31 août
2009

08:32

Tournai : l'année 2002 sous la loupe (4)

En cette année 2002, après des années de disette, les sportifs tournaisiens vont vivre une folle saison . Fin avril, une semaine avant la fin du championnat de promotion B, grâce à sa victoire sur le score de 3-0 face à Braine conjuguée à la défaite de Waregem sur le score de 0-1, le club de football de l'Union de Tournai est sacré champion de la série et accède à la Division 3 Nationale. La semaine suivante, les Rouge et Vert terminent par une victoire acquise sur le terrain d'Eernegem. Avec un actif de 61 points représenté par 17 victoires, 10 nuls, trois défaites et un goal-average de 49 buts marqués pour 20 encaissés, les "Infants" (surnom des joueurs unionistes) devancent Waregem (57 points) et Winkel (51). Le Racing de Tournai termine à la huitième place du classement à 17 points du rival de la rue des Sports. Les supporters qui, au soir de la montée, laissent éclater leur joie dans les rues de la cité ne la savent pas encore mais ce sera là le dernier titre remporté par le club cher au Président Mauro Tognelli, le 6 mai, à 21h15, on apprend, en effet, que l'Union et le Racing vont disparaître pour donner naissance au Football Club de Tournai, les fusionnés porteront les couleur Sang et Or et évolueront sous le matricule 26 (celui de l'Union). Fondée en 1903, l'Union ne fêtera pas son centenaire l'année suivante, le folklore local perd un de ses fleurons (le derby) mais le sport tournaisien partira peut-être à la conquête de nouveaux exploits. Christian Massy, le bourgmestre de la cité des cinq clochers, rêvait depuis longtemps de doter sa ville d'un club de football capable d'évoluer au sommet de la hierarchie, un premier pas vient d'être accompli, il présidera aux destinées du nouveau club entouré de dirigeants des clubs disparus. Dans un premier temps, le F.C. Tournai évoluera dans les installations de la rue des Sports car sur le terrain du Racing, à l'Avenue de Maire, s'érigera dans les mois qui suivent le nouvel arsenal des pompiers. On parle de la création d'un nouveau stade, il sera érigé près du hall de Tournai-Expo à Kain, à l'embranchement de l'autoroute.

Les supporters de football ne sont pas les seuls à se réjouïr en ce printemps 2002, en handball, les joueurs de l'Estudiantes obtiennent leur ticket pour évoluer dans le championnat de Division 2 Nationale et en basket-ball pour sa première apparition parmi l'élite, le BC Tournai-Estaimpuis qui évolue en la salle des sports CET sur la Plaine des Manoeuvres se qualifie pour les Play-Off. Le club a enregistré 15 vicoires et 15 défaites. Les organisateurs du circuit Franco-Belge, course par étapes pour coureurs cyclistes professionnels, ont choisi Tournai comme lieu d'arrivée de l'ultime étape de leur épreuve. Le 29 septembre, le français Sandy Casar remporte au pied des cinq clochers la 4eme et dernière étape. Au classement final, Robbie Mac Ewen devance Tom Boonen et l'allemand Van Kleinsorgen.  Notons enfin que la ville de Tournai sera choisie pour être le décor du téléfilm "L'année de mes sept ans" dont les vedettes sont Marie Josée Nat et Clémence Meyer. Entre le 10 et le 13 avril, les pentes du Mont Saint Aubert et la rue de la Marnière à Tournai servent de décor et, entre les prises de vue, les habitants du quartier peuvent converser avec la comédienne française dont la simplicité frappe tout ceux qui ont la chance de l'approcher.

Dans le prochain article nous terminerons la revue de l'actualité de l'année 2002 à Tournai en ouvrant une (longue) page culturelle...

29 août
2009

10:10

Tournai : expressions tournaisiennes (33)

"Milliards, bin vite l'rintrée !" qu'elle dit Fifinne in orpliant s'gazette (repliant son journal). Edmeond qui v'neot jusse (juste) d'printe ein morcieau d'chuque (de prendre un morceau de sucre), orpousse l'chuquerrier et l'orwette, ébeubi (repousse le sucrier et la regarde, frappé de stupeur). "Bé pourquoi que t'dis cha, on a pus d'z'infants in âche (en âge) d'aller à l'école ?""Je n'parle pos de l'rintrée des classes, biec-beos (balourd), mais à l'télévisieon, cha fait deux meos qu'on a pus rin à vir !" "Fantomas, les gindarmes d'Saint tropez, Maigret, P.J., les Brigades du Tigre, Docteur Sylvestre... et tout l'reste, on qu'minche pa d'avoir soupé (on commence par en avoir assez), même No Télé i-fait eine répétitieon de c'qui nous a d'jà moutré (montré) dix feos pindant l'année".

