31 juil.
2008

14:44

Tournai : l'année 1969 sous la loupe (1)

Avec la restrospective des évènements marquants à Tournai durant l'année 1969, nous clôturons cette décennie incroyablement riche que furent les années soixante. Pourtant, les Tournaisiens n'ont pas le coeur à la fête en ce début d'année. La raison en est la diffusion le 2 janvier à 19h05, heure de grande écoute, sur les antennes de la RTB, d'un reportage réalisé par des journalistes suisses intitulé : "Tournai, Tournaisiens et Tournaisiennes". On y met en exergue un manque d'engouement des autorités communales et des responsables du tourisme pour faire de Tournai une ville moderne. L'émission qui devait faire connaître la cité des cinq clochers à l'étranger ressemble plus à une entreprise de démolition préméditée qu'à une carte postale touristique. Les journalistes (!) se sont contentés d'interroger un panel peu représentatif de la population tournaisienne, une bande de jeunes désoeuvrés dans un café "moderne" de la rue de l'Yser se plaignant qu'il n'y avait rien pour eux dans la ville, propos tenus par quelques adeptes du mouvement hippy, du "peace and love", noyés dans des vapeurs d'alcool ou autres. Dans leurs propos, ils ne semblaient alors attachés qu'aux seules valeurs véhiculées par les festivals de Woodstock ou de l'ile de Wight. Plus graves furent les commentaires des réalisateurs du reportage qui déclarèrent : "Tournai vit aujourd'hui de souvenirs et se fabrique un passé sans histoires". De très nombreux habitants, jeunes ou vieux, les membres du Cabaret Wallon Tournaisien, les autorités communales réclamèrent des excuses à la télévision nationale. Est-ce pour édulcorer ces propos que la RTB organisa au début du mois de septembre, durant une semaine, l'opération "Villes-Vacances" en direct depuis Tournai ?

Autre sujet qui déclenchera bien plus tard la polémique est l'annonce faite le 21 janvier par le Ministre des Travaux Publics, Jos de Saegher, de la signature des expropriations d'immeubles et de terres agricoles sur les territoires de Marquain, Orcq et Blandain afin d'y installer une zone industrielle de 97 hectares. Ce qui deviendra, plus tard, le "Parc Economique de Tournai Ouest" venait de naître. Après quarante années, tel un ogre, jamais repu, il continue régulièrement à engloutir des hectares au nom d'une création d'emplois, relativement peu importante par rapport à la surface occupée. Tout cela au grand dam de riverains qui voient leur tranquilité, leur cadre de vie mis en péril par la proximité d'entreprises, par le bruit qu'elles génèrent et la circulation de camions qu'elles induisent inévitablement. La question reste posée : "faut-il sacrifier de paisibles riverains ou d'éventuels emplois dont la région a besoin" ? Les avis divergeants font parfois l'objet de compromis qui apaisent les parties en présence ! Au lendemain du week-end des 9 et 10 juillet 1969, certains tournaisiens font grise mine, ce sont surtout les frontaliers et les commerçants. Le Franc Français est dévalué de 12%, sale coup réalisé par le Ministre des Finances de l'Hexagone, un certain Valéry Giscard d'Estaing qui a ainsi déprécié d'autant le bénéfice réalisé par les commerçants de la région lors des nombreux achats du week-end effectués par les habitants d'Outre-Quiévrain. En octobre, involontairement, la ville de Tournai apporte de l'eau au moulin de ce petit groupe de jeunes qui s'était distingué en début d'année, la Plaine des Manoeuvres a failli accueillir un "Festival Pop" d'envergure, mais le Ministre de la Défense Nationale à qui appartient encore le terrain a refusé de le mettre à la disposition de l'organisateur. C'est donc Amougies qui offrira ses prairies du 24 au 28 octobre à une affiche extraordinaire rassemblant parmi une cinquantaine de groupes ou de chanteurs du moment : Pink Floyd, Alexis Corner, Martin Circus, Yes, Pretty Things, Soft Machine, Freedom, Blue Convention... le prix d'entrée unique pour les cinq journées est de 600 Fb (environ 15 Euros). Les festivaliers d'aujourd'hui, apprécieront le coût par rapport au programme présenté ! ... Dans le prochain article, nous évoquerons d'autres faits quotidiens en cette année 69 à Tournai...

29 juil.
2008

11:28

Tournai : l'année 1968 sous la loupe (3)

Terminons cette retrospective de l'année 1968 par le rappel de quelques évènements sportifs qui la marquèrent. Au mois de mars, la course pour coureurs cyclistes professionnels, "le Trèfle à 4 Feuilles", organisée de main de maître par ce spécialiste qu'était Jean Leclercq est remportée par Herman Van Springel devant le hollandais Hubert Harings, Planckaert et Eric de Vlaeminck. A ce moment le coureur anversois ne savait pas encore, que, quelques mois plus tard, il porterait le maillot jaune au Tour de France et s'en ferait déposséder, de manière surprenante, par le hollandais Jan Janssens, lors de l'ultime étape disputée contre la montre, domaine qui était pourtant sa spécialité.

