29 juin
2009

16:09

Tournai : médecin tournaisien d'autrefois.

A une époque où on parle de la diminution du nombre de médecins généralistes, au moment où il devient difficile d'obtenir une visite à domicile sauf en cas d'extrême urgence, au moment également où un numéro unique vous accueille si vous avez besoin d'un médecin de garde, bref quand la médecine généraliste, surtout chez les jeunes diplomés, se "fonctionnarise", il est peut être utile de retracer la vie d'un médecin généraliste tournaisien du XXe siècle. Henri Triaille est né le 20 novembre 1903 à Chapelle à Wattines (entité de Leuze-en-Hainaut) dans une famille d'agriculteurs. De son origine, il gardera toute sa vie un tempérament d'homme de la terre doué d'un solide réalisme, une qualité alors omniprésente dans le monde rural. Tout jeune, il avait certainement aidé ses parents dans les durs travaux de la ferme. Au moment d'entamer ses études, le jeune Henri songeait surtout à devenir médecin-vétérinaire, mais rapidement il optera pour la médecine généraliste et se spécialisera même dans les maladies des enfants. Après ses études et son mariage avec Lucienne Devred, fille d'une famille bien connue à Tournai, il s'installa au n° 13 de la rue Dorez. De son union naîtront quatre enfants, trois garçons et une fille.

Homme doux, il sera apprécié des petits qui voyaient en lui plus un "papy" qu'un médecin, ce qui avait pour don de les rassurer surtout lorsque le traitement nécessitait une piqûre. Médecin dévoué, il se rendait au chevet de ses malades, tous les jours de la semaine y compris le dimanche. L'Optimiste se souvient que tout jeune, alors qu'il était atteint de la coqueluche, maladie courante après la seconde guerre mondiale, il était venu, à pied, au cours d'une nuit d'hiver très froide, vêtu d'un long manteau qu'il avait passé au-dessus d'un pyjama. Henri Triaille fut dans certaines familles, le médecin de deux, voire trois générations. En 1940, il fut mobilisé comme médecin militaire. Démobilisé, il reprit ses activités en se rendant au domicile de ses malades à vélo, non seulement en ville mais aussi dans les villages limitrophes, par tous les temps ! Par la suite, il fit l'acquisition d'une voiture. Ses soins ne consistaient pas uniquement en une auscultation, en la pose d'un diagnostic et la prescription de remèdes mais aussi en un réconfort moral qu'il apportait à toute personne en détresse. Combien de personnes sont-elles venues à l'improviste sonner à son domicile de la rue Dorez, jamais il ne refusa de les recevoir comprenant que la personne qui arrivait avait besoin de chaleur, de soutien, de compréhension, tout autant que de médicaments. Lorsqu'un de ses malades décédait, il entourait discrètement la famille afin de l'aider à surmonter le deuil. Il visita ses malades jusqu'au jour où il décida de ne plus conduire, sa sagesse lui avait probablement conseillé de ne pas être un danger pour autrui, il était alors octogénaire. Malade durant les dernières années de sa vie, il devait décédé le 15 janvier 1997 à l'âge de 93 ans. Médecin d'un autre âge, il préférait le stéthoscope au... répondeur téléphonique !

16:09 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, henri triaille, medecin generaliste |

27 juin
2009

13:56

Tournai : expressions tournaisiennes (24)

"Infin v'là l'été" qu'elle a dit Fifinne in orwettiant po cassis (regardant par la fenêtre) de l'cuisine. Après-deîner, quand qu'j'arai orpassé (repassé le linge) et qu't'aras fait l'vaisselle, Edmeond, on prindra l'bus pour aller s'pourméner (promener) in ville. Et les ov'là dins les rues d'no cité.

"Pou mi t'es seot !" (pour moi, tu es sot) qu'elle dit Fifinne in veyant qu'Edmeond i-a mis s'grosse capote (vêtement masculin qu'on porte plus particulièrement l'hiver). "Te sais, Fifinne, à l'ombre i-fait acor ein peu fraîque (un peu fraîs) et mi j'ai 'cor souvint m'croque (je suis de santé délicate)! " "Bé t'as l'air d'ein riche couilleon (froussard) au mitan de tous ces jeones files qui moutent leu boudaine à tertous (parmi ces jeunes filles qui montrent leur nombril à qui veut le voir) !". Edmeond et Fifinne habitent à Kain et cha n'a po été facile d'intrer in ville à causse (en raison) des travaux du Viaduc. "Cha va 'cor' durer jusqu'à perpette surtout qu' ch'est fait po l'MET" (Ministère de l'Equipement et des Travaux devenu SPW) "Quoisque t'dis, l'MET" "Bé ahais, ch'est l'service d'intretien des routes d'Mossieur Daerden" "Ah ch'est pour cha qu'on l'a app'lé ainsin , cha veut seûrmint dire : Mets Eine Tournée". "I-est beon, n'fais pos d'l'esprit, warde bin l'peu qu't'as (garde bien le peu que tu as), papa, ch'est ein braf heomme i'n'd'a pos l'air, mais à li tout seu, il fait l'publicité pou Jupiler".  