Edmeond i-l'acoute (l'écoute) mais i-est d'accord ave s'feimme (femme) : "D'toutes façeons, i-n'a pus rin d'bieau à vir à l'télé, si on ortire (retire) l'journal télévisé, i-reste des feulleteons pou les biêtes et des jeux pou l'z'annochints (l'z'amours)" "Ah neon, i-a aussi "Questieons pour ein champieon", in puque j'aime bin Julien Lepers, même si tous les jours i-berle (il crie) "Plaaaaaaace au jeu" et j'aime bin "l'meot l'pus leon", ca fait ouvrer (travailler) les neurones". "Bé ch'est t'taleur (tantôt) aussi vieux que l'télévisieon, le meot l'pus leon" répeond Edmeond. Et Fifinne, débaltée (exaspérée), continue s'critique : "Porté disparu, Cold case, Esprits criminels, .. bé ch'n'est fauque (ce ne sont seulement que) des tueries, ch'a éduque l''z'infants tout cha !". " Ch'est bin vrai, à croire qui sont tertouss (tous) in vacances et que l'paufe type qui est resté, on a mis à côté d'li eine pile de vielles cassettes qui fout dins l'magnetoscope in sirotant s'pastis". Edmeond li dit : "I feaut attinte l'mitan (moitié) de l'nuit pour vir des documentaires su l'nature ou bin les grandes affaires criminelles avec Christophe Hondelatte et..." "Et les espécialisses du Kama sous l'drap, j' 'torconneos (reconnais) bin là" lit dit Fifinne."I-a pos à dire mais no beonne vielle RTBF, elle a fait ein effort ave "Apocalypse", eine émissieon su l'deuxième guerre mondiale, cha m'a plu" fait Edmeond.  "Ahais, t'aveos l'choix inter (entre) l'bouch'rie des Esperts et l'ceulle d'Hitler"." Et t'as vu, Fifinne, "Lost" i-est orvenu (revenu), cha fait trois ans que j'orwette (regarde) et j'n'ai toudis rin compris, à m'mote (à mon idée, selon moi) que l'ceu (celui) qui a écrit cha ch'est ein nébuleux ou alors ein fumeu d'Marie Juana". "Ch'est qui ceulle fille ?" d'minde Fifinne. ... "Marie Juana, Ch'est pos eine fille, ch'est eine drogue, i-paraît qu' cha t'fait planer". " Bé i-d'veot ete bin héaut (haut) dins les nuaches (nuages) pou écrire des affaires parelles".

Edmeond i-s'liève et va vers l'poste : "Allez, on va quand même alleumer (allumer) l'poste, ch'est comme l'Marie Juana, ch'est eine drogue, bé j'suis fin bénaisse (content), i-a du sport". Ch'éteot l'meot qui n'falleot pos dire, Fifine elle s'importe : " Ainsin (Ainsi), après Roland Garros, l'Tour de France, l'fotbal (football en tournaisien) tous les soirs du mardi au jeudi, vl'ai qu'asteur i-a d'l'athlétisme à Zurich, bé i-n'a pus qu'cha à l'télé, eine beonne nuit, j'vas m'coucher". "Bé reste ein p'tit peu avec mi, cha va ête l'cint mètes ave l'ceu qui a gagné à Berlin, j'n'ortrouèfe (retrouve) pus s'neom, l' grand Jamaïcain, ". ... Mi, j'min vais, cint mètes ou pos, j'in ai ras l'...Bolt".

(S.T. août 2009)

10:10 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, patois, picard |

28 août
2009

08:20

Tournai : l'année 2002 sous la loupe (3)

Deux tournaisiens sont sous les feux des projecteurs en cette année 2002Patrick Motte tout d'abord. Etrange parcours de vie que le sien ! Médecin généraliste durant vingt ans, il encourage l'action du "Télévie" dans notre région en participant à de nombreuses éditions de celle-ci. En 1996, il sera frappé par le cancer, victime d'une tumeur cérébrale, il doit cesser toute activité professionnelle et bascule, comme il le dit, dans la cohorte, toujours plus nombreuse, des malades du cancer. Commence alors le long cheminement, hospitalisation, intervention chirurgicale, chimiothérapie, bref moment de rémission et rechute en 2000. Loin de se décourager et dans un souci de se reconstruire, d'exorciser sa souffrance et aussi d'apporter un soutien à ceux qui, comme lui, luttent contre ce terrible mal, il prend la plume et, au travers de romans, narre le combat de l'individu face à la maladie. En ce mois de mai 2002, il publie son quatrième volume intitulé "Repasse-moi Dire Straits", dédié cette fois aux femmes victimes de viol lors de ce qu'on appelle "les tournantes" . Luc Petit fait se met lui aussi en évidence. Sous le couvert de la société de Franco Dragone, il a déjà, par le passé, signé la mise en scène du spectacle qui avait la ville de La Louvière pour décor, intitulé "Décroche-moi la lune". Cette fois, en compagnie de la canadienne Danielle Roy, il conçoit et met en scène la toute nouvelle "Disney Parade" qui tournera 365 jours par an et durant quelques années dans le nouveau parc à thème consacré au cinéma de Disneyland Paris. Pour cette importante réalisation il s'adjoint les services d'un autre homme de spectacle de la cité des cinq clochers, Zo qui sera son assistant metteur en scène. En cette année 2002, il a un autre projet en tête car les productions Dragone ont été choisies par Céline Dion pour réaliser le show de la chanteuse canadienne à Las Vegas et Luc Petit y mettra tout son savoir-faire. Les succès remportés par ces deux tournaisiens apparaissent comme une bouffée d'oxygène au milieu d'une situation économique morose.

Le 27 juin 2002 sera la date de l'ultime conseil d'Administration de la Société Casterman, maison d'éditions familiale fondée, deux siècles plus tôt, en 1803, par Donat Casterman, libraire. Au travers de la Bande Dessinée (Tintin, Martine mais aussi des albums de nombreux auteurs régulièrement primés au Festival de la BD d'Angoulème), des éditions de l'annuaire téléphonique, de la "Nouvelle Revue Théologique" et de romans d'auteurs, la Maison Casterman avait acquis ses lettres de noblesse et était connue dans le monde entier. La société dépose son bilan et débutent alors les négociations pour sa reprise. En septembre, un candidat se manifeste en la personne des Frères Chalot, des Français qui souhaitent reprendre ce fleuron de l'industrie tournaisienne, ils viennent visiter les installations et remettent une offre, jugée insuffisante par les curateurs. Comme leur plan social ne semble pas très défini, cette tentative de reprise inquiète également les syndicats qui veulent sauver un maximum d'emplois. A la fin du mois d'octobre, on se rend compte que les frères Chalot ne semblent plus intéressés par la reprise de l'activité, l'imprimerie tournaisienne Lesaffre fait alors une offre de reprise.

