30 déc.
2014

Tournai : et si un vent d'optimisme soufflait enfin (3)

tournai,grand-place,chantierLes reproches objectifs et subjectifs.

Troisième volet de cet article consacré à la vision que porte l'habitant de Tournai sur sa ville, exercice périlleux car cela demande de faire abstraction de ses propres interrogations et tenter de rester le plus neutre possible. Il faut restituer les remarques entendues sans prendre parti. L'Optimiste a toujours affirmé que pour être crédible, il fallait regarder le quotidien par le petit bout de la lorgnette, oublier un instant l'amour pour sa cité natale et partir à sa découverte avec le regard du visiteur qui fait sa connaissance.

Un melting-pot des critiques quotidiennes.

Il est impossible de relater toutes les critiques régulièrement entendues. On dirait qu'à notre époque pour ne pas se dissocier des autres, pour se couler dans la masse, il est de bon ton d'émettre des critiques et surtout de ne pas s'enthousiasmer sous peine d'être pris pour un naïf qui rame à contre-courant. On semble être à l'ère du "malcontent". Quelle que puisse être la décision qu'on prenne, on ne s'attirera que rarement un sentiment de sympathie ou de compréhension. Si rien n'est fait, les critiques pleuvent, si quelque chose est entrepris, ce n'est jamais bien fait !

Voici quelques exemples : 

"La Grand-Place a été totalement ratée" !

Cette remarque est faite par ceux qui y passent régulièrement. Ils ont totalement raison.

Il est vrai qu'avec ses pavés qui jouent le grand air de castagnettes au passage des véhicules, le tableau pourrait déjà paraître surréaliste, mais c'est bien plus grave encore quand, piéton, on s'y tord les pieds tout en risquant la fracture.

Avant de jeter la pierre (ou le pavé déchaussé) à quiconque, il faut néanmoins se pencher sur l'historique de ce dossier :

La majorité alors en place avait promis, voici une douzaine d'années, de rénover le forum tournaisien et de lui donner une image plus conviviale, plus en phase avec le troisième millénaire. A l'instar de Bruges, de Bruxelles ou de grandes villes touristiques étrangères, vidées de leurs voitures ventouses et dépolluées de leurs envahissantes automobiles, la ville des cinq clochers voulait se doter d'une agora entièrement piétonne où il ferait bon flâner en admirant la cathédrale, le beffroi, la Halle-aux-Draps, les façades des immeubles et en s'asseyant quelques instants à une des nombreuses terrasses afin de goûter un peu de repos en dégustant à un breuvage local. Que voilà une vision idyllique, digne des dépliants touristiques ! Dans un souci de judicieuse économie, on avait même décidé d'utiliser les pavés déjà en place, sciés en deux et replacés pour obtenir une surface bien plane. On aurait pu s'enthousiasmer pour ce projet mais le Tournaisien est ainsi fait qu'il ne croit pas à ce qu'on lui promet, il se méfie du bouleversement de ses habitudes. Tout changement provoque chez lui un mal-être, une peur panique ! Est-il autiste ?

Les commerçants qui la ceinturent y ont vu le spectre de la faillite, leur crédo était invariable : "Pas de voiture : pas de client, pas de voiture : mort du commerce". 

Avant même la réalisation, l'édilité d'alors qui souhaitait avant tout ne pas se mettre les mécontents à dos a aménagé le projet créant, in fine, une liaison entre la rue des Maux et le beffroi avec une boucle desservant la rue de l'Yser et la rue des Orfèvres ainsi qu'une zone de stationnement en face de l'église Saint-Quentin. Le projet initial était déjà totalement dénaturé.

Cependant, en soi, l'idée n'était pas si mauvaise, tout projet peut être amélioré après consultation avec les usagers à condition d'analyser, en profondeur, les implications provoquées par le nouvel aménagement. Il eut été judicieux de doter les voies de circulation automobile de vrais pavés comme cela fut fait par la suite à la place de Lille où l'expérience s'était révélée tout aussi inappropriée. Un pavé scié n'est pas suffisamment ancré dans le sol et ne peut rester en place lors du passage de véhicules, fussent-ils légers !  

