31 déc.
2009

08:00

Tournai : les portraits traités en 2009

Après avoir présenté les thèmes, voici la liste des PORTRAITS ou biographies qui ont été traités en cette année 2009. ...

"Michel Lemay, patron carrier" le 10.01.09.

"La Dorcas, un nom, une histoire" le 26.03.09.

"L'orchestre Johnny Delcroix" le 21.04.09?

"Gaston et Raymonde Voiturier, artistes tournaisiens" les 07 et 08.05.09.

"Hommage à Jean Pierre Rapsaet" le 18.05.09.

"L'orchestre Guy Defroi" le 03.06.09.

"Hommage à un militaire tournaisien" le 16.06.09.

"Caroline Gillain, comédienne tournaisienne" le 23.06.09.

"Roger Delannay, un chevalier du ciel" , le 25.06.09.

"Henri Triaille, un médecin tournaisien d'autrefois" le 29.06.09.

"Lucien Jardez, défenseur de notre patois" les 07 et 08.07.09.

"Charlie Dupont, comédien tournaisien" le 24.08.09.

"Li Muisis, un historien trop peu connu" du 08.10.09 au 13.10.09.

"Rogier de le Pasture" le 15.10.09.

"Robert Campin, dit le Maître de Flémalle" le 19.10.09.

"Adrien Joveneau, globe-trotter tournaisien" le 24.11.09.

"Biographie de Charles Henri De Rasse" du 16.12.09 au 18.12.09.

"Les Vasseur, lithographes et peintres" le 26.12.09.

"Charles Allard et Fernand Allard L'Olivier " le 28.12.09.

Le 24.12.90 a été consacré un conte de Noël.

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30 déc.
2009

08:01

Tournai : les thèmes traités en 2009

Les deux derniers jours de décembre sont désormais consacrés à la récapitulation des sujets traités durant l'année qui se termine. Un article reprend les "Thèmes", l'autre, les "Portraits". Pour les lecteurs qui viennent de découvrir le blog, nous les invitons à se rendre dans la colonne "Archive", située à droite de l'écran, et de "cliquer" sur la période "29.12.2008 au 4.01.2009" afin de découvrir la précédente récapitulation qui concerne les sujets traités depuis l'ouverture du blog (avril 2007) jusqu'au au 31 décembre 2008. ... ... En 2009, nous avons présenté les THEMES suivants :

"Histoire locale, les années quatre-vingt" jusqu'au 14.02.09;

"Les Lundis Perdus de ma jeunesse" le 13.01.09.

"Le Tour de France à Tournai" le 16.02.09.

"Histoire locale, les années nonante" du 18.02.09 au 22.06.90".

"Le couvent des Pères Camilliens" le 17.03.09.

"Les chantiers de rénovation à Tournai" 28.03.09 au 30.03.09.

"Les couleurs tournaisiennes" le 01.04.09.

"L'histoire d'un casino furtif" le 25.04.09.

"La bibliothèque communale" les 14 et 15.07.09.

"Tournai au XXIe siècle" le 22.07.09.

"Tournai, l'année 2000 sous la loupe" du 23.07.09 au 05.08.09.

"Tournai, l'année 2001 sous la loupe" du 12.08.09 au 15.08.09.

"Le Festival International d'Orgues" le 18.08.09.

"Tournai, les chantiers fleurissent" du 19.08.09 au 21.08.09.

"Tournai, l'année 2002 sous la loupe" du 26.08.09 au 02.09.2008.

"La tapisserie de Saint Feuillien du Roeulx" les 07.09 et 09.09.09.

"Les rapports entre Tournai et la France" du 11.09.09 au 17.09.09.

"Tournai, l'année 2003 sous la loupe" du 21.09.09 au 24.09.09.

"Tournai, l'année 2004 sous la loupe" du 28.09.09 au 06.10.09.

"La saison culturelle tournaisienne 2009-2010" le 07.10.09.

"Tournai, l'année 2005 sous la loupe" du 22.10.09 au 29.10.09.

"Tournai, analyse d'une évolution 1950-2005" du 02.11.09 au 05.11.09.

"Tournai, la ville en chantier" du 11.11.09 au 30.11.09.

"La statue de Notre-Dame d'Alsemberg" le 27.11.09.

"Les années trente à Tournai" le 01.12.09.

"Tournai, l'année 1935 sous la loupe" les 02.12.09 et 03.12.09.

"Tournai, l'année 1936 sous la loupe" du 07.12.09 au 11.12.09.

Signalons également que lors de chaque week-end paraît la rubrique "Expressions Tournaisiennes", textes en patois local pour vous familiariser avec le "parler" de chez nous, le numéro 50 vient de paraîte le 27 décembre.