A peine déquindu (descendu) du bus, Edmeond i-manque d'bourler (tomber). "Fais quand même attintieon, te sais bin qu'les trottoirs de l'ville i-seont rimplis de tréos (trous) et comme l'budget communal i-d'a aussi ein grand d'tréau (autre mot pour trou), on n'a pos d'liards pou l'orparache (par d'argent pour le jointoiment)". "Dis Fifinne, on ireot pos in boire eine, j'ai m'langue qui fait drapéeau, m'gosier est tout orséqué (desséché) !". "Pos déjà à l'tute (on ne va pas déjà aller boire) , d'toutes facéons, l'Fontaine d'Or elle est asteur serrée (auberge de la Place Verte fermée désormais)". I-seont infin arrivés su l'Grand'Plache (la Grand'Place), là, Edmeond i-s'laisse caire (tomber) sur eine cayère (chaise) du café Central. "Bé vingt miliards, l'rue d'l'Yser, elle meonte fort, j'in suis à bout de m'n haleine" "Acor hureux qu'on n'est pos v'nus pos l'rue de l'Tiête d'Or, là on peut dire que ch'est ein esquintache (éreintage)". "Garcheon, mettez deux d'mis, des trinte-trois (des verres de 33cl)". Fifinne berteonne (gronde) : "si t'est quervé (ivre) pou ortourner (retourner), t'iras tou seu, je n' me pourmène avec ein buveu". Ch'est ainsi à chaque feos, Edmeond et Fifinne i-trouèffent (trouvent) toudis (toujours) à r'dire su tout mais i-r'viendreont l'feos prochaine car, pour eusses, i n'a pos pus bielle cité que leu Tournai.

(S.T. - juin 2009)

13:56 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tournai, patois, picard |

25 juin
2009

13:32

Tournai : Un chevalier du ciel !

Le 5 janvier 1916, au n° 6 de la rue du Curé Notre-Dame, au foyer de Félix Delannay et de Germaine Delmotte, quincaillers, vient de naître le 3e enfant d'une famille qui en comptera huit. Il recevra pour prénoms Roger, Ghislain, Marie. Il accomplira ses études au collège Notre-Dame, mieux connu à Tournai sous le nom d'école des Jésuites. Sportif, scout, l'adolescent rêve de devenir pilote, de rejoindre cette aristocratie des armées. Il suivra à l'Institut Saint Ferdinand à Jemappes, une scientifique spéciale. Ayant réussi l'examen d'admission, Roger Delannay entre le 17 août 1936 à l'école de pilotage de Wevelgem (près de Courtrai) avec la 74e Promotion. Durant son écolage, il fera preuve d'application mais aussi de courage. Un soir, pris dans un violent orage, aux commandes de son appareil, un AVRO 504, il est pratiquement cloué au sol par les bourrasques, il parvient néanmoins à redresser son biplan et à le matintenir jusqu'à l'atterrissage. De ce véritable exploit, il héritera au sein de la Promotion du surnom de "Pilote de la tempête".

Il sera ensuite désigné pour rejoindre l'escadrille du V/A Aé basée à Bierset, Roger y sera aux commandes d'un Renard R-31, avion d'observation, il pilotera ensuite un Fairey-Firefly. Le 4 octobre 1938, Roger passe à la 3/11/2 Aé basée à Nivelles et prendra les commandes d'un Fiat CR 42 avec lequel il sillonne le ciel belge pour des missions de routine le plus souvent mais parfois aussi pour des expérimentales comme celles des essais de masque à oxygène nécessaire aux vols à haute altitude. Lors de ses missions, il lui arrive de survoler Tournai, sa ville natale et il s'y fait reconnaître par un R en morse (brève, longue, brève) émis par le moteur de son appareil.

Le 10 mai 1940, à l'aube, tous les appareils basés à Nivelles décollent et mettent le cap sur Brustem. A 6h25, désignés pour assurer la protection de la plaine d'aviation, le lieutenant Charles Goffin et le 1er sergent Roger Delannay décollent. En prenant de l'altitude, ils aperçoivent six bombardiers allemands escortés de plusieurs Messerschmitt BF 109, l'Allemagne est occupée à envahir la Belgique, la guerre est déclarée. Engageant le combat, Roger Delannay abat un chasseur ennemi mais est touché par un second. Perdant de l'altitude, il parvient à s'extraire du cockpit, à ouvrir son parachute juste avant que son appareil ne s'écrase dans un champ à Melveren Saint Trond. Des témoins racontent que les avions allemands tournèrent autour du pilote en le mitraillant, il sera retrouvé avec 38 impacts de balles dont une mortelle au poumon, d'autres attribuent sa mort à un tir de la défense anti-aérienne. Roger Delannay succombe à ses blessures le 10 mai 1940, à 7h00 du matin, à l'antenne hospitalière de Saint Trond. Il sera inhumé au cimetière de Saint Trond.