Du 8 au 11 mai, Tournai, accueille dans le cadre feutré de la Halle-aux-Draps, les championnats du monde de billard par la bande. Cette prestigieuse organisation, la cité de Clovis la doit à Roger Delmotte, Directeur des Usines de Callenelle, spécialisées dans la création de boules de billard de haute qualité exportées dans le monde entier. Participent à cette épreuve le français Marty, l'allemand Wilt, l'autrichien Scherz, le chilien Bustos, le hollandais De Klein, le japonais Kotuba, le joueur espagnol Bufau et les belges Boulanger et Ceulemans. Ce dernier sera une nouvelle fois sacré champion du monde. Il est, à ce jour, le joueur de billard le plus titré. A cette occasion, il battra ses propres records mondiaux dont 200 points en 9 reprises.

Le mercredi 5 juin, la Grand'Place est le cadre de la finale nationale des "Jeux sans Frontières", les villes de Bastogne, Bressoux, Gembloux, Mons, Verviers et Watermael-Boisfort se disputent le droit de participer à l'émission diffusée en Eurovison et destinée aux villes européennes. Le 21 mai, une autre course réservée aux coureurs professionels, le "Grand Prix de la Ville de Tournai" est remportée par le régional, Willy Bocklandt, qui, victime d'un grave accident lors de la saison précédente, avait été un moment considéré comme perdu pour le cyclisme !

En football, le Racing de Tournai sauve sa place en Division II nationale lors des dernières journées du championnat tandis que l'Union doit également batailler ferme pour occuper une place dans le ventre mou de la Promotion. ... Jacques Henrard, le nageur tournaisien, détenteur de nombreux records nationaux participe aux Jeux Olympiques. Comme on a pu le voir, l'année 1968 à Tournai fut marquée par un très grand dynamisme dans les domaines variés de l'actualité quotidienne...

27 juil.
2008

13:32

Tournai : l'année 1968 sous la loupe (2)

Si la ville de Tournai fut l'objet de nombreuses rénovations, la vie culturelle, très riche en cette année 1968, connut aussi des points d'orgue. Le lundi 12 février, le ballet russe Irena Grjebina donne une réprésentation en la Halle-aux-Draps. Cet ensemble est composé de 40 danseurs, chanteurs, musiciens d'instruments populaires russes. Afin de se rendre compte du coût de la vie, il y a un peu plus de 40 ans, relevons que le prix des places était compris entre 50 Fb (1,24 Euros) et 150 Fb (3,72 Euros). La musique classique connaît également son premier grand évènement, le samedi 24 février, le "Mozartoper" de Salzbourg, accompagné de l'Orchestre et des Choeurs de Vienne sous la direction de Rolf Maedel, interprètent "Don Juan" de Mozart avec Jan Stroobants dans le rôle principal.

Le lundi 4 mars, la scène du cinéma Scala (dont on avait annoncé, un peu trop tôt, la fermeture l'année précédente) accueille un couple de jeunes humoristes qui vient de triompher, durant quatre mois, à la Comédie des Champs Elysées à Paris. Guy Bedos et Sophie Daumier présentent " Tête bêche", 25 sketches, 5 chansons et deux heures de fête pour les spectateurs qui leur ont réservé un chaleureux accueil. Le vendredi 15 mars, une figure vivante de la danse espagnole, le "Flamenco", José de la Véga, danse au profit de la Pouponnière du Tournaisis. L'Espagne reste d'ailleurs bien présente à Tournai, en cette année 1968, puisque le dimanche 19 mai, dans une arène de 5.000 places dressée sur la Plaine des Manoeuvres, l'Association des Commerçants et l'Administration Communale organise un "gala tauromachique". Celui-ci n'enthousiasmera pourtant pas les spectateurs qui y assistèrent.

Le vendredi 16 septembre, sous un chapiteau de 2.000 places totalement rempli, érigé dans la cour d'Honneur de l'Hôtel de Ville, Fernand Reynaud, présente son "one man show", devant un public conquis, tandis que le 8 octobre, Annie Cordy et Darry Cowl sont les vedettes de la pièce "Pic et Pioche" en la salle de la Scala. Le lundi 28 septembre, en la cathédrale, un millier de spectateurs acclament pendant plus de 5 minutes, Meredith Davies qui vient de diriger 300 exécutants dans le "War Requiem" de Benjamin Britten.