En pratiquant la politique de l'autruche, en autorisant les voitures, ensuite les bus et même les cars de touristes en plus des camions de livraison, l'édilité ne voyait pas ou ne voulait pas voir qu'on allait, immanquablement, courir à la catastrophe, ce qui advint très rapidement après la fin du chantier. De plus, pour éviter une circulation anarchique, il a fallu canaliser le passage des véhicules par le placement de rangées de potelets peu esthétiques, régulièrement accrochés par des chauffeurs distraits ou roulant sous influence, des poteaux presque quotidiennement renversés donnant une image de marque déplorable de ce qui devait être l'écrin tournaisien.  

Voilà pourquoi la Grand-Place est dans cet état !

Désormais, les dimanches d'été, les jours fériés ou lors de festivités, une partie de la voirie est  quand même interdite à la circulation en raison du nombre de visiteurs qui déambulent sur le forum ou occupent des terrasses dix fois plus étendues qu'avant la rénovation. Comprenne qui pourra !

"Il fait sale à Tournai !".

Ce ne sont pas uniquement les Tournaisiens qui le disent mais également ceux qui visitent notre ville. Mégots de cigarettes, papiers gras, cannettes et déjections canines sont visées par cette remarque mais aussi les tags sur certaines façades.

L'édilité fait son possible et le travail de ceux qu'on appelle les "petits hommes verts" du service de propreté publique ne peut être qu'apprécié. Hélas, en remplissant leur charrette de déchets, ces braves gens semblent quotidiennement remplir le tonneau des Danaïdes. Les amendes pour incivilités ont été instaurées et commencent, trop timidement, à être appliquées.

Une ville propre et accueillante est un "must" pour le commerce local, pourquoi, dès lors, des sacs d'immondices sont-ils déposés, dans le centre-ville, dès le samedi soir pour une collecte qui n'est programmée que le lundi matin. Cette attitude désinvolte donne une mauvaise impression aux promeneurs qui parcourent nos rues, le week-end, tout en faisant le régal des rats, des chats et... des vandales. 

Si chacun d'entre nous balaie devant sa porte, la ville sera plus propre, il ne faut pas perdre de vue que la saleté appelle la saleté ! Est-ce finalement un simple question d'éducation ?

"Il y a des travaux dans toutes les rues, c'est un perpétuel chantier".

Il est vrai que les chantiers commencent à peser lourdement sur le moral des Tournaisiens.  Cela fait maintenant près d'une décennie que des travaux barrent les rues de Tournai, apportant leurs lots de boue en hiver, de poussière en été, de bruits toute l'année. Avec le temps qui passe, les Tournaisiens ont pris, peu à peu, d'autres habitudes et ont déserté le centre-ville condamnant ainsi certains petits commerces de proximité qui ont été dans l'obligation de fermer leurs portes. On ne compte plus les surfaces commerciales à remettre. La spirale est enclenchée, des vitrines vides amènent des rues peu attractives, ce qui a pour conséquence de détourner davantage les clients des commerces qui y subsistent. 

Tout le monde est conscient du problème et, en plus, la malchance s'en mêle. Une importante fuite d'eau à la place Paul Emile Janson suite à une rupture d'une canalisation, en janvier 2014, a retardé de près de dix mois le dallage de celle-ci en raison d'interminables batailles d'experts et de la légendaire lenteur judiciaire. Un effondrement de l'égouttage au pied du beffroi a nécessité la fermeture des rues des Chapeliers et de Paris pour de longs mois alors que ces rues venaient à peine d'être rénovées et ouvertes à la circulation. La faillite d'un promoteur immobilier a laissé un terrain vague à la place de l'ancien "Multiscope Palace" et du restaurant voisin, un chancre qui défigure cette voie principale qui mène de la gare à la cathédrale et qui a vu sa fréquentation réduite à une peau de chagrin. Enfin, un litige entre un promoteur privé et le Ville retarde la démolition des anciens bâtiments du Courrier de l'Escaut où doit s'élever une résidence de standing. Même le futur (???) espace Gérard Depardieu voit sa rénovation remise continuellement en question. Dans le genre blé à moudre pour les détracteurs, on ne peut pas faire beaucoup mieux.

