14 déc.
2015

Tournai : la ville en statistiques.

Les chiffres apportent parfois une meilleure vision qu'un long discours.

Une ville peut être présentée avec des mots, les exploits de ses habitants peuvent être contés avec lyrisme, son histoire peut-être racontée en long et en large mais il parfois nécessaire de faire appel aux chiffres pour mieux la définir.

Voici la carte d'identité de la cité de Clovis.

Nom : Tournai qui se traduit en néerlandais par Doornik.

surnoms : la cité aux cinq clochers, la cité de Clovis.

La ville de Tournai est considérée comme la capitale de la Wallonie Picarde (ancien Hainaut occidental). 

Age : près de 2.000 ans d'existence (période gallo-romaine).

Superficie : 213,75 km2, ce qui en fait la commune la plus étendue du royaume.

Subdivision de la superficie : environ 70% de terres agricoles, 23% de terrains bâtis et 5 % de terres non cultivées.

Nombre de communes rattachées suite à la fusion de 1976 : 29.

Voies de communications : fluviale : l'Escaut.

Ferroviaires : lignes vers Liège, Bruxelles, Lille, Mouscron et Courtrai.

Routières : liaisons autoroutières vers Liège et l'Allemagne (E42), vers Bruxelles (A8/E429), vers Lille (E42) et vers Courtrai et Bruges (A17/E403).

Aéroport à proximité : Lille-Lesquin (F) à 25 km.

Grandes villes à proximité : Lille (25Km), Courtrai (25km), Douai (32 km), Valenciennes (35km), Mons (50 km), Bruxelles (85 km).

Nombre d'habitants : 69.204 Tournaisiens (septembre 2015),  approximativement 48 % d'hommes et 52 % de femmes, +/- 10% d'étrangers.

Subdivisions des habitants : 37.500 habitants demeurent dans le centre-ville et les faubourgs immédiats.

36% de ceux-ci vivent à l'intérieur des boulevards périphériques, zone qui est considérée comme étant le centre-ville, soit : +/- 13.500 habitants.

45%  de ceux-ci habitent les faubourgs de Maire, de Lille, Saint-Martin, de Valenciennes et Warchin soit 16.875 habitants.

19% habitent l'ancienne commune de Kain soit 7.125 habitants

Environ 31.700 habitants demeurent dans les vingt-huit autres villages.

Gaurain/Ramecroix avec 3.600 habitants est le plus peuplé et Hertain avec +/-250 habitants, le moins peuplé.

Enseignement : 16.900 élèves et étudiants fréquentent les établissement scolaires de la ville.

Les établissements de la rive gauche en accueillent : 9.500, ceux de la rive droite : 5.500, Kain : 1.900. Avec ses 1.777 étudiants, la Haute Ecole de la Communauté Française est l'établissement le plus peuplé. Notons également les 1.195 étudiants qui fréquentent l'Institut d'Enseignement Professionnel Provincial de la chaussée de Lille et les 907 du Collège Notre-Dame. L'arrivée de Saint-Luc en 2016 dans le quartier Saint-Jean représentera environ 550 étudiants supplémentaires.

Emplois : la ville génère 20.000 emplois dont 11.000 se situent dans le centre-ville (commerces, PME, services, administrations, enseignement).

La zone d'activité économique de Tournai-Ouest implantée sur les villages de Marquain, Blandain, Orcq et Froyennes offre environ 2.500 emplois. 

Les zones commerciales des Bastions (430) et de Froyennes (400) ainsi que Kain (200) complètent ce tableau. Suite à l'extension des Bastions de nombreux emplois seront créés en 2016.

Taux de chômage : il est d'environ 15 % de la population.

Langues parlées : le français et le patois picard qui revient à la mode après avoir été snobé par la bourgeoisie qui, au début du XXe siècle, le trouvait vulgaire ! 

Culture :

Monuments à visiter : la cathédrale Notre-Dame du XIIe siècle (inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco), le beffroi du XIIe siècle, le plus ancien de Belgique (inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco), le Pont des Trous (fin du XIIIe - début du XIVe siècle), la Halle-aux-Draps érigée au XIIIe siècle mais reconstruite en 1610, le fort rouge, le séminaire de Choiseul, l'Hôtel de Ville construit à l'emplacement de l'abbaye de Saint-Martin, les souterrains de la citadelle, les églises Saint-Jacques (fin XIIe - début XIIIe), Saint-Quentin (XIIe), Saint-Piat (XIIe), Saint-Brice, Saint-Jean Baptiste...

Les musées : Musée d'Histoire et d'Archéologie, Musée militaire, Musée des Beaux-Arts, Musée de la Tapisserie et des Arts du Tissu, Musée de Folklore, Musée d'Histoire naturelle, Musée des Arts décoratifs, Centre de la Marionnette de la communauté française.

Salles de spectacles : Maison de la Culture, salle La Fenêtre, Halle-aux-Draps, salle Saint-Lazare, La Petite Fabriek (Froyennes), la Gueulière (Froyennes), le Foyer Saint-Eloi (Froyennes), cinéma Imagix.

Tournaisiens célèbres : Childéric, Clovis, Christine de Lallaing, Rogier de le Pasture (Van der Weyden), Jacques Daret, Robert Campin, Pasquier-Grenier (tapissier, fournisseur de la Maison de Bourgogne), Louis Gallait (peintre romantique), Barthélémy Dumortier (homme politique), Jean Noté, Georges Rodenbach, Hélène Dutrieu (aviatrice), Jules Bara (homme politique), Gabrielle Petit (résistante et espionne), Georges Grard (sculpteur), Frank Olivier Bonnet (comédien), Henri Vernes (le père de Bob Morane), Bruno Coppens (humoriste)...

(sources : Administration communale de Tournai - PV du collège communale - plan communal de mobilité - résumés des articles parus dans le blog Visite Virtuelle de Tournai)

S.T. décembre 2015.

 

13:57 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tournai, superficie, culture, emploi, enseignement |

Commentaires

"le français et le patois picard qui revient à la mode après avoir été snobé par la bourgeoisie qui, au début du XXe siècle, le trouv[ait] vulgaire !"

Ce n'est pas seulement la bourgeoisie et pas seulement le début du 20e s. qui trouvaient le "patois" vulgaire: je suis né en 1964 dans une famille on ne peut plus modeste, mais mes parents, mes enseignants, mes copains de classe, tout le monde m'a dissuadé de parler le tournaisien, langue qui était effectivement considérée comme vulgaire, presque inconvenante, ou ringarde. Mes grands-parents fermiers parlaient tournaisien (dans sa variante kainoise) entre eux et français avec moi.

Il s'agit probablement d'une idéologie venue de la bourgeoisie francophone qui voulait écrire le roman national d'un pays unifié et homogène, comme cela s'est aussi produit en France.

Écrit par : Olivier | 14/12/2015

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Merci, Olivier, pour votre analyse. Le monde enseignant a également fait du tort au parler local. Utiliser une expression patoisante en classe attirait immanquablement les foudres de l'instituteur et peut-être même une punition. Snobisme d'un autre temps au cours duquel pour s'élever dans la société, on croyait fermement qu'il fallait parler un français châtié. Le langage des jeunes d'aujourd'hui n'est-il finalement pas une réaction à cet ordre des choses ? On sait que toute action amène une réaction, c'est une loi de physique qui s'applique dans bien d'autres domaines.

Écrit par : l'Optimiste | 15/12/2015

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