Dans un tout autre registre, les "Compagnons de la Chanson" reviennent à Tournai, le 21 octobre, donner un récital dans une salle de la Scala comble. Une brillante exposition ouvre ses portes, pour plusieurs semaines, le 12 octobre 1968, la cathédrale accueille "la Tapisserie Tournaisienne du XVIe siècle". Et les spectacles se succèdent, les mélomanes et les amateurs de théâtre ont peut-être un peu de mal à suivre, le 23 octobre, c'est le flutiste Jean Pierre Rampal qui donne un concert dans le cadre du Festival Musical international du Hainaut et pour la clôture de celui-ci, le 13 novembre, le pianiste américain "Byron Janis", emporte les faveurs du public tournaisien, deux semaines après avoir conquis celui de Paris dans des oeuvres de Haëndel, Schumann, Chopin et Prokofiev. ... Entretemps, le 3 novembre, Guy Béart s'est produit en la Halle-aux Draps.

L'année se clôture par deux autres rendez-vous, le jeudi 21 novembre, à la Scala, Colette Renard et Frank Fernandel sont les vedettes de la comédie musicale d'Alexandre Briffet, sur un livret de Marguerite Monot, "Irma la Douce" et le samedi 7 décembre, dans une Halle-aux-Draps, archi-comble, Luis Mariano et les ballets madrilènes "Los Madrillenos" triomphent dant l'opérette de Francis Lopez, "le Chanteur de Mexico". En cette année 1968, un théâtre trop vite disparu attire les jeunes dans sa demeure de 1678, située au 29 de la rue Marvis, le "Thernésium" présente de la musique ou des pièces d'avant-garde, de la musique traditionnelle indienne, une nouvelle culture musicale et théâtrale ! Dans le prochain article, nous évoquerons les évènements sportifs qui marquèrent cette année 1968 à Tournai.

25 juil.
2008

19:19

Tournai : l'année 1968 sous la loupe (1)

L'année 1968 restera marquée par les grands changements qui se mirent en place, la génération du baby-boom avait pris soudain conscience de la force qu'elle représentait dans un monde dans le secteur économique, pendant dix ans, le jeune avait été considéré, par la société, comme un acheteur potentiel, il voulait en devenir acteur.

Loin des grandes villes comme Paris ou Bruxelles qui connurent un mois de mai pour le moins fort agité, la ville de Tournai continue à se façonner dans la sérénité. Ainsi, lors du conseil communal du vendredi 5 janvier, on présente l'avant-projet de la Maison de la Culture qui devrait être érigée sur la Plaine des Manoeuvres. Celle-ci comportera une grande et une petite salle de théâtre, l'une traditionnelle, l'autre, circulaire, consacrée au théâtre d'avant-garde. Elle intègrera aussi la bibliothéque communale, un peu à l'étroit dans ses murs de la place Paul Emile Janson et de nombreuses salles de réunions et espaces pour les expositions. L'ensemble du projet est évalué à 155 millions de francs belges (soit environ 3,843 millions d'Euros), montant important subsidié à 60% par l'Etat. Une large majorité des membres du Collège et du Conseil communal applaudissent cette présentation, il y a, toutefois, quelques voix discordantes qui s'interrogent sur le coût et la capacité de la ville à y faire face. Ces quelques remarques jugées comme rétrogrades ne refroidissent pas les défenseurs de cette initiative culturelle pour la cité.

Ce qui refroidit les tournaisiens, par contre, en ce début du mois de janvier 1968, c'est la vague de froid qui apparaît brutalement durant le premier week-end. Elle débutera, le 7, par de fines mais continues chutes de neige et se poursuivra par une sévère dégringolade du mercure dans les thermomètres, atteignant -10 à -13°, la nuit et restant à des valeurs négatives, le jour durant plus d'une semaine. Le dégel sera tout aussi brutal provoquant de nombreuses inondations dans les villages voisins.

Le samedi 11 mai, les travaux étant, enfin, terminés, l'église Saint Quentin, située sur la Grand'Place, est rendue à ses paroissiens après 28 années d'attente. C'est le chanoine Hinnekens qui apporte, lui-même, les objets du culte qu'il avait sauvés, le 17 mai 1940, d'une église ravagée par l'incendie allumé par les bombardements allemands.

Au cours de cette année, de nombreux travaux de réfection de voiries sont entrepris. C'est ainsi qu'on rénove la rue Dame Odile, l'avenue Bozière, la rue Saint Jacques et du Bourdon Saint Jacques. Deux chantiers plus importants concernent le boulevard du Roi Albert et la place Crombez, à proximité de laquelle, le chantier de la gare pour autobus est terminé. En juin, contre toute attente, le bourgmesre Louis Casterman adresse sa lettre de démission au Roi, il siègera désormais comme conseiller communal. C'est Jean Hachez, notaire, qui lui succède à la tête de la ville aux cinq clochers. En juin également, l'ASBL Institut d'Enseignement Spécial, déjà responsable des Colibris à Kain et de l'atelier protégé des Erables à Tournai poursuit sa mission d'aide aux personnes handicapées en acquérant la vaste propriété dite du Curé d'Ars au lieu-dit le Saulchoir à Kain (bâtiment connu également sous le nom de "couvent des vocations tardives"). Elle compte y créer une école pour enfants handicapés mentaux et physiques.

