12 janv.
2017

Tournai : la crainte justifiée des chantiers !

Ils durent une éternité !

Lors d'un récent déplacement à l'étranger, j'ai rencontré une personne qui était venue visiter Tournai, celle-ci m'a demandé si les chantiers étaient enfin terminés dans la cité des cinq clochers !

"Presque !" lui ai-répondu, faisant là un pieux mensonge afin de ne pas nuire à l'image de la ville que j'aime et à son tourisme malmené ces dernières années par la vision d'une ville en perpétuels travaux.

Des chantiers, il y a en encore à l'horizon 2017 mais aussi à celui de 2018, 2019, 2020 et peut-être même 2021 ! Avec le chantier du pont Notre-Dame, des boulevards Walter de Marvis et des Combattants, de la chaussée de Bruxelles et de la rue de la Lys, du plateau de la gare, de la rue Royale, de la place Verte, du nouveau Pont-à-Pont, du Pont des Trous et de ses abords, de la halte nautique, de l'élargissement de l'Escaut à hauteur du quai Saint-Brice, du quartier Saint-Piat, sans oublier la restauration de la cathédrale Notre-Dame, entamée il y a plus de dix ans... l'agenda affiche complet !

Il est vrai que les travaux durent depuis (trop) longtemps à Tournai mais ils sont nécessaires pour revitaliser le cœur de la ville et mettre en évidence ces trésors patrimoniaux. C'est un peu la formule que nous distillent nos autorités communales depuis de nombreuses années, tentant d'éteindre constamment un feu qui couve chez les commerçants du centre-ville régulièrement impactés par des fermetures de voiries.  

Ce n'est pas tant la multiplication des chantiers qui pose question mais la durée de ceux-ci. Le Tournaisien voit lorsqu'ils commencent, il attend (très) longtemps pour les voir se terminer. Les firmes soumissionnaires ne semblent pas faire preuve d'un grand dynamisme et d'une excellente organisation pour les réaliser. Peut-être n'ont-elles pas tout simplement la dimension nécessaire pour mener à bien et rapidement ce qui leur a été attribué. C'est sans doute un mal belge !

Prenons comme exemple, la rénovation, dans les deux sens, des six kilomètres d'autoroute entre Kain et la frontière française. Ce chantier entamé depuis près de deux ans entre dans sa phase ultime et la fin de celle-ci est annoncée pour les congés de 2017 (sauf retard résultant de mauvaises conditions météorologiques et sans tenir compte de la pose des écrans anti-bruit qui sera réalisée ultérieurement). Il va bientôt falloir autant de temps pour rénover ce secteur qu'il n'a fallu pour le construire à la fin des années soixante alors qu'on dispose d'un matériel plus performant qu'il y a quarante-cinq ans. Encore faut-il constater une activité fébrile sur le chantier laissé parfois des jours, voire des semaines sans ouvriers ("on laisse sécher" nous répète avec un magnifique sourire la charmante porte-parole du SPW !). 

Autre exemple, la rénovation des quais Saint-Brice, Dumon et de la place du Becquerelle : ce chantier a débuté au début du mois de mars 2016 et n'est toujours pas terminé. Mieux même, depuis la mi-décembre, on ne constate plus beaucoup d'activité (en partie en raison des congés) et, depuis cette semaine, on voit même des ouvriers occupés à ouvrir de nouveaux trous dans la rue du Becquerelle. Il reste à placer l'éclairage et il semble, une fois de plus, que la coordination de tous les corps de métiers intervenant fait défaut !

En attendant, le quai Saint-Brice n'est ouvert qu'à la circulation locale et se termine en impasse grâce à des blocs de béton. Dans quelques jours vont débuter les travaux de rénovation du pont Notre-Dame. Celui-ci va être interdit à la circulation pendant une dizaine de semaines (si tout va bien car on doute de tout désormais !). Cela signifie que la rue Royale se terminera à hauteur de la rue des Campeaux puisqu'un automobiliste distrait qui irait au-delà serait obligé de faire une marche arrière étant dans l'impossibilité, face au pont levé, de virer à gauche (sens interdit) ou à droite (quai en cul de sac).  

Au mois d'avril débutera le méga-chantier des Bastions fermant l'entrée de la ville aux très nombreux automobilistes arrivant à Tournai par la chaussée de Bruxelles et coupant la circulation sur les boulevards de ceinture entre le complexe des Bastions et la rue d'Amour. Cela va être un fameux casse-tête pour l'échevin de la Mobilité et la police communale pour diriger ce flux important de véhicules vers les chaussées de Renaix et d'Antoing, déjà saturées aux heures de pointe. Il ne faut surtout pas oublier que jusqu'au mois de juillet, la bretelle d'accès à l'autoroute E42-E429 vers Bruxelles ou Mons restera fermée à Froyennes et les usagers dirigés vers les bretelles d'accès de la même chaussée de Renaix. Les travaux sont prévus pour sept mois mais une fois encore nous doutons de la célérité des intervenants car les chantiers dans notre région, comme ailleurs, sont souvent réalisés par un petit nombre d'ouvriers qui ne travaillent pas en continu comme cela se fait dans d'autres pays, économies et austérité obligent ! 

Pauvres automobilistes tournaisiens, il vous reste simplement à ronger... votre frein !

S.T. janvier 2017.

10:11 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, chantiesr, bastions, becquerelle, spw |

Commentaires

Pas évident avec le carrefour des Bastien bloqué. Courage à tous!!!

Écrit par : Un petit Belge | 12/01/2017

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