La guerre terminée, le 12 février 1946, à titre posthume, le pilote tournaisien se verra attribuer l'Ordre de Léopold II avec palmes assortie de la citation "Pilote de chasse, le 10 mai 1940, étant en patrouille, a attaqué une formation ennemie de 19 Messerschmitt et a été abattu par l'un deux, grièvement blessé au combat, il est mort de ses blessures". Le 9 mai 1947, le corps de Roger Delannay sera transféré à Tournai, à la demande de sa famille et un service funèbre sera célébré le lendemain (7 ans jour pour jour de sa disparition). Il fut inhumé à la pelouse d'honneur du cimetière du Sud. Pour commémorer la mort du premier aviateur belge tué au combat lors de la seconde guerre mondiale, le square situé entre la Grand'Place et la rue Perdue, à proximité du Fort Rouge, a reçu son nom et une stèle rappelle son souvenir. Par un jour de printemps de l'année 1940, tout juste âgé de 24 ans, le jeune tournaisien passionné d'aviation, Roger Delannay, a rejoint la légende des "chevaliers du ciel" !

(sources : le Courrier de l'Escaut et "Biographies Tournaisiennes" de Gaston Lefebvre, éditées chez Casterman par l'association "Archéologie industrielle de Tournai" en 1990).

13:32 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, roger delannay |

23 juin
2009

22:34

Tournai : Caroline Gillain, comédienne tournaisienne

Si vous avez regardé la chaine Arté le 20 juin dernier, vous avez probablement suivi "la guerre des saintes". Le scénario contait les mésaventues d'un brillant novice envoyé en Amérique latine par le Vatican dans le cadre d'un procès en béatification. Sur son chemin, il rencontre une jeune et jolie journaliste qui a décidé de lui présenter une autre candidate à la sainteté, plus modeste que la première, le voici pris entre deux camps diamétralement opposé. Le Vatican, la béatification, l"Amérique latine, cela semble nous éloigner bien loin de la cité aux cinq clochers et pourtant.

Pourtant dans ce téléfilm de Giordano Bruno avec Carmen Maura, Patrick Bouchitey, William Nadilan et Teresa Fernandez, le rôle de la journaliste effrontée est tenu par Caroline Gillain, une comédienne tournaisienne. Caroline Ghion, de son vrain nom, est née à l'ombre des cinq clochers, voici tout à peine 28 ans. Son père est également bien connu à Tournai, Christian Ghion a été le gérant du magasin Studio Sound à la rue de Courtrai, sa mère exerçait la profession d'infirmière à l'Hôpital Civil. La jeune Caroline a d'abord vécu à Obigies et fait ses études à l'institut Saint André de Ramegnies-Chin où elle eut comme professeurs de français Mmes Marie France Leseultre et Colette Nys-Mazure. C'est à cette époque qu'apparurent ses dons pour la comédie et qu'elle trouva probablement sa vocation.  L'enseignement secondaire terminé, à peine âgée de 17 ans, en 1997, elle s'envole pour le Canada, plus précisément à Toronto, où elle suit des cours de théâtre en langue anglaise, au Galt Little Théâtre. Un an plus tard, elle débarque à Paris et s'inscrit au prestigieux cours Florent qui a formé des générations de comédiens et comédiennes, elle y restera jusqu'en 2000.

Au tout début de sa carrière, en 1997, elle tient un rôle au théâtre dans la pièce "L'éloignement" de Loleh Bellon, suivent, en 1998, deux autres pièces "Animals farm" de Georges Orwel adpatée pat N. Bond et "The Canadian Kid" de... Caroline Ghion. En 1999, on la retrouve dans "Unhappily Ever After" mise en scène d'une comédie musicale à Toronto et en 2000, elle joue dans "Dans la solitude des champs de coton" de Bernard Marie Koltès, pièce dont elle assure la mise en scène.

