14 janv.
2016

Tournai : ils commençaient sérieusement à nous manquer !

Les fêtes sont terminées, le Lundi Perdu les a clôturées ! Peu à peu, les rues de Tournai ont été dépouillées de leurs habits de lumière et les engins de chantiers ont repris, comme par habitude, leurs quartiers dans la cité des cinq clochers. On va presque dire que c'est heureux car les Tournaisiens sont à ce point habitués à voir évoluer ces monstres d'acier depuis des années qu'on aurait certainement découvert chez certains d'entre eux les premiers symptômes d'un état de manque ! Que ceux-ci se rassurent, ils sont encore là et pour bien longtemps !

En périphérie.

Les travaux concernent la chaussée de Lannoy à Froyennes ainsi que le carrefour formé par celle-ci, la rue Saint-Eleuthère et l'avenue des Peupliers. Depuis plusieurs semaines, la circulation sur la chaussée est régulièrement alternée par des feux tricolores en raison de la pose d'impétrants.

Les travaux de voirie entamés il y a quelques mois dans les environs du nouveau Centre Hospitalier de Wallonie picarde progressent. Les rues du Général Piron (section comprise entre la chaussée de Willemeau et le cercle "Chez Nous") et des Sports ont reçu leur revêtement définitif. La rue de la Citadelle dans le tronçon compris entre la rue Allard l'Olivier et la rue de Barges est pratiquement terminée. Ce mardi 12 janvier ont débuté les travaux de la rue de Barges entre la rue de la Citadelle et le boulevard Lallaing. Dans quelques semaines, l'accès au nouveau centre hospitalier, opérationnel sous peu, sera beaucoup plus "roulant".

Au bout de la rue Général Piron, face à la cité du "Maroc", l'aménagement d'un parking destiné au personnel du centre hospitalier progresse, les fondations sont pratiquement réalisées, il restera à couler le revêtement hydrocarboné. Une centaine de véhicules trouveront place à terme.

En ville.

Cela fait des mois maintenant que des entreprises publiques ouvrent voiries et trottoirs afin d'enfouir câbles électriques ou téléphoniques, conduites de gaz ou éléments du réseau d'égouttage. Cette fois, c'est le quai Vifquin qui est concerné par la pose de ces impétrants.

tournai,travaux,chantiersDans le quartier cathédral, un premier chancre est, enfin, en voie de disparition, celui représenté par l'ancien siège du journal "le Courrier de l'Escaut" situé à l'angle de la rue du Curé Notre-Dame et de l'Hôpital Notre-Dame. Depuis ce lundi 11 janvier, le bâtiment est ceinturé par des barrières "Heras" protégeant un "matelas" qui empêchera, durant la démolition, les inévitables chutes de briques et pierres de détruire le tout nouveau revêtement de voirie terminé juste avant les fêtes de fin d'année. Il s'agit de la première phase d'un chantier qui en comptera trois : la démolition, l'étude du sol et la construction. Le nouvel immeuble comprendra neuf appartements répartis sur trois niveaux et un penthouse avec grande terrasse au dernier étage. Au rez-de-chaussée seront créées des cellules commerciales et des parkings. La durée des travaux est estimée à deux bonnes années, le chantier devrait se terminer, sauf surprise, à la fin de l'année 2018.

Hélas, un autre chancre vient de naître. Dans la rue du Curé Notre-Dame, juste à côté du chantier dont nous venons de parler, l'ancien espace "Pic Puce" devait abriter le bar à vins de Gérard Depardieu, la société qui devait être à l'origine de son ouverture vient d'être déclarée en faillite et on risque encore de voir très longtemps ce bâtiment inoccupé.

Sur la place de Lille, suite au déménagement dans l'immeuble voisin de la librairie Lenglez, les travaux de démolition du bâtiment ont débuté. Ce sera ensuite le tour du restaurant jouxtant l'église Sainte-Marguerite.

Imperturbablement, les travaux de la cathédrale Notre-Dame se poursuivent, ce sont les deux tours Nord qui font actuellement l'objet de rénovation. Avant la fin de cette année, on les verra peut-être dévoiler leur splendeur retrouvée aux visiteurs. 

2016, une nouvelle année dans le bruit, la poussière et la boue.

Si les travaux du quartier cathédral touchent à leur fin (il est cependant encore nécessaire de revoir l'éclairage, de coller le fil d'or et de placer le mobilier urbain), d'autres chantiers d'importance se profilent déjà à l'horizon. ils concerneront plus précisément la rive droite avec le réaménagement complet des quais Dumon et Saint-Brice ainsi que de la place du Becquerelle. Débutant le 1er février, ils devraient se terminer au milieu de l'année 2017 (ils sont prévus pour 220 jours ouvrables sans intempéries). Il ne s'agit pas d'un simple "rafraîchissement" mais bien d'une rénovation complète de ce quartier du Becquerelle dont la place sera totalement "relookée".

