15 juil.
2009

13:49

Tournai : la bibliothèque Communale (2)

La Bibliothèque communale est donc installée à la fin de seconde guerre mondiale à la Place des Acacias (appelation donnée alors à la place Paul Emile Janson en raison de la présence d'arbres de cette essence). A cette époque, les lecteurs ne peuvent accéder librement aux ouvrages, il font leur choix à partir de fichiers classés par ordre alphabétique d'auteurs ou par genres littéraires. Ce sont les employés de la bibliothèque qui se chargent d'aller chercher les volumes souhaités. Par la suite le libre accès sera instauré et la discothèque (1965) et la section jeunesse seront créées. .

En 1986, la bibliothèque déménage vers des locaux plus fonctionnels à la Masion de la Culture sur la Plaine des Manoeuvres, un an plus tard, elle sera reconnue comme "bibliothèque principale" par la Communauté Française et devra désormais apporter un soutien logistique aux autre bibliothèques situées dans l'arrondissement administratif. En 1992, une convention signée entre le Ville de Tournai, l'Association des Bibliothèques Chrétiennes et la Bibliothèque provinciale du Cerist permet de la reconnaître également comme "Bibliothèque locale" par la Communauté Française, cela débouche sur la création d'un réseau de lecture publique sur le territoire communal de Tournai. En 1997, on informatise la Bibliothèque.

Aujourd'hui, la Bibliothèque communale de Tournai se compose d'une section "adultes" située au premier étage des bâtiments de l'Avenue des Frères Rimbaut et d'une section "jeunesse" qui se trouve au rez-de-chaussée. La section adultes met à disposition le prêt de livres, une salle de lecture, un espace de lecture. ... 137.000 ouvrages sont disponibles en prêt : ouvrages de fiction, bandes dessinées, ouvrages documentaires classés par matières et un fond local et régional de plus de 500 ouvrages sur Tournai, le Tournaisis et le Hainaut Occidental. 4.500 ouvrages de référence peuvent être consultés à la salle de lecture : encyclopédies, dictionnaires thématiques, 1.500 titres de revues et journaux, les collections de presse des 19e et 20e siècle, la collection complète du Moniteur belge, la réserve précieuse, les dossiers sur les artistes régionaux, le Fonds Roger de le Pasture, les revues générales et spécialisées. Les lecteurs peuvent obtenir un accès gratuit à Internet pour leurs recherches et peuvent également visualiser des manuscrits numérisés dont l'original se trouve à la bibliothèque.

La discothèque propose 16.150 CD, 4.600 DVD, 250 cours de langues sur CD ou DVD et des oeuvres littéraires lues sur support CD. Notons enfin qu'un club de lecture pour adultes est organisé un mercredi par mois, il s'agit d'une rencontre entre passionnés de livres, d'un espace d'échanges et de découvertes autour de la littérature, de la présentation de coups de coeur de la part de participants. Au niveau de la section "jeunesse" il existe également trois clubs de lecture (juniors, médium, adolescents). Les vieux fichiers de la place Paul Emile Janson ont été remplacés par du matériel informatique facilitant la recheche des sujets par les candidats lecteurs.

(Sources : catalogue 2009 édité par la Ville de Tournai)

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14 juil.
2009

13:01

Tournai : la bibliothèque communale

L'Optimiste est un abonné de la salle de lecture de la bibliothèque communale, en effet chaque article qui paraît sur ce blog y trouve sa source ou sa vérification. La Bibliothèque de la Ville de Tournai trouve son émanation dans la Bibliothèque du Chapitre de la Cathédrale. En voici son histoire.

Depuis des siècles, les prélats du diocèse de Tournai avaient rassemblé de nombreux écrits, les premiers volumes de cette importante collection étaient des manuscrits richement enluminés. Ces écrits provenaient de dons de familles mais aussi d'abbayes ou de paroisses. Au 17eme siècle, la Bibliothèque du Chapitre de la Cathédrale devint un dépôt scientifique qui était accessible au public. Entre 1755 et 1760, on érigea sur la place de l'Evêché, face au palais épiscopal, un bâtiment de style classique du XVIIIe siècle connu à Tournai sous le nom de "Maison des Ancien Prêtres", c'est là, en effet, que les responsables de paroisses âgés étaient accueillis et pouvaient y résider durant leurs dernières années de vie en toute sécurité et avec même un certain confort pour l'époque. A l'étage de ce bâtiment se trouvait l'immense salle, bien éclairée par de nombreuses fenêtres, de la bibliothèque qui restera publique jusqu'à la fin de l'Ancien régime. Tournai était à l'époque ville française et on nomme ainsi le régime politique et social de la France qui débuta lors du règne de François 1er (1515-1547) jusqu'à la Révolution de 1789. La société était alors divisée en trois ordres juridiquement inégaux, le clergé, la noblesse et le tiers-état. Lors de la Révolution Française, l'ensemble des ouvrages de la Bibliothèque Capitulaire, de celle de la puissante Abbaye Saint-Martin et d'autres maisons d'ordres réligieux établis dans la cité des cinq clochers fut mis sous scellé. Une vingtaine d'années passèrent et le Chanoine Waché fut nommé bibliothécaire. Sous sa direction, la Bibliothèque de Tournai va accroître ses collections dans des proportions importantes. Elle sera probablement une des plus riches du Royaume.  Hélas, le 17 mai 1940, lors des bombardements de l'armée allemande sur la ville, quelques bombes incendiaires vont atteindre le bâtiment et une partie de la cathédrale. Grâce au courage de deux hommes, Lucien Jardez et Mr. Coinne, une très petite partie des documents les plus précieux, les plus importants, 25 manuscrits seront sauvés, mais des milliers de volumes disparaîtront dans les flammes. La guerre terminée, la bibliothèque s'installe dans un bâtiment, jouxtant l'arrière de l'Hôtel des Ancien Prêtres, sur la Place Paul Emile Janson. Seul le toit de ce bâtiment avait souffert du bombardements. (A suivre).