Il y a enfin les travaux entrepris par la SWDE et Ores. Depuis longtemps des canalisations ou des câbles devaient être changés, la ville de Tournai a, une fois de plus, été le parent pauvre de ces réalisations. La communauté européenne a fixé une échéance pour le remplacement des tuyaux de plomb par du Socarex, le plomb pouvant s'avérer dangereux en vieillissant (risque de saturnisme notamment). La ville ayant été longtemps délaissée par les sociétés chargées de ce travail, celles-ci, depuis un an, mettent les bouchées doubles et ouvrent presque toutes les rues (quai Vifquin, place Gabrielle Petit, rue des Croisiers, Royale, Duquesnoy, de Monnel, Childéric, quai Saint-Brice, rue Saint-Martin, boulevards Lallaing, Bara, Léopold...) sur peu de temps engendrant un mécontentement supplémentaire.

Ces travaux ainsi que l'énorme chantier de rénovation de la cathédrale dont les clochers seront plus ou moins cachés pendant cinq longues années sont probablement à l'origine de la baisse de fréquentation des touristes enregistrée cette année (on parle de moins 10%, ce qui paraît peu).

"La disparition du Tempo Festival et le Village de Noël sur la Grand-Place ?".

Le "Tournai Tempo Festival" qui a amené, jusqu'en 2013, sur l'esplanade de l'Europe, de nombreuses vedettes de la chanson et un large public est disparu tout simplement à cause de la faillite de son organisateur, quant au "Village de Noël" sur la Grand-Place avec ses chalets et ses animations, suivant les déclarations des commerçants qui y participaient chaque année, il n'accueillait la grande foule que durant les week-ends. En semaine, les commerçants venus du Sud de la France ou d'autre pays d'Europe ne rentraient même pas dans leurs frais, certains s'y ennuyaient même profondément. Cela nous fait songer à ces Tournaisiens qui déplorent les fermetures de magasins dans leur ville et qui franchissent régulièrement la frontière ou se rendent dans une ville voisine pour effectuer la plupart de leurs achats. On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre ! "Si on n'achète pas à Tournai, on ne fait pas vivre le commerce local" comme aurait dit Monsieur de La Palisse.

Bien d'autres sujets sont évoqués.

Voici, les principaux arguments apportés par ceux qui critiquent Tournai. Il y en a d'autres comme l'insécurité, la multiplication des marginaux parfois agressifs car le plus souvent imbibés d'alcool, les bagarres nocturnes provoquées par des bandes souvent étrangères qui ont choisi notre ville pour en découdre, les cambriolages, la zone de stationnement payant de plus en plus étendue avec ces "surveillants" (trop) prompts à appliquer l'invitation à payer une "taxe" déguisée (à partir de 2015, tout l'intra-muros sera concerné par cette réglementation limitant le stationnement à deux heures). Ces problèmes ne sont pas l'apanage de l'unique ville de Tournai, la plupart des communes sont concernées par ces faits dénotant un effondrement des valeurs et la recherche de ressources nouvelles pour équilibrer les budgets communaux.

A Tournai, la presse locale fait ses choux gras de ces faits récurrents et les répercutent, jour après jour, alors que en d'autres lieux, on a décidé de ne plus les publier ou de les minimiser afin de ne pas entamer un peu plus le moral de la population. C'est un choix !

