23/11/2015

Tournai : André Waignien n'est plus, l'âme musicale pleure !

Ce dimanche 22 novembre 2015, jour de la fête de Sainte-Cécile, patronne des musiciens, André Waignien, un des plus grands compositeurs de notre époque nous a quittés.

Ses jeunes années.

André Waignien était né à Mouscron, le 28 janvier 1942, d'un père employé à la Société nationale de Chemin de Fer belge et d'une mère ouvrière dans le secteur textile à Roubaix, ville française distante d'un jet de pierre de la cité hurlue.

C'est en suivant son père, musicien à la Royale Harmonie Sainte-Cécile du Mont-à-Leux (quartier de sa ville natale) qu'il découvre et apprend à aimer la musique. Dès le départ, il développe une attirance particulière pour les instruments à vent.

Aux Conservatoires royaux de Bruxelles et de Mons, il va étudier les différents aspects de l'art musical : le solfège (passage obligé pour tous les musiciens), l'histoire de la musique, l'harmonie, la trompette, le piano, la musique de chambre et la lecture-transposition. C'est déjà à cette époque qu'il participe à la formation de jazz de l'ORTF Lille, où il écrit des arrangements.

Une carrière consacrée à l'enseignement musical.

En 1965, âgé de 23 ans, il enseigne à l'Académie de Musique de Mouscron. En 1970, on le retrouve à la tête de la grande formation de jazz régionale qu'est alors le "West Music Club". Sous sa direction, celui-ci va se faire connaître un peu partout en Belgique et à l'étranger. Il apparaîtra dans des émissions télévisées sur les chaînes nationales. En 1974, il devient professeur de solfège au Conservatoire de Mons.

En 1977, il succède à un autre compositeur tournaisien renommé, André Dumortier, à la tête du Conservatoire de la cité des cinq clochers. Il a pour cela pleinement réussi le concours de compétence donnant accès à cette fonction. Sous sa direction, le nombre d'élèves ne cessera d'augmenter.

En 1982, il est également professeur de cours d'harmonie écrite au Conservatoire Royal de Mons et en 1987, il est nommé professeur d'harmonie au Conservatoire Royal de Bruxelles. Il exercera ces multiples fonctions jusqu'en 2007, date à laquelle il prend sa retraite.

André Waignien, directeur d'orchestre.

Avec des chœurs régionaux, il a dirigé, notamment à Tournai, en qualité de chef d'orchestre des œuvres aussi célèbres que Carmina Burana, le 2e concerto de Rachmaninov, le Requiem de Francis Poulenc, Boris Godounov, l'Arche de Noé de Benjamin Britten, la petite messe solennelle de Rossini, l'Arlésienne de Bizet...

Afin de mettre en pratique l'excellent enseignement individuel dispensé dans les différentes classes de l'Académie de musique tournaisienne, André Waignien, a créé au début des années quatre-vingt "l'Orchestre à vent du Conservatoire de Tournai" qui rassemblera, lors de concerts donnés en la Maison de la Culture, près de 150 jeunes musiciens accompagnés de leurs professeurs. Ces différentes prestations feront l'objet d'enregistrements sur disques 33 tours LP, le support de l'époque. Au programme, on retrouvera des interprétations d'œuvres connues mais aussi des œuvres de sa composition dont le très connu "Tournai-Signature", dans lequel on perçoit, en filigrane, des airs tournaisiens dont l'hymne local :"Les Tournaisiens sont là".

André Waignien, compositeur.

André Waignien restera un des plus grands compositeurs pour orchestres symphoniques et orchestres à vent. Sa musique est jouée non seulement en Europe mais aussi aux Etats-Unis, au Canada, au Japon et en Australie. Son catalogue auprès de la Sabam (l'équivalent de la Sacem) est riche de plus de 1.000 œuvres et plus de 100 Cd composent sa discographie.

Parmi cette richesse de créations, on retiendra :

"La Cantate aux Etoiles", créée en la cathédrale Notre-Dame de Tournai, avec le Grand Orchestre des Guides, une soprano-solo, trois chœurs d'enfants, une dizaine de chorales venues de Wallonie, de Flandre et du Nord de la France, soit près de 750 exécutants. Cette œuvre a été interprétée, à Bruxelles, à l'occasion du 50e anniversaire de l'Organisation des Nations Unies.

"La cantate "A travers le temps" pour chœur mixte, soprano, deux pianos et percussions, une œuvre qu'il a dédiée à Georges Toubeau, ce patron de cimenterie, protecteur de la vie culturelle tournaisienne.

