01 sept.
2015

Tournai : cafés, restaurants et hôtels disparus !

tournai,bar,restaurants,hôtels,estaminetstournai,bar,restaurants,hôtels,estaminetsUn patrimoine tournaisien !

Un article, paru naguère sur le blog et consacré aux maisons de commerce tournaisiennes disparues au cours du XXe et durant le début du XXIe siècle, avait passionné un bon nombre de Tournaisiens. Quelques lecteurs m'ont d'ailleurs adressé, à l'époque, l'un ou l'autre e-mail pour me faire part des souvenirs que ces lieux, aujourd'hui disparus, leur avaient évoqués. L'un d'eux m'a suggéré de réaliser les mêmes recherches en ce qui concerne les cafés, restaurants et hôtels disparus en me faisant remarquer que la liste serait peut-être encore plus longue ! En effet, sans pour autant me targuer d'avoir retrouvé tous les noms des estaminets qui parsemèrent la cité, j'ai pu en découvrir un large panoplie. Voici un article "intimiste" qui fera découvrir une facette inconnue de la cité des cinq clochers aux personnes étrangères et parfois même oubliée de ses habitants.

Le café aussi appelé estaminet, bar, brasserie, taverne ou encore bistrot est l'endroit où se rassemblent des gens qui désirent en rencontrer d'autres, souhaitent se sentir moins seuls ou tout simplement aiment y consommer leur nectar préféré : en priorité la bière. C'est un lieu qui accueille les différentes sociétés, les supporters de clubs après les rencontres, les amateurs de cartes ou de billard et, dans la cité des cinq clochers, les passionnés de jeu de fer.

En raison des nombreux brasseurs qu'à comptés la ville, Tournai a toujours possédé un très grand nombre de ces établissements dont ils étaient les propriétaires : estaminets populaires ou bars luxueux, petites tavernes pittoresques ou bien établissements à la réputation sulfureuse, carrefours animés où on rencontre les ouvriers, les hommes d'affaires, les épicuriens, les déçus de l'existence, les couples ou bien les personnes qui y viennent tout simplement noyer leur solitude.

Jusqu'avant le second conflit mondial, les cafés étaient surtout réservés aux hommes, les femmes qui les fréquentaient alors avaient bien souvent mauvaise réputation. Alors que Tournai était encore ville de garnison, on voyait fleurir à Saint-Jean, à Saint-Piat ou sur la place Saint-Pierre des "bars à soldats" (on se souviendra du Tam-Tam à la rue Saint-Piat ou du Big Ben sur la place Saint-Pierre) où la gente féminine était, là, bien présente et faisait "tourner le commerce" ! Certains cafés hébergeaient aussi des fumeurs de pipes et des concours y étaient réalisés. L'hiver, au cours de soirées privées, on y organisait des "soupers à l'grosse", un menu d'un repas de société composé de saucisse de campagne accompagnée de compote et de pommes de terre. Saine distraction et rires se mêlaient parfois aux bagarres déclenchées par ceux dont on disait qu'ils avaient la boisson mauvaise, le café étant le lieu de prédilection de l'ivrogne.

Ces établissements disparus.

Lucien Jardez dans son ouvrage "Tournai-Tournaisis" cite le nom de plusieurs établissements qui avaient pignon sur rue à la fin du XIXe siècle et dont la majorité a été emportée dans la tourmente du premier conflit mondial : "A Bavière", "A l'Enflé", "Le café du Cygne" (au quai Notre-Dame), "Au Bilou", "A l'Aigle Noir", "Aux Trois Perdrix", "Chez Tranchant" (une découverte en ce qui me concerne !), "A la Tête de Flandre", "A la Tête de Veau", "A la Couronne", "A la Maison Verte". Parmi cette liste figure également "Au Picotin", local des archers tournaisiens avec sa perche couverte qui est disparu à la fin du vingtième siècle (voir l'article consacré sous le titre "la mort d'un géant").

D'autres établissements ont fermé leurs portes dans la première partie du XXe siècle :

le "Café des Variétés" à la rue Perdue, la "Brasserie des Flandres" et la célèbre "Maison des Brasseurs" à la rue des Maux, ce bâtiment a abrité par la suite le cinéma Scala et plus près de nous le "Scala Bowling", le "Grand Café Julien" à la rue de Courtrai, le café-restaurant "Excelsior" sur la Grand-Place tenu par L. Fubiani, qui possédait une salle de six cents places pour projections cinématographiques, la "Taverne française " à la rue Royale tenue par Florimond Saelens, le café-restaurant de "la Petite Nef", à la rue du Cygne tenu par Edmond Soyer qui annonçait fièrement être "le spécialiste des filets de hareng".