Et les rénovations se succèdent. Après la période des congés, on entame celles de la Tour Saint Georges, celle-ci est une extension de l'ancienne enceinte du XIe siècle. Depuis un certain temps, elle menaçait ruine, ayant déjà perdu son toit quelques temps auparavant. Les deux immeubles inoccupés qui la jouxtent seront quant à eux rasés afin de dégager l'édifice. A la chaussée de Lille, on procède à la démolition d'une série d'habitations entourant la chapelle Saint Lazare. Celle-ci est mieux connue à Tournai sous le nom de "chapelle des Lépreux" puisqu'elle est le dernier témoignage de la léproserie du Val d'Orcq qui s'y élevait jadis. A la rue Frinoise, c'est le gros oeuvre du nouvel établissement scolaire dépendant de l'Insitut Don Bosco qui se termine. Le chantier de l'autoroute de Wallonie semble avoir trouvé sa vitesse de croisière, même si, de temps à autres, les responsables de la Sidého et les autorités communales doivent donner de la voix pour que des projets ne soient pas supprimés, tel le pont du Vert Lion à Kain. Si l'année fut riche en rénovation, nous verrons, dans le prochain article, qu'elle le sera également sur le plan culturel...

18 juil.
2008

14:30

Tournai : sur les chemins de Saint Jacques (4)

Depuis que le pélerinage de Saint-Jacques de Compostelle existe, de nombreux tournaisiens l'ont effectué. Le plus souvent dans le plus strict anonymat, démarche personnelle portée par la Foi et aussi par un certain goût de l'aventure. Déjà au XVe siècle, Jean de Tournay écrivait : "nous boutions (poussions) nos bourdons bien souvent dans cette neige jusqu'au bout, pour savoir s'il n'y avait point de montjoie (morceau de pierre pour marquer le chemin ou rappeler un évènement important) et quand nous ne trouvions rien nous nous recommandions à Dieu et allions toujours, et quand nous oyons que notre bourdon cognait, nous étions bien joyeux car c'était-à-dire qu'il y avait un montjoie". Ce long cheminement vers Saint-Jacques de Compostelle, d'autres l'ont effectué, même récemment.

Ainsi Etienne Tonneau, cet ancien ingénieur de la Compagnie des Ciments Belges à Gaurain qui, poussé par une motivation religieuse et aussi le goût de la randonnée dont il était un adepte, n'hésita pas à entreprendre ce voyage long de 2.200 km qui séparent Tournai de Saint Jacques. C'était une idée qui mûrissait depuis longtemps. Au courant de ce souhait, maintes fois abordés en famille, ses trois enfants, ses huit petits enfants et des amis lui offrirent, en 1993, le jour de son soixantième anniversaire, une ânesse nommée Rosalie. Deux ans plus tard, le 1er avril 1995, Etienne emprunta le chemin des pélerins en compagnie de l'âne harnaché, portant les 25 kilos de bagages qu'il avait emportés avec lui. A une vitesse de 3 à 4km par heure, il parcourait de 15 à 20 km par jour, s'arrêtant le soir dans une petite commune pour passer la nuit. Selon une tradition républicaine, comme le faisaient les vagabonds, il s'adressait au maire de l'endroit afin d'obtenir un gîte. C'est ainsi qu'Etienne, tout au long de son voyage, trouva refuge dans des fermes, des écoles, des mobil homes, des monastères, des salles polyvalentes, des gîtes ruraux et même dans une cabine de camion. Il n'utilisa que quatre ou cinq fois la tente qu'il avait emporté avec lui et coucha même une nuit à... la "Belle Etoile", le nom de l'auberge qui l'avait accueilli. Durant son long périple, il eut de très nombreux contacts avec les habitants des régions traversées. Il faut dire que Rosalie était son meilleur ambassadeur, elle attirait les enfants et leurs parents.

Un soir qu'il gagnait une salle polyvalente, il fut invité par l'homme à tout faire de la commune. Son épouse et lui allaient souvent au Portugal et avaient effectué le pélerinage à Notre Dame de Fatima. Etienne ne savait pas encore qu'il les retrouverait au terme de son voyage, eux qui désiraient l'emmener à Fatima. Il fut accueilli par des croyants mais aussi par des francs-maçons, il partagea même une soirée avec un couple musulman qui lui déclara que tous partageaient le même Dieu. Certaines personnes le chargèrent de mission tel cet homme dont l'épouse était décédée et qui lui remit sa bague afin de la déposer au sanctuaire. Sur son parcours, il fit un bout de chemin avec des pélerins et des touristes anglais, américains, canadiens, brésiliens qui laissèrent un petit mot dans son carnet de route. Le 21 juillet, jour de la fête Nationale belge, il franchit le mont Cebreiro en compagnie d'un Bruxellois et d'une dame originaire d'Anvers, bel exemple d'entente entre gens de bonne volonté ! Il connut aussi des moments plus difficiles quand, dans le village de Wy, près de Paris, il fut chassé par le fils du maire qui craignait que Rosalie ne se soulage sur sa pelouse ou quand cette parisienne le traita de bourreau...d'âne en raison des 25 kg portés par Rosalie.