L'administration communale a également décidé la rénovation de la place Verte dont une partie est interdite à la circulation depuis plus de trois ans. Ce chantier qui comprendra l'égouttage, la réfection de la voirie et la remise en état des trottoirs est prévu pour une durée d'une année et devrait débuter durant le second semestre.

Des travaux de scellement de pavés seront aussi réalisés à la rue des Jésuites (entre l'église Saint-Piat et la rue d'Espinoy), tandis qu'une rénovation plus en profondeur concernera le tronçon entre la rue d'Espinoy et la rue du Chambge.

On scellera aussi les pavés de la place de Lille qui ont trop tendance à jouer le grand air des castagnettes lors du passage des véhicules et qui sont de véritables pièges pour les promeneurs.

Décidée en 2015, on ne parle plus dans ce plan de la réfection de l'avenue des Peupliers. Tout au plus est-il fait référence à une liaison cyclable qui sera créée entre celle-ci et la Chaussée romaine à Ere via le Chemin vert.

Notons que ces chantiers communaux sont indépendants de ceux qui pourraient être entrepris par la Région Wallonne dans le cadre de l'élargissement de l'Escaut. On évoque le début des travaux du Pont-à-Pont encore cette année !

Wait and see !

(sources : presse locale et infos personnelles - photo : "Courrier de l'Escaut" année 1962).

13:41 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : tournai, travaux, chantiers |

Commentaires

Je me suis souvent demandé pourquoi les pavés tournaisiens avaient une telle tendance à se desceller. Un souvenir de mai 68? Je n'ai pourtant pas l'impression que les événements de 68 ont été particulièrement ressentis à Tournai? :-)

Écrit par : Olivier | 16/01/2016

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C'est une excellente question, Olivier, elle a souvent fait débat. La raison est simple : il s'agit d'une erreur de conception lors des rénovations de la place de Lille, de la Grand-Place et de la place Saint-Pierre.
Dans l'optique de l'architecte, ces trois lieux devaient être dévolus à la circulation uniquement piétonne. Dans un souci d'économie, il a donc proposé de scier en deux les pavés récupérés lors des travaux de fondation et de les replacer, le côte bien plane au-dessus, bien entendu.
Hélas, il y eut une levée de boucliers des commerçants tournaisiens qui depuis toujours encouragent le chaland à être....fainéant. Pour eux, si un client ne peut venir stationner face à leur vitrine, leur affaire va péricliter.
On a eu beau donné les exemples d'autres villes comme Lille, Courtrai, Bruxelles... pour eux Tournai, c'est Tournai. Beaucoup ont oublié que pour le client, l'important c'est avant tout l'accueil souriant et des heures d'ouverture plus commodes (il n'y a pas si longtemps, la plupart des commerces fermait encore durant l'heure de table).
Contraintes et forcées, les autorités communales ont donc revu leur position de départ et autorisé le passage de véhicules, même celui de bus du TEC, des cars de touristes et des gros camions de livraison.
Un pavé scié n'est pas assez épais et ne peut donc s'ancrer parfaitement dans le sol, le passage répété de véhicules le descelle peu à peu ! Voilà pourquoi, il faut faire et refaire l'ouvrage, il y a donc longtemps que l'économie réalisée à l'origine a été mangée !
En ce qui concerne les autres rues (Jésuites, place Verte, Saint-Martin), elles n'ont pas été prévues à l'origine pour accueillir l'importante circulation actuelle et les véhicules de plus en plus lourds.

Écrit par : l'Optimiste | 16/01/2016

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Quelle connaissance de votre ville ! Vous m'impressionnez chaque fois.

Je me souviens que l'avenue d'Audenarde - où était située la maison de me parents, à Kain - est restée pavée jusqu'au début des années 80. Il s'agissait de magnifiques pavés de pierre bleue, arrondis par l'usage et inébranlables. Malheureusement, ils étaient inadaptés à l'important trafic automobile sur cet axe. Ils étaient très glissants et la chaussée était bombée : elle se déversait vers l'extérieur. A la moindre pluie, c'était une patinoire et on ne comptait plus les voitures qui finissaient au fossé. Mais des accidents plus graves se sont aussi produits, parce qu'en plus de cela, la chaussée était étroite. Il y a hélas eu un accident mortel, juste en face de chez nous. Une collision frontale entre 2 voitures, à l'époque où elles n'étaient pas encore équipées d'appuis-tête. La femme du conducteur a reçu ce qu'on appelait "le coup du lapin". Les voitures modernes ont quasi fait disparaitre cette expression et l'horrible accident qu'elle désignait. On ne s'en plaindra pas.

Écrit par : Olivier | 17/01/2016

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