La "Missa Tornacum" pour chœur mixte et orchestre ou orgue. Cette œuvre a été enregistrée en 2000 par "The Eastern Wind Symphony and the College Of New Jersey Choral" (USA).

A la demande du Ministère de la Culture du Grand Duché de Luxembourg, il écrit "Impressions luxembourgeoises" pour orchestre et soprano solo, œuvre créée en 1999, à Luxembourg, par l'Orchestre militaire Grand Ducal et la soprano mouscronnoise Christel Plancq.

Dans le cadre de "Lille 2004, capitale européenne de la Culture", il crée un "Magnificat" pour chœur, soprano solo et orchestre.

En 2010, sur sollicitation des membres de l'association internationale Adolphe Sax, dans le cadre du prestigieux Concours international Adolphe Sax à Dinant, il compose le morceau imposé pour saxophone et orchestre de chambre, "Rhapsody for alto saxophone et orchestra".

En 2011, la création mondiale de sa "Missa Solemnis" pour soprano solo, chœur mixte et orchestre se déroule en la cathédrale du Val d'Aoste en Italie.

Citons encore "Diagram", "Song and Dance", "Czardas"... d'autres œuvres parmi tant d'autres interprétées dans le monde entier.

André Waignien, lauréat de nombreux prix.

Le chef d'orchestre-compositeur était titulaire de nombreux prix nationaux et internationaux de composition, notamment le "Prix de l'Union européenne de Radio-Diffusion" et le "Prix de la Musique" décerné par la Sabam. En 2008, il a été nommé sociétaire d'honneur de "l'Ateneo Musical de Puerto Valencia" en Espagne.

André Waignien aimait la musique et le succès rencontré durant sa carrière ne lui est jamais monté à la tête, il adorait diriger ces orchestres amateurs aux quatre coins de la Wallonie Picarde et de Flandre que ce soit : "la Concorde" à Péronnes," l'Harmonie démocratique la Mouscronnoise" à Mouscron, la "Congrégation" d'Izegem, "L'Harmonie royale de Comines"...  

Une œuvre musicale est bien souvent teintée d'émotion, mais aujourd'hui, celle-ci est grande, le départ d'André Waignien est douloureusement ressenti par ceux qui aiment particulièrement la musique.

(sources : biographie d'André Waignien agrémentée de quelques souvenirs personnels concernant l'Orchestre à vent)   

S.T. novembre 2015.

 

10/07/2013

Tournai : l'année 2006 sous la loupe (2)

Le deuxième trimestre de 2006.

Poursuivant la rétrospective des évènements qui marquèrent l'actualité locale en cette année 2006, nous abordons ceux qui se déroulèrent durant le printemps.

Avril.

Lors de son Assemblée Générale, l'asbl "Pasquier Grenier" qui oeuvre pour la défense du patrimoine de la cité des cinq clochers annonce la prochaine restauration du tympan orné de "la Vierge à l'Enfant", oeuvre de Nicolas Lecreux datant de 1758, incluse dans le bâtiment qui abrita jadis l'hôpital Notre-Dame et qui accueille désormais l'Académie des Beaux-Arts. Une autre oeuvre du même sculpteur, dénommée "l'Assomption", est désormais visible dans la chapelle du Séminaire, à la rue des Jésuites. Sa restauration avait été rendue nécessaire suite à sa conservation problématique, durant de nombreuses années, dans l'église Sainte-Marguerite fermée au culte.

Du 21 au 23 avril, les Amis de Tournai organisent, en la Halle-aux-Draps, un salon dédié à la musique qui prend le nom de "Tournai, la Note". De nombreux artistes tournaisiens y participent, Christian Chuffart, Philippe de Smet, Virginie Malfait, le quatuor Scaldis... Le 29 avril, un concert de clôture se tient en l'église du Château, il permet d'applaudir la musique du 43e R.I. de Lille avec en soliste, Christian Chuffart. 

Le 28 avril, à l'initiative du Lion's Club les Templiers, les rires fusent dans la salle Jean Noté de la Maison de la Culture où est représentée la pièce de Francis Veber : "Le Dîner de Cons".