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28 déc.
2009

07:15

Tournai : Charles Allard et Fernand Allard l'Olivier

Comme nous l'avons signalé dans le précédent article, Charles Allard était le fils d'Octavie Vasseur, la soeur des litographes et aquarellistes. Il est né à Tournai, le 6 août 1860. Il fut l'élève du peintre Léonce Legendre dont nous aurons l'occasion de reparler. Il se spécialisa dans l'aquarelle et on retiendra particulièrement une oeuvre qui appartient au Musée des Beaux Arts de Tournai intitulée "Impressions de voyage en Tunisie", sept aquarelles réunies dans un même cadre. En litographie, il poursuivit également le travail de ses oncles. Charles Allard fut professeur à l'Académie de dessin de Tournai de 1884 à 1920 et décéda à Bruxelles, le 7 février 1921. Il n'était âgé que de 61 ans.

Son fils Fernand Allard L'Olivier dont une rue située à proximité de l'hôpital militaire, Quartier Major-Médecin De Bongnie, rappelle le souvenir, est né à Tournai le 12 juillet 1883. Lui également fit ses études à l'Académie de dessin et quitta la ville pour se perfectionner à Bruxelles. En 1901, il part pour Paris, suivre les cours de l'Académie Julian tout d'abord et aux ateliers d'Adolphe Bourguereau, de Gabriel Ferrier et de Jean Paul Laurens ensuite. Il fréquente également Jules Adler et Eugène Grasset. Le surnom dont il signe ses oeuvres "L'Olivier" vient de sa grande-tante, Pauline Braquaval qui signait ainsi ses poèmes. De 1901 à 1914, Fernand Allard L'Olivier vivra dans la capitale française où il assure la chronique artistique du périodique "La revue de Belgique". De cette époque parisienne, on retiendra les oeuvres : "Fête de Nuit", "Carnaval", "Le béguinage", "Le charbonnage", "Baigneuses surprises", un tableau qui fait partie des collections du Musée des Beaux Arts de Tournai, "Jeune Mère", "La bourrasque", "Les quatre saisons" entre autres...

Durant la première guerre mondiale, Fernand Allard L'Olivier sera engagé volontaire. En 1916, on le retrouve dans la section artistique de l'armée où il réalise, par la peinture et le dessin, des souvenirs de l'Yser dont "La clinique Depage", "Le chemin de la victoire", la très connue "Eglise de Nieuwkapelle" ou "L'Armistice à Bruxelles". Le conflit terminé, il lui est commandé la réalisation de vastes tableaux décoratifs pour la Maison du Peuple de Quaregnon et au début des années vingt, il réalise également cinq panneaux pour la commune voisine de Jemappes, oeuvres intitulées : "La ronde des saisons", "l'Eau", "la Terre", "le Feu" et 'l'Air". Dans les collections du Musée des Beaux Arts de Tournai apparaît également un tableau intitulé "Portrait de ma mère", pour cette oeuvre, le peintre a obtenu la médaille d'or, hors concours, du salon de Paris en 1924. Fernand Allard L'Olivier va parcourir le monde et de ses séjours en Algérie, Egypte, Tunisie, Sicile, Italie, Corse, Espagne, Suisse, Autriche ou Pologne, il laissera de nombreux croquis qui lui serviront de thèmes à un grand nombre de tableaux dont "Le marché arabe" ou encore "Procession à Czenstechowa" également détenu par le Musée des Beaux Arts de Tournai. En 1928, le gouvernement belge le choisit pour réaliser la décoration du hall d'honneur du Palais du Congo à l'Exposition d'Anvers. De cette expérience, il gagnera un engouement pour le Congo belge où il se rendra à deux reprises. ces voyages lui inspirent sa production coloniale avec "Femmes Batusi", "Marché à Kabinda", "Danseuses et guerriers" etc...

C'est lors de son second voyage dans la colonie belge d'alors qu'il trouvera la mort, chutant du pont supérieur du bateau Flandre dans le fleuve Congo. Cela se passait le 9 juin 1933, il allait fêter son cinquantième anniversaire. Fernand Allard L'Olivier repose dans le petit cimetière de Yanonghé près de Kisangani (ex-Stanleyville).

(Sources : "Biographies Tournaisiennes des XIXe et XXe siècles"" de Gaston Lefebvre éditée par l'asbl "Archéologie Industrielle de Tournai" le 10.12.1990).