(Sources : plaquette éditée par la Bibliothèque Communale de Tournai - édition 2009)

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11 juil.
2009

14:33

Tournai : expressions tournaisiennes (26)

"On est fin contint d'partir mais on est tout aussi hureux d'orvenir" i-a dit Edmeond in ouvrant l'huche de s'maseon (la porte de sa maison) de l'rue Montifaut. Eine semaine à la mer, ch'est vite passé. Avant i-alleot à La Panne mais comme on n'i-veot que des tournisiens, asteur i-préfère aller à Coxydes pasque qu'on y parle pos trop flamint ! Dès qui les a vus su l'pas de l'porte de leu maseon, Edouard, leu visin, qu'on appelle dins l'ruache (dans le coin, dans la rue) P'tit canard à causse de s'façeon d'marcher, i-est v'nu pou apporter les clés. Tous les jours, i-v'neot ouvrir et serrer les battantes (volets), deonner à boire aux fleurs et printe l'courrier dins l'boîte aux lettes.

"Eh alors, vo voyache i-s'a bin passé, aujord'hui, on orprint ses habitudes !" "Bin passé, ch'est ein grand meot, ahais (oui) eine caleur d'biêtes (chaleur de bêtes), dins les dunes ch'éteot comme si on éteot au plein mitan (au mileu) du Sahara, l'sable i-bruleot mes ortieaux (orteils) et j'ai attrapé ein queop d'solel (coup de soleil) qui m'a impêché d'dormir durant deux nuits" lui répeond Edmeond. Edouard i-est tout saisi : "ch'est pas beon, te peux attraper ein métronome". "Ein mélanome, annochint (simple d'esprit, idiot)" li dit Fifinne in riant plein s'panche (en riant aux éclats). Edouard i-ortient à l'feos des espressieons intindues d'ein eaute mais comme i-n'comprint pos l'sens, cha deonne toudis d'l'à peu-près. Pou li, on n'est pos sorti de l'cuisse de Jupiter mais de l'caisse de Jupiler et quand i-veut qu'mincher s'n'ouvrache (commencer son travail), i-print toudis l'cheval po les cornes au lieu du taur (taureau).

Fifinne dit : "J'li aveos dit à s'n'imblavé (orgueilleux) d'mette de l'crème d'protectieon mais i-feaut toudis qui fasse l'contraire de ce que l'on li dit, Mossieu qui sait tout". "Mais, Fifinne, ave l'solel qu'on a eu, j'areos pu mette l'indice chinquante (cinquante) que j'areos été arringé !. "Et quoisque t'feseot tout l'leon d'eine sainte journée ?" Bé l'matin après les pistolets (petits pains belges), on alleot dins les dunes et après-deîner, on alleot faire soupette (tremper les pieds) à marée basse dins les flaques d'ieau. Ein jour ou deux cha va, mais siept (sept), ch'est treop" dit Edmeond. "Te n'diseot pos cha quant t'éteos à l'terrasse du Chalet des Bains ave l'pinte à t'main, in puque t'éteos là pou orluquer (lorgner du coin de l'oeil) les jeones files in maillot"."Te sais, Edouard, on a orwettié les prix des maillots d'asteur, pus i-seont p'tits, pus i-coûtent tcher (cher), eine fichelle (ficelle) pou mette à..." I-est beon, Edouard i-a compris," "Neon, eine fichelle pou quoi faire ? "Ti on peut dire que t'as l'cerveau lent mais ch' n'est même po pou cha". Fifinne ave s'maillot de 1925 tout l'meonde l'orwettieot quand elle éteot su l' plage, un vieux l' preneot pou eine ma chère soeur d'avant l'Concile et les infants pinseot'tent vir (voir) eine Marie-galousse (sorcière échevelée).

Quand Edouard i-est rintré à s' maseon, i-a dit à s'feimme : "Mi j'préfère ouvrer dins m'gardin (travailler dans mon jardin) bin à l'aisse (à mon aise) que d'partir si leon (loin) pou dépinser mes liards (mon argent)". I feaut dire qui vindreot l'ieau qu'i-a cuit ses oués (oeufs) et qu'i n'osse (n'ose) pos cracher d'peur d'avoir seo (soif)".

(S.T. juillet 2009)

14:33 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, patois, picard |