Après ce long parcours et de nombreuses autres péripéties, Etienne arriva au terme de son voyage, le 30 juillet. Il avait mis quatre mois pour parcourir les 2.200 km qui séparent Tournai de Saint Jacques de Compostelle. De retour à Tournai, Etienne Tonneau confia Rosalie à l'ASBL "Au Détour du Possible", un centre d'hippothérapie pour jeunes et adultes handicapés installé dans les bâtiments de l'ancien couvent des Pères à Ere. Rosalie y coula des jours heureux, soigner par les résidents, avant de fermer les yeux sans, peut-être, avoir eu conscience du magnifique périple qu'elle avait effectué avec son maître et ami. Aujourd'hui, âgé de 75 ans, Etienne consacre ses loisirs à un projet pour le village de Kirimbi au Burundi, il souhaite récolter assez d'argent pour offrir un élément précieux qui lui manque : l'eau. ... Nous aurons l'occasion d'en reparler.

(sources : Jean Luc Dubart m'a aimablement transmis les souvenirs qu'Etienne Tonneau lui avait confiés et l'Optimiste a pris également contact avec l'intéressé, cet ancien membre qu'il avait connu au Cercle Montbrétia de Maubray pour réaliser cet article).

17 juil.
2008

13:55

Tournai : sur les chemins de Saint Jacques (3)

Comme le déclare Michel-Amand Jacques, la pérennité du passé jacquaire de la ville de Tournai reste forte mais, de manière surprenante, la place qui lui est faite dans les guides et autres publications consacrées au thème est réduite. Il existe d'autres traces toujours visibles de ce passé.

Telle la "statue de Saint-Jacques pélerin", en chêne, datée de 1779 qui associe les attributs de l'apôtre (la tunique, le livre des Ecritures et les pieds nus) à ceux du pélerin (le chapeau à calotte aplatie ornée d'une coquille, le manteau à pélerine dont les rabats sont ornés de coquilles, le bourdon, la gourde et la panetière, sac pour le pain et les provisions). Cette statue est portée chaque année, le deuxième dimanche de septembre, à la Grande Procession. Parmi les porteurs sont invités les pélerins ayant effectué un ou une partie d'un des quatre chemins qui mènent à Saint Jacques de Compostelle.

Le remarquable "retable de Saint-Jacques", de style néo-gothique, mis en place à la fin du XIXè siècle lors de la restauration de l'église. Trois niches représentent, au centre, le saint, pieds nus et habillé en pélerin portant dans la main droite le bourdon et dans la gauche, l'épée de son martyre (il fut décapité, rappelons-le, sur ordre d'Hérode Agrippa vers l'an 43 ou 44). Dans la niche de droite, une représentation du martyre, le saint est représenté agenouillé aux pieds d'Hérode Agrippa en compagnie du grand-prêtre Albiathar, son bâton de pélerin est déposé à l'avant-scène. à côté de lui, son gardien Josias qu'il a converti et derrière deux bourreaux, l'épée levée, prêts à donner le coup fatal. La niche de gauche représente l'appel de Jacques et de son frère Jean par Jésus sur les rives du lac de Tibériade.

De nombreux vitraux sont dédiés à Saint-Jacques. En la cathédrale Notre-Dame, il est représenté parmi les hauts vitraux du sanctuaire, malheureusement peu visibles actuellement en raison du chantier de stabilistation de l'édifice. Ce vitrail est un don du prince de Croy, il fut exécuté vers 1850. En l'église Saint-Jacques, on peut aussi découvrir, parmi les différents vitraux, une représentaiton de Jacques le Majeur. A la rue de Marvis, la porte de la maison n°29 de la Fondation Saint Brice pour trois veuves affiche un écu portant trois coquilles Saint Jacques, souvenir probable d'un voyage à Compostelle de son propriétaire de l'époque.

La cathédrale conserve également un "chrismatoire" offert par Jacques Failly et Louise Harchies, cette boîte destinée à conserver le saint chrême béni par l'évêque durant la messe chrismale du Jeudi Saint porte le poinçon d'Antoine Ladrière, orfèvre à Tournai vers 1635. Le versant comporte les motifs jacquaires : une coquille sur bourdonnets croisés au pommeau desquelles pendent des callebasses, flanquées de deux petites coquilles. Tout ce que nous venons de découvrir démontre la place importante qu'occupe Tournai parmi les villes jacquaires, même si cela n'est pas toujours reconnu... Notre article, reprenant de larges fragments de l'étude de Mr Michel-Amand Jacques, n'a pour prétention que d'en informer les lecteurs.

