05 oct.
2016

10:37

Tournai : un mois d'octobre riche en expositions (2)

Si le mois de septembre est, pour le Tournaisien, synonyme de fête avec la kermesse, les cortèges, la procession historique ou la braderie, le mois d'octobre présente un visage culturel car, en plus de l'exposition consacrée, par le Musée des Beaux-Arts, à Emile Verhaeren dont nous avons parlé précédemment, les amateurs d'Art vont être comblés durant les semaines à venir.

2. L'Art dans la Ville

Du 1er au 30 octobre se tient la vingt-quatrième édition de "l'Art dans la Ville". Jeunes créateurs contemporains à la recherche de reconnaissance ou artistes confirmés, étudiants présentant des projets novateurs ou artistes professionnels soucieux de trouver une vitrine accessible à un maximum de visiteurs, ils seront plus de 250 à occuper l'espace de la cité, composé de 52 lieux du plus conventionnel au plus insolite, le tout abritant 56 expositions.

Durant un mois, l'Art va se décliner sous toutes ses formes. Si on pense, bien sûr en premier lieu, à la peinture et la sculpture, la photographie, le dessin, la vidéo, les recherches sur le textile, le design, la tapisserie et même à l'art funéraire seront également présents.

Il est impossible de citer les différents lieux de rendez-vous.

Il y a les sites officiels : les églises Saint-Piat et Saint-Jacques, l'Académie des Beaux-Arts et le Cimetière du Sud.

Il y a les institutions parmi lesquelles l'Hôtel des Anciens Prêtres, la Maison de la Laïcité, le Musée des Arts de la Marionnette, la Direction des voies hydrauliques, le Tamat et les ateliers tournaisiens de la tapisserie.

Il y a les lieux insolites comme la Halle-aux-Draps, l'école de danse "Danse et Cie", le local des Locos, les vitrines du quartier Saint-Piat, des maisons particulières ou le Fortin n°1.

Il y a, bien entendu, les galeries artistiques : l'Art est création, Rasson Art Gallery, The Drawing Box, Autour du feu et l'Atelier 13.

Quoi de plus normal que d'y retrouver les ateliers d'artistes ouverts à cette occasion au public dont celui du Collectif 14, d'Aurélie Billemont et Grégory Delescolle, d'André De Brouwer et Damien Chapelier, celui de Véronique Poppe, de Christian Rolet ou de Jean-Paul Bol, des visites qui vous mèneront du Quai Taille-Pierre à la rue Pierre Caille en passant par le Chevet Saint-Pierre.

De plus en plus de restaurants s'inscrivent dans cette démarche artistique annuelle : l'Escaudoir, le Giverny, la Petite Madeleine, les Enfants terribles et Moment gourmand. 

L'Art dans la ville essaime également dans les villages voisins puisqu'on retrouvera les œuvres des artistes du groupe "Capharnaüm" à l'Arrêt 59, le centre culturel de Péruwelz. Des êtres hybrides issus d'un monde ambigu investiront la verrière et la halle urbaine. Des créations mystérieuses nées des mains de Jean-Claude Saudoyez rejoint par Camille Nicole, Hugo Fontaine et Jean-François Saudoyez.

A Hollain, le "Magasin de Maman" est une ancienne épicerie transformée en un écrin ponctuel destiné à accueillir des créations contemporaines de Mailys Lecoeuvre qui y présente ses broderies, photographies, dessins et vidéos. Dans le même village d'Hollain, les Ateliers 13-14 sont envahis par un collectif d'artistes issus, pour la plupart, de l'Académie des Beaux-Arts de Tournai qui y exposent peintures et sculptures.

Pour terminer, évoquons deux événements qui prendront place dans le cadre de cette grande vitrine consacrée à l'art et dont l'accès est totalement gratuit :

le Cimetière du Nord décoré d’œuvres de Maurice de Korte, Emile Desmedt, Denis Meyers et Luc Navet et l'inauguration, le samedi 22 octobre à 11h, de la sculpture "Trait d'union pour un quartier" de Bruno Magda au "Courtil du Faubourg". Celle-ci prendra, en effet, place dans ce petit jardin situé à l'angle de la chaussée de Lille et de l'avenue Minjean, né d'une collaboration entre le service communal des plantations et la Maison de Jeunes Port'Ouverte au moment de la parution, en 2012, du livre des Ecrivains publics consacré à la mémoire de ce quartier. 