Caroline Gillain fera ses premières apparitions au cinéma, en 1998, dans un court métrage intitulé "Brick" de Brian Zagaya, suivront en 2000, "Galère-Galère" de Jean Marc Tonquin, "Marche de travers" de Pascal Casanova, en 2001, "Liens sacrés" de Pascal Chaumeil", en 2003", "Les yeux dans les yeux" de David Picarda et en 2006 "Après la tempête" de Cédric Bayamont. Théâtre et court-métrage devaient amener cette comédienne douée au grand écran, elle y fait ses débuts en 2002 dans trois longs métrages : "Who are the animals" de Pascal d'Hoeraene, "Comme si de rien n'était" de Pierre Olivier" et surtout dans le film de Marc Esposito "Le coeur des hommes" où elle tient le rôle de Margot, la fille de Gérard Darmon. Dans les autres rôles principaux, on retrouve également Bernard Campan, Jean Pierre Darroussin et Marc Lavoine. En 2003, elle tourne dans "Poids légers" de Jean Pierre Améris, en 2005 dans "Mensonges et trahisons" de Laurent Tirard, qu'elle retrouvera en 2006 pour "Molière", en 2010, elle tourne "Un amour de jeunesse" de Mie Hansen Love. En cette même année 2006, Marc Esposito, subjugué par sa première apparition, lui donne un rôle plus important dans "Le coeur des hommes 2". Caroline Gillain a également tourné dans de nombreux téléfilms : "Jim.. La nuit" en 2001, "New-York" et "Ma chair et mon sang" en 2006, "La commune" et "la guerre des saintes" en 2007, "un village français" en 2008, "Les vivants et les morts" en 2009 et "Louis XVI" de Thierry Binisti en 2011.

Actrice bilingue Anglais-Francais, elle vit désormais à Paris mais aime revenir se ressourcer dans son village de Mourcourt aux portes de Tournai. D'une grande simplicité, elle a répondu rapidement à notre mail lui faisant part du projet d'article la concernant. Caroline Gillain, Jean Paul Comart, Frank Olivier Bonnet, ils sont nombreux et appréciés les comédiens tournaisiens qui sont un jour montés à Paris par passion pour le théâtre et le cinéma. L'Optimiste en a déniché un autre dont il vous parlera prochainement !

22:34 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournai, cinema, caroline gillain |

22 juin
2009

10:30

Tournai : analyse des années nonante (3)

Si durant cette décennie, le monde économique tournaisien a connu de nombreux et importants remous, que dire alors des conditions atmosphériques. Les années nonante venaient à peine de débuter que la région allait connaître sa première violente tempête le 25 janvier 1990, des vents de plus de 110km/h provoquent de très nombreux dégâts. En avril 1991, c'est un violent orage qui est à l'origine de l'incendie du clocher de l'église Notre-Dame Auxiliatrice, celui-ci sera complètement détruit mais rapidement restauré. En 1997, une importante vague de froid va s'abattre sur le Tournaisis, la navigation fluviale sur l'Escaut sera interrompue par les glaces, avec la neige, le verglas et le brouillard, les conditions de circulation seront très pénibles durant quelques semaines. Mais l'évènement majeur au niveau météorologique sera la tornade du 14 août 1999 qui dévastera une partie du centre de la ville et particulièrement le quartier Nord faisant des dizaines de millions de FB de dégâts.

Dans le domaine culturel, Tournai affirme sa vocation qui aurait dû faire d'elle, en toute logique, la véritable capitale culturelle de la Wallonie si elle avait eu, elle aussi, un homme politique d'envergure nationale pour défendre sa candidature. Sa cathédrale, son beffroi, ses nombreux monuments, ses sept musées, son important patrimoine historique, sa procession séculaire, ses artistes anciens et modernes, ses industries d'art dans le domaine de la porcelaine et de la tapisserie de haute lisse, sa dynamique Maison de la Culture plaidaient déjà, par le passé, pour cette reconnaissance et durant les années nonante, on constate que la Piste aux Espoirs, Festival international de Cirque amateur a fait connaître la cité des cinq clochers dans le monde entier. Les artistes et écoles de cirque viennent d'Allemagne, de France, de Grande Bretagne, des Pays-Bas, de Suisse, de Hongrie et de Russie notamment en ce qui concerne les européens, ils viennent également du Maroc, de Tunisie, du Canada et de Chine. La Piste aux Espoirs de Tournai est un "must" dans les arts circassiens. Le Festival international de Folklore attire également chaque année, durant près d'une semaine, de très nombreux spectateurs venus applaudir des troupes ambassadrices des cinq continents. Le Festival international des Imitateurs, nouveau venu, est connu au-delà de nos frontières, de nombreux artistes français ou suisses sont venus se joindre aux nouveaux talents belges en matière d'imitation. IL attire, en outre, les plus grands humoristes (Roland Magdane, Popeck, Anne Roumanof, les Taloche...). Autre festival qui est né durant cette décennie, "L'accordéon, moi j'aime" en collaboration avec le quartier de Wazemme à Lille, qui vient animer, en mai, les rues de Tournai comme la Fête de la Musique les anime en juin. Tournai a présenté durant les années nonante de prestigieuses expositions, "les Celtes" en 1998, la "Porcelaine de Tournai" ou "Les Céramiques du IIe au VIe siècle à Tournai" dans l'auditorium d'un organisme financier et bien d'autres.