13:55 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tournai, saint jacques, ville jacquaire |

16 juil.
2008

14:08

Tournai : sur les chemins de Saint Jacques (2)

Voici notre pélerin flamand qui s'est mis en route, il a peut-être quitté la région de Bruges, de Gand ou d'Audenarde. Quelle route a-t-il emprunté pour rallier Tournai ? Probablement celle qui passe par Pottes et longe l'Escaut. Dès qu'il a dépassé le village d'Esquelmes et sa petite église romane dédiée à Saint-Eleuthère, il aperçoit dans le lointain les cinq clochers, le beffroi et les nombreux clochers des églises de la cité épiscopale. En ce début du quatorzième siècle, la dernière grande enceinte de la ville a été érigée. Longeant le fleuve, il se présentera très certainement à la porte de Bourdiel, au pont des Trous, à moins qu'il n'entre un peu plus au sud par le porte de la Sainte-Fontaine, appelée par la suite porte des Sept-Fontaines. Sa première halte, il la réservera à l'église Saint-Jacques. Il y sera arrivé en empruntant la rue Saint-Jacques et la rue du Bourdon Saint-Jacques.

Voici trois premières références à la pérennité jacquaire de la ville aux cinq clochers. Le bourdon est le long bâton dont se munissent les pélerins et qu'ils ornent de la coquille (pecten). Antérieurement à la construction de la dernière enceinte à la fin du XIIIè siècle, l'église Saint-Jacques était située extra-muros. Si le pélerin arrivait après la fermeture des portes des remparts, il pouvait y trouver refuge. L'église a été construite entre 1153 et 1167. Il poursuivra son chemin en empruntant l'actuelle rue Piquet (appelée à l'origine "rulette Saint-Jakeme"), remontera la rue de Coulogne ou de Cologne (actuelle rue de l'Yser) pour atteindre le Grand'Marché (Grand'Place). Par la rue des Orfèvres, il gagnera la cathédrale Notre-Dame. Il y honorera Notre-Dame des Malades et ne manquera pas d'aller admirer la châsse de Notre-Dame Flamande. Dans la cathédrale se trouve un endroit appelé "chauffoir des pélerins" où on pouvait encore voir, avant le chantier de restauration, la grande cheminée dont le feu réchauffait et sécher ceux qui avaient affronté les pluies et vents, fréquents dans notre région. Il demandera au sacristain de lui apposer le cachet du chapitre cathédrale sur son crédential. Chaque année de nombreux pélerins se rendent encore au Trésor pour y recevoir ce cachet.

Par la porte Mantille et le Monchiel (Place Paul Emile Janson), il gagnera la rue de la Cordonnerie, la rue aux Rats (rue Gallait) et la rue Saint-Piat. Il rejoindra ainsi l'hôpital Saint-Jacques où il pourra loger et se restaurer à moins qu'il n'opte pour la remontée de la rue Saint-Martin afin de trouver le gite à l'abbaye de Saint-Martin. Il est à noter que ces deux abbayes n'existent plus. L'hôpital Saint-Jacques, alors situé entre la rue des Ingers et les remparts, à côté du couvent des soeurs grises, a été rasé en même temps que l'ensemble de la paroisse Sainte-Catherine pour l'érection de la Citadelle, sous Louis XIV. A l'emplacement de l'abbaye de Saint-Martin se trouve actuellement l'Hôtel de Ville et l'Auberge de Jeunesse que fréquente encore les pélerins qui se rendent à Saint-Jacques de Compostelle !

Logeant dans l'Hôpital Saint-Jacques, le pélerin fera ses dévotions en la chapelle où il ira étreindre la statue de Saint-Jacques assis au-dessus de l'autel, un acte que les pélerins d'aujourd'hui exécutent toujours en arrivant au but de leur voyage en la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle. Ravigoré, le pélerin continuera son chemin en franchissant la porte de Valenciennes, suivra la vallée de l'Escaut jusqu'au village d'Hollain (village qui porte d'ailleurs trois coquilles Saint-Jacques sur son blason) et entrera en France par Maulde et Mortagne du Nord pour rejoindre Valenciennes, Noyon et Paris. Le parcours du pélerin dans la traversée de la ville est indiqué à partir du Pont des Trous par des coquilles Saint-Jacques en laiton placées sur les trottoirs.

Nous venons de découvrir environ 4 kms d'un parcours qui en compte encore près de 2.200 avant l'arrivée au but du pélerinage. Ultérieurement nous ferons la connaissance de deux tournaisiens parmi d'autres qui ont effectué le pélerinage.

(sources : texte réalisé grâce à Jean Luc Dubart - Nord Eclair du 7 mars 1999-, de Michel-Amand Jacques, Pélerin de Saint Jacques, dans un article paru dans le bulletin trimestriel de l'ASBL Pasquier Grenier en 2004)...