Autre entreprise tournaisienne en difficulté, Dunlop Tournai, firme spécialisée dans les bandes transporteuses, l'entreprise se sépare en octobre de 42 de ses 70 travailleurs pour "cause de difficulté de marché". Idéta (l'Intercommunale de Développement Economique de Tournai-Athj) ne resta pas inactive, grâce à ses démarches, d'importantes entreprises choisissent la zone économique de Tournai-Orcq pour s'installer, on voit ainsi arriver un groupe connu sur le plan mondial Sadaps Bardahl, spécialisé dans production d'huiles et de lubrifiants. Quelques semaines plus tard, c'est GE Appliances qui y ouvre un centre de distribution pour l'Europe de ses produits (frigos américains) et en octobre, la firme de transports française SMAT inaugure ses nouvelles installations et apporte la création de 10 emplois. ...

08:20 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, casterman, ideta, patrick motte, luc petit, zo |

27 août
2009

09:57

Tournai : l'année 2002 sous la loupe (2)

Violentes averses, tempêtes, orages, l'année 2002 ne laissera pas un excellent souvenir au point de vue météorologique, la rubrique des "faits divers" évoquera également une multitude de drames. Cela débute déjà, au petit matin, le dimanche 6 janvier, dans l'avenue Montgoméry. Deux agents d'Electrabel sont occupés à sécuriser un poteau d'éclairage détruit durant la nuit par un véhicule ayant fait un tout droit en venant de la chaussée de Douai. Soudain, une autre voiture, arrivant à vive allure, suit le même chemin et frôle les ouvriers avant de s'écraser sur le poteau suivant. De l'auto fortement endommagée sortent deux garçons et deux filles qui s'enfuient avant même l'arrivée des secours. Encore un retour de discothèque qui a failli tourner à la tragédie. Un autre drame se déroule durant la nuit du 30 au 31 janvier, une dame se jette dans l'Escaut. Son compagnon saute pour lui porter secours. Deux témoins entendent les cris des victimes, pendant que l'un appelle les secours, l'autre n'hésite pas à plonger. Ramenée sur la berge, les tentatives de réanimation de la dame sont vaines quant à son compagnon, il a été emporté par les eaux du fleuve.

Durant la nuit du 21 au 22 mai, pour la 13e fois en 15 ans, un magasin de la rue du Curé Notre-Dame, au pied de la cathédrale, est la cible de voleurs. Le propriétaire a pourtant pris les dispositions nécessaires pour éviter l'utilisation d'une voiture-bélier mais cette fois quatre individus encagoulés brisent la vitrine au moyen d'un gros tuteur arraché à un arbre de la place Paul Emile Janson, un butin important composé de vêtements de marque est emporté par les malfrats qui circulaient au moyen d'un puissant véhicule immatriculé dans le Nord de la France selon des témoins arrivés sur les lieux au moment de leur fuite. Ce genre d'incident est, hélas, le lot des villes frontalières ! Grosse émotion dans le quartier Saint Lazare dans la matinée du mardi 2 juillet, on découvre le socle de la statue de Raoul Follereau renversé et brisé mais aucune trace du buste de l'avocat des lépreux. Celui-ci avait déjà été volé en 1999 et remplacé. Le mystère est vite dissipé, le responsable de la Fondation Follereau de Tournai est passé par là et a prévenu la police, les services communaux ont, au petit matin, emporté la statue pour la mettre en sécurité. Quant à la colonne, on ne sait pas s'il s'agit d'un nouvel acte de vandalisme ou de la perte de contrôle d'un véhicule sur cette chaussée de Lille où très peu d'usagers respectent la limitation de vitesse ! Les accidents de la circulation furent encore nombreux en cette année 2002 et les piétons payèrent un lourd tribut. L'autoroute de Wallonie sera également le théâtre de nombreux accidents graves et parfois mortels dans le contournement de la ville.