27 déc.
2009

08:30

Tournai : expressions tournaisiennes (50)

Pos d'nouvelles d'Edmeond et Fifinne, ceulle semaine, i-seont partis passés les fiêtes de fin d'ainnée (année) à La Panne. Avant de partir, j'ai orchu (reçu) ein p'tit meot ave les voeux : " A ceusses qui lisent nos avintures su l'blog de l'Optimisse, Edmeond et Fifinne i-souhaitent eine beonne et hureusse ainnée 2010, qu'elle soiche meilleure que l'ceulle qui vint d'finir" et Edmeond i-a rajouté l'dicteon tournisien (dicton tournaisien) : "Quand eine ainnée est grosse de douze meos (mois), elle accouche d'l'ainnée qui suit". Pou l'chinquantième (cinquantième) rubrique d' no patois, l'Optimisse vous souhaite li aussi ses meilleurs voeux pou 2010 et espère vous ortrouver (retrouver), in forme, pou l'suite des avintures d'Edmeond et Fifinne.

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26 déc.
2009

08:15

Tournai : les "Vasseur", litographes et peintres

La famille Vasseur, litographes et peintres bien connus des vieux tournaisiens n'est pas originaire de Tournai. les cinq frères et la soeur qui la composait sont, en effet, nés à Hesdin dans le Pas de Calais. Leurs oncles Joseph et Auguste y possédant un des premiers ateliers de litographie du Nord de la France, c'est donc en leur compagnie que les jeunes Vasseur s'initièrent à cet art avant de venir s'installer à Tournai, au moment de leurs études. 

Adolphe (né en 1827) avait suivi l'enseignement de Joseph Stallaert à l'Académie de dessin de la ville, Charles (né en 1826) sera l'élève, dans la même école, d'Antoine Payen. Doué, il remportera de nombreux prix au sein de l'Académie, il sera le lauréat du concours d'après nature en 1850. En 1845, Charles et Adolphe Vasseur ouvrent un petit atelier d'impression qui sera le berceau de la célèbre maison tournaisienne d'édition. Quelques temps plus tard, les cinq frères s'associent et l'atelier s'agrandit en absorbant celui de Mr. Simonot. En 1865, il est transféré à la rue des Four Chapitre. Adolphe va se retirer en 1881 pour se consacrer uniquement à son art, le dessin et l'aquarelle. On peut admirer certaines de ses oeuvres au Musée des Beaux Arts de Tournai dont une particulièrement remarquable, celle de vingt-deux têtes de vieillards, pensionnaires de l'Hospice, réunies dans un seul cadre.

Auguste (né en 1836) va épouser Melle Mathilde Delmée, la fille du chansonnier tournaisien, Adolphe Delmée, lui-même imprimeur, créateur de l'hymne local, "les Tournaisiens sont là" et de nombreuses chansons populaires. Auguste Vasseur créera en 1868, le très connu "Almanach des Etrennes Tournaisiennes" qu'il dirigera jusqu'en 1895, l'édition se poursuivant jusqu'en 1911 sous la direction d'Hyppolite Delcourt-Vasseur en collaboration avec Adolphe Wattiez. Auguste composera également en 1888, un recueil intitulé "Les journaux publiés à Tournai de 1786 à 1888 - reproductions photographiques". La firme Vasseur-Delmée sera la première à publier des cartes postales illustrées de la ville des cinq clochers. 

Charles Vasseur va quant à lui réaliser de nombreuses illustrations, notamment celles qui apparaîssent dans le livre "Tournai, Ancien et Moderne" de Bozière publié en 1864. Il parcourt également la Wallonie, le Nord de la France et le Grand'Duché de Luxembourg et y réalise de nombreuses aquarelles et des oeuvres au fusain. A Tournai, aucun monument n'échappera à son inspiration, l'Athénée, la Cathédrale, la Place du Parc, la Salle des Concerts, le Beffroi, le Pont des Trous, les églises. Hélas, la ville n'a pu conserver ce trésor car ses oeuvres disparaîtront avec la destruction de la Halle-aux-Draps lors des bombardements allemands de mai 1940. 

Adolphe Vasseur est décédé le 1er septembre 1892, il avait 65 ans, Auguste est mort le 25 octobre 1907, à l'âge de 71 ans et Charles nous quittait le 5 avril 1910, à l'âge de 84 ans.  La dynastie des Vasseur allait connaître cependant un prolongement dans la litographie et la peinture au travers de leur neveu, Charles Allard, fils d'Octavie Vasseur et de leur fils Fernand Allard l'Olivier, dont nous découvrirons prochainement les biographies.

(sources : "Biographies Tournaisiennes des XIX et XXe siècles" de Gaston Lefebvre - ouvrage édité par l'Association Archéologie Industrielle de Tournai asbl en décembre 1990)

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24 déc.
2009

08:00

Tournai : conte de Noël aux cinq clochers

En ce 24 décembre, le jour s'était levé découvrant une nature figée par le gel qui avait sévi durant la nuit. Sur les toitures, les arbres et les pelouses, le givre avait tissé ses fils d'argent.