Au musée d'Archéologie.

A partir du 15 octobre jusqu'au 17 avril 2017 se tiendra dans le musée de la rue des Carmes, à l'initiative de son conservateur Mme Marianne Delcourt-Vlaeminck, une exposition consacrée au "Révérend Père Camille de la Croix, un Tournaisien archéologue en Poitou". 

Au Musée de Folklore.

Jusqu'au 27 novembre se tient l'exposition organisée dans le cadre du centenaire de la mort de l'héroïne tournaisienne, intitulée : "Gabrielle Petit, lettres manuscrites".

A la P'tite Fabriek.

Ce lieu récent consacré à l'organisation d'événements culturels ou festifs qui a pris place dans une ferme entièrement rénovée de Froyennes organise de vendredi 21 au dimanche 23 octobre une exposition consacrée à "Rudy Trouvé", l'artiste anversois, fondateur du collectif "Heavenhotel".

Pour les amateurs d'art, pour ceux qui veulent découvrir les nouvelles créations, en ce mois d'octobre, un petit détour par la cité des cinq clochers s'impose. 

S.T. octobre 2016.

03 oct.
2016

17:21

Tournai : un mois d'octobre riche en expositions (1).

De très nombreux amateurs d'expositions, des passionnés de littérature ou de simples amoureux de musées vont plus que probablement rejoindre la cité des cinq clochers afin de découvrir non seulement les richesses de son patrimoine urbain mais également pour visiter les différents lieux qui mettent l'Art en valeur durant ce mois d'octobre. 

2006 Tournai musée des Beaux Arts (1).JPG

1. Emile Verhaeren au Musée des Beaux-Arts.

Le musée de l'Enclos Saint-Martin, né du génie d'Horta, est déjà en lui-même une véritable oeuvre d'art, un bâtiment construit autour d'un puits de lumière qui lui confère une ambiance si particulière, un lieu qui mérite le détour. En ce mois d'octobre, ce haut-lieu de la peinture, des dessins, des eaux-fortes et de la sculpture accueille une somptueuse exposition consacrée à Emile Verhaeren intitulée : "Lumière de l'Escaut, Lumière des Arts".

Né, en 1855, à Sint-Amands, Emile Verhaeren est connu comme poète belge de langue française. Au début des années 1880, alors qu'il est encore un tout jeune avocat, il est engagé par le cabinet d'Edmond Picard qui lui confie des chroniques d'expositions dans la revue "l'Art Moderne". Cet engagement va le mener à visiter des ateliers d'artistes, des expositions et des musées, en Belgique mais aussi dans d'autres pays européens. 

Parallèlement à cette mission, il va publier ses premières poésies. Il évoluera du symbolisme à l’expressionnisme, du naturalisme avec son recueil "Les Flamandes" parue en 1883 à un certain mysticisme avec "Les Flambeaux noirs" édités en 1891. On lui doit aussi "Les Villes tentaculaires" et "Les Rythmes souverains" où il s'attache à dépeindre la foule et les cités industrielles qu'il a visitées. Il magnifie les paysages de sa Flandre natale dans "Toute la Flandre". Verhaeren peignait la vie de son époque non au moyen d'huiles ou de fusains mais avec des mots !

Emile Verhaeren se partage entre ses cabinets de Bruxelles, de Saint-Cloud ou du Caillou-qui-Bique, dans les Hauts-Pays hennuyers. S'il est également l'auteur de contes, de critiques littéraires et de pièces de théâtre, c'est à l'ami des peintres et des sculpteurs, qu'un hommage est rendu, grâce à cette magnifique exposition mise sur pied par un passionné de poésie et poète lui-même, Marc Quaqhebeur, membre d'Unimuse , en collaboration avec le musée des Beaux-Arts de Tournai et les Archives de Bruxelles.

