03 sept.
2015

Tournai : cafés, hôtels, restaurants disparus (2)

Avant-propos.

Je reconnais qu'il a fallu du courage pour lire jusqu'au bout la liste, pourtant non exhaustive, publiée dans la première partie de cet article. Certains ont probablement découvert l'un ou l'autre oubli totalement involontaire, qu'ils soient remerciés s'ils veulent me transmettre leurs observations ou rectifications par le truchement des commentaires ! Voici donc la suite.

La rive droite de l'Escaut.

Remarquons que le centre commercial et historique de la ville de Tournai est principalement situé sur la rive gauche du fleuve, les quartiers situés sur la rive droite présentent un caractère résidentiel et abritent des immeubles de services ou des bureaux de professions libérales (médecins, avocats...). Avec l'Athénée Jules Bara (rue Duquesnoy), le lycée Campin (rue Robert Campin), le Centre éducatif de la Sainte-Union (rue des Campeaux), l'école communale du Château (boulevard des Nerviens), l'école primaire Saint-Nicolas (rue du Rempart et rue Duquesnoy), l'école maternelle (rue Beyaert), l'école communale Arthur Haulot (boulevard des Combattants) ou encore la Haute Ecole Condorcet (rue Paul Pastur)... ce côté du fleuve n'a rien à envier, dans le domaine de l'enseignement, à celui situé sur la rive opposée .

Il existe seulement deux axes commerciaux principaux qui relient la gare à l'Escaut, soit via la rue Royale, soit via la rue de Pont. C'est là qu'on va trouver le maximum d'immeubles dévolus au secteur Horeca.

Dans la rue Royale : le café "La Cave de l'Aigle" est devenu "Les Coquelicots". Le restaurant "O Réfectoire", au n° 57, a rapidement  fermé ses portes et est toujours à remettre (une pizzeria a occupé le bâtiment durant quelques mois). Depuis que le patron a pris sa retraite, le restaurant chinois "Kow-Loon" est devenu une maison particulière. Un restaurant italien a également fermé ses portes. L'enseigne du café "La Taverne Royale" a disparu.

Sur le quai Dumon : le café à l'enseigne "Le Grand Saint-Georges", situé au Coin Becquerelle, a été racheté, au début des années quatre-vingts, par l'organisme financier voisin qui, après une rénovation réussie, l'a intégré à ses bâtiments.

Sur le quai Saint-Brice : il y a quelque temps déjà, un incendie a eu raison du café "Au Fil de l'Eau", situé au n° 13, à l'angle de la ruelle d'Alluin.

Dans la rue de Monnel (à l'angle de la rue Childéric): le restaurant "La Riviera", ouvert suite à l'incendie de l'Al Parma en 1981, vient de fermer ses portes. Le commerce est depuis lors à remettre.  

Dans la rue de Pont : le café à l'enseigne "A la Bergère d'Yvry" n'existe plus tandis que "Le Belvédère", bien connu des amateurs lors de la période de l'après-guerre, est devenu le restaurant "Le British".

A la rue du Château : le café "Au Coq" est devenu le cyber-café et le "Beau Passage" qui proposait des "chambres pour voyageur" a disparu.

La place Crombez a subi d'énormes modifications : le réputé hôtel des "Neuf Provinces" a été rasé dans les années septante pour laisser place à la résidence des Neuf Provinces. La taverne "Saaz" a disparu, tout comme le restaurant "Le Saint-Hubert" et le café "Le Régina". L'établissement tenu par André Delrue a, depuis bien longtemps, fermé ses portes, il fut le local du Parti Communiste tournaisien. Sur la même rangée, deux restaurants de cuisine exotique ont vécu quelques années, un "restaurant espagnol" durant les années soixante et septante (où je me souviens avoir goûté les meilleures paëllas) ainsi que le restaurant "A-Dong" qui proposait des spécialités vietnamiennes. Son propriétaire, Mr. Dao Xuong était un "boat people" arrivé à Tournai avec sa famille en 1980. Tout d'abord engagé comme ouvrier par un organisme financier, il réalisa ensuite son rêve en ouvrant un restaurant quelques années plus tard. Par la suite, il est parti à Mons où il souhaitait, lorsque je l'ai rencontré pour la dernière fois au début des années 2000, retourner dans son pays désormais pacifié. "Le Normandie", "L'Hôtel Belle Vue" et "A la Ville de Lille" ont également fermé leurs portes.