 

Au pied de l'église Saint Jacques, sur un vieux banc de bois qui lui servait de domicile, Georges émergea d'un lourd sommeil provoqué par l'alcool dont il avait quotidiennement tendance à abuser, c'était le seul moyen auquel il avait recours pour ressentir une impression de chaleur ! La vieille couverture mitée dans laquelle il se roulait chaque soir ne constituait qu'un bien pauvre rempart contre le froid mordant qui avait envahi la cité des cinq clochers, simple abri pour cet homme de quarante-deux ans qui en paraîssait au moins dix de plus.

 

Une barbe poivre et sel mal taillée lui mangeant la moitié du visage, une longue chevelure hirsute dépassant d'un bonnet de laine poussiéreux, une parka, probablement grise à l'origine, laissant deviner un col roulé, des mains calleuses à l'hygiène douteuse donnaient de lui, l'image même de ces nouveaux pauvres qui hantent les rues de Tournai la Bourgeoise ! 

Georges n'avait pas toujours vécu dans la rue, jusqu'il y a quelques années, chaque soir, il rentrait joyeux à son domicile, le travail accompli, rejoignant une épouse fidèle et deux enfants. Ces soirées, il les passait à lire ou à regarder la télévision s'intéressant à l'actualité de cette terre qui ne tournait plus très rond, bercé par la douce chaleur d'un poêle à bois. Le couple ne roulait pas sur l'or mais les enfants ne manquaient de rien, bien nourris, chaudement vêtus. ... Sans vivre dans l'aisance, Georges et son épouse menaient une existence normale et honnête jusqu'au jour où Georges fut convoqué dans le bureau du patron de la petite entreprise pour laquelle il travaillait depuis plus de vingt-cinq ans. Sans ménagement, le directeur lui annonça que, sa fontion étant supprimée pour des raisons d'économies, il serait trouvé dans l'obligation de le licencier, lui l'ouvrier formé sur le tas à l'âge 12 ans, nanti d'un simple certificat d'études primaires.

 

C'est ainsi que débuta la descente aux enfers, les files au bureau de placement, les refus pour manque de diplômes, la ceinture qu'on se serre à la maison pour cacher provisoirement aux enfants la situation financière et ensuite le décrochage brutal... les bistrots qu'il s'était mis à fréquenter quotidiennement, l'assuétude à l'alcool, la sensation d'y retrouver une existence sociale au milieu d'amis de comptoir, le départ de la femme et de ses enfants et finalement la saisie du peu de mobilier qu'il possédait encore par un huissier indifférent à son drame et des déménageurs routinés à ce genre d'action. Georges, l'ouvrier courageux qui n'avait jamais connu un seul jour d'absence en vingt-cinq années de carrière, était devenu, en peu de temps, Georges, le S.D.F, le clodo, celui qui n'a plus d'existence, celui qu'on croise dans la rue et dont on détourne le regard parce qu'il nous renvoie peut-être l'image de nos lendemains incertains.

 

Depuis lors, Georges passait ses journées aux portes des grandes surfaces, n'osant pas tendre la main et laissant, à proximité, son bonnet dans lequel certains passants compatissants déposaient une piécette pour se donner bonne conscience ou s'acheter une indulgence pour le repos futur de leur âme !

 

En cette veille de Noël, Georges avait quitté son abri au pied de l'église Saint-Jacques pour rejoindre ses amis tout aussi désargentés que lui, entre eux, ils discutaient, refaisaient le monde et... avalaient quelques petites "gouttes" sensées réchauffer le corps à défaut de l'âme. Le soir venu, il avait regagné son banc, étalé une toile pour, quelque peu, adoucir la couche improvisée, remontait le col de sa parka et s'était enroulé dans sa vieille couverture mitée avant de s'endormir non sans avoir bu une dernière rasade d'alcool, cet "ami" qui ne vous veut pas que du bien !

 

Dans le courant de cette nuit de Noël, une lumière était venue effleurer son visage, à moitié conscient, l'esprit embrumé de vapeurs alcooliques, il songea à l'étoile, celle qui avait guidé les Mages jusqu'à l'étable de Bethléem. En guise d'astre, il s'agissait tout simplement de la lampe torche d'un jeune qui était penché sur lui : "Monsieur, Monsieur,voulez-vous un peu de café ou de chocolat chaud avec un morceau de coquille". Georges n'en croyait pas ses oreilles, le rêve devait se poursuivre, voilà qu'on lui proposait un véritable repas de réveillon, comme il n'en avait plus connu depuis bien longtemps. Enfin éveillé, il accueillit, avec un sourire gêné, les deux délégués d'une association caritative qui parcouraient les rues de la ville à la recherche de tous les Georges qui dormaient à la belle étoile. Ils lui proposèrent de l'emmener dans leur petite camionnette vers un refuge où il pourrait dormir, bien au chaud, dans un véritable lit. Arrivés dans cet asile mis à disposition par l'armée, ils l'installèrent confortablement et reprirent leur route en lui adressant un ultime signe de la main.