Quittant la rubrique des faits divers dont il s'est contenté de retirer quelques éléments, l'Optimiste a aussi glâner d'autres informations qu'il vous livre en vrac. Surprise pour un restaurateur de la Grand'Place, en cette fin de mois de mars 2002, de passage à Tournai, Maïté, la célèbre cuisinière originaire des Landes et bien connue des téléspectateurs pour ses émissions "La Cuisine des Mousquetaires" ou "A table" pénètre dans son restaurant sans doute attirée par une publicité ... pour le foie gras ! Le 30 juin, une page se tourne pour les fidèles des offices de l'église des Pères Rédemptoristes dont le couvent est situé sur le quai Notre-Dame (ce qui a valu à ces hommes de Dieu de recevoir, de la part des tournaisiens pas méchants mais "fouteux d'gins", l'appellation de "Pères au Quai"). Cet ordre, y installé depuis 1833, occupait à son arrivée un hôtel particulier appartenant au baron Cazier. En 1862, ils firent construire à côté de celui-ci une église dans le style néo-roman, selon les plans de l'architecte Bruyenne. Le couvent fut gravement endommagé lors des bombardements de mai 1940 et fut reconstruit en 1954. L'église a fait l'objet d'une rénovation en 1960. Plus très nombreux et âgés, les pères se retirent dans des appartements érigés dans le vaste jardin de la communauté ayant accès par l'impasse de la rue du Cygne et ils mettent en vente église et couvent. Jusqu'il y a quelques années, l'église présentait la particularité de célébrer une messe à 5h30 du matin, le dimanche et celle-ci était bien fréquentée. L'histoire ne nous dira jamais si cétait par les "lève-tôt" ou les "couche-tard" ! Quelques mois plus tard, une firme hollandaise viendra littéralement dépouiller l'intérieur de l'édifice de ses décorations. Ne faisant pas dans la dentelle, l'entrepreneur, aux méthodes radicales, attaquera et fera desceller le maître-autel au moyen d'un petit bull. Toutes les décorations murales seront arrachées au lieu d'être démontées, laissant ce magnifique intérieur totalement ravagé ! A notre époque, la fin d'un édifice du culte ne reçoit plus, de la part des autorités civiles et religieuses, le respect témoigné autrefois, les églises Sainte Marie-Madeleine et Sainte-Marguerite en sont, nous l'avons déjà dit, d'autres exemples. Ce manque de scrupule de la part de certains écclésiastiques se comportant en fonctionnaires et de membres des fabriques d'église uniquement attiré par les rentrées financières serait-il également, en partie, à l'origine de la désertification constatée depuis quelques années des lieux de culte, ? Si un propriétaire se moque de son bâtiment qu'en est-il alors de ses invités !

09:57 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, peres redemptoristes, raoul follereau |

26 août
2009

08:15

Tournai : l'année 2002 sous la loupe (1)

En cette année 2002 que ce soit dans le domaine social, culturel ou des faits divers, les informations se bousculent. Ce sont toutefois les disparitions de deux grandes figures tournaisiennes que nous retiendrons en premier lieu. En Octobre 2002, Jean Huard, l'Evêque de Tournai meurt. Remplaçant, en 1977, Mgr Charles Marie Himmer, atteint par la limite d'âge, il avait présidé aux destinées du diocèse durant 25 ans. Issu du Borinage où son père travaillait dans un charbonnage, il avait tout au long de son épiscopat privilégié la défense des plus démunis. Ses funérailles furent retransmises en direct sur les antennes de No Télé. Son corps fut inhumé sous le choeur gothique de la cathédrale auprès de celui qu'il avait remplacé. En ce même mois d'octobre, alors qu'il participait au vernissage d'une exposition, le populaire député et conseiller communal tournaisien, Georges Sénéca, s'effondre foudroyé par un arrêt cardiaque. Il était né le 14 mars 1937 dans le quartier Saint-Brice et fut professeur de latin, français, histoire et religion au collège Notre-Dame. Elu pour la première fois sur la liste du PSC (Parti Social Chrétien devenu depuis lors CDH) lors des élections d'octobre 1970, il devint échevin des Affaires Sociales, de la Jeunesse, des Relations Publiques et des Sports et en 1977, il occupa la fonction de Premier Echevin. Les majorités se font et se défont, en politique les amis d'hier deviennent les rivaux du lendemain, aux élections suivantes, le PS de Raoul Van Spitael décide de s'allier avec le PRL d'André Bertouille et le groupe dirigé par Georges Sénéca sera rejeté dans l'opposition. L'homme reste toujours aussi populaire auprès de la population tournaisienne et il n'est pas étonnant de le voir élu député lors des élections de 1991. En 1995, il siège au Parlement wallon où il est réélu en 1998. Durant toute sa carrière politique, Georges Sénéca prendra la défense des petites gens, des personnes agées ou handicapées. 

Après avoir rendu hommage à ces deux figues tournaisiennes disparues, nous allons nous tourner vers les faits qui firent la "une" de la presse locale tournaisienne. En cette année 2002, la météo est capricieuse. Le lundi 28 janvier, une violente tempête souffle sur le Tournaisis, elle fait suite à d'importantes pluies qui ont été à l'origine de l'inondation des Prés d'Amour à Warchin mais aussi du nouveau centre de tri postal à Froyennes. La navigation sur l'Escaut est interrompue en raison d'un débit de 190m3 par seconde dépassant largement le maximum de 160m3 autorisé. La nuit du 26 au 27 août sera, elle aussi, marquée par d'importantes précipitations (plus de 60 litres au m2) qui provoquent des inondations tout particulièrement dans le village de Brunehaut. Une nouvelle tempête sévit sur la région durant la nuit du 25 au 26 octobre, dans la matinée, le vent violent abbat un pilone d'éclairage du stade de la Montkainoise à Kain. Quelques minutes auparavant l'équipe des minimes s'y échauffait pour la rencontre qu'elle devait disputer à 9h30. on était passé à côté d'un drame. Cette même tempête sera également à l'origine de la destruction partielle du toit de l'école de Warchin, de la chute d'un gros arbre dans le parc communal et de l'envol de nombreuses tuiles, elle parviendra même à retourner certains feux tricolores rendant difficile la traversée des carrefours dont ceux-ci réglaient la circulation. Le jeudi 12 décembre 2002, c'est une vague de verglas qui paralyse totalement la région, elle sera à l'origine de nombreux accidents de la circulation et de chutes de piétons. Comme on verra dans le prochain article, il n'y a pas que les éléments qui se déchaînent, les faits divers seront eux aussi marqués par un déferlement de violence.