Cette fin de mois est marquée par le début d'une affaire qui va secouer les milieux sportifs tournaisiens. Elle sera rapidement appelée "l'affaire du faux Ciré", du nom de ce joueur congolais évoluant au sein de l'équipe du FC Tournai. La justice qui s'en est emparée devra faire toute la lumière sur les responsabilités lors de l'attribution de ce faux certificat délivré par l'administration communale pour être en ordre avec les exigences de l'office des étrangers. Pour elle, il n'y a pas de doute, des personnes sont coupables de faux et usage de faux. Le bourgmestre, également président du club de football, un administrateur et une employée communale comptent parmi les suspects et lors des différentes déclarations, c'est le cas de le dire : "chacun se renvoie la balle". L'employée sera blanchie et le bourgmestre bénéficiera d'une suspension du prononcé. Voici encore une preuve qu'à notre époque, le sport est souvent générateur de pratiques douteuses et que la "gloriole" que peut apporter la fonction de dirigeant pousse parfois certains à des excès quand il s'agit de (re)dorer son blason.

Mai.

Alors que le mois de mai ramène les métiers forains sur l'Esplanade du Conseil de l'Europe, le dimanche 14, la police tournaisienne réalise un coup de force en faisant emmener à la fourrière des dizaines de véhicules garés sur les trottoirs et accotements du zoning commercial de Froyennes, lors de l'hebdomadaire marché aux puces. Il faut dire que depuis plusieurs semaines, peu à peu, le stationnement était devenu anarchique et si un incendie avait éclaté dans une des nombreuses surfaces commerciales, les véhicules d'intervention auraient bien eu des difficultés pour se frayer un chemin leur permettant de rejoindre le lieu du sinistre.

Toujours en ce mois de mai, le Logis Tournaisien présente son projet d'aménagement de l'ancien hôtel des pompiers situé à la rue Perdue. Douze appartements moyens neufs seront aménagés dans la caserne tandis que des logements sociaux seront construits, à l'arrière, dans la rue des Bouchers Saint-Jacques. Les responsables restent ainsi fidèles au développement de la mixité sociale qu'ils ont entamé depuis quelques temps.

Le 22 mai, une dispute éclate entre des individus. Trois personnes ont décidé de mener une expédition punitive et pénètrent dans un immeuble du faubourg Saint-Martin occupé par un homme et sa compagne. Pendant que cette dernière se réfugie dans une chambre, ils s'en prennent à son compagnon et l'abreuvent de coups violents. La victime gravement blessée sera transporté en clinique et décèdera dix jours plus tard. On a vraiment du mal à imaginer la cause de ce différent : quelques mots déplaisants proférés à l'égard d'un des agresseurs. Comme on le constate, la violence est déjà omniprésente dans notre société et pourtant on ne peut encore rejeter la faute sur la crise qui interviendra deux ans plus tard. 

Le mardi 30 mai, la Ville de Tournai présente à la presse, son nouveau manager de la Gestion Centre-Ville. Il n'est pas un inconnu pour beaucoup de Tournaisiens, Jean Michel Van de Cauter est, en effet, l'animateur de nombreux évènements dans la cité des cinq clochers et les ados des années quatre-vingt et nonante le connaissent sous le nom de William Chapman, disc-jockey et animateur vedette d'une station de radio locale (voir l'article que le blog lui a consacré).

Juin.

Les 9 et 10 juin, la caserne Quartier Général Baron Ruquoy ouvre ses portes au public dans une opération de sensibilisation aux carrières militaires. Ces journées sont inaugurées par un grand concert donné par la Musique de la région Terre Nord-Est de Metz (F) en la Maison de la Culture tandis que la Montkainoise offre un concert apéritif le dimanche midi. Le public présent a rarement l'occasion d'admirer les bâtiments rénovés situés sur le site de la citadelle de Vauban.

Le même week-end, les amis de Tournai proposent leurs traditionnelles "Journées des Quatre Cortèges". Le samedi, à la place Reine Astrid, sur un podium sont rassemblés Mélanie Cohl (la tournaisienne qui a brillamment défendu les couleurs de la Belgique à l'Eurovision avec sa chanson "Dis oui"), les Polaris (voir article que le blog a consacré à cet ensemble musical) et Skarbone 14. C'est du Tournaisien et du meilleur et cela est dit sans chauvinisme ! 

Alors que l'année académique touche à sa fin, on apprend que Michel Jakobiec a été désigné pour succéder à André Waignien à la direction du Conservatoire de Musique, dès la rentrée de septembre. Le compositeur et chef d'orchestre bien connu dans notre région mais aussi à l'étranger a passé vingt-neuf années au sein de l'institution.

Le mercredi 14 juin, un violent orage s'abat sur le Tournaisis, les grelons précèdent un véritable déluge. Les villages de Willemeau et de Taintignies sont, une nouvelle fois, touchés par les inondations, la foudre tombe sur la caserne des pompiers à l'avenue de Maire provoquant une coupure de courant, endommageant l'informatique et bloquant même les feux rouges situés sur l'avenue, actionnés lors de la sortie des véhicules d'intervention.