Voici maintenant une série d'établissements de l'Horéca qui ont disparu peu à peu entre la seconde guerre mondiale et nos jours.

Sur la rive gauche de l'Escaut :

Rue Saint-Martin : "Au Café de Foy", situé à l'angle de la rue de France. Il était tenu par un couple bien connu des Tournaisiens, Emile et Madeleine Jacquerie. Fréquenté par des joueurs de cartes et de fer, il résonnait bien souvent des chansons tournaisiennes rythmées par les mains des participants qui, en tapant sur les banquettes ou sur le comptoir, rappelaient le son de la grosse caisse que tenait le patron du café dans l'Harmonie communale des Volontaires Pompiers. Cette maison a été ensuite transformée en une vidéothèque et dernièrement en une boulangerie-sandwicherie. "A la descente de l'Hôtel de Ville", ce café, situé au n° 97, a été transformé en un magasin d'antiquités dénommé "le Carrousel ". "L'équipe", au n° 65 de la rue, à l'angle de la rue Roquette Saint-Nicaise était un lieu d'habitués qui se réunissaient autour de Gérard Decock, le patron. Il a été transformé après sa fermeture, il y a une quinzaine d'années, en une maison d'habitation. "La Raquette", ce café situé entre la rue Massenet et le carrefour du beffroi a été, durant tout un temps, le local du Parti Libéral tournaisien. Le bar "Le Khéops" n'accueille plus la jeunesse de Tournai. Le bar-dancing "L'Indigo" a brûlé, il y près d'une quinzaine d'années, le bâtiment reconstruit accueille désormais un commerce de tissus.  

Rue As-Pois : "le café du Conservatoire" tenu par Mr et Mme Rivière, une dame qu'on connaissait pour ses interprétations inégalées dans "l'Orvue de l'Karmesse" de la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien. Le nom du café rappelait le conservatoire d'el signor Porpora créé au temps des "balotils", ces ouvriers tisserands à domicile ! "Aux infants d'Noté", à l'angle de la rue Jean Noté, du nom de cet artiste tournaisien, né dans la rue As-Poids, baryton à l'Opéra de Paris et grand philanthrope. Mme Carette en fut sa dernière tenancière.

A la place de Lille : le café "Chez Frisé" situé à l'angle du boulevard Bara. Le patron exerçait également la profession de taximan. Notons que deux enseignes de restaurants sont disparues : "La Grotte à Steaks" désormais reprise sous le nom de "L'Ile aux Pirates" et "100 Patates", un concept nouveau arrivé peut-être un peu trop tôt ! Retenons également la disparition de l'hôtel "Aux Armes de Tournay" tenu par Maggie Dehem, une Tournaisienne qui participa, avec succès, au concours de Miss Belgique et du "Bowling" tenu par Jacques Wuillot transformé en restaurant grec "Le Gréco". Disparues également les enseignes "A la Colonne Française" et "A la Ville de Lille".

A la rue Dorez : "A l'Hordeum" était situé à l'angle de la rue des Bouchers Saint-Jacques. Il y a quelques années que cette maison est fermée. Il s'agit désormais d'une habitation privée. Deux cafés mitoyens sont également disparus : "Aliliana" qui abrita par la suite un restaurant chinois désormais fermé et "l'Idéal". Ce denier café était tenu par Raymond Liénard et son épouse Irène, l'homme exerçait également la profession de taximan. Rendez-vous des habitués, ce lieu représentait un café typique tournaisien fréquenté en priorité par des gens du quartier. Il a été repris et transformé pour devenir, par la suite, un établissement, lieu de rassemblement des jeunes étudiants provenant des nombreux établissements scolaires voisins. Le café, rapidement devenu trop petit, ceux-ci se mirent à occuper bien souvent le trottoir face à l'établissement. Le café transféré au boulevard Léopold, la maison est désormais occupée par une fleuriste qui rappelle dans son enseigne "L'Atelier d'Irène", le souvenir de l'ancienne tenancière. L'enseigne "le Midnigth" a également disparu.

A la rue Perdue : lors de la rénovation de cette rue et de la construction des résidences, au début des années septante, on signalera la disparition du café "A la Contrebasse", situé à proximité de la placette aux Oignons.