08:15 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, jean huard, georges seneca |

24 août
2009

13:52

Tournai : Charlie Dupont, comédien tournaisien

Les lecteurs du "Courrier de l'Escaut" ont pu lire, dans l'édition datée du 19 août, sous la signature de Michel Voiturier, un article consacré au comédien Charly Dupont. Pour compléter notre galerie de portraits de comédiens d'origine tournaisienne, après avoir brossé ceux de Jean Paul Commart, de Frank Olivier Bonnet, de Caroline Gillain, l'Optimiste avait préparé, depuis quelques temps déjà, la biographie de ce jeune acteur. Vous la découvrirez donc aujourd'hui.

 

Charlie Dupont est né à Tournai, le 23 mai 1971. Ses parents habitaient Ellezelles, le village typique de la région des Collines. Après les primaires, c'est à l'Athénée Bara (anciennement dénommé Athénéé Royal) qu'il fera ses études secondaires. Il aura comme professeur, entre autres, Madame Monique Antoine-Lejeune, chargée des cours de biologie et de chimie et épouse d'André Antoine, professeur d'Histoire. Ce couple d'enseignants étaient passionnés de théâtre (André Antoine, décédé en 2008, était d'ailleurs membre de la commission de la Maison de la Culture de Tournai). Il arrive que Mme Antoine mette en scène des pièces interprétées par les élèves, Charlie Dupont fera ses débuts sur les planches, dans "Jeux de massacre" d'Eugène Ionesco. Cette première expérience ne l'attirera pas spécialement vers la scène. 

 

En 1989, agé de 18 ans, Charlie Dupont quitte la région afin de poursuivre des études de droit à Saint Louis tout d'abord et ensuite à l'U.C.L. C'est à ce moment qu'il prend contact avec "De Kleine Academie" et, avec quelques amis, monte "Le capitaine Fracasse" d'après le roman de Théophile Gauthier. Cette nouvelle expérience éveille sans doute en lui un goût plus prononcé pour le spectacle et en 1993, il entre à la "Ligue d'Impro" où il va cotoyer Stéphane De Groodt, Manu Thoreau, et Laurence Bibot.

 

En 2000, l'année de la mort accidentelle de son ami Manu Thoreau (le gendarme des "Faux contact" de la RTBF), il reçoit le Prix du Public de la Ligue de l'Impro, il est gagné par le virus, sa carrière de comédien débute. On le verra désormais au cinéma, au théâtre et à la télévision. 

 

Au cinéma tout d'abord. En 2001, on le découvre dans "Mauvais Genres" en compagnie de Richard Borhinger et Robinson Stevenin. En 2003, il tient un rôle dans "le Tango des Rashevski" de Sam Garbarski dont il a épousé la fille, Tania, elle aussi comédienne, deux ans plus tôt. Le couple a deux enfants, Lili, née en 2003 et Emma, née en 2006. En 2004, il apparaît dans "Le Grand Rôle", avec Stephane Freiss et Bérénice Béjo. On le verra également dans "Bunker Paradise" avec Jean Paul Rouve et Bouli Lammers (autre comédien belge), dans "Un ami parfait" de Francis Girod avec Antoine De Caune, Jean Pierre Lorit, Carole Bouquet et Marie France Pisier, deux productions de 2005 et également dans "Pom le poulain", film fantastique réalisé en 2007 où il retrouve Richard Borhinger et Morgan Marine. Charlie Dupont fera une participation amicale dans le film d'E Tolédano "Tellement proche" en 2009.

 

Au théâtre, on le verra dans "Mac Beth", pièce jouée dans les ruines de l'abbaye de Villers la Ville. Les réalisateurs de nombreux téléfilms feront appel à lui et c'est ainsi qu'il apparaîtra dans la série "Chez Maupassant", où il tient le rôle de Bonnat dans l'épisode intitulé "Une soirée", on a pu le voir également dans l'épisode n°3 de la série culte de la RTBF "Melting Pot Café" où il tient le rôle d'Alexandre. Auparavant, il était apparu dans l'autre série produite par la télévison nationale "Septième Ciel Belgique" dont les extérieurs ont été entièrement filmés à... Tournai, il y interprète le rôle de Nicolas dans l'épisode intitulé "retour à la réalité". A partir de 2008, c'est moustachu qu'il apparaît dans la mini-série de TF1, "Seconde chance", il y tient le rôle de Vincent, un directeur de création dans l'agence de publicité Brown and Barne. Cette série va l'occuper durant près de 200 jours au rythme de trois jours par semaine qu'il passe à Paris. Elle sera diffusée pour la première fois sur antenne le lundi 19 septembre 2008 en "access prime time", c'est-à-dire vers 17h30 ! Lors du tournage, il y avait conservé la moustache qu'il arborait pour la première fois dans un épisode de "Sauveur Giordano", élément nécessaire à son rôle de flic. 

 

Charlie Dupont aime aussi créer, il est ainsi l'auteur de la série apparue en 2004, "François et ses amis formidables" et en 2007, il écrit, réalise et joue dans un court métrage intitulé "Pierre-Papier-Ciseaux" projeté dans le cadre du festival "Le Court en dit long". ... Quand à son dernier rôle en date où il incarne le peintre Magritte, c'est le président de la Fondation portant le nom du peintre qui l'a remarqué et à voulu qu'on le choissise. ... Charlie Dupont a fait part à Michel Voiturier de ses projets immédiats : une série pour TF "Il était une fois", une autre "Les Vestiaires" et un téléfilm avec Richard Anconnina. En 2010, il tourne dans le film "Largo Winch" et fait succès au théâtre dans la pièce "Squash". En fin d'année, il entame le tourange de "Let my people go" de Michaël Burch. On le verra encore dans "Quartier lointain" un film de Sam Garbaski tiré d'une manga de Jirö Taniguchi. 