Le 24 juin, Frédéric François réunit ses fans pour un concert qui se tient au stade Luc Varenne. Les organisateurs avaient aussi prévu la présence de Kio, hélas aucune suite ne fut donnée à leur souhait.

A la fin du mois de juin, la première phase de rénovation des quais tournaisiens est terminée. Celle-ci a coûté 5.260.000 Euros dont 10% à charge de la commune. Les travaux ont duré une dizaine de mois.  

(sources : presse locale, éditions de 2006)

S.T. juillet 2013

11/06/2009

Tournai : l'anne 1999 sous la loupe (3)

Le 1er janvier de cette année 1999, la Belgique est passée à la monnaie unique, un euro vaut 40,3399 Fb. Après la traditionnelle trève des confiseurs, la saison culturelle reprend ses droits. Le vendredi 22 janvier, les tournaisiens sont invités à assister à la création de "La cantate profane" d'André Waignien, le réputé compositeur également directeur du Conservatoire local. Y participent les choeurs des Conservatoires de Bruxelles et de Tournai, le Cercle choral Tornacum et les choeurs de la Plaine de Baisieux (F). En première partie de cet évènement artistique se produit l'Orchestre à Cordes du Conservatoire de Bruxelles et la soliste Dan Protopopiscu. Le samedi 30 janvier, pour le tour de chant "Entre nous" de Julien Clerc, la Maison de la Culture affiche complet. Le vendredi 26 février, le Théâtre National de la Communauté Française de Belgique propose deux courtes pièces moins connues d'Eugène Labiche, "Le mystère de la rue Rousselet" et "Un garçon de chez Véry". Le 9 mars, une autre artiste fort appréciée du public tournaisien s'y produit à l'occasion de ses cinquante années de scène et de succès, au terme d'un tour de chant plein d'humour et de fantaisie, Annie Cordy reçoit une très longue ovation. Le dimanche 14 mars, c'est la pièce de Francis Veber, "Le diner de cons" qui est présentée à la Maison de la Culture avec dans les rôles principaux Daniel Hanssens et Pascal Rascan.

En ce mois de mars, Tournai a rendez-vous avec son festival annuel, c'est déjà la 12e édition de la Piste aux Espoirs qui célèbre définitivement l'arrivée du cirque nouveau. En catégorie "Espoirs", la piste d'Or est remportée par Raphaël Fréchette, un artiste venu du Canada et présentant un numéro aux sangles rebondissantes, deux Pistes d'Argent sont attribuées à Anita Titze et Christina Wintz (Allemagne) au trapèze fixe et à deux excellents jongleurs français, Sylvain Cousin et Thomas Ledoze, la Piste de Bronze revient à Martin Whioset, un autre artiste venu du Canada présenter un numéro de corde volante. Dans la catégorie "Amateurs", la Piste d'Or est remise à Sebastien Nicaise et Martin De Laveleye, des artistes belges passés maîtres dans le maniement du diabolo, la Piste d'Argent échoit au "Circus in beweging", neuf jeunes belges sur monocycles. Deux pistes de Bronze iront à Benjamin Kieffer et Annie Weissbecker, deux jeunes français au trapèze fixe et au "Circus Maniac", huit jeunes issus de Grande Bretagne travaillant à la corde lisse. 

Notons également que durant le mois de mars, le tournaisien André Tillieu réédite son livre "Brassens, auprès de son arbre", dont la précédente édition datant de 1973 avait été vendue à 125.000 exemplaires. On se souvient que Georges Brassens était venu donner un concert dans la cité des cinq clochers par amitié pour son ami André qu'il appelait affectueusement "le Belge". Autres spectacles de qualité présentés en ce mois de mars 1999, "Faut pas payer" de Dario Fo, le samedi 13 mars, par l'Atelier Jeune Théâtre National et "Les Marchands de gloire" de Marcel Pagnol avec Michel Galabru et Pascale Roberts, le samedi 26 mars. Dans un prochain article nous continuerons la rétrospective de l'année culturelle 1999 à Tournai.