15 juil.
2008

10:30

Tournai : sur les chemins de Saint Jacques (1)

Saint-Jacques de Compostelle (Santiago de Compostela), capitale de la Galice, région du Nord-Ouest de l'Espagne est une ville de plus de 100.000 habitants connue dans le monde entier. C'est au IXè siècle, sous le règne d'Alphonse le Chaste, roi des Asturies, qu'un vieil ermite répondant au nom de Pélage, observateur régulier du ciel, constata la présence d'une nouvelle étoile à la verticale du lieu dit Compostela (du latin Compostum : cimetière). On dit qu'à cet endroit précis, les moutons refusaient de brouter. On fit appel à l'évêque du lieu, Théodomire, qui conseilla de fouiller l'endroit déjà surnommé "Campus stellae" (le champ de l'étoile). On y découvrit un tombeau contenant des ossements que l'évêque authentifia comme étant ceux de l'apôtre Jacques le Majeur, évangélisateur de la péninsule ibérique.

Avec son frère, Jean l'évangéliste, Jacques était un des disciples préférés de Jésus. La Bible nous le montre d'ailleurs présent lors de tous les grands évènements qu'elle relate. Fils de Zébédée, un pêcheur aisé, il sera surnommé avec son frère "Boanerges", Fils du Tonnerre. Jacques a été décapité sur l'ordre d'Hérode Agrippa vers l'an 43 ou 44. La légende raconte qu'après son martyre, une barque sans pilote, conduite par des anges, a amené le corps en Espagne où elle accosta à l'embouchure du fleuve Ulla, au lieu-dit El Padron, à cinq lieues environ de Compostelle. Une autre légende rapporte que lors de la bataille de Clavijo, en 844, lorsque Ramire, roi des Asturies, parvint à vaincre les Musulmans qui occupaient alors une grande partie de l'Espagne, on vit Jacques, chevauchant un destrier blanc, tenant un étendard frappé de la Croix et sabrant les Maures. C'est de là que lui vient le surnom de "Matamore" (celui qui mate, qui écrase les Maures). Il est le Saint patron de l'Espagne.

La nouvelle de la découverte du tombeau de Jacques se répandit alors dans toute l'Europe chrétienne. C'est l'époque des grands pélérinages en Terre Sainte et à Rome. Ce sera bientôt celui des Croisades, ces expéditions militaires entreprises du XIe au XIIIe siècle par l'Europe Chrétienne sous l'impulsion de la papauté. Leur but était de porter secours aux Chrétiens d'Orient, de reprendre le Saint-Sépulcre tombé aux mains des Musulmans, de défendre par la suite les Etats latins du Levant fondés par les premiers Croisés en Syrie et en Palestine. De nombreux nobles, des hommes de riches familles mais aussi de pauvres gens se portaient volontaires pour ce long voyage, semé d'embûches, dans l'espoir d'obtenir le pardon de leurs fautes. Dès la nouvelle connue, de nombreux pélerins se mirent en route vers la petite ville de Galice. Ils seront tellement nombreux qu'un ordre va structurer le pélerinage, celui de Cluny, qui érigera sur les chemins de Compostelle des fondations d'hôpitaux, des monastères, des prieurés.

Les quatre grandes voies de communication qui traversent la France partent de Tours, de Vezelay, du Puy en Velais, convergent vers Ostabat et franchissent les Pyrénées par le col de Roncevaux. La quatrième route part d'Arles et franchit le massif montagneux par le col du Somport. Les pélerins se dirigent alors vers Burgos, Léon, Astorga pour parvenir enfin au but de leur voyage à Saint Jacques de Compostelle. Chaque pélerin porte le "pecten", grand coquillage qu'on trouve bien au-delà de Saint Jacques, à plus de 30 km, sur la côte atlantique, au cap Finisterre. Celui-ci étant à plusieurs mètres de profondeur, certains pensent qu'il était impossible au pélerin de plonger pour aller les cherchert, vu son poids, on le trouvai rarement sur la plage. Ce qui est par contre certain c'est que le pecten est utilisé pour la toilette mais aussi par des prélâts selon un rite durant lequel, le célébrant demande à Dieu de purifier son corps et son âme. Durant la Réforme et le Siècle des Lumières, le pélérinage faillit disparaître mais depuis quelques décennies, on assiste à une renaissance et nombreux sont ceux qui chaque année se mettent en route. Tournai, cité épiscopale du Comté de Flandre, fut le premier grand point de ralliement des pélerins venus du Nord et descendant de Bruges, Gand, Audenarde, mais aussi de Hollande, de Scandinavie, voire d'Allemagne. La ville était le passage obligé vers Valenciennes, Noyon et Paris. ... Dans le prochain article, nous parlerons des témoignages du passé de la ville et du patrimoine jacquaire qu'elle possède encore aujourd'hui...

13 juil.
2008

13:59

Tournai : le groupe de percussions.

