ville, seront construits prochainement 60 appartements de standing. Le chantier devrait débuter cette année encore. 

Deux bâtiments, autrefois à usage industriel, vont aussi faire l'objet d'une rénovation et d'une transformation en lieux d'habitations. Sur le quai des Salines rénovés en 2011, les anciennes usines Allard ont hébergé un atelier protégé, "les Erables" jusqu'à son déménagement, il y a environ deux ans. A cet endroit viendront s'ajouter 80 appartements. A la rue Barthélémy Frison, c'est sur le site de l'imprimerie Campin qui a cessé ses activités en 2004 qu'on verra, dans quelques temps, la création de 96 logements, d'une galerie d'art et de bureaux. 

A plus longue échéance, on devrait assister à la démolition du Casino (qui abrita aussi, il y a une vingtaine d'année, le dancing le Paradise) et des anciens locaux de la distribution d'eau. A l'avenue de Troyes, dans un parc situé à cette entrée de ville, face au jardin de la Reine, à deux pas du centre de Tournai, on va créer 33 appartements de standing, une localisation qui sera sans nul doute prisée par les amateurs d'espaces verts.   

Il reste aussi le chancre de la rue de l'Hôpital Notre-Dame, là où s'élevait le Multiscope Palace, on vient d'apprendre que trois promoteurs se sont associés pour ériger un ensemble immobilier, sur ce site privilégié, au pied de la cathédrale. Si nos informations sont exactes, là aussi plusieurs dizaines de logements de standing et sociaux (en partenariat avec le Logis Tournaisien) verront le jour, au-dessus de rez-de-chaussé commerciaux. Notons que dans la rue de l'Arbalète, un des trois promoteurs construira des kots pour étudiants. On parle même de la constrcution, en sous-sol, de parkings accessibles aux habitants du quartier. 

Jusqu'à présent si le quartier cathédral fait bien souvent la "Une" des informations en raison des travaux entamés depuis la fin 2009 qui posent énormément de problèmes aux commerçants du quartier, on ne parlait plus beaucoup de l'Hôtel que les édiles voulaient absolument faire construire en transformant la Maison des Anciens Prêtres sur la place de l'Evêché et le bâtiment des Archives de l'Etat. Depuis l'abandon de la tour Michelin, du nom de l'architecte français, concepteur du projet, et le désistement d'un promoteur du Nord de la France, on n'évoquait plus ce projet. Voilà que soudain, la semaine dernière, Saint-Luc a jeté une sorte de pavé dans la mare de la place Paul Emile Janson en proposant le rachat des locaux, pour une somme de 2,550 millions euros, une manne céleste pour la ville et un CPAS à la recherche de fonds. Beaucoup se mirent donc à rêver : on maintiendrait les bâtiments dans leur structure actuelle, on revitaliserait cette place qui a en a bien besoin, on relancerait le commerce de proximité moribond et les kots de la rue de l'Arbalète trouveraient facilement acquéreurs. Toutefois, les autorités communales n'ont pas abandonné l'idée de construction de leur hôtel désormais trois étoiles en cet endroit en demandant même une modification du plan de secteur pour élargir les bâtiments jusqu'à hauteur de la rue de l'Hôpital Notre-Dame. Que nous réserve l'avenir ?

De même comment évoluera le projet de l'ilôt Cherquefosse à Saint-Piat où Ideta a transformé une partie du plan proposé à l'origine par les habitants du quartier. On parle très peu de celui-ci en ce moment mais cela ne veut pas dire qu'il est abandonné, les phases administratives prennent parfois du temps.

En attendant si le secteur de la construction va pouvoir tourner à plein régime pour la réalisation de tous ces projets et offrir de l'emploi, on peut aussi estimer à plus de 700 appartements neufs qui pourront ainsi accueillir de nouveaux habitants à Tournai. Parmi les acheteurs potentiels, relevons qu'environ 30% de ceux-ci viennent de France attirés par la qualité de vie, le patrimoine, la taille humaine de la cité et la toute grande proximité avec l'Hexagone qu'on peut rejoindre par autoroute en moins d'un quart d'heure. Si tel est le cas, avec environ 2.500 habitants supplémentaires, la population tournaisienne franchirait allègrement le cap des 70.000 habitants !