 

Emu, Georges murmura : "Joyeux Noël" et se dit que lui aussi, en cette nuit de la Nativité, il avait eu la chance de rencontrer "ses" Rois Mages, ils n'étaient que deux, mais peu importe ! Ils ne lui avaient pas apporté l'or, l'encens et la myrrhe mais l'Amitié, la Solidarité et l'Amour, trésors perdus de notre époque devenue trop matérialiste ! 

A vous tous, l'Optimiste souhaite un Joyeux Noël !

(S.T. décembre 2009)

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20 déc.
2009

07:30

Tournai : expressions tournaisiennes (49)

D'puis l'deîner (dîner), Edmeond i-est ingélé (transi de froid), i-a l'trimblote (il tremble). "On n'est vraimint (vraiment) pus habitué au freod (froid), te sais quoi, Fifinne, on va rester au coin de l'buse (auprès de l'âtre)".  "Ahais et on mingera des biscottes ave du bure (beurre) et de l'confiture, i-n'a pus rin (rien) dins les armoires et l'congélateur i-est presque vide !". Te n'vas pos m'faire sortir par ein temps parel (pareil), i-fait noirglache (il y a du verglas) et la mitan des gins i-n'inlève'tent pos l'neiche (neige) qui a su les trottoirs. in puque, dins no rue (dans notre rue), l'camieon d'sel i n'passe jamais pasque (parce que) ch'est ein cul d' sac (une impasse). Même pou nettier (nettoyer) les rigoles, i-passe tout dreot (droit). Ch'est drôle, là on nous oblie (oublie) mais pou payer les tasques (taxes), l' maseon elle est bin connue de l'orcheveu communal (du receveur communal). Mi je l'dis, l'prochaine feos (fois) qui féaut acore (encore) voter pou tous ces diales (diables), j'vas faire bulletin blanc comme no rue in hiver, petête (peut-être) qu'ainsin (ainsi) i-veont comprinte (comprendre) !".

"Bé comptes là-d'ssus et beos d'ieau (bois de l'eau), t'aras des clairs boyéaux (boyaux) -expression tournaisienne qui traduit la vanité de l'intention qui est formulée". "In attindant (en attendant), des gins (gens) qui n'doive'tent pos rire, asteur (maintenant) ch'est les malhureux (malheureux) facteurs. D'jà que leu (leur) tournée est minutée, i-n'peuve'tent même pus s'arrêter pou dire ein meot à causse (à cause) de "Géoroute", eusses (eux) aussi i-passe'tent toutoute (à travers, tout droit)". "Bé ahais, mais ichi (ici), ch'est pos Géoroute, ave l'freod, l'neiche et la noirglache, ch'est puteôt GéDéroute". "Mo bé, t'les trouves toutes, Fifinnes, t'as toudis (toujours) des beons jeux d'meots (mots)". "Ch'est po tout cha (il n'y a pas que cela), i feaut aller à commissieons (faire les emplettes), Edmeond, mi j'vas rester ichi pou faire l'ouvrache (l'ouvrage), l'nettiache (nettoyage) et l'orpassache (le repassage), ovl'à (voilà) l'liste que j'ai préparé. T'acat'ras (tu èteras) du bure (beurre), du chucolat pou mette su les tarteines (du choco à tartiner), des faluches (petits pains plats et ronds sans levain, lorsqu'on préparait le pain, on mettait au four un morceau de pâte aplati, du diamètre d'une assiette. La faluche était parfois aussi préparée avec un restant de pâte), du chuque (sucre), des porieons pou l'soupe (des poireaux), chinq kileos d'penn'tières (cinq kilos de pommes de terre), des beonnes, po des ceulles qui s'éboule'tent (se démêlent pendant la cuisson), eine cabusette (laitue pommée), ein sauret (hareng-saur), n'oblies pos l'castonate (cassonade : sucre roux raffiné une seule fois) et si te veux minger des rogneons à l'moutarte, commindes les aujord'hui au boucher, prinds aussi eine assiette d'mutieau (pâté grossièrement haché présenté dans une assiette et démoulé par le boucher au moment de servir). Des preones (prunes) et des rogins (raisins) pou l'Lindi Perdu du 11 janvier et.... ."Bé arrêtes Fifinne, m'cabas (mon sac à provision ) n's'ras po assez grand, à m'mote (à mon idée, selon moi) que l'fiête d'Saint Nicolas, elle est passée, mais mi, j'suis toudis t'baudet (âne)".