J'aurais aimé qu'un vent d'optimisme souffle à nouveau sur notre ville mais la morosité actuelle s'avère être finalement le fruit de tout ce qui a été dit précédemment : immobilisme des années cinquante, fermetures d'usines et désertification industrielle, croissance du chômage, erreurs d'appréciation dans la gestion communale, chantiers perpétuels, malchances...) tout cela est venu s'ajouter à la perception négative propre à l'individu du 21e siècle et à la perte des valeurs morales. N'était-on finalement pas plus optimiste à la fin des années quarante lorsque tout le monde "y a mis un coup" afin de reconstruire la ville, de se doter d'un cadre de vie agréable et d'oublier la tourmente qui venait d'être vécue. L'égoïsme a remplacé la solidarité !

Heureusement, il y a des associations qui œuvrent pour apporter du positif à Tournai, pour soutenir ou distraire ses habitants : La "Fondation Pasquier Grenier", les "Amis de la Citadelle", "les Amis de la cathédrale", "les Guides de Tournai", "les Amis de Tournai", "la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien", "les Filles, Celles Picardes", "l'asbl Carnaval de Tournai", "l'asbl Centre-Ville", "l'association des Commerçants", "les comités de quartiers" dont celui de Saint-Piat est probablement le plus représentatif, "l'asbl Piste aux Espoirs", les "services clubs", les "services d'entraide" ou encore la "Maison de la Culture".

Les raisons d'espérer en des jours meilleurs

Au début de la seconde guerre mondiale, Winston Churchill a dit aux Anglais : "Je vous promets du sang et des larmes". Cette phrase loin de provoquer l'effondrement du moral de la population a décuplé sa volonté de se battre, de gagner la guerre.

Il faut positiver.

Les travaux du quartier cathédral qu'on appellera bientôt le "quartier Unesco" sont dans leur phase terminale, il reste à rénover la rue du Curé Notre-Dame, une centaine de mètres, à placer l'éclairage public et à installer le mobilier urbain.

Depuis un an, le parking souterrain de la rue Perdue est opérationnel mais reste sous-exploité alors qu'il était réclamé à corps et à cris par les commerçants de la Grand-Place et les automobilistes. Constatant cette situation, est-il nécessaire, dans cette période de vaches maigres sur le plan des finances communales, d'encore aller en construire un second sous le parc communal ? Ce serait considéré comme de la mégalomanie ! Il y a mieux à faire avec l'argent consacré à ce projet !

Les travaux de rénovation de la cathédrale progressent, le résultat obtenu sur la nef romane laisse augurer ce que seront les cinq clochers dans trois ou quatre ans.

Bientôt, on évoquera le projet "Smart City" qui doit projeter Tournai dans le futur, organiser une quatrième révolution industrielle. Celui-ci permettra à la "capitale de Wallonie picarde" de rayonner au-delà de son territoire, de se positionner positivement au sein de l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai. Une innovation qui offrira des infrastructures d'accueil, de développement et d'accompagnement, qui garantira une formation de haut niveau et créera les conditions de développement au travers de l'innovation.

Pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=U4ox7cLeJEk.

On oublie trop souvent qu'un enseignement de qualité au niveau fondamental, secondaire et dans les hautes écoles amène à Tournai des milliers d'élèves et d'étudiants régionaux mais aussi étrangers. Il y a du potentiel pour redémarrer ! Encore faut-il vouloir cette transformation et dire comme Freddy Toutgaux "ça va d'aller" plutôt que baisser les bras en prononçant le "bof" des défaitistes.

Tournai est une ville de deux mille ans d'Histoire, une ville qui a connu la splendeur, une ville qui s'est battue pour survivre dans une Wallonie qui l'a souvent snobée, une cité qui a su garder son identité, c'est la ville de Childéric et Clovis, de Christine de Lalaing, de Rogier de le Pasture, de Barthélémy Dumortier, de Louis Gallait, de Gabrielle Petit et de bien d'autres qui lui conférèrent des lettres de noblesse. L'esprit défaitiste du XXIe siècle ne doit pas détricoter tous ces acquis.  

