Visite virtuelle de Tournai
Visite virtuelle de la ville de Tournai (B), berceau de Clovis, 1ère capitale d'Occident, son Histoire et ses traditions, son patois, ses enfants célèbres, son patrimoine, son actualité...Tout sur une ville où il fait bon vivre, une cité à découvrir ! Les textes ne peuvent être reproduits qu'avec l'autorisation préalable de l'auteur
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06-02-2010 Loisirs
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Tournai : expressions tournaisiennes (56)
Nous n'aurons pas de nouvelles d'Edmond et de Fifinne cette semaine car ils sont convalescents ! Aussi nous allons profiter de cette occasion pour apprendre quelques mots, quelques expressions tournaisiennes aujourd'hui disparues. ... Commençons par un "afiqueo" (un affiquet) qui est un outil de tricoteuse, un petit morceau de bois ou un os de pied de mouton que la tricoteuse attachait à sa ceinture afin de placer l'aiguille droite. Tricoter se dit en tournaisien "afiqueoter", un porte-aiguille à tricoter s'appelle d'ailleurs un "afiquet". Celles qui travaillent la laine pour en faire des vêtements utilisent des "aiwiles" (aiguilles). ... Dans nos églises, on n'appelle plus le bedeau, le "cache-quien", appelation qui provient du fait qu'il chassait les chiens des édifices religieux, ni même "Magister", un titre nettement plus...relevé. ... Avec la crise et l'augmentation du prix du pétrole et du gaz, les "carbonniers" ont retrouvé du travail, ces charbonniers ou porteurs de charbon transportaient des sacs de 25 kilos sur leur épaule et " tapaient l'carbeon pa l'rayère de l'cave (et déversaient le charbon dans la cave par la soupirail), les paufes, i-éteot'tent noirs comme des fouans". Le mot fouan signifie une taupe, par cette expression, on stigmatisait le côté sale de ce pénible travail. ... Auparavant, le jour de la Saint Eloi, le 1er décembre, les "cauderliers" (chaudronniers) féteot'tent leu saint patreon in allant d'cabarets in cabarets". Ils venaient de chez Meura, de chez Carton mais aussi de nombreuses petites entreprises qui ont désormais fermé leur porte. ... Un métier qui avait, durant tout un temps, presque disparu et qui renaît avec la crise économique est celui de "l'erpasseusse" ou "poulicheusse", une ouvrière qui repassait le linge pour quelques sous. "Erpasser l'linche" (repasser le linge) peut aussi se dire "poulir" ou "déquerchir". ... Que sont également devenus les "manderliers", c'est ainsi qu'on désignait les vanniers, les fabricants de "mantes", ces paniers d'osier à deux oreilles, corbeilles ou mannes à linge, "l'mante à linche" (le panier à linge). Le mot "mante"a donné naissance à une expression pas très sympathique à l'égard de celui dont on parle : "il a un cul comme eine mante à préones" siginifie que la personne dont on parle est bien en chair de l'arrière-train, elle est même très bien développée du postérieur, la "mante à préones" désigne un panier dans lequel on mettait les prunes lors de la récolte. "Eine mand'lée" désigne le contenu du panier. ... Les mères ont peu à peu perdu l'habitude de bercer l'enfant pour qu'il s'endorme, on appelle cela "ochenner" dont le sens premier est secouer. Ainsi on dira : "Arrêtez d'l'ochenner comme ein abre à préones, i va attraper l'trimblote" (Arrêtez de le secouer comme un prunier, il va attraper la tremblote), j'insiste sur l'ortographe d'arbre qui devient en patois "abre". Le berceau se dit "eine berche" mais si il est basculant, on dira plutôt "ein ochennoire". "Dins l'Nord de la France, combin d'mamères ont berché leus infants ave l'cancheonne dormoire "L'Pétit Quinquin" (Dans le nord de la France, combien de mères ont bercé leurs enfants avec la berceuse, Le P'tit Quinquin). .... Secouer peut aussi se dire "ocher" ou "ochténer". ... Le métier de tisserand à domicile ou d'ouvrier bonnetier à domicile fabricant de bas, ces hommes qu'on appelait des "balotils", a disparu tout comme les bonneteries qui étaient nombreuses dans la région allant de Mouscron à Leuze. Est disparu aussi le métier "d'ourdisseu" (un ouvier qui montait le fil de chaîne sur un métier à tisser). Ne sont plus utilisés les termes "ourdissache" (action d'ourdir), ourdisseo (machine sur laquelle on montait le fil), ourdisseon (quantité de fil qu'une fileuse portait à l'ourdisseur) et "ourdissure" (quantité de fil produit). ... Voilà nous avons encore fait un petit tour dans le vocabulaire de notre patois tournaisien, grâce au "Glossaire Picard Tournaisien" de Lucien Jardez, publié en 1998 par la Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai. (S.T. Février 2010)
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06-02-2010, 09:00:12 l'Optimiste
patois   picard   Tournai  

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