A la place Roger de le Pasture : une véritable institution a cessé d'exister, il y a quelques années, le "Café Colombophile" a fermé ses portes. Fréquenté durant des lustres par les "coulonneux" de la région qui venaient "enloger" leurs pigeons, il semblait éternel. Il était aussi le local d'une section de supporters du Royal Racing Club Tournaisien.  

A la rue des Maux : local de la FGTB et salle de réunions des instances socialistes tournaisiennes qui y organisaient notamment les meetings du 1er mai, "La Maison du Peuple" a fermé ses portes, voici quelques années. Divers projets ont été évoqués quant au devenir du bâtiment mais aucun ne semble réellement se concrétiser.

Sur le trottoir d'en face, rappelons "Le Roy de Rome" et "Les Quatre As", enseignes aujourd'hui disparues. Près de ces cafés, durant les années septante et quatre-vingts, se trouvait également le restaurant grec "L'Athènes". Lucien Jardez cite également la présence en cette rue d'un "Café de Foy" au moment de la révolution qui allait donner naissance à la Belgique en 1830. Il se situait à l'emplacement de ce qui fut la droguerie "Le Crocodile" aujourd'hui transformée en un restaurant asiatique, "Le Dragon d'Or". Face à celui-ci, le "Scala Bowling" a fermé ses portes. Notons encore que le "Conti" est devenu le "Memphis bar" et que le restaurant "Le Petit Bedon" a été remplacé par un café dénommé actuellement "Le Trakass".

A la rue Saint-Georges : tenu par Georges Delrue et son épouse et ensuite par leur fils, l'hôtel-restaurant "La Tour Saint-Georges" est fermé depuis une dizaine d'années.

Sur la Grand-Place : sont disparus les cafés suivants, le "Fil à Car", "Le Grand Bock" et "Chez Julien Ochin", trois maisons bien connues désormais remplacées par d'autres enseignes, tandis que "Le Baillage" abrite une autre forme de commerce. D'autres cafés sont depuis plus ou moins longtemps "à louer", il s'agit de "L'Ekseption", de "L'Ecu de France" et de la "Taverne de l'Aigle" qui fut jadis tenue par Denise Delannoy, une brave dame bien connue des vieux habitants de Tournai. Plusieurs restaurants ont aussi cessé leurs activités ainsi le bâtiment du réputé "Charles-Quint" cherche toujours une nouvelle destination. Les restaurants "Le Trou Normand" et "L'Europe" abritent désormais d'autres enseignes et le restaurant "La Suisse" qui proposait des spécialités helvétiques n'a duré que peu de temps, dans le courant les années quatre-vingt. Notons encore l'existence éphémère du restaurant "Le Christin's" remplacé par le "Karaoké" situé à l'étage de "L'Ecu de France", établissement lui-même par la suite et en attente d'un repreneur.

Au réduit des Dominicains, on se souviendra des soirées dansantes organisées à la salle "Provence"

A la rue de l'Yser : durant les années soixante, le café "Le Modern", qui ne passa pas le cap des années septante, était le rendez-vous de la jeunesse "baba-cool" et ensuite "punk" du Tournaisis. Les propos qui y étaient tenus n'étaient pas toujours très appréciés de la classe bien pensante surtout au moment des évènements de mai 1968. Refaire le monde était une notion très prisée des jeunes d'alors. Ayant critiqué, en des termes durs, le manque de distractions pour les jeunes Tournaisiens, ayant presque vomi par des propos outranciers leur ville natale, ils permirent à Albert Coens, membre du Cabaret Wallon de créer une chanson dont il avait le secret, expliquant ce qu'était un vrai Tournaisien.

Au parvis du beffroi : deux bars voisins : "L'Envers" et "Le Bobar" sont à remettre tandis que sur le Vieux Marché aux Poteries, "Le Pinacle" a disparu.

Dans la rue des Chapeliers : "Le Bistro de la Cathédrale" tenu par Mme Delvigne a cédé son enseigne au restaurant "Sur le Chemin de Compostelle". Un peu plus bas, le nom du" Marie-Gasparine", rappelant une des cloches de la cathédrale, a cessé de résonner au firmament de l'Horéca tournaisien. "L'Bancloque", cloche du beffroi, était aussi le nom d'un café aujourd'hui disparu. Le "Grill 52" a fermé rapidement.  

A l'angle de la rue de la Wallonie et de la rue du Parc : le très renommé restaurant "Les Trois Pommes d'Orange" a cédé sa place à "La Table de Charles". Les propriétaires du restaurant asiatique, "Le Jardin de Chine" ont transformé leur établissement en un magasin d'articles asiatiques.