02/03/2008

Tournai : le Conservatoire de Musique (7)

André Dumortier ayant quitté ses fonctions pour une retraite méritée, il n'a pas fallu attendre longtemps la désignation du neuvième directeur du conservatoire. Quelques jours plus tard, en effet, le Conseil Communal désigne Mr. André Waignien pour lui succéder. André Waignien est né à Mouscron en 1942 et il cumulait alors la fonction de Sous-Directeur de l'Académie de Musique de sa ville avec celle de titulaire du cours de solfège de perfectionnement au Conservatoire Royal de Mons. Ce cours particulier est une préparation à la composition musicale et à la direction d'orchestre. Auparavant, il avait étudié au Conservatoire Royal de Bruxelles et à celui de Mons. A Bruxelles, il avait conquis son diplôme supérieur de trompette et avait remporté les prix de la RTBF et F. Goeyens. Trompettiste de talent, on l'entend souvent sur les ondes de Bruxelles, Lille, Hilversum ou Cologne où il donne des concerts en radio et en télévision. Il ne délaissera pas l'instrument mais se tournera de plus en plus vers l'écriture et la direction d'orchestre.

Ses premières armes en tant que chef, il les fera à "l'Harmonie" de sa ville natale. Il se fera ensuite connaître pendant six ans comme directeur musical de la grande formation de jazz, "le West-Music-Club" avec lequel, il donne de nombreux concerts tant en Belgique qu'à l'étranger. On le retrouvera aussi comme Directeur d'orchestre à Lille, Bruxelles ou Namur, à la tête de "l'Orchestre de la Confédération Musicale de Belgique" et à celle de "l'Orchestre des Jeunes de la Communauté Française de Belgique". Toutes ces références font de lui un grand nom de la musique belge contemporaine. Ses oeuvres sont interprétées un peu partout dans le monde, de la France aux Pays-Bas, de la Chine aux U.S.A. On lui doit de très nombreuses compositions dont nous vous donnons ci-après une bien maigre sélection : "West Sound", morceau imposé au Concours national de la Ville d'Anvers en 1974, "Country Suite" imposé au concours mondial de Kerkrade (Pays-Bas) en 1978 et au concours européen de Malines en 1976, "Life", morceau imposé en 1976 en Flandre Occidentale et en 1981 dans le Brabant et le Hainaut, "Mégalopolis", datant de 1977 écrite pour le concours d'obtention de la Médaille du Gouvernement dans l'enseignement musical subventionné et dans les conservatoires royaux de Belgique, "Brillance", écrit à l'occasion de la sixième biennale de la Musique contemporaine belge en 1978, "Dunamis" écrite en 1980 spécialement pour la Musique du Régiment des Guides. Plus tard viendront encore "Sounds for Winds", "Alternative", "Tournai-Signature"...

En mars 1983, à la Maison de la Culture de Tournai, André Waignien dirige le concert de l'orchestre symphonique du conservatoire avec le concours des chorales régionales fortes de 250 chanteurs et en compagnie de Ginette Decocq, violoniste, de Jacques Bric, corniste et de Robert Pinchart, baryton. Il créera "l'Orchestre à Vent du Conservatoire de Musique de Tournai" et encouragera les initiatives telles les créations du "Groupe des Percussions de Tournai" dirigé par Gérard Caucheteux, bien connu jusque dans le Sud de la France, où ils s'est déjà produit avec succès, et de "l'Orchestre à Cordes du Conservatoire" dirigé par Me Christiane Diricq qui participe régulièrement à des concerts régionaux. En 1990, André Waignien compose sa "Cantate à l'Etoile", une oeuvre qui est créée en la cathédrale Notre-Dame de Tournai avec le Grand Orchestre des Guides, une sopano-solo, une récitante, trois choeurs d'enfants et une dizaine de chorales issues de Flandre, de Wallonie et de France. le tout représentant 750 exécutants. Cette oeuvre a été à nouveau interprétée à Péronnes (Antoing) en décembre 2006 devant une salle archi-comble. En 1999, c'est la création de "A Travers le Temps", enregistrée en CD avec les choeurs du Conservatoire Royal de Bruxelles, ceux du Conservatoire de Tournai, le Cercle Royal Choral Tornacum, les choeurs de la Plaine de Baisieux (F) et l'ensemble instrumental du conservatoire. En 2000, il compose sa "Missa Tornacum", oeuvre enregistrée en CD par "The Eastern Wind Symphony et "The College of New Jersey Chorale" (USA). Citons enfin le "Magnificat" composé en 2004 à la demande du Cercle Choral européen, oeuvre pour choeur et orchestre créée à Lille. A peine arrivé, le nouveau directeur dut faire face au déménagement de conservatoire dans ses locaux actuels situés sur la place Reine Astrid. Nous les découvrirons dans le prochaine article, dernier épisode que nous consacrerons à l'histoire du Conservatoire de Musique de Tournai...