En sport, cette décennie sera marquée par la révélation de Sandrine Hennart, recordwoman et championne de Belgique en athlétisme dans les catégories 100 et 200 m, relais et saut en longueur. Elle verra aussi les titres de champion de Belgique et victoire en coupe pour le CNT en water-polo, les cinq titres consécutifs des Cardinals en football américain. Dans le domaine des variétés, c'est la révélation de Mélanie Cohl, 6e au Grand Prix Eurovision de la Chanson et choisie par les studios Disney pour l'interprétation française des chansons du dessin animé Mulan. Voici un article qui résume tout ce que vous avez pu découvrir quotidiennement sur les années nonante, est-il emprunt de chauvinisme ? Peut-être, mais on défend toujours ce qu'on aime !

10:30 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, meteo, culture, piste aux espoirs |

20 juin
2009

15:27

Tournai : expressions tournaisiennes (23)

"Si après-deîner, on va l'fiête de l'musique, prinds toudis ein parapuie (parapluie), hein Fifinne, diminche dernier, i-pluveot à clique et à claque (il pleuvait à verse) pou l' concert des musiques militaires, ch'est eine sanche (c'est une chance) qu'on a pu aller tertous (tous) s'mette à sec à l'Halle-aux-Draps. Eine feos ch'est heot et deux feos ch'est trop (une fois ça passe, mais deux fois c'est de trop) ! Acor hureux (encore heureux) aussi que l'solel i-a luit pou les cortèches, ch'est petête (peut-être) pasque les Chevaliers de la Tour i-aveo'tent canté ave leu coeur "les Tournisiens sont là" durant l'concile à l'Hôtel de Ville. On peut ormercier (remercier) les Amisses d'Tournai et les porteus d'géants du Serment de l'Bancloque pou nous avoir offert ein si bieau spectaque. Dire qu'i-féaut acor attinte ein an pour orvir (revoir) nos géants !

Aujord'hui, Fifinne et Edmeond i-seont acor in route. I-veont acouter les canteus (écouter les chanteurs) d'l'Esprit des Lieux. I-veont faire vibrer no vielles pierres de l'cathédrale et du Séminaire. Qui n'cantent quand même pos trop fort pasque Noter-Dame elle est in pleine rénovatieon et i-n'féaut pos que tout s'met à bourler (que tout se mette à s'effondre) eine pleine auditieon ! Edmeond i-adore l'grande musique, les belles cancheonnes (chansons), l'z'airs lyriques comme saveot si bin les canter no Jean Noté et les ritournelles walleonnes, pos l'musique d'rintchintchin (mauvaise musique qui se résume à du bruit) que su l'leon des quais t'intinds (qu'au long des quais on entend). Pos des canteus qui berlent (crient) dins ein micro des cosses que te n'comprints pos (des choses qu'on ne comprend pas). Des seons (sons) qui sortent de l'sonéo comme si on aveot marché su leus ortieaux (on avait marché sur leurs orteils). I aveot même ein file (fille) qu'on areot dit vraiment que quand elle canteot, elle éteot dins les douleurs de l'infant'ment. 

Ah, qui dit Edmeond, quand dins l'parc communal, no Jean Noté pousseot l' cancheonnette, te l'intindeos sans micréo jusqu'à l'chaussée d'Willeméau ! Ahais qu'elle dit Fifinne, asteur (maintenant) ave l'technique, on les intinds braire (pleurer) jusqu'in héaut du Mont Saint Aubert. L'fiête de l'musique à Tournai, ch'est jusqu'à diminche au soir, av'nez donc ave nous (venez donc avec nous), de l'Plache reine Astrid à l'plache Saint Pierre, i n'a pos ein podium qui n'a pos s'buvette et si vous avez l'gosier tout orséqué (désseché), on ara toudis eine beonne pinte pou vous ranimer !

(S.T. Juin 2009).

15:27 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : tournai, patois, picard |

19 juin
2009

16:22

Tournai : analyse des années nonante (2)