A la rue de Paris, "Le Jardin de Sans Soucis" qui commençait à se bâtir une belle réputation n'a, malheureusement, plus de soucis à se faire en raison des travaux qui se sont éternisés et qui ont été fatals au moral de la propriétaire qui a préféré fermer.

Dans le piétonnier, on signalera les disparitions du restaurant "La Fontaine" et du café "A la Pomme d'Orange" tandis que sur la place Paul Emile Janson, "Le Grand Hôtel de la Cathédrale" n'est plus qu'un lointain souvenir. Le bâtiment rénové, il y a quelques années à peine, accueille désormais le "Centre de Tourisme".

A la rue des Puits l'Eau, il y a bien longtemps que "La Tranquillité"  tenue, à une certaine époque, par Louis Duval a fermé ses portes.

Le quartier Saint-Piat a perdu ses anciens cafés : à la rue des Clairisses, "A la Poire Cuite". Entre l'église et l'avenue des Etats-Unis : "Les Enfants de Saint-Piat", " Au Cécil", "Le café du Monnel", "Au Caillou d'Or", "Le Café Saint-Piat", "Au Bon Accueil", "Chez Flore", "Au Bon Grain". Lorsque vous passez dans cette rue, vous constaterez que "Le Sabayon" n'est plus qu'une ruine. Il y avait encore "La Diva ", "le Picadilly" et le "Las Vegas", un café qui n'était presque jamais fermé. Il y avait enfin "Le Paddock", tenu par Mr. Orlandi, qui avait succédé au "Café de la Paix" et qui est devenu par la suite le restaurant "Le Trébuchet". A la rue Cherequefosse, près de l'Escaut : "Le Chaland" et "Le Pilote" étaient des établissements surtout fréquentés par les militaires casernés à Saint-Jean.

Ici et là !

Il n'y a plus de cafés à la rue de l'Hôpital Notre-Dame, depuis que "L'Entracte" et "Le Phare" ont fermé leurs portes. A la place Saint-Pierre, "Le Pingouin", situé à l'angle de la rue de la Lanterne, est devenu "Le Quai des Brumes", "Le Saint-Trop" et "Les Olivettes" ont disparu tandis que "Le Manitoba"... depuis longtemps ne répond plus ! A la ruelle d'Ennetières, le restaurant "Terre de Sienne" a été remplacé tout d'abord par "La Pelle des Sens" et ensuite par "Moment Gourmand". A la rue de la Tête d'Or, "Le Singe d'Or" cherche toujours un repreneur tout comme le "Pick-Wick". Sur le quai du Marché au Poisson, le restaurant "L'Eau à la Bouche" a été remplacé par "Le Quai Gourmet", tandis que sur le quai Notre-Dame, une maison d'habitation remplace le restaurant "Un Thé sous le Figuier", la "Pizzeria del Arco" a cessé d'exister et le resto "Ô Père au Quai" est devenu un magasin d'ameublement. Dans la rue de Courtrai, le café "Au Duc de Brabant" a cédé sa place au restaurant "Le Grain de Sel". Dans la rue des Fossés, le restaurant espagnol "Le Velasquez" est à remettre. A la rue des Corriers, le restaurant "Prandini" fut, jusqu'à sa fermeture, une maison renommée et son successeur, "Le Florian" a également disparu. Dans la rue du Bourdon Saint-Jacques, le café "Au Louvre" est fermé depuis le décès de son patron. Dans un immeuble presque voisin, rappelons existence éphémère du restaurant "La Maison du Bœuf" installé dans l'immeuble de l'ancienne teinturerie Godet. A la rue Saint-Jacques, on regrette  encore la fermeture d'une véritable institution fréquentée notamment par Dany Boon, lorsqu'il était étudiant à Saint-Luc à Ramegnies-Chin, "Le Relais du Miroir" tandis que le bar "Le Clinton" a changé d'enseigne. Au Floc à Brebis, le café "Au Floc" a été remplacé par une sandwicherie. La rue Muche-Vaches a perdu "La Table de Muche-Vaches", une maison de bouche peut-être mal située dans cette ruelle peu connue des touristes. Au quai des Salines, l'incendie du lundi de Pâques de l'année 1981 a eu raison du restaurant "Al Parma". Aux Quatre Coins Saint-Jacques, le restaurant tunisien, "Le Jasmin" est désormais fermé et remplacé par... un de ces (trop) nombreux magasins de nuit qui vendent avant tout tabac, cigarettes et alcool ! Le bâtiment voisin, à l'angle de la rue du Cygne, "La Taverne Ibis " est devenue le restaurant "An-Nam". Quant au restaurant "Le Pont des Trous", il a cessé d'exister, bien avant qu'on n'évoque les travaux qu'engendrera l'élargissement de l'Escaut.