Afin de nous faire découvrir cette figure marquante de la littérature belge, l'écrivain tournaisien, responsable à Bruxelles des Archives et Musée de la littérature a composé un parcours qui nous permet de consulter différents documents photographiques (mariage de la nièce de Verhaeren avec Charles Gevers, le poète à La Panne en 1916, portrait de Gustave Verhaeren et portrait de Jeanne-Adélaïde De Bock, père et mère du poète...), des objets lui ayant appartenu (un gilet de velours, un meuble en acajou, un bronze de Georges Minne intitulé l'Enfant blessé II, un crapaud japonais en bronze, le presse-papier qu'on retrouve sur des portraits peints par son ami Théo Van Rysselberghe, divers objets personnels et même un permis de circuler en voiture qui lui fut délivré pendant la guerre...).

On retrouve également des correspondances d'Odilon Redon, d'Auguste Rodin, de Maurice Maeterlinck, de Paul Signac et même une lettre d'amour adressée à Marthe Massin qui deviendra son épouse.... L'exposition est illustrée par une quantité d’œuvres d'artistes, amis de Verhaeren, parmi lesquelles "Chez le Père Lathuile" et "Argenteuil" d'Edouard Manet, "Oliviers à Montmajour" de Vincent Van Gogh, "La pointe du Cap Martin" de Claude Monet, "La grève du Bas-Butin à Honfleur"  de Georges Seurat, "Une étude de Rochers" de Gustave Courbet, "Le Portrait de Marthe Verhaeren"de Théo Van Rysselbergh, des eaux-fortes et huile sur bois de James Ensor, des portraits de l'écrivain par son épouse et bien d'autres... Signalons encore la présence de nombreuses sculptures de Guillaume Charlier, Jacques de Lalaing, Barthélémy Frison, George Minne, Victor Rousseau, entre autres, celles-ci rappellent que la critique artistique d'Emile Verhaeren n'a jamais ignoré la sculpture. 

Le poète est décédé tragiquement en gare de Rouen en 1916, au cœur du premier conflit mondial, cet épisode tragique est abordé par la présentation d'un télégramme à Marthe Verhaeren annonçant son retour le 27 novembre, des rubans mortuaires au nom de la Belgique, du Gouvernement belge, de l'Association des Ecrivains Belges et de la Reine Elisabeth, une photographie du transfert de son corps à St Amands en présence du Roi Albert 1er et de la Reine Elisabeth et celle du tombeau du poète et de son épouse le long de l'Escaut, ce fleuve qui a marqué son enfance. 

Il est impossible de citer l'intégralité du catalogue de cette exposition, le mieux est d'aller la découvrir jusqu'au 18 décembre 2016 au Musée des Beaux-Arts de Tournai.

(à suivre).

(photo F. Bauduin)

S.T. octobre 2016.

01 oct.
2016

09:45

Tournai : expressions tournaisiennes (378)

Pou vife hureux..

On intind alfeos : "Pou vife hureux, restons muchés", ov'là eine espressieon que j'ai toudis aimée. Comme j'sus tolérant, j'comprinds que pou certains ch'est important de s'mette, à chaque feos, au prumier plan. On appelle cha l'seo du pouvoir mais on sanne oblier l'rançon d'la gloire. Quoisque cha rapporte d'avoir s'portrait su internet ou bin des artiques su l'pache d'eine gazette ? Pourquoi certains cache'tent à ête vu au journal télévisé, pourquoi les mêmes binettes on deot toudis orwettier ? Cha n'a jamais permis d'orchevoir ein prix mais cha amène alfeos d'fameux innuis. Pourvu que, souvint, on parle d'mi que cha soiche in bin ou in mal, ch'est l'crédo d'bramint d'politiciens du concel communal jusqu'au gouvernemint fédéral. 