Dans la rue Duquesnoy : le "Café de l'Athénée" n'existe plus, ainsi que le restaurant "Le Sarlabot".

A la rue de Marvis, on se souviendra du café "A la Vilette" tenu par Mme Germaine Duprez, décédée en 1982, à qui la société carnavalesque "les Pêcheurs Napolitains" qui y avait son local a rendu un vibrant hommage en créant le géant "Lalie "à son image.

A l'angle de la rue Saint-Bruno et de la rue du Curé du Château, l'enseigne du "Château de Cartes" a été remplacée par celle du "Saint-Germain".

Sur la place Verte, le local des ventes des huissiers, le rendez-vous de amateurs de balle pelote ou celui des éleveurs venus présenter leur bétail aux concours, "L'Hôtel de la Fontaine d'Or", véritable institution dans le paysage tournaisien a fermé ses portes au tout début des années 2000. Le bâtiment a ensuite été entièrement rénové et est occupé par un magasin d'articles médicaux et paramédicaux et par des appartements.

Qui se souvient encore du "Renard Bleu", au bas de la rue Saint-Martin, un établissement qui défraya la chronique, devenu par la suite (comme nous le dit Jacqueline dans les commentaires) "Le Windsor" et désormais appelé "Les Primetiers", de "La Canasta" situé au bout de la rue Childéric (comme le précise Daniel), du "Pélican" à la rue de la Wallonie (également signalé par Jacqueline), de "La Tour Blanche" local du PSC devenu "Le Tinet", de "Chez Labrune" (à la rue Blandinoise), du café "A L'Univers", du "Café d'Hollain" au boulevard des Nerviens (nous signale Daniel), du "Magistrat" (au boulevard du Roi Albert), du "Palais des Glaces" (à la rue de Courtrai), de "L'As de Pique", du restaurant "La Croquignolle" (à l'avenue des Frères Haghe))ou du "Pont Royal", ce dernier café situé à Froyennes est depuis lors devenu le restaurant "Chez Léon", des noms qui s'effacent peu à peu de la mémoire collective ?

L'un ou l'autre établissement ne figure peut-être pas dans cette longue énumération. A vous de jouer !

S.T. septembre 2015.                                                                                                                             

07:19 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : tournai, cafés, restaurants, hôtels |

Commentaires

manque peut être le café restaurant hôtel entre la gare et la place Crombé tenu par Maurice Dudans dont je ne me souviens plus du nom peut être hôtel de la gare.

Écrit par : brunclair | 03/09/2015

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Intéressant blog! Je cherche une photo ancienne du café des Beaux-Arts (avant la guerre) jadis au 74 de la Grand-Place. Sa vitrine était Art nouveau. Merci pour toute piste à ce sujet!

Écrit par : Olivier Berckmans | 28/12/2015

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Le tenancier s'appelait Ernest Allard...

Écrit par : Olivier Berckmans | 29/12/2015

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Tenancier Celestin et non Ernest Allard...

Écrit par : Olivier Berckmans | 29/12/2015

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Sujet: Mon histoire personnelle, place Crombez, bombardement 1944.
Dans le livre "Tournai sous les bombes 1940-1945" de Y.Gahide en page 211, il est mentionne que le 10 mai 1944: "une bombe U.S. de 500 livres est venue se loger dans une piece de l'Hostellerie Dudans", place Crombez, sans exploser ..."
Question: Pourriez-vous me dire ou exactement se trouvait l'Hotellerie Dudans par rapport avec la gare et la rue Royale?
Merci

Écrit par : robert gossart | 09/01/2016

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J'ai un très léger doute sur l'emplacement précis, je fais donc des recherches et je publierai le résultat ci-dessous. Merci de votre visite. L'Optimiste.

Écrit par : l'Optimiste | 09/01/2016

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Concernant l'emplacement de "Chez Dudans" : l'établissement se trouvait dans l'axe de la rue Royale, sur la place Crombez, dans la section comprise entre l'avenue Leray et le boulevard des Nerviens, plus précisément entre la pâtisserie Quesnoy et la taverne "le Régina".

Écrit par : L'Optimiste | 12/01/2016

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