Après avoir rapidement analysé la politique et le domaine économique, constatons que les années nonante ont été marquées par une augmentation de la violence. Parmi les nombreux faits divers relatant des meurtres, des agressions ou des vols, quelques uns sont symptomatiques de cette montée en puissance du non respect de la vie et du bien d'autrui. Il y a tout d'abord la découverte par deux douaniers tournaisiens dans le bois d'Howardries, le 10 janvier 1991, des corps calcinés de trois ressortissants chinois, un couple et son enfant, L'enquête apportera rapidement toute la lumière sur cet horrible fait : un "banal" (!) règlement de compte dans le milieu des filières clandestines d'immigration en provenance de Chine. En avril 1994, l'assassinat du caporal tournaisien Bruno Méaux et de ses compagnons, en mission avec les casques bleus au Ruanda, nous rappelera que depuis les années soixante, les luttes tribales avec leur cortège de violence ou la soif de pouvoir et de richesses personnelles de quelques individus sans scrupules continuent à faire de nombreuses victimes sur le sol africain. Finalement, faut-il envoyer nos soldats se faire tuer pour des fractions qui ne parviendront jamais à s'entendre en raison d'une haine ancestrale toujours bien ancrée et d'enjeux économiques démesurés, surtout si le mandat qui leur est donné dans le cadre de cette mission est des plus flous ? On est en droit de se poser la question si on ne veut pas que ces morts soient inutiles ? L'enlèvement de Sabine Dardenne par Marc Dutroux sur le chemin de l'école à Kain, en mai 1996, nous démontre que notre société continue à enfanter des êtres qui n'ont aucun respect des autres et aucune dignité personnelle. On se trompe lourdement si on croit que le temps qui passe amène l'Homme vers plus de sagesse, il y aura toujours des individus voués au mal. Les meurtres non élucidés de plusieurs femmes dans les quartiers proches du Pont des Trous ont fait craindre à la population l'existence d'un "serial killer", mais y avait-il un lien entre ceux-ci, aucune enquête n'a pu le confirmer, ni l'infirmer !

Les accidents de la circulation ont encore occupé la première page des journaux du lundi matin. Les nuits de week-end sont désormais rédoutées par les services de secours et par le simple automobiliste qui doit prendre la route. Le plus souvent ce sont de jeunes français qui viennent pour se distraire dans les méga-dancings de la région et qui sont les malheureuses victimes d'accidents mortels consécutifs à la fatigue, à l'absorption d'alcool ou de drogues. Ce phénomène était apparu dans les années quatre-vingt mais l'ouverture "full time" des dancings du vendredi soir au lundi matin est probablement à l'origine de cette hécatombe, le phénomène des "After" fait son apparition. Toute les tentatives des municipalités pour réduire les horaires d'ouverture se sont régulièrement heurtées à des décisions de justice qui veulent prôner la liberté du commerce. Où va-t-on si le gain à outrance devient alors la sacro-sainte règle de notre société ? Pour la première fois depuis le début de cette rétrospective, l'Optimiste a ressenti à la lecture de la presse un profond changement dans les rapports entre les individus et pour peu il serait d'ailleurs devenu pessimiste ! ...

16:22 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, bruno meaux, sabine dardenne |

18 juin
2009

11:38

Tournai : analyse des années nonante

Comme le veut la tradition, dès que se termine la relation d'une décennie, nous analysons l'évolution connue par la ville de Tournai durant celle-ci. Les années nonante nous laisseront le souvenir de nombreux évènements et d'importants bouleversements dans le paysage local, la cité aux cinq clochers se prépare à entrer dans le XXIe siècle.

Au niveau politique tout d'abord, la disparition de Raoul Van Spitael, le 24 juillet 1992, va mettre fin à un règne qui avait débuté au lendemain de la fusion des communes, le 1er janvier 1977. On pouvait apprécier ou pas ce bourgmestre au caractère bien trempé, force est de constater que sous ses différents mayorats, la ville de Tournai a changé, s'est transformée, des dossiers ont été menés à bien auprès des différents cabinets ministériels et de nouvelles réalisations ont vu le jour, parfois fort décriées comme celle de la construction de l'immeuble " résidence Cathédrale", à la place Paul Emile Janson, qui sera à l'origine d'une véritable saga et de nombreux retournements de situations. Pour remplacer cet homme fort du pouvoir tournaisien, c'est Roger Delcroix qui est choisi, échevin du tourisme, tournaisien dans l'âme, homme pondéré mais main de fer dans un gant de velours. Il va poursuivre l'oeuvre de rénovation entreprise par son prédécesseur en mettant surtout l'accent sur la défense du patrimoine tournaisien, sa mise en valeur et l'accueil des touristes. C'est durant cette décennie qu'on va entreprendre un chantier de long haleine, pas encore terminé d'ailleurs, la rénovation de l'axe Place de Lille, Grand'Place, Place Saint Pierre vers les quais. 