S.T. décembre 2014

 

13:44 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : tournai, grand-place, chantier |

Commentaires

Bonsoir cher ami Serge,
RE-MAR-QUA-BLE survol de notre bonne ville de Tournai avec "ce qui va" et "ce qui n'va pos". Depuis toujours, il y a eu des gens satisfaits et comprenant que rien n'est parfait dans ce monde et ... les autres, les éternels "malcontints et grognieons" et qui ont maintenant cet ... "avantage" de pouvoir répandre leurs réflexions via leur clavier d'ordinateur - je suis gentil en utilisant le mot "réflexions".
Mais avant tout, la meilleure année 2015 à toi, tes proches et tous tes lecteurs.

Écrit par : jacques De Ceuninck | 30/12/2014

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Tu as raison : il faut positiver et voir le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide. Je vais de temps en temps à Tournai, et je ne trouve pas que ta ville soit pire que les autres. Elle est confrontée aux mêmes problèmes que Mons et d'autres (mobilité, travaux, propreté, notamment).

Meilleurs vœux pour 2015, et continue de défendre la Cité aux Cinq Clochers.

Écrit par : Un petit Belge | 30/12/2014

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Bonsoir Serge,
J'envie ton optimisme. Mais je le crois ancré dans l'irréalité. La déchéance de la ville s'accroît au fil des jours sans que nos édiles y répondent autrement qu'avec des mots. Promènes-toii au centre-ville, les rues, comme la place de l'Evêché ne sont qu'un désert minéral d'où nos monuments ont boien de la peine à s'extirper; où sont les badauds qui se promènent "en admirant notre patrimoine"? les chalands en quête d'achats ou simplement d'idées? sans doute aux Bastions ou à Froyennes? Et qui se pose cette question "Pourquoi ont-ils déserté, et avec eux les commerçants, le centre historique?
Où sont les touristes? ailleurs. Voilà des années que je le répète: "Tournai ne se vend pas"; on s'y contente de folders flamboyants et d'attractions qui coûtent la peau des fesses (excuse cette expression) et se révèvent naturellement des fours. Car enfin, faut-il à ce point manquer de bon sens pour penser que les gens vont venir en plein hiver, debout, pour voir danser quelques lumières et entendre une musique tonitruante?
C'est beau l'optimisme. Dis-moi, quelle est ta recette?
Amicalement, Etienne

Écrit par : Boussemart Etienne | 09/01/2015

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Merci de ton commentaire, Etienne, pourquoi penses-tu que mon blog soit intitulé l'Optimiste ? Tout simplement parce que je crois que si chacun d'entre nous tombe dans la sinistrose, nous ne ferons qu'empirer cet état de choses que tu décris si bien. Les touristes à qui je fais visiter Tournai me disent que nous possédons des richesses. C'est vrai, nul n'en doute, mais elles ne sont pas mises en valeur par les chantiers qui durent depuis des années. Tout est lié, le Tournaisien a déserté le centre-ville à cause des chantiers et des chancres qui y fleurissent (ex : Palace, Courrier de l'Escaut)et le commerce intra-muros en a sérieusement pâti. Il a fallu ce triste bilan pour que certains commerçants comprennent (enfin) qu'il est nécessaire à notre époque d'ouvrir un peu plus tard le soir et de rester ouverts sur l'heure du midi. On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre ! J'espère que les habitants s'approprieront à nouveau l'espace urbain quand tout cela sera derrière nous. Si tout le monde dénigre Tournai, alors la ville ne sera plus attirante pour personne et le commerce, déjà vacillant, sera définitivement moribond. Le malheur, vois-tu, c'est que certains, par le passé, ont "garchenné" notre riche patrimoine, il y a eu beaucoup d'immobilisme alors que d'autres cités allaient à la pêche au subsides, il a fallu la tornade pour qu'on prenne conscience de la fragilité de la cathédrale et de ce qu'elle représentait pour nous ! Je ne te demande pas d'appliquer la méthode Couet mais d'avoir un peu plus confiance en l’avenir; il est temps que des hommes se lèvent pour relancer la mécanique tournaisienne que des inaptes ont laissé s'enrayer !

Écrit par : serge | 09/01/2015

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