 (S.T décembre 2009)

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18 déc.
2009

06:15

Tournai : biographie de Charles Henri De Rasse (3)

Durant le long conflit qui opposa l'évêque Hirn au maire De Rasse, les deux adversaires ne se sont jamais affrontés directement mais toujours par personnes interposées. Le maire contrariait les plans de son rival par des écrits, des plaintes ou des demandes de soutien adressées aux autorités françaises auquelles il était fort dévoué. Mgr Hirn, se tournait vers les autorités écclésiastiques ou vers le ministre du Culte.

C'est le 31 juillet 1804 que Charles Henri De Rasse avait été élu maire de Tournai. Le 16 août 1805, il épousait, à Lille, Charlotte Monique Bernardine Lefebvre (née en 1784), fille de Charles François et d'Angélique-François Rousselle. Quatre enfants naîtront de cette union : Elisa née en 1806, Jules (1809), Hyppolite (1812) et Alphonse (1813). Le 18 mars 1808, il sera confirmé dans sa fonction de maire. Le 13 avril 1809, il sera décoré de la Croix de la légion d'honneur et créé Chevalier de l'Empire. Le 24 octobre 1810, il sollicite le poste de préfet du département de la Lys. La situation politique va connaître de nouveaux rebondissement car, le 11 avril 1814, l'empereur Napoléon Bonaparte abdique et le 5 mai, les troupes françaises ont achevé de quitter la Belgique. Déjà le 6 mars 1814, le Conseil communal avait choisi Charles Henri De Rasse en compagnie de Denis De Rasse de la Faillerie, Léopold Lefebvre et de Bathélémy Dumortier pour porter à La Haye, l'hommage de la ville de Tournai au nouveau roi des Pays-Bas, Guillaume 1er. C'en est fini de la domination française, la Belgique est à nouveau rattachée au Pays-Bas.  Ouvrons une parenthèse, ceux qui avaient espéré que la rattachement à la France aurait été un gage de prospérité pour notre ville avaient vite déchanté. Lé mégalomanie de Napoléon, ses expéditions et batailles livrées aux quatre coins de l'Europe pour assouvir son rêve d'être le maître d'un empire s'étendant de l'Atlantique à l'Oural coutaîent très cher et les communes ne reçurent pas les deniers attendus pour vaincre la misère, au contraire, la paupérisation gagnait du terrain. La défaite du despote à Waterloo en juin 1815 fut donc saluée par un grand soulagement. 

Qu'allait faire Charles Henri De Rasse, inféodé à la gouvernance française ? Le 21 mars 1814, il présente sa démission de maire de Tournai, le gouvernement provisoire la refuse, il poursuit donc son mandat. Le 26 mars, il est même nommé adjoint, pour une courte période de trois mois, du baron Vincent, gouverneur général de Belgique, en qualité de représentant de la ville de Tournai. Le 14 mai, il est désigné membre des Etats provisoires du Hainaut, pour l'ordre des villes. En 1816, il sera appelé à siéger aux Etats Génraux. Le 12 mai 1817, il est décoré de la Croix du Lion de Belgique et le 16 août, nommé officiellement bourgmestre de Tournai. A cette date, il installe les vingt membres du Conseil de Régence. Quelques mois plus tard, le 31 janvier 1818, il décède en son domicile et est inhumé le 2 février. Un homme politique tournaisien prestigieux mais au caractère très trempé disparaît. Deux mois plus tard, Idesbald-Marie-Louis-Joseph Vander Gracht du Grand Rieu devient le nouveau bourgmestre de la cité des cinq clochers (le 3 avril 1818).

Dans son étude, le chanoine Milet déclare que le décès de De Rasse et son remplacement à la présidence de la commission des hospices civils seront à l'origine d'une sorte de revirement au sein du conseil d'administration. On abandonne rapidement la politique qui avait visé à écarter le personnel religieux des établissements de bienfaisance afin de donner à ceux-ci leur pleine autonomie en les dégageant de toute tutelle écclésisatique. On se rendit compte que les plus pauvres, les vieillards, les incurables étaient de plus en plus délaissés et c'est ainsi que Monseigneur Hirn proposa la venue de religieuses d'un ordre gantois, les Soeurs de la Charité qui prirent en main les destinées de l'hospice de vieiilards situés dans les locaux de Choiseul officiellement le 27 juin 1820. Dix-huit mois après le décès de Charles Henri De Rasse, le 17 août 1819, son adversaire de toujours, Mgr Hirn décède. Jusque dans la mort, les autorités civiles contrarièrent ses souhaits puisqu'ils lui réfusèrent l'inhumation souhaitée au sein de sa cathédrale, Guillaume 1er exigeant qu'il soit enterré au cimetière du Sud. Ainsi se terminait, une période de près de vingt cinq années marquées par une lutte d'influence entre le pouvoir civil et religieux. Notons cependant qu'alors que tout semblait les opposer, les deux hommes dont nous venons d'évoquer la biographie avaient le souci de venir en aide aux plus pauvres dans une période qui ne fut pas l'une des plus belles, des plus luxueuses de notre histoire.