La décennie sera marquée également par les effets de la crise économique qui subsiste. Il sera souvent question de restructurations avec les inévitables pertes d'emploi qu'elles engendrent dans différents secteurs industriels : faillite de la société Orbetra, de la S.A Ateliers Electrotechniques et Van Caspel, de Darwin à Orcq, difficultés aux Usines Carton, chez Delphi à Orcq et à l'imprimerie Casterman, fermeture définitive du magasin Sarma à la rue Soil de Moriamé et lente agonie pour l'usine Unisac, victime de plusieurs restructurations suite aux reprises par le groupe allemand Schoëller et ensuite par Schöll, victime des vétos lors de négociations de reprises de la part d'une banque allemande, victime également de deux incendies spectaculaires (16.4.1995 et 2.1.1999) dont les origines criminelles éveillent de nombreux doutes et laissent penser que ce fleuron tournaisien devait cesser totalement ses activités, seul son carnet de commande et sa clientèle étaient les centres d'intérêt des repreneurs étrangers. C'est également une période où la place financière tournaisienne doit faire face au départ de nombreux organismes suite à des restructurations, des fusions ou des reprises par des groupes étrangers, c'est ainsi que les sièges de la Banque Nationale de Belgique, de la SGB devenue Fortis ou de la BBL devenue ING quitteront Tournai pour d'autres cieux. Demain nous poursuivrons cette analyse en nous penchant sur les domaines des faits divers, de la culture et du sport. ....

11:38 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tournai, economie, politique, finances |

16 juin
2009

09:44

Tournai : hommage à un militaire tournaisien

Fils de François, policier communal, et de Marie Ratte, Fernand Edmond Tranchant est né le 10 décembre 1923 à Tournai. Sportif, aimant le football, il fit partie avec son frère Jules des équipes de jeunes de la Royale Union Sportive Tournaisienne. Lorsque la seconde guerre mondiale éclata, il fut obligé, à plusieurs reprises de quitter, en catastrophe, le domicile paternel, fuyant par les toits ou les jardins afin d'échapper aux perquisitions dans le cadre du S.T.O (service de travail obligatoire au profit de l'ennemi).

Le 10 octobre 1944, un mois après la libération de la cité aux cinq clochers, Fernand Tranchant est engagé volontaire pour la durée de la guerre au bureau de recrutement et de recensement n°5 et le 19 décembre de la même année, il entre au service actif au 10e Bataillon de Fusilliers. Ce dernier avait été créé à Casteau quelques jours plus tôt, le 11 décembre. Dès le 13 février 1945, le 10e Bataillon de Fusilliers est affecté à la 3e Armée américaine en vue d'effectuer diverses missions de guerre au Grand-Duché de Luxembourg : voies de communication de l'axe Luxembourg-Ettebrück, station émettrice de Junglinster, garde des localités évacuées le long de la Moselle et de la Süre jusqu'à Echternacht. Le 10e bataillon franchira la Moselle le 6 mars 1945 pour gagner Trèves, Bad Kreuznach et Wittich. Le bataillon franchira ensuite le Rhin, le 4 avril 1945 et sera raméné en Belgique le 13 juillet pour des missions de garde du port de Gand ainsi que des dépôts de l'armée.

Le 1er août 1945, Fernand Tranchant est commissionné au grade de caporal et le 1er mars 1946 au grade de sergent. Le 12 mars 1946, on le retrouve à l'école des Sous Officiers. Après être passé par la 2e Brigade d'Infantrie 13e Bataillon, il appartient à partir du 15 janvier 1947 au 12e Bataillon de Ligne. En mai 1947, il épouse Suzanne Coinne, fille de Georges, décédé en 1938 et de Valentine Verdière. Le 22 mars 1948, il est détaché pour le compte de son unité au centre d'écolage n°1 de Soest (Allemagne Occidentale). Le 14 mai 1949, il est présent à Tournai pour la naissance de son fils.

Un mois plus tard, le 15 juin, il signe son réengagement le jour de la remise de l'Armée sur pied de paix et le lendemain, le 16 juin, c'est le drame, il participe à des manoeuvres à Wickede (A.O). Le jour même, le Ministère de la Défense Nationale a décidé que, désormais, les tirs seraient effectués au moyen de munitions "à blanc" et non plus à balles de guerre. La décision parvient trop tard, les hommes sont déjà sur le terrain, on remplacera les munitions le lendemain. En milieu de matinée, en ricochant sur un obstacle, une balle vient frapper le jeune militaire tournaisien en pleine tête. Transporté à l'hôpital de Wickede, son décès sera constaté à 11h00 du matin comme le consigne le sous-lieutenant Nicolet du 12e Bataillon de Ligne sur déclaration du major Armand Bockourt, de l'adjudant Marcel Bughin et du sergent Charles-Antoine Debressing. Trois jours plus tard, son corps sera rapatrié dans sa ville natale et déposé de l'Hôpital militaire Quartier Major Médecin De Bongnie où se dérouleront, dans la chapelle, les funérailles auquelles participeront un détachement du 12e Bataillon de ligne, un imposant groupe de policiers tournaisiens, des représentants des autorités militaires et civiles, d'anciens joueurs de l'Union de Tournai... En un long cortège silencieux, son corps sera ensuite amené au cimetière du Sud où il repose désormais. A titre posthume, le sergent Fernand Tranchant se verra attribuer la Croix de Chevalier de l'Ordre de Léopold II et la Médaille commémorative de la Guerre 1940-1945 avec deux sabres croisés par arrêté du Régent du 1er novembre 1949. Fernand Tranchant s'était vu attribuer de son vivant la médaille de Volontaire de Guerre 1940-1945. Il laissait une veuve à peine âgée de 24 ans et un fils d'un mois.