 

L'élève qui, un jour, interpréta un rôle dans une pièce à l'Athénée a parcouru un sacré bout de chemin, il partage désormais sa vie entre Bruxelles et Paris. (recherches personnelles complétées par l'article de Michel Voiturier, critique littéraire et de théâtre dont l'Optimiste a toujours apprécié les analyses sans toutefois toujours les partagées)

22 août
2009

13:42

Tournai : expressions tournaisiennes (32)

L'caleur d'avant-hier elle m'a amenée l'raminvrance (la chaleur d'avant-hier m'a amenée la souvenance), de l'cinse (ferme) ou j'passeos, p'tit rotleot, mes grandes vacances. J' m'orveos tout in héaut de l'carette quand on rintreot les foins et j'sins acore quand on l'batteot, l'beonne naque (la bonne odeur) du grain. Tenez, j'vas vous in parler ! 

J'orveos (je revois) Paul, l'cinsier (le fermier), au soir d'eine journée d'été. "J'vas dégorler l'quévieau (je vais enlever le licou au cheval) et ortirer les limeons (retirer les brancards dans lesquels on l'attelle) et après on boira eine jatte d'jus tout fraîque (frais), du colle-à-l'jatte (un café fort). In v'là acore eine de faite".  A siept heures au soir, i-orveneot du camp (il revenait du champ), donneot l'aveine au qu'vieau (donnait l'avoine au cheval), alleot vir les vaques dins l'pâture (allait voir les vaches dans la prairie) et après, i-preneot l'temps d'boire s'jatte de café. Pindant que s'n'heomme i-aveot hercher (herser), Maria, s'feimme, elle aveot ouvré (travaillé) tout au leon de l'sainte journée. Elle aveot qu'minché par faire l'buée (elle avait commencé par faire la lessive), aveot mis l'linche à séquer su l'hierpe du gardin (elle avait mis le linge à sécher sur l'herbe du jardin), aveot été querre les oués des glaines (avait été chercher les oeufs des poules) et aveot fait l'bure et l'fromache (le beurre et le fromage) pour l'marché du lind'main.

Elle veneot jusse (juste) d'apporter su l'table, eine soupière, ch'éteot l'plat préféré d'Paul, des penn'tières (pommes de terre) au lait battu vanillé ave du vermicelle. "J'sus sêur (certain) qu'à l'ville, tu n'as jamais mingé eine séquoi (quelque chose) d'aussi beon" me dit Paul in s'pourléquant (pourléchant) les babines. J'ai bin du li avouer que cha n'me tinteot pos d'treop mais après eine cuiller j'trouéveos cha beon. Quand on a eu fini d'minger, Maria m'a dit : "D'main matin, te vas m'aider au crueaudache du gardin (enlèvement des mauvaises herbes), i-est rimpli d'pichoulits (pissenlits) et i-a même deux ou treos cardeons (chardeons). Te n'obliras pos l'luchet (la bêche) ! Après on va déchoqueter (séparer les souches en plusieurs plantes pour les multiplier) et pou t'récompinse, te pourras ceuillir des tonnes (groseilles à maquerau) et des groselles (groseilles). Te les mingeras ave du fromache blanc". 

 Paul busieot (pensait) d'puis ein momint : " J'cache après l'cat-d'puche pour orsaquer l'séeau qui est cait dins l'puche" (je cherche après le grand crochet triple pour retirer le seau qui est tombé dans le puit). Paul aimeot jeuer à couleons (faire les concours de pigeons), tous les verdis (vendredis), j'alleos avec li au café du Colombophile pou l'inlog'mint (l'enlogement) et l'diminche, à siept heures au matin, i-acouteot (il écoutait) les lâchers à l'radio : "Dourdan, beau, bonne visibilité, ouest faible, les convoyeurs lachent à partir de 6h30,..." Après i-alleot dins s'gardin et quand i-veyeot arrivé s'prumier couleon, i-siffleot. Dès que l'couleon i-éteot su l'trappe, on l'veyeot queurir (courir) à perte s'n'haleine pou inl'ver l'bague et l'mette dins l'constateur. "Te deos gagner brammint liards ave tes couleons (tu dois gagner beaucoup d'argent avec tes pigeons)" que j'li ai dit. Ch'est l'seule feos que j'lai vu in rache (en colère). "On ne jeue pos pou s'inrichir mais pou l'plaisi du sport, Mossieu" qui m'a répeondu. A l'vir queurir après ses couleons, sprinter su s'veleo au Colombophile et siffler quelques pintes, j'aveos bin compris que ch'éteot ein sport !

(S.T. août 2009)

13:42 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, patois, picard |

21 août
2009

09:38

Tournai : les chantiers fleurissent (3)

Après les chantiers privés et publics que nous venons de détailler, ceux qui concernent des édifices religieux font aussi la "une" de l'actualité lors de ce second semestre de 2009. L'église Saint Jean Baptiste avait été foudroyée, il y a un peu plus de trois ans. Les travaux de reconstruction de son clocher, décapité, ont été rapidement exécutés et depuis le début de l'été, celui-ci a retrouvé son aspect original. Toutefois, la blancheur de ses pierres contraste avec les autres parties du bâtiment mais, on peut cependant faire confiance à la pollution pour gommer rapidement cette différence ! Profitant de ce chantier, les responsables de la Fabrique d'église ont décidé de refaire totalement la toiture de la nef. Pendant ce temps, hélas, l'église Sainte-Marguerite, premier édifice religieux qu'on découvre en venant de France par la chaussé de Lille, continue à se dégrader lentement, de larges coulées d'humidité sont nettement visibles sur les murs de la nef. On ne comprend pas comment le propriétaire, une entreprise pourtant réputée pour la qualité de ses rénovations de bâtiments remarquables, puisse laisser ce bâtiment dans un tel état d'abandon. Comme on sait que, seul, le porche a fait l'objet d'un classement et d'une rénovation, on a les pires craintes pour le reste du bâtiment. Deux autres édifices religieux attendent depuis longtemps une réaffectation, l'église Sainte Marie Madeleine et celle des Pères Rédemptoristes sur le quai Notre-Dame.