(Sources : ""Bataille et remous autour d'un séminaire ou les mésententes de l'évêque et du maire" d'Albert Milet, chanoine, Doyen du Chapitre Cathédral, étude parue dans les mémoires de la Société Royale d'Histoire et d'Archéolgie de Tournai, Tome VI de 1989).

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17 déc.
2009

07:01

Tournai : biographie de Charle Henri De Rasse (2)

Le conflit larvé qui va opposer le représentant du pouvoir spirituel, Mgr Hirn et celui du pouvoir temporel, Charles Henri De Rasse entre 1803 et 1808 nous éclaire sur la personnalité du maire et ensuite bourgmestre de Tournai.  Mgr Hirn apparaît, aux yeux des historiens locaux, comme un homme entier, têtu parfois, conscient de ses responsabilités, sévère même avec ses subordonnés. Il s'est assigné un but : réinstaller le séminaire et il ne changera pas d'idée. Charles Henri De Rasse est un homme qui rejette l'Ancien Régime et se conforme à celui établi par la France. Est-il anticlérical, nul ne peut réellement l'affirmer, toutefois les influences subies lors de ses étude à Juilly et dont nous avons parlé influencent probablement son comportement à l'égard de l'autorité catholique. Pour Mgr Hirn, il était un ennemi juré de la religion, pour l'historien local Hoverlant, il était notoirement athée, responsable de la "décatholisation d'un certain nombre d'habitants de Tournai". Lui-même se définissait comme ne voulant pas se laisser cerner par les prêtres. Le seul prêtre qu'il cotoye est l'abbé Bonnier, curé de Saint-Piat, qu'il désigne comme étant un pasteur responsable, toujours guidé par ces principes qui attachent l'autel au trône et qui, pour ces raisons, a encouru la haine de Mgr Hirn. Disons simplement que le portrait dressé par Hoverlant doit être pris avec toutes les réserves d'usage, car cet historien est souvent tombé dans l'outrance lors de la description de personnages qu'il n'aimait probablement pas trop.

Les plus malheureux de nos concitoyens seront bien souvent l'enjeu de cette partie d'échecs entre l'évêque et le maire. Dans un but d'économie pour sa ville mais aussi, non ouvertement déclaré, dans celui d'enlever aux religieuses hospitalières la part d'administration et d'autorité qu'elles détiennent encore dans de nombreux établissements de bienfaisance, la commission tournaisienne des Hospices adopte une politique centralisatrice à l'égard des institutions charitables ayant survécu à la Révolution. On décide dans l'urgence, suite à l'état de délabrement des locaux qu'elles occupent alors, de regrouper les orphelines dans l'ancien séminaire de Choiseul, ce bâtiment que Mgr Hirn voulait voir réouvert pour les séminaristes. On souhaite ensuite réunir le personnel et les malades de l'Hôpital de Marvis et ceux de l'Hôpital Notre-Dame. Apprenant alors qu'un de ses deux bâtiments serait libéré, Mgr. Hirn porte son intérêt sur l'Hôpital Notre-Dame proche de la cathédrale et de l'Evêché. Charles Henri De Rasse s'efforce justement de faire choisir ce bâtiment auprès du sous-préfet, du préfet, des ministes du Culte et de l'Intérieur parce que, selon lui (il avait certainement raison), ce bâtiment était d'une architecture plus moderne, bien aéré, bien éclairé et, dès lors, plus sain, pour les malades qui y seraient soignés. Mgr Hirn, lors de l'officialisation du transfert à l'Hôpital Notre-Dame paru, tardivement, au décret impérial du 23 avril 1807, est forcé de trouver une autre solution pour l'installation de ce séminaire qu'il attend depuis cinq ans déjà !

Profitant de l'absence de l'Evêque, parti plaider sa cause auprès des autorités religieuses en France, Charles Henri De Rasse modifie, une nouvelle fois, ses plans et décide que la solution provisoire de loger les orphelines à Choiseul devient définitive. Grand seigneur, il propose, le 13 septembre 1806, alors les bâtiments de Saint-Médard comme lieu d'installation du séminaire tournaisien. Mgr Hirn écrit alors au ministre concerné et déclare "qu'il est évident que les Hospices civils cherchent par toutes les tergiversations à me lasser et à contrecarrer l'établissement de mon séminaire". Pour toute réponse, le 6 novembre, le ministre envoie une circulaire à l'évêque du diocèse de Tournai lui demandant des renseignements sur son séminaire quant au nombre de séminaristes qui y étudient, leur âge, les noms des professeurs et les moyens d'existence. Mgr Hirn lui répond laconiquement que son séminaire n'existe toujours pas ! Après bien des palabres, Mgr Hirn doit s'incliner et accepter les bâtiments de Saint-Médard pour y établir son séminaire. L'entrée des séminaristes a lieu le 4 novembre 1808. Le conflit à rebondissements opposant l'évêque au maire prend fin. Charles Henri De Rasse est arrivé à ses fins. Demain nous poursuivrons sa biographie.