Sur les boulevards.

Au boulevard du Roi Albert, une maison a remplacé le café "La Belle Villa" tandis qu'au boulevard Delwart, le café du "Damier" a disparu. Au boulevard Léopold, le café "L'Horticole" est devenu "L'idéal".

Dans les faubourgs, la grande lessive a eu lieu !

Le café du "Bavaro", au carrefour de la Porte Saint-Martin, longtemps local du club cycliste "La Pédale Saint-Martin", est devenu une agence immobilière. A la chaussée de Willemeau, le café "Chez Delbecq" devenu par la suite le "Tap'As" est fermé. Face au cimetière du Sud, on a rasé, il y a plus d'une trentaine d'années, les cafés "Au Bon Repos", une enseigne de circonstance et du "Coq Chantant". A la chaussée de Douai, le restaurant "Trou Normand" a fermé ses portes suite au décès de son patron. Qui se souvient encore, à la chaussée de Lille, des cafés "Belle Vue", "A l'Etoile d'Or", "Au Mécanicien", du "Café du Garage", "Au Parqueteur", du dancing "L'Abbaye" fort prisé dans les années soixante où se produisaient des groupes tournaisiens ? Qui a encore le souvenir du café "Au Petit Turc" et de son club de billard et "Le Grand Turc" ou bien du "Café Français", qui se rappelle encore le café "Au Bon Coin" à l'angle de la rue de la Culture et de la rue du Tir à la Cible ou du café "Les Trois Suisses "devenu depuis quelques temps "La Friture Gégé" ? Même "Le Bras de Fer" a été vendu il y a quelques temps. A la rue du Vert Bocage existait, à l'origine du quartier, le "Café du Vert-Bocage" tandis qu'à la chaussée d'Antoing, face à la clinique la Dorcas, le bien nommé "Toubib" a fermé ses portes.

(à suivre)

S.T septembre 2015

17:13 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : tournai, bar, restaurants, hôtels, estaminets |

Commentaires

Merci Serge pour cette longue liste qui t'a demandé bien du travail !
Voilà d'autres enseignes du Faubourg de Maire qui reviennent des souvenirs de mon enfance :
- Au coin de l'Avenue de Maire et du Boulevard Delward, à l'emplacement actuel d'une Pizzéria, il y avait un café appelé "Le Rond-Point" qui était aussi le local de supporters du Racing. Quand le Racing avait gagné, le drapeau jaune et noir flottait à la fenêtre le dimanche soir. Les membres s'appelaient "Les Ronds-Pinteux". Les hommes y venaient souvent avec leur famille et jouaient aux cartes ou aux fléchettes. Les dames papotaient, les enfants s'amusaient ensemble. J'en faisais partie.
- Le long de l'Escaut (rive gauche), à peu près au niveau actuel de la Poste de l'Avenue de Maire, il y avait, avant le détournement du fleuve, un café appelé "La Grenouille". La tenancière s'appelait Marie-Louise. C'était là le local d'un club de pêcheurs "Les Fervents de la Gaule du Tournaisis" (leurs concours avaient lieu au Jardin de la Reine). On y allait aussi en famille. C'est à "La Grenouille" que maman et moi avons bu notre premier coca-cola (une nouveauté), vers 1950 !
- Entre le Pont Delward et le pont du Chemin de fer, il y avait également le long de l'Escaut (rive gauche), un café appelé "L'Aviron", où se rassemblaient aussi des familles. A ce temps-là, on faisait de l'aviron sur l'Escaut et je suppose que les adhérents se réunissaient dans ce café. La tenancière s'appelait Marguerite.

Heureux souvenirs !

Écrit par : Jacqueline | 03/09/2015

Répondre à ce commentaire

Je repense encore à deux cafés disparus du centre-ville, devant lesquels je passais en allant à l'école à pied. Ils faisaient face tous deux aux "Trois Pommes d'Orange".
L'un se situait au coin de la rue Saint-Martin et de la rue du Parc, c'était le Windsor. Maintenant, on trouve à cet endroit un autre café : "Les Primetiers".
Le deuxième s'appelait "Le Pélican". Il était situé à la rue de la Wallonie, non loin du beffroi, là où se trouve actuellement une agence de titres-services.