Mais le chantier qui attire toute l'attention des Tournaisiens et des visiteurs est bien entendu celui de la rénovation de la cathédrale Notre-Dame, les travaux de couverture de la nef en tables de plomb avancent et les délais fixés à la fin de cette année pour la réalisation de cette première phase de travaux seront très probablement respectés. Ce chantier a pu être admiré de près par des groupes de touristes et d'habitants de la ville, emmenés à plus de trente mètres de haut par les guides de Tournai, ils ont ainsi pu voir le travail réalisé, découvrir la rosace et photographier un panorama inédit sur la ville aux cinq clochers, à condition de ne pas avoir le vertige ! Sur réservation préalable au Centre du Tourisme, ces visites continueront jusqu'à la fin du mois de septembre. 

Les travaux du quartier cathédral devraient eux aussi débuter prochainement, c'est avec impatience que les Tournaisiens attendent la construction d'immeubles à la place du trou béant créé par la démolition, dans le courant de l'année dernière, de l'ancien complexe cinématographique "Multiscope Palace". Ce trou devait faire le bonheur des archéologues qui voulaient y découvrir des vestiges de la fin de l'occupation romaine, mais la nappe phréatique qui affleure à cet endroit pas bien éloigné de l'Escaut, a vite fait d'envahir les fondations mises à jour, privant ainsi les chercheurs universitaires d'une chance unique d'en connaître un peu plus sur le passé de la cité, des plantes sauvages cachent désormais pudiquement ce cratère béant. Dans le cadre de la rénovation de ce quartier cathédral, une première phase a déjà été réalisée, un bâtiment à la façade néo-classique depuis longtemps inoccupé dans la rue de l'Arbalète a été restauré, sur la partie arrière, non visible de la rue, a été érigée une nouvelle construction abritant des appartements. Nous terminerons cette large rétrospective consacrée à la rénovation en indiquant que l'Administration Communale projette de restaurer prochainement l'ilot Saint-Piat, situé au coeur d'un des plus anciens quartiers de Tournai, à la satisfaction du comité de riverains qui s'est battu depuis bien longtemps pour redonner vie à cet endroit abandonné, envahi par la végétation. ....

20 août
2009

09:40

Tournai : les chantiers fleurissent (2)

Nous poursuivons la balade entamée hier à découverte des chantiers qui fleurissent à Tournai en ce mois d'août 2009. Un important chantier vient de débuter et on nous annonce qu'il durera probablement plusieurs années. Sur l'ancien terrain de la Royale Union Sportive Tournaisienne, à la rue des Sports, les pelleteuses sont entrées en action pour creuser les fondations de l'extension de l'ancien hôpital civil intégré au sein du CHwapi (Centre Hospitalier de Wallonie picarde), terme que beaucoup à Tournai qualifie de barbare, simple acronyme créé, sans beaucoup d'imagination, par une administration dont la poésie ne sera jamais l'apanage. Depuis le lundi 10 août, des pelleteuses abreuvent en terre sablonneuse la noria de tracteurs chargés de l'évacuer. Là ou résonnèrent naguère les chants des supporters Rouge et Vert aux soirs des victoires des "Infants" s'élèveront deux bâtiments destinés à abriter, l'un, le "pôle mère-enfant" dans lequel, sur cinq niveau, on trouvera un service de néonatalogie, de fécondation in-vitro, le bloc obstétrique, la maternité et la pédiatrie. L'autre comportera, à terme, le service des urgences, le bloc opératoire, deux unités deux soins intensifs mais aussi des services comme la pharmacie et la stérilisation. Le nouveau complexe hospitalier aura une capacité de 650 lits qui viendront en complément des 250 lits offerts par le site de l'ancienne clinique Notre-Dame qui subsistera de l'autre côté de la ville.

Comme la Plaine des Manoeuvres, dans sa section entre la Maison des Sports CET et l'avenue Montgomery, avait besoin, depuis longtemps, d'être nivelée, l'apport des terres en provenance du chantier de la rue des Sports s'effectue par une incessante rotation de tracteurs, six jours sur sept, de 7h à 17 h. Une fois les 90.000 tonnes de terre étalées et ensemencées, on pourra y trouver, à côté de l'actuel terrain synthétique destiné au hockey, un terrain de football américain et de soft-ball et un autre pour le base-ball. Sur la partie restante un espace vert devrait être réalisé.

Dans un avenir proche, on nous annonce le début, attendu depuis longtemps, des travaux de rénovation et de construction sur le site de l'ancien hôpital militaire De Bongnies. A terme, les services du CPAS prendraient possession de l'immeuble construit le long de la rue Jean de Mesgrigny, tandis que des appartements construits dans le parc situé à l'arrière accueilleront eux aussi des centaines de locataires.