Soixante années, jour pour jour, après sa mort accidentelle, ce fils qui signe ses articles du pseudo "l'Optimiste" a voulu, en dressant cette biographie, rendre hommage à ce père qu'il n'a jamais connu...Peut-être certains lecteurs se souviendront-ils de cette histoire déjà bien lointaine !

09:44 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : 12e bataillon de ligne, tournai |

15 juin
2009

11:35

Tournai : l'année 1999 sous la loupe (4)

Le présent article marque la fin de la rétrospective consacrée aux évènements qui marquèrent les années nonante à Tournai. Nous poursuivons, en effet la rubrique culturelle de l'année 1999. En avril, une salle comble accueille les "Taloche" à la Maison de la Culture tandis que le 5 juin , l'artiste tournaisien, Christian Bécart y est en récital. Le 25 juin, Jean Luc Fonck, alias "Sttellla", a choisi le hall de Tournai Expo pour son concert, invité par l'unité scoute 1ère Tournai qui fête son 75e anniversaire. Spectacle relativement rare et totalement gratuit le 11 août 1999, de très nombreux tournaisiens ont gagné le sommet du Mont Saint Aubert pour assister à l'éclipse (presque totale) du soleil qui se produit en fin de matinée. A la fin des vacances, Mélanie Cohl sort un nouveau CD intitulé "Je saurai t'aimer", une adaptation de son parolier Philippe Swan de la chanson "Power of love" de Céline Dion. Le mercredi 29 septembre, le centre commercial "Les Bastions" se transforme durant une journée en "Fort Boyard", le célèbre jeu y est reconstitué avec la présence de Passe-Temps, Passe-Partout et la Boule venus tout droit du fort charentais. "Ca tourne" est le nouveau spectacle que présente Smaïn, en la Maison de la Culture, à la fin du mois de septembre.  Les derniers mois de l'année sera encore riche en spectacles, il y a tout d'abord, le récital d'Arno, le 2.11 à la Maison de la Culture, suivi le 9.11 par celui de Serge Lama et le vendredi 12.11 par celui de Renaud. Il y a également pour les mélomanes, le "quatuor Auer" dans des oeuvres hongroises et le Festival international des Imitateurs, le 20.11, au cours duquel le belge Olivier Laurent remporte le "Luron d'Or" et dont la vedette est Jean Marie Bigard. Il y a enfin le "Concert Viennois", en décembre, organisé par la Confrérie des Cinq Clochers en faveur de l'enfance déhéritée du Tournaisis.

La rubrique sportive nous amène à évoquer le parcours des deux clubs de football tournaisiens. Le Racing occupe à une peu glorieuse 14e place à la fin du championnat de Division 3 avec un actif de 36 points, il termine devant Lebbeke (17 pts) et le FC Roulers (10 pts). Le titre est enlevé par Ingelmunster avec 60 points. En Promotion, l'Union termine à peine mieux à la 13eme place avec un actif de 35 points devant Handzame (32 pts), le FC Ath (16 pts) et Londerzeele (12 pts), le titre est enlevé par Zulte. Le cyclisme ne nous apporte pas non plus des nouvelles réjouissantes, le coureur régional Franck Vandenbroucke est suspendu par son équipe Cofidis en compagnie du coureur français Philippe Gaumont. Il pèse sur eux des soupçons de dopage, le jeune champion est sous l'emprise d'un dénommé "Docteur Mabuse", un sorte de gourou du sport pour qui le mot éthique est parfaitement inconnu du vocabulaire. Bouffée de fraîcheur avec les "Cardinals" de Tournai, champions de Belgique en football américain pour la cinquième année consécutive. Lors de la rencontre dont l'enjeu est la "Bénélux Bowl", ils sont battus par les hollandais de Rotterdam, victime d'un arbitrage contestable ! Enfin, le dimanche 27 juin, dans le cadre de la Wal'Cup, Marc Vanderstraeten devance Vladimir Tanchinsky et Hassan Ali lors des 10 miles de Tournai. Le local Sébastien Sottiaux qui venait juste de s'aligner aux championnats d'Europe de duathlon, termine à la 13eme place, il y avait près de 700 concurrents adultes et 250 enfants qui disputèrent une plus courte distance. ... Bientôt nous vous parlerons de l'actualité des années 2000 !