Écrit par : Jacqueline | 03/09/2015

Répondre à ce commentaire

concernant les cafés il y avait aussi les 5 dernières minutes, le crespel chaussée de willemeau

Écrit par : Dumoulin | 04/09/2015

Répondre à ce commentaire

le sarlabot avenue boziere

Écrit par : Duhaut | 14/09/2015

Répondre à ce commentaire

Bonjour,
est ce qu'un café du nom "Les bons amis", rue Saint MArtin, vous dit quelque chose ? IL est possible qu'il ait été tenu par des Dubois.. Est ce que vous auriez quelques indices à ce sujet ?
Merci à vous
Carine Dechaux

Écrit par : Dechaux Carine | 24/01/2016

Répondre à ce commentaire

Chère Carine Dechaux : le café dont vous nous parlez s'appelait en réalité "Les Amis Réunis", il était, en effet, tenu par Mr et Mme Dubois, à côté du couvent des petites Sœurs des Pauvres dans le haut de la rue Saint-Martin. Ce café, typiquement tournaisien, existe toujours même si Mr et Mme Dubois sont depuis longtemps disparus. C'est un lieu qui fut fréquenté par le chanteur et acteur Renaud lors du tournage du film "Germinal" dans le Nord de la France. Il fut, à cette occasion, initié au jeu de fer. Merci de votre visite. l'Optimiste.

Écrit par : l'Optimiste | 24/01/2016

Répondre à ce commentaire

Monsieur,
Merci de votre réponse.
Je suis toujours à la recherche d'informations sur ces propriétaires. Peut-être est ce la même famille qui aurait racheté à mes grands-parents la maison située au 80 rue Saint Martin.
Mais aussi, mes frères et soeurs ont le souvenir que notre grand-père (André Renaux, qui était vitrier, avait son atelier rue As-Pois, 105 et de plus était pompier) avait ses "quartiers" réguliers dans ce café...
Si vous avez encore des pistes à me donner à ces sujets, je suis toujours preneuse !
Merci à vous

Écrit par : Dechaux | 07/02/2016

Chère Mme Dechaux, ayant habité le quartier, j'ai bien connu le vitrier Mr. Renaux ainsi qu'une autre dame, du nom de Bertha Renaux (ou Renaud) qui était sage-femme et habitait, elle aussi, la rue As-Pois. Mr et Mme Dubois, tenanciers des Amis réunis, avaient un fils, Claude, malheureusement décédé alors qu'il était encore relativement jeune. Dans ce café, on retrouvait, tous les soirs, les amateurs de jeu de fer, les joueurs de cartes et les habitants du voisinage venus boire un verre mais aussi rencontrer d'autres personnes, les relations sociales étant beaucoup plus développées que maintenant. .

Écrit par : l'Optimiste | 07/02/2016

Répondre à ce commentaire

Hé bien vous parlez de nos grands-parents ... Bertha Tranchant était l'épouse d'André Renaux ! Comment les avez vous connus, si ce n'est pas indiscret ?
A tout hasard (vous avez l'air de connaitre tant e monde) n'auriez vous pas connu Roger Dechaux, qui a épousé Andréa, la fille de Mr. et Me Renaux?
Bien à vous

Écrit par : Dechaux | 09/02/2016

Bertha Tranchant (qui porte le même nom que moi) a fait une chose extraordinaire... elle m'a mis au monde au boulevard Bara ! Amicalement.

Écrit par : l'Optimiste | 09/02/2016

Répondre à ce commentaire

Ca alors ! je serais très heureuse de vous rencontrer lors d'un prochain passage à Tournai. Je connais maintenant votre nom !
Mais comment savez vous cela, qu'elle vous a mis au monde ? ce sont des choses qui se disaient dans les familles ? OU bien .. elle était de votre famille ?
Elle a aussi mis au monde mes frères et souers, mais pas moi, je suis née à l'hopital, St Georges je pense. Elle y est décédée aussi.. en 1989, peu après la naissance d'un de mes fils.
Bien à vous

Écrit par : Dechaux | 09/02/2016

Il m'arrive de faire des visites de la ville pour des petits groupes d'amis. N'hésitez donc pas à prendre mon contact et si je suis disponible lors de votre venue je me ferai un plaisir de vous montrer la ville sous un autre aspect. Amicalement.

Écrit par : l'Optimiste | 09/02/2016

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.