Des travaux de voirie compliquent la circulation routière. Depuis trois mois, l'important carrefour du Viaduc, emprunté chaque jour par les habitants de Kain pour pénétrer en ville, fait l'objet d'un chantier de construction d'un vaste rond-point sensé fluidifié la circulation aux heures de pointe. Les travaux semblent être arrivés dans leur dernière phase et on nous promet que la circulation pourra être rétablie à la mi-septembre. Comme ce carrefour est situé sur la ceinture des boulevards, à proximité de la clinique Notre-Dame et de nombreux bâtiments scolaires, la rentrée des classes risque d'être chaude ! Autre chantier qui s'éternise, celui entrepris par Ipalle, pour modifier l'égouttage du quartier Saint-Jacques, celui-ci va bientôt fêter, si ce n'est déjà fait, son deuxième anniversaire, au grand dam des riverains. Ce fut d'abord, les rue des Carmes et du Palais Saint-Jacques qui furent bloquées longuement, ensuite, la rue des Augustins, la rue des Soeurs Noires et le Floc à Brebis. Un accès temporaire fut rendu possible à la veille des congés mais le passage est de nouveau impossible depuis quelques jours, les travaux concernant désormais la rue Frinoise. Les responsables du chantier ont fait face à de nombreux imprévus, ils tombèrent sur des canalisations non répertoriées sur les plans ! Un chantier qui a duré à peine trois jours est celui de la réfection du Boulevard Bara dans sa section Porte de Lille vers la Porte Saint Martin. Un nouveau revêtement a fait disparaître les nids de poule, cauchemar des automobilistes. Dans un prochain article, nous évoquerons d'autres chantiers importants sans oublier celui de la cathédrale Notre-Dame.

09:40 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, renovation, chwapi, hôpital militaire de bongnies |

19 août
2009

09:12

Tournai : les chantiers fleurissent !

Une fois par semestre, suivant l'importance de l'actualité, nous faisons le point sur les chantiers qui parsèment la cité des cinq clochers. ... Dans le paysage urbain, les grues rivalisent actuellement avec les clochers des églises, arbres géants d'une forêt de pierre et de ferraille. ... Il y a tout d'abord les chantiers que nous vous avons précédemment présentés et qui sont terminés ou en voie de l'être. ... C'est le cas de la "Résidence-service du Théâtre", située à l'angle de la rue Perdue et de la rue des Maux, les appartements ont trouvé propriétaires ou locataires. ... Terminée également, juste en face de cette dernière, la résidence "l'Arsenal", composée de luxueux appartements aménagés dans l'ancienne caserne des pompiers. ... Sur l'ancien parking de ce même service incendie, situé à l'arrière cette fois, dans la rue des Bouchers Saint-Jacques, l'immeuble d'appartements sociaux érigé par le Logis Tournaisien est en cours de finition et dans les prochains mois, les premiers locataires pourront y aménager. ... Nous restons dans le quartier Sainte-Marguerite pour signaler qu'une partie de la résidence "la Factory", construite à la rue As-Pois, sur le site des anciens établissements Chamarel et la Rayonne, est occupée alors qu'on termine les nouveaux appartements de la seconde phase des travaux. ... Se termine également la rénovation du site des Dominicains, situé entre le rue Roc Saint-Nicaise et le Réduit des Dominicains, des appartements entourant un espace vert à deux pas de la Grand'Place seront bientôt à la disposition des futurs propriétaires. ... En descendant vers l'Escaut, on peut voir que trois maisons du quai Notre-Dame, de style Louis XIV, sont en cours de rénovation. Ces maisons, situées à proximité de l'église des Pères Rédemptoristes, sont restées longtemps à l'abandon et leur sauvetage ne fut pas chose facile. Les toitures sont totalement refaites, les façades seront sauvegardées et rénovées, l'ensemble complètera la rangée de maisons du quai, sans y créer d'hiatus paysager. ... Après avoir franchi le fleuve, c'est le quartier du Château qui retient notre attention. ... Depuis des décennies, un terrain vague faisait face au lycée Robert Campin (il avait même durant un temps était transformé en terrain de jeu). Situé dans la rue du même nom et dans les rues du Désert et de l'Arsenal, il disparaît peu à peu, on y érige, en trois phases consécutives, des immeubles à appartements et des maisons individuelles. ... Un peu plus loin, à la rue du Rempart, le bâtiment de l'ancienne "Coopérative l'Avenir" a été totalement rénové, le gros oeuvre est terminé et la façade, à la teinte ocre, s'intègre parfaitement dans la rangée d'habitations. Une seconde phase est entamée, les anciens locaux situés à la rue du Château, occupés en partie par le service des Finances sont en chantiers, on reste là dubitatif quant au résultat lorsqu'on constate qu'on réhausse le bâtiment qui jouxte l'église Saint-Nicolas, lieu d'accueil désormais pour les offices du culte orthodoxe à Tournai. ... A la rue Saint-Eleuthère, la firme chargée des travaux de construction de nouveaux locaux pour l'école Saint-Michel a réalisé des miracles. Entamés après le début de l'année scolaire 2001-2002, il y a dix mois environ, ils sont terminés. A la toute prochaine rentrée, l'école disposera de 12 classes supplémentaires réparties sur deux étages et d'une salle de gymnastique en sous-sol. Là aussi, le bâtiment, par son style traditionnel d'immeuble avec toiture et le choix des matériaux, s'intégre parfaitement dans le paysage urbain. ... D'autres importants chantiers débutent, nous en parlerons dans un prochain article, certains vont d'ailleurs durer de nombreuses années ...

09:12 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : renovation, tournai |