Acore que si on souhaiteot, à not'époque, vife muché, i-feaudreot aller bin leon pou m'pos ête ortrouvé. Aller à l'pompe à essence, payer dins ein grand magasin, inveyer ein mail à eine connissance ou bin régler eine facture pa viremint, ch'est ein peu comme si, à l'trache, on n'éteot suivi et eine inquête peut ercomposer tous les momints d'no vie. 

Acoutez ichi l'amisse "Big Brother", ov'là ein qui n'minque pos d'air :

"Au matin, vous étiez d'jà d'bout ein peu avant huit heures pasqu'on veot qu'vous avez alleumé vot' ordinateur. A nuef heures vous avez été chez l'boulinger et eine demi-heure après vous avez passé chez l'boucher, on peut même dire combin cha vous a coûté. Ch'est bizarre, i-vous a fallu lommint alors que les deux magasins seont visins ! In c'momint, vous n'devez pos ête fort bin pasqu'à l'pharmaç'rie vous avez acaté des médicamints et vous n'avez pos eu d'sanche pasque l'agint constateur i-a ormarqué que vous n'aviez pos aliminté l'horodateur. Vo feimme pindant ein heure au télépheone elle a babiélé, on s'deminde vraimint quoisqu'elle aveot tout à raqueonter. A propeos, là dusque vous avez été avant-hier, on a constaté que l'essence elle n'éteot pos tchère. Hier, ch'éteot l'dernier jour pou vous payer vos contributieons; comme vous l'avez oblié, vous allez avoir eine riche sanctieon...". Grâce à les cartes pou les paiemints et les caméras, à vot insu, ch'est comme si vous vous pormeniez dins l'rue, tout nu ! 

Pou ein jour dresser vo line du temps, on vous ravise à chaque instant. 

Bin seûr, vous avez l'solutieon d'l'île déserte in plein mitan du Pacifique mais ch'est sans queompter su les puissants moyens techniques. Là-héaut, ein satellite, à pus d'chinquante kilomètes, i-peut détecter ein cailléau ou bin eine alleumette, vous pouvez m'acroire, i-feaudreot vraimint ête biête pou pinser qu'on n's'areot pos, là-vas, ortrouver vo tiête.

Aujord'hui, je n'vas pos ichi vous parler des gins qui ont queusi d'vife muchés et les "M'as-tu vu", j'vas aussi les laicher d'côté, cha leu f'reot treop d'honneur que d'les évoquer.  Neon, neon, j'voudreos attirer l'attintieon su eine nouvelle tribu, l'ceulle des gins qu'asteur on appellle dins les faits divers, les "Bin connus".

I-feaut dire que ces gins-là i-in a beauqueop et i-seont toudis dins tous les mauvais queops. Dins les trafics et les agressieons, dins les vols et les destructieons, on truèfe toudis les mêmes artisses, les "bin connus" des services de police. On les arrête à chaque queop et i-z'orcomminchent à chaque feos. Même condamnés à chinq ou dix reprisses pa la justice, dès leu sortie, ces albrans continuent à assouvir leus vices.

Garcheons et files, rassimblés in bandes su les trottoirs, i-foutent l'barpe aux passants du matin jusqu'au soir. Obliant l'usache d'eine poubelle, i-z'amonchelle'tent les déchets à l'pelle, i-foutent des crasses dins les halls d'intrée et su les appuis d'ferniêtes des magasins ou des particuliers. On les intind souvint berler et orclamer eine piéchette pou aller, tout aussi vite, querre au magasin eine paire de canettes. On veot régulièremint les agints d'ville venir les disperser et comme des couleons i-z'orcaittent su l'trappe chinq minutes après. Dins l'ville, les cache-à-couanne sont bin connus et j'sus bin seûr que vous in avez d'jà vus. "Bin connus", ch'est malhureus'mint l'terme dev'nu banal dins l'rubrique des faits divers ou les attindus d'un tribunal.

Ein vol, ein pleine journée, dins ein rue, n'cachez pos ch'est ein bin connu. Vot' argint involé à l'porte d'eine banque, ch'est acore eine de ces fameusses branques. Des coins sales dins no ville, ch'est à causse de ces agozils. Ein attroup'mint su l'quai d'la gare, i-seont là prêts à cacher la bagarre. 