(sources : "Bataille et remous autour d'un séminaire ou les mésententes de l'évêque et du maire (1803-1808) par Albert Millet, chanoine et Doyen du Chapitre Cathédral paru dans les mémoires de la Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, tome VI, 1989).

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16 déc.
2009

07:30

Tournai : Biographie de Charles Henri De Rasse (1)

Parmi les bourgmestres qui se sont succédés à la tête de la ville des cinq clochers figure un homme qui a présenté la particularité d'en être le dernier maire et ensuite le premier bourgmestre. Charles Henri De Rasse dont une rue de Tournai porte le nom "en récompense des services rendus à la cité" nous dit l'ancien journaliste et chroniqueur laïc, Raymond Bonnet dans son livre, "Les rues de Tournai dans leur beauté et leur histoire" était pourtant un personnage fort contesté à l'époque où il présida aux destinées tournaisiennes.

Au moment de sa naissance, l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche règne sur les Pays-Bas autrichiens, c'est, en effet, le 3 décembre 1774 qu'il voit le jour. Il est le fils de Jacques Henri (né en 1721 et qui décèdera en 1786), marchand chaufourier et de sa seconde épouse, Catherine Elisabeth Cadran (née en 1731 et qui décèdera en 1810), marchande de dentelle, originaire de Lille. Charles Henri Joseph De Rasse sera baptisé le lendemain de sa naissance en l'église Saint-Brice. De 1787 à 1788, il sera élève au collège Saint Paul et de 1788 à 1792, au collège des Oratiens de Juilly (situé près de Meaux). Il y subira très probablement les influences janséniste et gallicane. A l'âge de 25 ans, le 15 juin 1800, il devient membre du Collège Municipal de Tournai et de la Commission administrative des hospices civils. Cette dernière a été créée par la loi du 16 Vendémiaire de l'an V et avait notamment pour mission d'aider l'enfance malheureuse et les nombreux orphelins ou enfants abandonnés dès le plus jeune âge par les familles. Il est important de noter qu'entre le moment ou Charles Henri De Rasse est né et celui où il fait son entrée dans la gestion municipale, le visage politique de notre région a bien changé. 

Le 26 juin 1784, la victoire des armées françaises à Fleurus a marqué la fin de Pays Bas autrichiens et de ce qu'on appelle alors "l'Ancien Régime". Par le décret du 1er octobre 1795, les habitants sont devenus citoyens français et une loi du 1er septembre 1796 a ordonné la fermeture, dans les neufs départements belges qui viennent d'être créés (Tournai fait partie du département de Jemappes), des maisons ou établissements religieux, couvents, monastères, abbayes et prieurés et la suppression de tous les ordres. A partir de ce moment va survenir une sévère répression religieuse. Le 4 novembre 1801, Charles Henri De Rasse remplace l'avocat Charles Cresteau comme adjoint de Mr de Lossy de Warmée, maire de Tournai.

A la même époque, à la tête de l'épiscopat de Tournai se trouve un certain Monseigneur François Joseph Hirn, un alsacien d'origine, né le 24 février 1851 à Strasbourg et devenu évêque de Tournai le 16 juillet 1802 par arrêté du 16 messidor de l'an X. Celui-ci s'est notamment donné pour mission de rétablir le séminaire de Tournai qui avait dû fermer ses portes en 1798, renvoyant dans leur famille les très nombreux séminaristes qui y étudiaient et souhaite aussi aider les plus malheureux, tâche séculaire de l'Eglise. Nous allons assister à une lutte de pouvoir entre deux hommes à la forte personnalité, aux buts finalement communs (le bien-être de la population) mais à la philosophie totalement différente. Nous verrons dans le prochain article que ce combat fut acharné et qu'il faudra faire preuve d'une très grande neutralité pour bien la résumer sans prendre parti pour l'un ou l'autre des protagonistes.

(sources : 'Bataille et remous autour d'un séminaire ou les Mésententes de l'Evêque et du Maire" d'Albert Milet, chanoine Doyen du Chapitre Cathédral - Mémoires de la Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, Tome VI de 1989 - "Biographies Tournaisiennes des XIX et XXe siècles" de Gaston Lefebvre - Archéologie Industrielle 1990 - " Les rues de Tournai dans leur beauté et leur histoire" de Raymond Bonnet, 1990 - recherches personnelles dans l'Histoire de Belgique)

07:30 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, charles henri de rasse |