09 févr.
2017

Tournai : balade en ville - le quartier Saint-Piat

Saint-Piat, la chance est là !

Poursuivant notre balade dans la cité des cinq clochers, nous découvrons, aujourd'hui, le quartier Saint-Piat. En 2009, les "Ecrivains Publics de Wallonie picarde" ont consacré un excellent ouvrage à ce quartier populaire de la rive gauche. Cette rétrospective est, en effet, constituée de témoignages écrits par les habitants eux-mêmes. Ces auteurs improvisés évoquent son histoire, ses figures bien connues, ses commerces disparus, les nombreuses fêtes dont le "Sacre Saint-Piat". A Tournai, on dit qu'à Saint-Piat, la chance est là !

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Parmi les personnages qui marquèrent la vie quotidienne des habitants du quartier, on pense en premier lieu à Mademoiselle Henriette Dupret, tenancière durant plus de 50 ans du café "La Poire Cuite" situé à l'angle de la rue des Jésuites. 

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documents 1 et 2 : deux articles qui lui furent consacrés en 1965 et en 1975 par la presse locale. 

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En 1987, ce quartier d'ordinaire si tranquille fut brutalement éveillé, un dimanche matin, par une  explosion qui souffla une maison située au n°7 de la rue Albert Asou (voir l'article consacré à cet événement). (J.D.C.)

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Vaste habitation située à la rue Sainte-Catherine, à proximité de l'ancien Hospice des Vieillards (S.T).

2003 Tournai hôtel rue Saint Piat.JPG

Immeuble situé au n°3 de la rue Saint-Piat. C'était à l'origine la maison natale et l'hôtel particulier du bourgmestre Louis Crombez qui en fit don à la ville . En 1879 s'y établit l'école de Monnel. Dans les années soixante, ce lieu alors fortement dégradé, abrita le club de boxe tournaisien et les cours communaux de Coupe et Couture, avant d'être entièrement rénové et cédé au Logis Tournaisien pour y créer du logement social et y installer les bureaux de l'A.I.S. (S.T.)

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Une petite rue typique de ce quartier : la rue des Ingers vue depuis le parc Marie-Louise. (S.T.) 

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La large rue Sainte-Catherine permet l'entrée en ville depuis le rond-point des Résistants aussi appelé : "le haricot de la Dorcas". (S.T.)

2003 Tournai rue des Récollets.JPG

Autre rue représentative de ce quartier : la rue des Récollets. (S.T.)

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Commerce de jadis : le cordonnier Henri Vermander au n° 21 de la rue Sainte-Catherine (document datant des années soixante aimablement transmis par Melle J. Driesens).

Tournai le Cercle Artistique.jpg

Le Cercle Artistique de la rue des Clairisses fut érigé à l'emplacement de l'ancienne manufacture de tapis Piat Lefebvre. Il abrite désormais la "Maison de la Laïcité".  (R.R.)

2016.01.30 RCCWT Pierre Vanden Broecke (1).jpg

Si vous vous promenez du côté de la rue Madame, peut-être votre chemin croisera-t-il celui de celui du "Bourguémette", Pierre Vanden Broecke, membre de la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien et "Infant d'Saint-Piat" (voir l'article qui lui a été consacré sur ce blog). 

2016.09.11 Cortège géant Gramère Cucu.jpg

Une des plus célèbres habitantes, Emelie Juste dite "Gramère Cucu". Son géant est l'oeuvre d'Henri Maenhout, un habitant du quartier. Elle est devenue la figure emblématique de Saint-Piat ! (R.R.)

Emelie Juste est née le 25 janvier 1860 dans une maison de la rue des Récollets. Fille de Joseph et de son épouse Clémence Leblon, elle avait deux sœurs cadettes : Anastasie, batelière, et Germaine, verdurière. De son mariage avec Pierre Delespaul, elle aura trois enfants : Germaine, Lucienne et Hector. Verdurière de profession, elle demeura alors au n°60 de la rue Saint-Piat. Elle faisait commerce de sucettes, parapluies, bâtons de sucres colorés et plaçait son étal, composé d'une simple planche posée sur deux tréteaux, le long de l'Escaut, sur le quai du Marché au poisson. Vendant des petits bâtons sur lesquels étaient fixées des cerises, elle attirait ainsi les enfants du quartier. Leur donnant une petite claque au derrière, elle leur disait : "Ortourne vite, m'pétit cucu (retourne vite, mon petit cucu) !", Gramère Cucu l'appelaient alors les enfants, un surnom qui lui sera donné pour la postérité. Outre le géant, Gramère Cucu est représentée au musée de Folklore de Tournai, par derrière son étal, elle semble accueillir les visiteurs lors de leur arrivée au premier étage où elle intrigue encore les jeunes enfants ! ("Saint-Piat, un état d'esprit, une âme" - page 180- ouvrage collectif des Ecrivains Publics de Wallonie picarde, paru en 2009).

 (Documents photographiques : le Courrier de l'Escaut - Le Nord-Eclair - J. De Ceuninck - R. Rauwers - J. Driesens et photos de l'auteur). Je remercie également Jean-Paul Foucart pour son aide dans la recherche de documents parus dans la presse locale.

S.T. février 2017.

10:05 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

Bravo. Travail exceptionnel et qui rappelle tant de bons souvenirs ainsi qu'une langue savoureuse. Un grand merci

Écrit par : LAMOTTE | 20/02/2017

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Mon arrière arrière grand mère...

Écrit par : Barbaix Laurence | 03/03/2017

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