Eusses, "Pou vife hureux, i-ont b'soin de s'moutrer", i-n'ont qu'cha à faire tout au leong d'eine journée.

I-a eine eaute catégorie d'individus qui, ave l'crisse économique, elle est apparue, ch'est des "insolvapes" que j'vas vous parler, attintieon, les ceusses qui organise'tent leu insolvabilité. I-a asteur bramint d'gins dont i-n'feaut surtout pos croiser l'quémin. Des agripeus, des ach'vareus, des casseus, des faux brimbeus à qui l'justice elle ne sait rien faire pasqu'eine feos rattrapés, i-anneonche'tent vife dins l'pus grande des misères. Si, pa malheur, vous avez ein accidint ave ces gins-là, attindez-vous à n'pos perchevoir de liards pou réparer vos dégâts. Si i-vous prind, ein queop, l'idée d'aller déposer plainte au commissariat, l'agint i-va vous répeonte, in orlevant les bras, qu'on n'sait rien faire conte ces colas. 

J'me sus rinseigné à beonne source et qui l'areot cru, ces astiqueots, des services de police, i-seont... bin connus.

Pou terminer, j'vas ichi vous dire l'pire, tout cha vous fait pétête sourire ou bin même bin rire mais l'coût orprésinté pou no société pa ces "bins connus", ces "insolvapes" ou ces "M'as-tu vu", ch'est dins nos poches qu'on vient nous l'querre sans s'rinte queompte que, dins ceulle histoire, on est tertous... cocus !   

(lexique : vife : vivre / alfeos : parfois / mucher : cacher / ov'là : voilà / toudis : toujours / eine feos : une fois / l'seo : la soif / sanner : sembler / quoisque : qu'est-ce que / des artiques : des articles / l'pache : la page / cacher : chercher / les binettes : les visages / orwettier (ou raviser) : regarder / orchevoir : recevoir / cha soiche : cela soit / bramint : beaucoup / acore : encore / bin leon : bien loin / inveyer : envoyer / eine trache : une trace / ercomposer : recomposer / acouter : écouter / ichi : ici / acoutez ichi traduit l'expression venez écouter ici ce que j'ai à vous dire / alleumer : allumer / nuef : neuf / lommint : longtemps / visin : voisin / l'pharmaç'rie : la pharmacie / acater : acheter / avoir de l'sanche : avoir de la chance / babiéler : bavarder / raqueonter : raconter / dusque : où / tcher : cher / les contributieons : les contributions, les impôts / s'porméner : se promener / l'line : la ligne / raviser (ou orwettier) : regarder / in plein mitan : au beau milieu / queompter : compter / là-héaut : là-haut / eine alleumette : une allumette / acroire : croire / là-vas : là-bas / biête : bête / queusir : choisir / laicher : laisser / l'ceulle : celle / asteur : maintenant / les queops : les coups / on truèfe : on trouve / orcommincher : recommencer / pa : par / les albrans : les garnements / garcheons et files : garçons et filles / foute l'barpe : importuner / berler : hurler / orclamer : réclamer / eine piéchette : une piécette / aller querre : aller chercher, quérir / des couleons : des pigeons / orcaire : retomber / les cache-à-couanne : les mendiants / ête seûr : être sûr / les fameusses branques : les dévergondés, les libertins / les agozils : les tristes sires, les hommes de rien, les malotrus / s'moutrer : se montrer / tout au leong : tout au long / eaute : autre / les ceusses : ceux / l'quémin : le chemin / les agripeus : les chapardeurs, les voleurs / les ach'vareus : les personnes particulièrement embêtantes, les emmerdeurs / les casseus : les casseurs / les faux brimbeus (ou bribeus) : les mendiants / anneoncher : annoncer / les liards : l'argent / orlever : relever / les colas : les innocents / les astiqueots : les drôles d'individus (au sens premier il s'agit des asticots, larves de mouches) / pétête : peut-être / orprésinter : représenter / s'rinte queompte : se rendre compte).

S.T. septembre 2016.

09:45 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, patois, picard |