Le "Groupe de Percussions" de Tournai a été créé en 1983 et est dirigé par le tournaisien Gérard Caucheteux, percussionniste soliste à "de Filharmonie", orchestre symphonique d'Anvers et professeur au Conservatoire de sa ville natale. Depuis sa création, ce groupe s'est produit en Belgique (à Nieuport, Spa, Tongres notamment), au Grand Duché de Luxembourg, dans le Nord, le Pas de Calais, la Somme et la Moselle. Lors du bicentenaire de la révolution, en 1989, il fut invité pour un concert à Paris.

Depuis 1992, il visite régulièrement le Sud de la France, de la Côte d'Azur aux Pyrénées. En 1994, il donne un concert en Italie, à San Rémo. En 2001, il réalise une tournée mémorable en Chine où il se produit à Xi'an et à Pékin. Le 7 mars 2008, pour fêter ses vingt-cinq ans, il met sur pied, à la Maison de la Culture de Tournai, un concert de gala auquel participent le groupe limbourgeois "Percussive", les classes de danse et de chant du Conservatoire et la Musique Royale des Guides.

Avant de partir pour une nouvelle tournée, il donnera un unique concert ce lundi 14 juillet sur la Grand'Place de Tournai. Le 16, il se produira à Avignon, le 17 à Saint Cyr sur Mer, le 18 à Solliès-Toucas, le 19 à Beaulieu sur Mer, le 22, on le retrouvera en Italie, à Courmayeur et le 23 en Suisse, sur les bords du Lac Majeur à Tereno. Le groupe de percussions a également enregistré 3 CD et prépare une soirée en décembre dont nous vous reparlerons...

13:59 Écrit par l'Optimiste dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tournai, percussions |

12 juil.
2008

13:55

Tournai : l'année 1967 sous la loupe (4)

Nous clôturons la rétrospective de l'année 1967 à Tournai en évoquant les principaux évènements sportifs. Au mois de mars, les nageurs Roselyne Larsy et Jacques Henrard sont décorés de la médaille de bronze du Mérite Sportif Tournaisien. Jacques Henrard pulvérise, au cours de cette année, le record de Belgique du 1.500 mètres et s'approprie également celui du 400 m nage libre. Roselyne Larsy espère secrètement être sélectionnée pour les J.O qui auront lieu l'année suivante.

Le dimanche 23 avril, la rencontre qui oppose le Racing de Tournai à Courtrai Sport se termine sur le score de 2-0. Près de 6.000 personnes avaient rejoint le stade de l'Avenue de Maire, la victoire assure les tournaisiens d'être les vainqueurs de leur série de Division 3 Nationale. Le Racing avait aligné : Liénart, Dekleermaecker, Van Poelvoorde, Rouneau, Liégeois, Baert, Debaisieux, Debaeck, Da Silva, Foda et Vanginderachter et durant la saison, Dumortier, Collie, Ponthieu, Delfosse, Pompeu, Decaluwé, Leroy, Grard et Vandevyver avaient également participé à l'une ou l'autre rencontre. Les "Rats" terminent devant Zottegem, Lauwe, le CS Brugeois et Alost. Lors du match qui les oppose au vainqueur de l'autre série , le RC Tirlemont ils réalisent le nul en déplacement (2-2) mais s'imposent (4-2) à domicilie, ils sont donc les champions de Division 3 et évolueront la saison suivante en seconde Division. L'Union réalise également un excellent championnat en Promotion terminant, comme deux ans auparavant, seconde derrière Audenaerde mais devant Menin, le CS Ypres et Izegem. Le dimanche 19 octobre, en 1/16è de finale de la Coupe de Belgique, le club Rouge et Vert reçoit la prestigieuse équipe du Lierse SK évoluant en Division 1 Nationale. Face aux Baeten, Willems, Michielsens, Olieslagers, Zorgvliet (excellent joueur d'origine surinamienne), Vermeyen... les Unionistes s'inclinent sur le score de 2-0, tout à l'honneur des Hernandez, Bouton, Declercq, Hernoë, Marissal, Deneubourg, Huez, Procureur, Fontaine, Guelton et Style soit une équipe 100% régionale. A cette époque, on avait la volonté ou on était capable de découvrir et faire murir des talents tournaisiens ou des environs.

En mai, la salle Provence organise une réunion Franco-Belge de boxe. Les boxeurs belges l'emportent par 9 victoires à 1 face aux sportifs d'outre Quiévrain. Dans sa catégorie des "Plumes", le tournaisien Jérome Deneubourg remporte son combat face au Français de la ligue des Flandres, Mario Russomano. Quelques mois plus tard, Jérome Deneubourg passera professionnel. Le sport tournaisien en fête, c'était il y a 41 ans. A partir de cette semaine, nous entamerons une série consacrée à "Tournai sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle". Une façon de nous rappeler sans devoir consulter la météo que ce sont les vacances !