04 sept.
2013

Tournai : quand sautent les bouchons !

Lundi 2 septembre 2013, avec la rentrée dans l'enseignement maternel et primaire, voici que se pose, à nouveau, le problème des inévitables bouchons aux heures de pointe. Comme les autres villes du Royaume, Tournai n'échappe pas à la règle.

Et ce n'est pourtant qu'une répétition générale car dans les prochains jours, on assistera également à la reprise dans l'enseignement secondaire général ou technique ou dans les hautes écoles. Combien seront-ils ceux qui vont louer un "kot" ou une chambre au sein de la cité des cinq clochers ? Parmi eux, une très large majorité de jeunes Français venant à Tournai le plus souvent en voiture, véhicule ventouse garé pendant une semaine, souvent au grand dam des employés de City-Parking chargés de relever les stationnements non réglementaires.

Comme nous avons tous, depuis longtemps, pris l'habitude de nous rendre sur notre lieu de travail ou conduire les enfants à l'école en voiture, ce sont des files impressionnantes qui se forment dès 7h15 sur les différents axes donnant accès au centre-ville (chaussées de Bruxelles, de Renaix, d'Audenarde, de Courtrai, de Lille, de Douai ou de Valenciennes) et, bien entendu, dans l'autre sens à partir de 15h30.

Ce n'est donc pas une sinécure d'entrer en ville en temps normal, ce l'est encore moins depuis que les rues sont en travaux et que les chantiers se multiplient. On plaint sérieusement le commissaire de police chargé de régler la circulation et de trouver des déviations, ses nuits doivent souvent être peuplées de cauchemars.

Commençons cependant par une excellent nouvelle qui va réjouir les usagers qui empruntent, chaque jour, la rue de la Madeleine : 

Le chantier de construction des quais d'embarquement pour les bus du T.E.C et de rénovation de voirie à l'avenue de Troyes sont terminés depuis le vendredi 29 août. Enfin peut-on s'exclamer ! Prévu pour une durée de trois à quatre mois et débuté le 8 octobre 2012, il a finalement pris fin après onze mois d'attente. Ce fut un véritable laboratoire qui démontra, s'il le fallait encore, le manque de coordination flagrant qui règne au niveau des divers intervenants et surtout le manque d'autorité de la part des maîtres d'ouvrage. Mis devant le fait accompli, les responsables ont sans cesse repoussé les délais d'exécution !

Désormais, avec le nouveau paysage urbain qu'on nous propose, circuler en ville sera plus difficile, surtout si les automobilistes font preuve d'égoïsme et ne respectent pas toujours les indications routières.

Prenons l'exemple de la rue de l'Hôpital Notre-Dame ouverte à la circulation, il y a quelques semaines, en sens unique. On voit, régulièrement, des véhicules emprunter le sens interdit pour se rendre dans un hôtel et d'autres stationner le long des façades. Ou bien le stationnement est possible sur ce tronçon et on se demande alors pourquoi le marquage au sol l'autorisant n'a pas été réalisé ou bien il est totalement interdit et alors, il faut, dès le début, faire la remarque à ceux et celles qui laissent leur véhicule à cet endroit durant de nombreuses heures. Selon les informations données par la "gazette de chantier" éditée par l'administration communale, cette rue, comme beaucoup d'autres, à l'avenir, dans le quartier cathédral, est un endroit "partagé" dans lequel l'automobiliste doit respecter les promeneurs et rouler à une vitesse maximum de 20 à l'heure, le panneau réglementaire pour ce genre de zone est placé en haut de la rue. Il faut voir certains conducteurs (et particulièrement les livreurs de colis express) descendre vers l'Escaut à une vitesse exagérée au risque de démolir leur suspension en arrivant au bout de la rue où la jonction avec les quais se fait par une bordure relativement élevée. Comme on le voit, il va falloir changer ses habitudes car ce n'est plus une rue de passage mais de promenade et il faudra absolument l'éviter si on est pressé !

La pose des dalles se poursuit à un bon rythme à la rue Dame Odile. Comme les travaux sont en cours à la rue des Chapeliers (fermée pour quelques mois à toute circulation), l'axe gare-beffroi se résume à deux itinéraires, par le quartier Saint-Brice, le plus direct ou par le quartier Saint-Jacques beaucoup plus long car il faut repasser par la rue Perdue et la Grand-Place. 

Dès la fin du mois de septembre, la pose d'impétrants va nécessiter la fermeture tout d'abord en journée et ensuite totale de la rue de l'Yser. Il n'y aura donc plus que trois solutions pour quitter le forum tournaisien : par le beffroi, la rue des Orfèvres ou l'étroit réduit des Dominicains. Aux heures de pointe, on pourrait assister à la traditionnelle histoire du serpent qui se mord la queue, l'importante fréquentation de l'école des Frères, transformant la rue des Choraux et celle du Four Chapitre, en deux lieux d'attente "squattés" par des parents soucieux de récupérer leurs enfants au plus proche de la sortie des classes.

Sur l'axe "Gare-Grand-Place" via Saint-Jacques, la circulation est rendue difficile, provisoirement, par la pose d'impétrants à la place du Becquerelle, le long du chantier Idéta. Il en est de même à la place Gabrielle Petit, à Saint-Jean, pour les mêmes raisons. La place Verte est toujours, en partie, interdite à la circulation, les dégâts provoqués lors des fortes gelées de hiver doivent encore faire l'objet de réparations (l'herbe pousse au pied des barrières interdisant l'accès à cette rue), tout comme en haut de la rue des Jésuites où ils seront réparés après la pose d'impétrants. Pour ces deux lieux, rien ne bouge.

Probablement pour des raisons d'économies, les marquages au sol n'ont pas été réalisés cette année et l'interdiction de doubler (ou obligation de se rabattre sur la bande de droite) est presque effacée sur la chaussée de Courtrai, juste avant d'aborder le carrefour situé près de la caserne des pompiers. Il n'est pas rare de voir des conducteurs foncer depuis le rond-point, sans se rabattre, au risque d'heurter un véhicule en attente de virer vers la rue de Lannoy. De même les plots enlevés pour l'arrivée du Tour de France, le 2 juillet 2012, n'ont toujours pas été remis et restent remplacés par des éléments en plastique régulièrement envolés par les chauffeurs distraits. S.P.W Routes quelle mauvaise image de marque tu donnes de toi aux contribuables qui t'abreuvent !

On pourrait encore parler d'un chantier qui, comme l'Arlésienne, est souvent évoqué mais jamais vu, celui de la réfection des trottoirs des avenues Beau-Séjour et Vert-Bois. De temps à autres, quelques ouvriers arrivent avec une camionnette, creusent un trou, l'entourent de protection et disparaissent comme ils sont venus. 

Terminons par un petit mot d'humour afin de conserver le moral :

les automobilistes qui empruntent la rue de la Madeleine, le quai Dumon ou la rue Saint-Martin, entre autres, ont compris depuis longtemps qu'il n'y avait pas que les tôles qui étaient ondulées et ceux qui n'ont pas eu les moyens financiers d'y participer un jour, ont une notion de ce qu'était le rallye Paris-Dakar. Doit-on redouter que ces "non-travaux" soient sponsorisés par... les fabricants d'amortisseurs ! 

 (S.T. septembre 2013)

17:47 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, travaux, chantier, rues |

Commentaires

Je te rassure : ce n'est pas mieux à Mons! Il y a des travaux partout en ce moment. Bon week-end Serge.

Écrit par : Un petit Belge | 06/09/2013

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